Rejoignez-nous

Environnement

Report d'un mois pour l'accord UE-Mercosur

Publié

,

le

Jeudi à Bruxelles, en marge du sommet européen entre chefs d'Etat et de gouvernement, des milliers d'agriculteurs sont venus faire entendre leur colère. Pneus en feu, jets de pommes de terre et de projectiles auxquels ont répondu des canons à eau et des tirs de gaz lacrymogènes de la police. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER MATTHYS)

Sous pression en France, Emmanuel Macron a remporté jeudi à Bruxelles une bataille avec le report d'un vote sur l'accord commercial avec le Mercosur, grâce au soutien-clé de l'Italie.

Il s'agit d'un répit fragile qui l'expose dans un mois à une nouvelle flambée de colère agricole.

Le président français était arrivé dans la matinée au bâtiment Europa sur la défensive comme rarement, lui qui s'affiche volontiers à l'initiative lors des sommets européens.

Macron "n'aime pas qu'on balade les gens"

"Je n'aime pas qu'on balade les gens, donc je ne vais pas balader nos agriculteurs", avait-il haussé la voix d'emblée devant la presse, invoquant un "bon sens un peu paysan".

L'heure était grave: la Commission européenne semblait déterminée à arracher d'ici vendredi un feu vert des Vingt-Sept, à la majorité qualifiée, à cet accord de libre-échange avec le bloc latino-américain, pour le signer samedi au Brésil.

Avec un allié de poids, l'Allemagne. Le bras de fer entre Emmanuel Macron et le chancelier Friedrich Merz s'étalait ainsi sur la place publique alors qu'ils avaient mis patiemment en scène depuis le printemps l'image d'un couple réconcilié et à nouveau moteur en Europe.

Le président français demandait lui le "report" de toute décision, sous la pression des agriculteurs qui manifestent en France et dans la capitale belge, conjuguée à celle d'une classe politique française quasi-unanimement opposée à ce texte accusé de fragiliser le secteur agricole.

"Si aujourd'hui il y a une volonté de passage en force", "je vous le dis très clairement, la France s'opposera", "on doit être respectés", a-t-il martelé jeudi matin, jouant clairement sur le registre du pays fondateur et poids lourd de l'Union européenne.

Au bout d'une journée de conciliabules dans les coulisses du sommet bruxellois, il a gagné son pari, celui que les partisans de cet accord avec le Brésil, l'Argentine, Paraguay et Uruguay, jugé favorable aux filières industrielles notamment allemandes, ne pouvaient faire fi de sa position.

"Rouler sur la France"

Mais dans la chorégraphie de cette journée cruciale, c'est la Première ministre italienne Giorgia Meloni, souvent présentée comme une rivale d'Emmanuel Macron sur la scène européenne, qui est apparue comme la clé du dénouement.

Le président brésilien Lula, pourtant proche de son homologue français, a publiquement déclaré avoir accepté de transmettre à ses partenaires du Mercosur la demande de report d'un mois maximum formulée par la dirigeante italienne lors d'un appel.

Cette ouverture de la part de celui qui disait, la veille encore, que c'était maintenant ou jamais, a rebattu les cartes.

Et dans la soirée, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a annoncé que la signature du traité était reportée à janvier.

"Meloni joue très finement, c'est un grand sommet pour elle", glisse un diplomate européen. Un autre se montre encore plus cinglant: "Macron ne lui dira jamais publiquement merci, et elle ne dira jamais l'avoir fait comme une faveur à son endroit".

Négocié depuis plus de 25 ans, ce traité de libre-échange permettrait à l'UE d'exporter davantage de véhicules, machines, vins et spiritueux en Argentine, au Brésil, au Paraguay et en Uruguay. Dans le sens inverse, il faciliterait l'entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.

Le dirigeant brésilien a relaté un échange téléphonique avec la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni. Selon son récit, Mme Meloni lui a demandé de la "patience, une semaine, dix jours, un mois", en assurant que l'Italie soutiendrait l'accord in fine. Lula va transmettre la requête aux autres dirigeants latino-américains du Mercosur pour trancher.

Répit de courte durée

Mais le report offre un répit de courte durée à la France, qui ne cesse de marteler que l'accord n'est pas acceptable en l'état.

Ce délai supplémentaire est un revers pour la Commission européenne, l'Allemagne et l'Espagne qui poussaient pour une signature dans les prochains jours.

Ursula von der Leyen espérait parapher ce traité de libre-échange samedi, lors du sommet du Mercosur dans la ville brésilienne de Foz do Iguaçu. Mais elle avait besoin au préalable de l'aval d'une majorité qualifiée d'Etats membres à Bruxelles.

