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Economie

Mercosur: gauche et agriculteurs monteront au créneau

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Les agriculteurs suisses veulent des garanties pour le secteur de la viande notamment (image d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les débats s'annoncent animés sur l'accord avec le Mercosur au National pendant la session d'été. Le vote des agriculteurs sera décisif. Des alliances entre la gauche et les paysans pourraient se former sur ce dossier sensible. L'UDC est dans une position délicate.

L'accord avec le bloc sud-américain tombe à point nommé. Là-dessus, il y a consensus.

Le deal doit permettre des économies de 150 millions de francs par année en droits de douane. Une économie et une diversification des échanges particulièrement bienvenues dans le contexte d'incertitude avec les Etats-Unis.

Là où les voix s'élèvent, c'est sur les contingents sud-américains que la Suisse doit importer en contrepartie. Davantage de viande et de vin d'Argentine, du Brésil, d'Uruguay et du Paraguay se retrouveront sur sol helvétique. De quoi faire craindre aux agriculteurs pour leur activité et aux défenseurs de l'environnement pour le climat.

Les paysans rebattent les cartes

Le gouvernement a bien conscience que sans le puissant lobby agricole, le traité a peu de chances de convaincre au Parlement. Le Conseil fédéral a récemment annoncé une aide ponctuelle de 158 millions pour compenser les pertes engendrées.

Une proposition que l'Union suisse des paysans (USP) a très peu goûtée. La faîtière a changé à la dernière minute sa position sur l'accord en réaction à cette annonce, brandissant la menace du référendum.

L'USP pourrait soutenir l'accord seulement si une proposition de Martin Haab (UDC/ZH) passe la rampe. Le député, également membre de l'union, propose de débloquer un crédit d'engagement de 880 millions de francs pour les années 2028 à 2035 à titre de mesures d'accompagnement.

Des majorités à chercher au centre

Le conseiller national ne sait pas si sa proposition, qui avait été refusée de justesse en commission, va finalement passer au National. "Nous devons convaincre le PLR et le Centre. La gauche, qui est très motivée à déposer un référendum, pourrait voir un avantage à faire échouer cette minorité", analyse-t-il auprès de Keystone-ATS.

La commission avait préféré charger le Conseil fédéral de trouver une solution sans donner de chiffre précis, suivant une impulsion du Centre. Pas question de pratiquer "une politique de l'arrosoir" en débloquant des fonds à l'infini, avait expliqué Elisabeth Schneider-Schneiter (Centre/BL).

Le PLR, très en faveur de l'accord, s'est jusqu'à présent montré relativement ouvert à des compromis. Le groupe ne s'est pas encore positionné sur la proposition de M. Haab.

La gauche veut des garanties

La gauche n'est pas opposée à des alliances avec les agriculteurs. "Mais il nous faut aussi quelque chose en retour", indique Laurence Fehlmann Rielle (PS/GE). Toutes les propositions de son parti ont été balayées en commission.

Le dernier espoir tient dans l'article forçant le Conseil fédéral à suivre le règlement européen sur la déforestation. La commission du National a accepté cette proposition des Vert-e-s de justesse.

La décision du PS sur un éventuel référendum se jouera sur cette clause, qui obligerait le pays à interdire tout produit issu de la déforestation, et "d'autres garanties", indique la Genevoise. Les Vert-e-s rejettent aussi l'accord, conclu "au détriment de la nature, de l'environnement et des droits humains".

Voix divergentes au sein de l'UDC

L'UDC se trouve dans une position délicate. Le parti soutient officiellement le traité, mais sa branche agricole pourrait en décider autrement.

Le chef du groupe parlementaire se veut rassurant. "Je suis convaincu que nous parviendrons à un compromis avec le secteur agricole et que, par la suite, le groupe parlementaire de l'UDC approuvera à l'unanimité l'accord de libre-échange", déclare Thomas Aeschi (UDC/ZG).

Des voix s'élèvent pourtant déjà contre l'accord. Didier Calame (UDC/NE), producteur de viande, s'y oppose clairement. Le traité prétérite l'une des seules branches qui fonctionnent en Suisse, à savoir la viande, dit-il.

Le Neuchâtelois a été le seul UDC à rejeter l'accord en commission. Reste à voir si cette tendance se maintient en plénum maintenant que l'USP a levé les boucliers.

Budgets serrés et poulets chlorés

La menace d'un référendum, qu'elle vienne de la gauche ou des paysans, est bien réelle. La population avait déjà été amenée à voter sur un autre accord de libre-échange sensible il y a cinq ans: celui avec l'Indonésie. Il avait été accepté sur le fil, avec 51,6% des voix.

