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Cinéma & Séries TV

Les cinémas indépendants font de la résistance à Genève

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Divertissement populaire s’il en est, le cinéma est en pleine mutation. Grands multiplexes, plateformes de streaming ou cinémas de quartier, chacun se réinvente à sa manière afin de continuer à attirer les foules. Loin d’avoir la force de frappe de la concurrence, les cinémas indépendants subsistent pourtant toujours. 

Dans la nouvelle guerre du cinéma, le ring s’apparente désormais à un champ de bataille. D’un côté, les multiplexes, toujours plus puissants, font main baisse sur la majorité des films grand public afin d’attirer un maximum de personnes en salle. De l’autre, on assiste au développement d’un cinéma de qualité sur les plateformes de streaming. Auparavant plutôt vu comme un produit de « remplissage », notamment sur Netflix, ces nouveaux géants du contenu se lancent de plus en plus dans des produits de qualité. Roma d’Alfonso Cuarón ou le récent The Irishman de Martin Scorsese sont de bons exemples de la nouvelle stratégie de Netflix : parler aux cinéphiles avec des réalisateurs emblématiques.

Parmi ces mastodontes, les cinémas indépendants tentent de faire leur nid, avec plus ou moins de réussite. Programmation ciblée, événements en présence de l’équipe du film, festivals, tous les moyens sont bons pour continuer à attirer le spectateur curieux. Un enjeu d’autant plus important que la baisse de fréquentation est notable. -13% d’entrées comptabilisées en 2018 en Suisse, par rapport à l’année précédente. Une baisse significative mais qui n’affecte pas aussi fort les cinémas indépendants que les multiplexes, comme l’explique Laurent Dutoit, programmateur des cinémas Les Scalas, Le City et le Nord-Sud à Genève.

Laurent Dutoit Programmateur des cinémas Les Scalas, le City et le Nord-Sud

Un public très ciblé

Sur le papier, les cinémas indépendants possèdent un public plus restreint que les géants du grand écran. Des spectateurs plus avisés qui peuvent expliquer une plus grande stabilité à l’heure des perturbations qui ont secoué le monde du grand écran. Si les moins de 30 ans se pressent plutôt aux portes des grands groupes, les cinémas de quartier accueillent eux en règle générale les 45 ans et plus ainsi qu’une majorité de femme. Les explications de Laurent Dutoit, programmateur de cinémas indépendants.

Laurent Dutoit Programmateur des cinémas Les Scalas, Le City et le Nord-Sud

Les blockbusters et grosses productions hollywoodiennes hors de leur portée, les cinémas de quartier doivent redoubler d’effort pour proposer une programmation ciblée. Existe-t-il alors une concurrence entre eux, pour la programmation des films à l’affiche ou pour attirer le public? D’après Guiditta Ricci, directrice et exploitante du Cinélux, ce n’est pas forcément le cas car toutes les salles indépendantes ne sont pas égales, notamment en terme de capacité.

Guiditta Ricci Directrice du cinéma indépendant Cinélux

Pour se démarquer de leurs concurrents directs, les cinémas indépendants organisent de plus en plus d’événements spéciaux, afin d’aller plus loin lors d’un visionnage de film. Certains organisent des projections en présence du réalisateur ou d’un invité en lien avec le sujet du long-métrage. C’est le cas notamment au Cinélux.

Guiditta Ricci Directrice du cinéma indépendant Cinélux

Pour d’autres cinémas genevois, la survie passe également par une rénovation et une modernisation des lieux de projection. Dernier exemple en date, le Nord-Sud qui a rouvert ses portes en août dernier. Une stratégie payante ?

Laurent Dutoit Programmateur des cinémas Les Scalas, le City et le Nord-Sud

Le cinéma n’est pas mort

Concurrence rude, public très ciblé, la situation des cinémas indépendants n’est pas évidente. L’apparition de mastodontes comme Netflix, Apple TV+, Amazon Prime et tout récemment Disney +, pourrait-elle sonner le glas de ces cinémas de quartier? Pour Laurent Dutoit, l’impact est minime. Il nous rappelle que l’on annonçait déjà la mort du cinéma lors de l’apparition de la TV, de la VHS puis du DVD.

