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Environnement

La polyculture traditionnelle favorise la biodiversité (étude)

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Dans la polyculture, le maïs, par sa longue tige, sert de tuteur au haricot grimpant (photo symbolique). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La biodiversité est favorisée quand on plante dans un même champ du maïs, des haricots grimpants et des courges. Des biologistes de l'Université de Neuchâtel ont démontré que la polyculture traditionnelle augmente les ennemis naturels des insectes ravageurs.

Le groupe de Betty Benrey, professeure de biologie à l’Université de Neuchâtel (UniNE) recherche des solutions vers une agriculture durable et notamment la réduction des pesticides, a indiqué jeudi l'établissement. Les chercheurs se sont intéressés à la milpa, une polyculture traditionnelle du Mexique et d'Amérique centrale, dans laquelle trois plantes profitent de leurs spécificités mutuelles pour se développer de concert.

Le maïs, par sa longue tige, sert de tuteur au haricot grimpant, lequel améliore l’accès du système à l’azote via des bactéries symbiotiques. Quant aux courges, elles maintiennent l’humidité nécessaire à l’ensemble en couvrant le sol de leurs feuilles.

"Cet agroécosystème mésoaméricain traditionnel est utilisé depuis la domestication de ces trois cultures au Mexique. La milpa est connue pour sa durabilité et sa résilience, mais les mécanismes sous-jacents sont mal compris. C'est sur ce point que nous avons axé nos recherches au cours des quatre dernières années", a expliqué Betty Benrey, citée dans le communiqué.

Ennemis naturels plus variés

L’étude a été menée aux environs de Puerto Escondido, ville mexicaine au bord du Pacifique, caractérisée par un climat tropical. L’équipe de Betty Benrey a comparé la diversité des communautés d’arthropodes (ennemis naturels des insectes ravageurs), calculée via un indice qui permet de quantifier la richesse en espèces d’une zone donnée (l’indice de Shannon).

Il s’agissait d’un champ divisé en parcelles comprenant soit des monocultures, des bicultures et des tricultures de maïs, de haricots grimpants et de courges. Les résultats confirment l'hypothèse selon laquelle le système de milpa favorise une plus grande diversité d'arthropodes que les monocultures, ceci parce que les effets positifs dans les cas de polycultures sont plus importants que si chacune des espèces est cultivée indépendamment.

Les résultats de l'étude ont été publiés dans la revue spécialisée "Agriculture, Ecosystems and Environment".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le système D pour arroser les vignes assoiffées par la sécheresse

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Fabien Vallélian, vigneron à Saint-Saphorin, irrigue ses parcelles afin de faire face au grande chaleur et au manque d'eau en sol dans le vignoble en terrasses de Lavaux. (© Keystone/JULIEN GRINDAT)

A Saint-Saphorin (VD), Fabien Vallélian, vigneron de Clos Calamin, a recours à un système maison pour arroser ses vignes qui souffrent de la sécheresse. Sur sa parcelle, il n'a plu qu'une seule fois depuis le début de la vague de chaleur.

"On a fait un petit barrage pour capter une partie de l'eau de la coulisse, qui est en fait le trop-plein de la source de Saint-Saphorin (...) On peut prendre aussi sur le réseau, car il n'y a pas encore de restriction. Mais ça reste archaïque", explique à Keystone-ATS le vigneron. A Lavaux, sur ses vignes en terrasse, il ne dispose ni de tuyaux d'arrosage enterrés, ni de goutte-à-goutte.

Le premier symptôme le plus visible d'une vigne qui a soif se voit à l'apex, l'extrémité des rameaux. "Quand l'apex est plus grand que les grandes feuilles, il y a encore de l'élan. Lorsqu'il s'arrête de pousser, c'est que la vigne a réellement soif. On a vu des apex sécher, on a même vu des souches mortes", raconte-t-il.

Des réalités différentes

En raison des orages très localisés, la sécheresse touche les vignobles de manière très différenciée. "On n'est pas tous logés à la même enseigne", constate Fabien Vallélian, qui reconnaît que Saint-Saphorin n'est pas la zone la plus aride.