Et la France, l'Italie, la Pologne et la Hongrie étaient prêtes à former une minorité de blocage pour s'y opposer. "Le compte n'y est pas pour signer cet accord", a répété Emmanuel Macron jeudi.

Lacrymogènes et vitres brisées

Jeudi à Bruxelles, en marge d'un sommet européen entre chefs d'Etat et de gouvernement, des milliers d'agriculteurs sont venus faire entendre leur colère.

Pneus en feu, jets de pommes de terre et de projectiles auxquels ont répondu des canons à eau et des tirs de gaz lacrymogènes de la police. La situation a été particulièrement tendue autour des institutions européennes, protégées par un important dispositif policier.

Selon la police bruxelloise, 7300 personnes, avec une cinquantaine de tracteurs, ont pris part à la manifestation autorisée, principalement dans le calme. Mais 950 tracteurs supplémentaires s'étaient massés dans le quartier européen, engorgeant plusieurs rues.

Dès la matinée, la police a usé de canons à eau pour disperser certains manifestants. Des feux de pneus ou de poubelles ont émaillé la manifestation.

"Concurrence déloyale"

Mercosur, taxes sur les engrais, réforme de la Politique agricole commune (PAC): les sujets de mécontentement sont nombreux, ont rappelé plusieurs manifestants interrogés par l'AFP.

Le Mercosur? "C'est de la concurrence déloyale, ils vont importer des produits, traités avec des choses que nous, on n'a pas le droit d'utiliser (...). On nous ramène des poulets de merde", fustigeait la Française Florence Pellissier, 47 ans, agricultrice de grande culture (betterave, maïs, colza) en Seine-et-Marne.

"On est là pour dire non au Mercosur, surtout parce qu'on a l'impression qu'aujourd'hui, Ursula (von der Leyen) veut passer en force, elle veut imposer sa loi", a protesté de son côté Maxime Mabille, producteur laitier belge.

"L'Europe sera toujours derrière vous"

La présidente de la Commission européenne a rencontré dans la matinée une délégation d'agriculteurs. "L'Europe sera toujours derrière vous", a promis Ursula von der Leyen, dans un message diffusé sur X à l'issue de la réunion.

La Copa-Cogeca, principal lobby agricole européen, a revendiqué 10'000 manifestants venus de plusieurs pays, notamment de nombreux Français. "Notre fin = votre faim", résumait un slogan peint sur un cercueil noir.

Réglementations pas respectées

Les pays sud-américains du Mercosur sont accusés par de nombreux agriculteurs européens de ne pas respecter les réglementations environnementales et sociales auxquelles eux-mêmes sont soumis, avec à la clé l'opportunité de vendre des produits moins chers.

Ces inquiétudes s'ajoutent à celles sur la réforme des subventions de la PAC, que la Commission européenne est accusée de vouloir "diluer" dans le budget européen.

Pour les agriculteurs français, la gestion par le gouvernement Lecornu de l'épizootie de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) vient encore amplifier le mécontentement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

Les apiculteurs lancent une initiative pour sauver les abeilles

Publié

le

Les apiculteurs se mobilisent pour les abeilles suisses (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/PIA BAYER)

Les abeilles doivent être mieux protégées en Suisse. Les associations d'apiculture de tout le pays lancent mardi une initiative populaire visant à inscrire la protection de la pollinisation dans la Constitution.

Les abeilles vont mal. Près de la moitié des quelque 600 espèces sauvages en Suisse sont menacées et 59 sont déjà éteintes.

La biomasse des insectes a diminué de plus de trois quarts en 30 ans, rappellent les initiants dans un communiqué. Outre les apiculteurs, l'alliance se compose des Amis de la Nature et de la fondation Future 3.

Les mesures du gouvernement n'ont pas suffi. C'est aujourd'hui au peuple d'exercer la pression nécessaire pour préserver ces êtres indispensables aux écosystèmes.

La Confédération et les cantons doivent garantir la pollinisation des plantes sauvages et cultivées par les insectes et mettre les à disposition les moyens financiers et les ressources humaines nécessaires à cet effet. L'initiative ne définit pas la manière d'atteindre cet objectif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Les mesures de régulation du loup portent leurs fruits

Publié

le

Au terme de la période de régulation 2025-2026, la Suisse comptait 30 meutes de loups vivant uniquement sur son territoire et 10 meutes transfrontalières (image d'illustration). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les mesures de régulation du loup, en particulier les tirs préventifs, portent leurs fruits. La croissance rapide de la population du canidé a été ralentie, selon un rapport de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) publié lundi.