Laurent Dutoit Programmateur des cinémas Les Scalas, Le City et le Nord-Sud

Miguel Hernandez et Robin Jaunin

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Le film « A contre-sens » démonte les mensonges sur la voiture électrique

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C’est une question que l’on se pose souvent. Les véhicules électriques sont-ils plus polluants que les voitures à essence? Deux producteurs romands ont mené l’enquête et ils en ont fait un documentaire. On en parle avec Judith Monfrini.

La voiture électrique tant vantée est-elle si écologique ? C’est pour en avoir le cœur net que deux producteurs romands,  également animateurs radios, ont mené l’enquête. Leur documentaire se donne à voir sur les écrans. « A contre-sens », c’est son nom et il était projeté hier soir à Genève. Extrait…

Marc Müller a 37 ans. Il est producteur, animateur indépendant avec des émissions sur la RTS.

Marc Müller Producteur et acteur du film A contre-sens

Marc Müller a fait ce film avec Jonas Schneiter, un autre animateur de la RTS et la journaliste Zelda Chauvet. Ils ont décidé d’aller sur place, dans les pays producteurs de matières premières nécessaires à la construction d’un moteur électrique.

Marc Müller Producteur et acteur du film A contre-sens

Le film réserve des surprises, donne des réponses et montre qu’il y a de nombreux enjeux de pouvoirs. Beaucoup d’informations seraient fausses. Il tourne actuellement en projection privée en Suisse romande pour remercier les donateurs du Crowdfunding qui a récolté 75’000 francs. Mais le film est disponible sur SwisscomTV et bientôt sur Net plus.

Notez encore qu’une application donne toutes les informations du film.  Son nom : Prove it app.

 

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Lanterne magique: la magie du ciné opère toujours!

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Photo ®Guillaume Perret

Bonne nouvelle pour les jeunes amateurs de cinéma…

C’est enfin l’heure de la reprise pour la “lanterne magique”. Le club ciné dédié aux 6-12 ans reprend ses quartiers à Genève ce week-end. Après l’arrêt prématuré des activités pour cause de Covid, les projections reprennent à partir de ce samedi, dans le respect des mesures sanitaires, entre impatience et inquiétude de savoir si le jeune public va répondre présent… Mais visiblement, l’attrait pour le grand écran se confirme chez les plus petits. Vincent Adatte, directeur artistique de la Lanterne Magique.

Vincent Adatte Directeur artistique Lanterne Magique

Pari réussi donc pour le retour de la lanterne magique qui retrouve son public. Ce n’était pourtant pas gagné, tant les plateformes de streaming étaient plébiscitées pendant le semi-confinement.

Vincent Adatte Directeur artistique Lanterne Magique

Malgré les contraintes sanitaires liées au Covid, les jeunes spectateurs sont donc impatients de retrouver l’ambiance des salles obscures, pour le plus grand plaisir des exploitants qui ont connu des mois difficiles. A un bémol tout de même: il y a encore peu de films à proposer au jeune public. Vincent Adatte, directeur artistique de la Lanterne Magique.

Vincent Adatte Directeur artistique Lanterne Magique

Prochains RDV à Genève: ce samedi à Pathé Balexert à 10 et 12H et le 3 octobre à 9H30 et 12H au Cinérama Empire. Au menu, une valeur sûre : 3 courts métrages de Laurel et Hardy. 

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Cinéma & Séries TV

Films et jeux vidéo: protéger les jeunes par les mêmes limites d’âge dans tout le pays

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KEYSTONE/Christian Beutler

Les jeunes doivent être protégés partout en Suisse de la même manière contre les films et jeux vidéo inappropriés. Le Conseil fédéral soumet au parlement un projet de loi prévoyant des règles uniformes pour les indications de limite d’âge et les contrôles.