La pression sur les porte-monnaie des Suisses pourrait faire pencher la balance du côté d'un oui, s'ils devaient voter. Mais la population tient aussi à ce qu'elle trouve dans son assiette. Le cas des poulets chlorés américains que le gouvernement envisagerait d'autoriser en Suisse pour faire aboutir un accord commercial avec les Etats-Unis avait marqué les esprits.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Une commande d'A350 et deux d'hélicoptères pour Airbus

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Les six A350-1000 sont destinés à une compagnie saoudienne qui a effectué son vol inaugural en juin, Riyadh Air. (archive) (© KEYSTONE/AP/ALTAF QADRI)

Airbus a annoncé lundi une commande de six avions A350 et deux commandes d'hélicoptères, à l'occasion de l'ouverture du salon aéronautique de Farnborough, au Royaume-Uni.

Les six A350-1000 sont destinés à une compagnie saoudienne qui a effectué son vol inaugural en juin, Riyadh Air. Ils s'ajoutent à une commande de 25 autres appareils annoncée en 2025, qui pouvait monter jusqu'à 50 unités.

"L'A350-1000 jouera un rôle important pour soutenir les objectifs du plan Vision 2030 de l'Arabie saoudite, et contribuer au positionnement du royaume comme grande plaque tournante du transport aérien international", s'est félicité un dirigeant de la partie commerciale du groupe, Benoît de Saint-Exupéry, cité dans un communiqué.

L'Arabie saoudite, via l'entreprise publique The Helicopter Company (THC), a par ailleurs commandé à Airbus huit hélicoptères H145, qui doivent être livrés en 2027 et 2028.

THC a déjà d'autres hélicoptères de ce même modèle, qu'il a entre autres déployés en janvier lors du Rallye Dakar 2026.

La troisième commande annoncée lundi par Airbus concerne deux hélicoptères H135 pour la police britannique et son "National Police Air Service". Ce service de police exploite déjà 20 hélicoptères Airbus, dont seize H135 et quatre H145.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Nestlé va ouvrir une nouvelle usine d'aliments pour animaux

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Cette nouvelle usine portera à quinze le nombre de sites de production Purina en Europe. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Nestlé ouvrira en 2029 une nouvelle usine d'aliments pour animaux de compagnie et une plateforme logistique à Mantoue, en Italie, afin de répondre à la demande croissante de ce type d'aliments en Europe.

Le paquebot alimentaire chiffre cet investissement à 520 millions de francs. "L'usine produira des aliments humides haut de gamme pour chats et chiens, sous les marques phares de Purina", la filiale de Nestlé spécialisée dans la nutrition et le bien-être animal, précise le groupe dans un communiqué publié lundi.

Cette fabrique portera à quinze le nombre de sites de production Purina en Europe, "desservant une population totale d'environ 111 millions de chats et 91 millions de chiens à travers le continent".

Le secteur des produits pour animaux de compagnie représente désormais 29% du chiffre d'affaires de Nestlé en Europe et continue d'afficher une forte croissance organique, portée par une croissance interne significative, ajoute l'entreprise veveysanne. Elle estime le marché européen de l'alimentation animale à près de 30 milliards de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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La Rega romande sollicitée pour des missions complexes en montagne

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La Rega est intervenue lors de plusieurs missions complexes ces derniers jours (archives). (© KEYSTONE/TI-PRESS/SAMUEL GOLAY)

Les équipages romands de la Rega ont dû intervenir plusieurs fois en montagne ces derniers jours pour des missions complexes. L'équipage genevois a été mobilisé pour secourir un parapentiste suspendu dans un arbre près d'Annemasse (F), tandis que ceux de Sion et Lausanne ont dû procéder à une évacuation aux Rochers-de-Naye (VD).

Dans un communiqué diffusé lundi, la Rega raconte que le parapentiste s'est retrouvé, dimanche après-midi, suspendu à une dizaine de mètres de hauteur. Dans l'impossibilité de redescendre seul, il a alerté les secours.

"Pour éviter que le souffle des pales de l'hélicoptère ne déséquilibre la voile et ne fasse chuter le pilote, les sauveteurs ont été déposés à distance. Après avoir rejoint le pilote à pied, ils ont mis en place un système de cordes lui permettant de descendre de l'arbre en toute sécurité", rapporte la Rega.

La mission a aussi nécessité une coordination avec les hélicoptères du Tour de France, dont le tracé passait à proximité de la zone d'accident.

Via ferrata

Vendredi dernier, l'équipage lausannois, soutenu par deux sauveteurs du Secours Alpin Suisse ainsi que par l'équipage sédunois de la Rega, a secouru une personne blessée sur la via ferrata des Rochers-de-Naye. Dans l'impossibilité d'hélitreuiller directement le patient, l'hélicoptère sédunois est venu en renfort pour déposer un sauveteur supplémentaire et une corde de 100 mètres au sommet de la via ferrata.