Entre le 1er septembre 2025 et le 31 janvier 2026, l'OFEV a autorisé le tir de 115 loups. Au final 77 ont été abattus. C'était la troisième fois que les cantons pouvaient intervenir préventivement, rappelle l'OFEV dans un communiqué.

Au terme de cette période, la Suisse comptait 30 meutes vivant uniquement sur son territoire et 10 meutes transfrontalières. A la fin de la période de régulation 2024-2025, il y avait 25 meutes suisses et 11 transfrontalières, soit une meute transfrontalière de plus que l'année précédente. Bien que le nombre de meutes continue de progresser, la croissance exponentielle de la population de loups semble freinée, écrit l'OFEV.

Le rapport souligne aussi l'importance de la protection des troupeaux pour limiter les dommages. Ces derniers sont désormais proches des valeurs de 2020-2021 lorsque la Suisse comptait 10 à 15 meutes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Nouvelle édition des caves ouvertes vaudoises ce week-end

Publié

le

Toutes les régions viticoles participent aux caves ouvertes vaudoises (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les caves ouvertes vaudoises reviennent le samedi 23 et le dimanche 24 mai, durant le week-end de Pentecôte. A cette occasion, quelque 260 caves ouvrent leurs portes aux quatre coins du canton.

OÙ: de Lavaux au Chablais, en passant par La Côte, Bonvillars et le Vully ou encore les Côtes de l'Orbe, les six régions viticoles participent à l'événement. Une liste et une carte des lieux participants sont disponibles en ligne (www.mescavesouvertes.ch).

QUOI: l'objectif principal est de rencontrer les vigneronnes et vignerons, découvrir leur travail et bien sûr déguster leurs vins: Vaud est le royaume du chasselas, mais en tout 79 cépages sont à goûter. Chaque étape est aussi l'occasion d'explorer un terroir, comme les vignobles en terrasses de Lavaux, les vues sur le Léman ou le lac de Neuchâtel et la visite de bon nombre de villages.

COMMENT: les billets sont disponibles en ligne. Il suffit de les échanger le jour J sur place contre un bracelet et un verre de dégustation. Prix: 40 francs pour le week-end, transports publics compris dans tout le canton (si achat en ligne). Chaque billet offre une réduction de 20 francs sur l'achat de six bouteilles en caves.

HISTOIRE: les caves ouvertes vaudoises existent depuis 2010, année où elles avaient attiré quelque 30'000 personnes dans plus de 300 caves. L'an dernier, l'Office des vins vaudois (OVV) a annoncé quelque 80'000 visites de caves, malgré une météo incertaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Risque élevé de propagation de la peste porcine contagieuse

Publié

le

Les cas de peste porcine africaine sont actuellement en augmentation dans toute l'Europe (archives). (© KEYSTONE/DPA/CHRISTOPH SCHMIDT)

Le risque de propagation de la peste porcine africaine en Suisse est élevé. Alors que le nombre de cas chez les porcs domestiques était en baisse depuis des années en Europe, un nouveau foyer est apparu en avril en Italie.

Dans les régions où les populations de sangliers sont touchées par la peste porcine africaine (PPA), la transmission aux porcs d'élevage est "possible à tout moment", a écrit l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) dans son dernier bulletin sur la situation épizootique à l'étranger et en Suisse.

L'OSAV déconseille donc vivement d'importer en Suisse de la viande de porc ou de sanglier provenant des zones touchées. Ce virus serait très résistant dans l’environnement et resterait contagieux pendant longtemps dans le sang, les produits carnés et les cadavres.

De plus, après un séjour de chasse dans ces régions, les chaussures, les vêtements, le matériel et les véhicules doivent être soigneusement nettoyés et désinfectés avant de passer la frontière. Selon l'OSAV, les éleveurs qui observent des symptômes inhabituels chez leurs porcs doivent immédiatement contacter leur vétérinaire.

Dans le cadre d'un programme national de dépistage précoce, les sangliers trouvés morts et les animaux malades abattus sont examinés. Sur les 25 sangliers examinés jusqu'à présent, tous se sont révélés négatifs.

Revers en Allemagne

En Europe, le nombre de cas de PPA chez les sangliers reste élevé. Il faut en outre s'attendre à des cas déclarés a posteriori, selon l'OSAV. Les nouvelles détections en Saxe constituent, selon la Confédération, un "revers dans la lutte contre la maladie".