Dans toute la Suisse, les cinémas, les détaillants, les entreprises de vente en ligne et les services à la demande (comme Netflix) devront indiquer l’âge minimal et procéder à des contrôles, selon le projet adopté vendredi. Cette obligation concerne aussi les fournisseurs de plateformes d’hébergement de vidéos ou de jeux vidéo, comme YouTube ou Switch.

Au moins cinq catégories d’âge devront être définies, la plus élevée réservant l’oeuvre aux personnes majeures. Plus question que les recommandations concernant le même produit diverge entre les cantons ou les régions linguistiques, la classification sera nationale.

Corégulation

La loi mise sur une corégulation. Les acteurs des secteurs du film et du jeu vidéo devront développer des systèmes de classification d’âge et des règles en matière d’indication de l’âge minimal et de contrôle de l’âge. Ils devront pour ce faire se regrouper par secteur en organisation de protection des mineurs et désigner un référent.

La réglementation qu’ils élaboreront sera soumise au Conseil fédéral afin qu’il la déclare de force obligatoire. Si ce n’est pas fait deux ans après l’entrée en vigueur de loi, le Conseil fédéral pourra édicter les prescriptions nécessaires.

Jusqu’à 40’000 francs d’amende

La Confédération et les cantons auront un rôle de surveillance. Les cantons pourront procéder à des achats-tests et des entrées-tests, et créer ou faire créer des comptes-tests. L’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) contrôlera quant à lui les sites de vente en ligne. Le projet prévoit des contraventions pénales pouvant aller jusqu’à 40’000 francs.

En ce qui concerne les services à la demande et les services de plateforme, Berne entend s’aligner sur la réglementation européenne. Les services basés en Suisse devront prévoir des systèmes de contrôle de l’âge, des systèmes de contrôle parental et des systèmes de notification des contenus non adaptés aux mineurs s’inspirant de la directive européenne Services de médias audiovisuels.

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Le monde de demain: le drive-in remis au goût du jour

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Photo: Keystone

Pour le cinéma, en période de Covid-19, c’est retour vers le passé…

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Le mercredi, c’est habituellement le jour des sorties cinéma, sauf qu’avec le coronavirus, le rideau sur l’écran est tombé et c’est tout le secteur qui est plongé dans le noir… Aussi, en alternative aux salles obscures, toujours dans l’inconnue quant à une possible réouverture, certains se plaisent à rêver du grand retour des cinémas drive-in. Vous savez, le ciné en plein air, confiné dans sa voiture, sur un grand parking avec écran géant. Le concept a été popularisé dès les années 30 aux Etats-Unis et il est en train d’être remis au goût du jour. Cannes, haut lieu du cinéma palmé s’y met depuis peu. Tribeca, Cabourg ou Vilnius aussi. Chez nous, c’est le cinéma de Delémont qui se lance : une collecte participative a été créée en ligne le 11 mai dernier, pour tenter d’ouvrir un drive-in en juillet. Mais avant d’envoyer la bobine, reste encore à récolter 45 000 francs en 30 jours pour financer le matériel de projection et un écran de 14 m de long… Auquel il faudra ajouter les frais techniques, les frais de promotion, les frais de personnel et bien évidemment les droits pour les films… Pour l’heure, 61 parrains ont déjà réservé leur siège. Et un peu plus de 4000 francs ont été récoltés dans la tirelire jurassienne. A ce rythme là, on aura qu’un court-métrage… 

Est-ce qu’il existe déjà des drive-in en Suisse romande? 