Les secouristes ont dû descendre la victime d'une soixantaine de mètres vers une zone propice à l'hélitreuillage. Le blessé a ensuite été évacué par les airs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Bruxelles dénonce un cartel dans les additifs pour béton

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Si les soupçons portant notamment sur Sika sont confirmés, la Commission européenne pourrait imposer de lourdes amendes (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Bruxelles a accusé plusieurs fabricants d'additifs pour les ciments et bétons, dont le chimiste de spécialités zougois Sika et le géant mexicain Cemex d'avoir formé un cartel. Une coopération qui viserait à imposer des prix plus élevés à leurs clients.

Les additifs en question sont des produits chimiques couramment utilisés dans le secteur du bâtiment pour améliorer les propriétés des bétons, ciments et autres mortiers, a indiqué lundi la Commission européenne. Bruxelles, qui avait mené des inspections inopinées au sein du secteur en 2023, soupçonne des fabricants et des organisations professionnelles en France, en Allemagne et en Espagne, de s'être entendus pour relever leurs prix de manière coordonnée en 2021 et 2022, dans le sillage de l'invasion du l'Ukraine par la Russie.

Si ces soupçons sont confirmés, la Commission européenne pourrait imposer de lourdes amendes (jusqu'à 10% du chiffre d'affaires annuel mondial) aux groupes impliqués. Ces derniers vont cependant pouvoir se défendre.

Il s'agit d'entreprises pour la plupart inconnues du grand public dont le géant mexicain Cemex, le leader suisse des produits chimiques pour le bâtiment Sika et son concurrent italien Mapei. Mais aussi des entreprises spécialisées plus petites comme Chryso, filiale du groupe français Saint-Gobain, ou TAM Groupe, une autre société basée en France.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Après Temu, l'UE sanctionne AliExpress

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La Commission européenne a repéré un grand nombre de contrefaçons, mais aussi des jouets et des cosmétiques dangereux, qui restaient très longtemps en vente sur le site AlExpress (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'UE a infligé une amende de 550 millions d'euros à la plateforme chinoise de commerce en ligne AliExpress. La filiale du géant Alibaba est sanctionnée pour avoir permis la vente de produits illégaux, dont des jouets dangereux et des vêtements contrefaits.

La société AliExpress a été sanctionnée pour avoir manqué à ses obligations résultant du règlement européen sur les services numériques (Digital services Act, DSA), qui lui impose "d'évaluer et d'atténuer avec diligence les risques liés à la vente sur sa plateforme de produits illégaux, dangereux ou contrefaits", a annoncé la Commission européenne, après plus de deux ans d'investigations. Il s'agit de l'amende la plus élevée prononcée par Bruxelles au titre du DSA depuis l'adoption de cette puissante loi en 2022.

La Commission européenne estime notamment que le système de détection des produits interdits à la vente mis en place par AliExpress ne fonctionnait pas du tout, lorsque son enquête avait été lancée en mars 2024. Résultat, "nous avons repéré un grand nombre de contrefaçons, mais aussi des jouets et des cosmétiques dangereux, qui restaient très longtemps en vente", a expliqué à des journalistes Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée du Numérique.

En outre, "les pénalités appliquées par AliExpress aux vendeurs pris en défaut n'étaient pas efficaces car leurs boutiques restaient actives" longtemps après, a-t-elle ajouté. Enfin, les vendeurs malintentionnés pouvaient très facilement contourner les systèmes de vérification de la conformité des produits, parce que les équipes dédiées étaient sous-dimensionnées.

La sanction impose au site de soumettre à la Commission européenne, d'ici trois mois, des mesures visant à revenir dans les clous du DSA, sous peine d'amendes périodiques. L'an dernier, l'exécutif européen avait accepté des mesures proposées par le groupe pour régler à l'amiable plusieurs manquements relevés lors de ses investigations, mais avait prévenu le groupe qu'il risquait une sanction pour ces autres motifs.

"Respecter les mêmes règles"

Dans le cadre d'une enquête menée en parallèle, la Commission avait précédemment infligé à Temu, autre plateforme chinoise très populaire en Europe, une amende de 200 millions d'euros fin mai, là aussi pour avoir permis la distribution de produits illégaux, une sanction contestée par l'entreprise. Et X, le réseau social du milliardaire Elon Musk, avait écopé d'une ardoise de 120 millions d'euros fin 2025, pour manquement à des obligations de transparence prévues par le DSA.

Cette nouvelle sanction, annoncée lundi, survient alors que l'UE a multiplié ces derniers mois les mesures pour protéger son marché face à une concurrence chinoise jugée souvent déloyale, notamment via une taxe de 3 euros minimum sur les petits colis importés dans l'UE. Mais la Commission s'est défendue d'avoir ciblé AliExpress en raison de son origine.

"Nous menons des enquêtes sur plusieurs plateformes en ligne, dont beaucoup sont basées aux Etats-Unis, et plein d'autres en Chine, mais aussi en Europe", et "nous ne tenons pas compte de leur origine, parce que tous ceux qui veulent opérer en Europe doivent respecter les mêmes règles", a souligné Henna Virkkunen. Une autre plateforme de vente d'origine asiatique, Shein, est également dans le collimateur de Bruxelles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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