En février dernier encore, on avait déclaré que la peste porcine africaine avait été "éradiquée avec succès", après qu’aucun cas n’avait été détecté pendant un an. Suite à cette nouvelle flambée, il a été annoncé en avril que de nouvelles zones d’interdiction avaient été mises en place.

En Espagne aussi, les cas ont légèrement augmenté ces derniers temps. La zone de restriction devrait donc être étendue.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Environnement

Des premiers résultats positifs pour l'anti-larve contre le moustique tigre

Publié

le

MARTIAL TREZZINI

Qui dit belle saison dit reprise des mesures pour lutter contre la propagation du moustique tigre. À Genève, un anti-larve biologique est testé par les communes et les particuliers depuis l’année passée. Les premiers résultats sont encourageants : l’anti-larve a permis de faire baisser la population de cet insecte invasif et donc de réduire la gêne observée dans les jardins.

Face à la progression du moustique tigre, Genève poursuit sa lutte. Objectif: éviter les nuisances, mais aussi la transmission de maladies. Cet insecte exotique envahissant est apparu pour la première fois dans le canton en 2019 et l’an dernier, il était déjà présent dans 31 communes. Le canton invite donc les particuliers à prendre des mesures simples, comme vider les coupelles d’eau stagnante. Les précisions de Sophie Komaromi, responsable des espèces exotiques envahissantes pour le canton de Genève.

Sophie KomaromiResponsable des espèces exotiques envahissantes pour le canton de Genève

"C'est tout d'abord éviter de leur fournir des sites de ponte. Donc c'est vérifier vraiment les coupelles d'eau stagnantes, les retourner, les vider. Et dans tous les autres sites anthropiques qu'on ne peut pas éliminer, on va venir appliquer un anti-larve qui est disponible dans les jardineries."

Il est aussi recommandé de traiter les canalisations avec un anti-larve biologique. Utilisé depuis l’an passé, ce traitement donne de premiers résultats positifs.

Sophie KomaromiResponsable des espèces exotiques envahissantes pour le canton de Genève

"ça a vraiment permis de baisser les populations à des niveaux, entre guillemets, plus acceptables pour jouir de son jardin."

Enfin on ne touche pas aux étangs, aux zones naturelles car ce n’est pas là que ce moustique se développe.

Sophie KomaromiResponsable des espèces exotiques envahissantes pour le canton de Genève

Pour rappel, le moustique tigre peut transmettre des maladies exotiques comme la dengue, le chikungunya ou le zika.

 

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

SuisseIl y a 17 minutes

Baume-Schneider à la rencontre de transplantés aux HUG à Genève

"Ce qui compte le plus, c'est le patient". La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a rencontré mardi aux Hôpitaux universitaires de...

EconomieIl y a 35 minutes

Dr. Martens limite les prix cassés et ses bénéfices s'envolent

Dr. Martens, en plein redressement stratégique, s'envolait mardi à la Bourse de Londres. La marque...

SuisseIl y a 52 minutes

La proportion d'élèves en surpoids a baissé en vingt ans

A Bâle, Berne et Zurich, environ un écolier sur six était considéré comme en surpoids...

SuisseIl y a 57 minutes

Vaud: Jacqueline Maurer-Mayor n'est plus

L'ancienne conseillère d'Etat vaudoise Jacqueline Maurer-Mayor est décédée subitement lundi à l'âge de 78 ans....

FootballIl y a 2 heures

Coupe du Monde: 3 Genevois avec les Helvètes

Trois Genevois sélectionnés avec l'Equipe de Suisse pour la Coupe du Monde. La liste des...

SuisseIl y a 2 heures

La coalition NoG7 veut manifester autour de la rade de Genève

A Genève, la coalition NoG7 veut pouvoir manifester sur le pourtour de la rade le...

ActualitéIl y a 2 heures

Le cyclisme féminin en ébullition à Genève

Fast and Female Geneva. Tout est dans le nom de cette association de cyclisme féminin...

EconomieIl y a 3 heures

Skyguide veut supprimer jusqu'à 220 postes d'ici à la fin 2027

Skyguide entend supprimer jusqu'à 220 postes de travail d'ici à la fin 2027. La société...

EconomieIl y a 3 heures

Les cas de fraudes financières en hausse en 2025

L'Ombudsman des banques suisses a dû traiter une augmentation du nombre de cas en 2025....

SuisseIl y a 4 heures

Déficit plus important que prévu pour la Ville de Fribourg en 2025

La Ville de Fribourg reste dans les chiffres rouges, pour le deuxième exercice consécutif. Les...