Il y a quelques tentatives irrégulières. Il y a notamment le TCS Ciné Drive-In qui organisera sa 5ème édition cet été avec 2 soirées cinéma les 14 et 15 août à Cossonay. Avec food trucks et tonnelles sur place. Depuis quelques années, il y a aussi l’association Drive-in Suisse et sa 20aine de jeunes bénévoles animés par la même passion du cinéma, des voitures américaines et de l’univers des 60’s, qui organisent des événements ponctuels 3 fois par an et qui parviennent à rassembler jusqu’à 80 véhicules par soir, de Collombey à Verbier. Avec le son du film diffusé par fréquence radio et une petite restauration sur place. Et l’idée fait son chemin : la musique s’y met aussi. Des concerts rocks ont déjà inauguré le concept… La ville de Fribourg va elle aussi jouer sa partition en plein air fin juillet avec le 1er drive-in de musique classique de Suisse autour d’une 30aine d’artistes. 

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César de la meilleure réalisation pour « J’accuse » de Polanski

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L'acteur Roschdy Zem a été récompensé par le César du meilleur acteur. (©KEYSTONE/AP/Michel Euler)

Roman Polanski, objet de vives critiques après une nouvelle accusation de viol, a reçu vendredi le César de la meilleure réalisation pour « J’accuse ». L’actrice Adèle Haenel, symbole d’un nouvel élan de #MeToo en France, a quitté la salle après l’annonce de ce prix

Adèle Haenel a accusé en novembre le réalisateur Christophe Ruggia d' »attouchements répétés » quand elle était adolescente. La honte », a-t-elle lancé en partant, suivie par la réalisatrice Céline Sciamma et quelques autres personnes, juste avant l’annonce du César du meilleur film.

Roman Polanski et Robert Harris ont aussi remporté le César de la Meilleure adaptation et des Meilleurs costumes (Pascaline Chavanne). Le réalisateur et l’équipe de son film « J’accuse », y compris l’acteur Jean Dujardin qui joue le rôle principal, avaient décidé de ne pas se rendre à la cérémonie des César alors que son long métrage sur l’Affaire Dreyfus a récolté douze nominations.

Des incidents avaient en outre brièvement opposé vendredi manifestants et forces de l’ordre devant la salle Pleyel où a eu lieu la cérémonie des César. Vers 19h30, des manifestants avec des fumigènes ont tenté d’approcher les lieux protégés par des policiers et des barrières métalliques en criant « enfermez Polanski ».

César du meilleur film pour « Les Misérables »

Le film « Les Misérables » de Ladj Ly, qui raconte une bavure policière dans une cité sensible en Seine-Saint-Denis, a remporté le César du meilleur film. « Le seul ennemi ce n’est pas l’autre c’est la misère », a déclaré le cinéaste en recevant sa récompense. Le film avait déjà remporté le César du public.

Par ailleurs, Roschdy Zem dans « Roubaix, une lumière » et Anaïs Demoustier dans « Alice et le maire » ont été nommés respectivement meilleurs acteur et actrice. Fanny Ardant dans « La Belle Epoque » de Nicolas Bedos et Swann Arlaud dans « Grâce à Dieu » de François Ozon ont été récompensés vendredi soir par les César du meilleur second rôle. Enfin, le film « Parasite » du Sud-coréen Bong Joon-ho est reparti avec le César du Meilleur film étranger.

La place donnée à Roman Polanski est jugée inacceptable par les féministes et une partie de l’opinion publique, alors qu’il est visé depuis novembre par une nouvelle accusation de viol de la part de la Française Valentine Monnier. Le réalisateur de 86 ans est également toujours poursuivi par la justice américaine pour relations sexuelles illégales avec une mineure en 1977.

« J’accuse » avait connu une sortie mouvementée en France. La polémique avait ressurgi fin janvier après l’annonce des 12 nominations du film aux César.

Le ministre de la Culture Franck Riester avait estimé vendredi matin qu’un César de meilleur réalisateur pour Polanski serait « un symbole mauvais par rapport à la nécessaire prise de conscience que nous devons tous avoir dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes ». Adèle Haenel avait estimé que « distinguer Polanski, c’est cracher au visage de toutes les victimes ».

Source: ATS

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