La vigne, en principe, n'a pas besoin de beaucoup d'eau, car ses racines sont profondes. "Mais cela fait sérieusement longtemps qu'on n'a pas eu de grosses pluies. La terre commence à sécher même en sous-sol et cela devient problématique", ajoute-t-il.

Des solutions pour la suite ? "On n'a pas d'eau", répond-il impuissant. "Il faudrait pomper le lac, mais on n'en a pas le droit. Quand il y a un grand manque, on peut solliciter la Protection civile qui pompe pour nous". Mais ce n'est pas une réelle solution, car il faut multiplier les allers-retours pour transporter l'eau.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le Tessin autorise le tir d'un loup dans la vallée de Blenio

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Le Tessin autorise l'abattage d'un loup (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le Tessin a autorisé le tir d'un loup dans la vallée de Blenio. Au moins neuf chèvres ont été tuées dans la nuit de lundi à mardi sur l'alpage de San Martino dans la commune d'Acquarossa. Cette zone ne pouvait pas être protégée par des mesures raisonnables.

Le tir devra avoir lieu dans le périmètre déterminé par l'office tessinois de la chasse et de la pêche, a communiqué jeudi le gouvernement cantonal. L'autorisation est valable dès vendredi.

Dans la zone de présence du loup, des animaux d'élevage au pâturage ne peuvent être protégés par des mesures proportionnées. Il convient d'empêcher que ces animaux ne subissent d'autres attaques. Les conditions requises pour l'abattage d'un loup isolé sont donc remplies.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Pas de route carrossable pour atteindre l'alpage du Chilcherberge

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Pour atteindre l'alpage du Chilcherberg, il faudra continuer de prendre le télésiège très rétro du Seilbahn Chilcherberger-Silenen. Le projet de route carrossable a été annulé par le Tribunal fédéral (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Pour atteindre les alpages du Chilcherberge (UR), il faudra continuer à prendre le téléphérique ou emprunter des sentiers très pentus. L'autorisation de construire une route carrossable les reliant à la plaine a été annulée par le Tribunal fédéral.

En 2017, les exploitants de trois alpages de la région de Chilcherberge ont déposé une demande de permis de construire auprès de la commune de Silenen (UR), sur le territoire de laquelle se trouvent les alpages. Ils comptaient relier leurs exploitations à la plaine par une route carrossable d'environ un kilomètre de long.

Actuellement, les alpages, qui totalisent une surface de 16 hectares, sont desservis par des sentiers pédestres très pentus, ainsi que par le très pittoresque téléphérique du Chilcherberge-Silenen. Ce dernier, en mains privées, consiste en une petite structure en bois permettant d'accueillir deux adultes et deux enfants.

Pour faucher, les paysans uranais n'ont d'autre solution actuellement que de démonter les machines de fauche et de les charger sur le téléphérique, depuis la plaine.

Pour construire la route, le projet comptait défricher environ 2'650 mètres carrés de forêt, dont 1'150 mètres carrés de manière permanente. La route prévue traversait sur 130 mètres la zone de Maderanertal-Fellital, inscrite à l'Inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels (IFP).

Recours de Pro Natura admis

Pro Natura a fait recours contre l'autorisation de construire délivrée par la commune. Ses griefs portaient sur le fait que la liste de la flore et la faune qui seraient potentiellement affectées par la construction n'avait pas été établie de manière exhaustive.

Le Tribunal fédéral, dans un arrêt publié jeudi, a donné raison aux points soulevés par Pro Natura. Les informations nécessaires à l'obtention d'un permis de construire n'ont pas été toutes réunies en l'espèce.

Il manque ainsi des renseignements sur le transport des faucheuses, notamment sur le coût économique de ces transports. Le Tribunal fédéral, en annulant le permis, renvoie le tout à la commune de Silenen pour qu'elle tienne compte de ces points dans une nouvelle procédure.

(arrêt 1C_580/2024 du 22 mai 2026)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Présence du scarabée japonais: appel à la vigilance en Valais

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La présence de scarabées japonais inquiète le Service valaisan de l'agriculture qui appelle à la vigilance de la population (photo d'illustration). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le Service de l'agriculture du canton du Valais lance un appel à la vigilance au sujet du scarabée japonais. L'insecte originaire d'Asie est présent dans le Chablais et le Haut-Valais.

Ce scarabée peut voyager en tant que passager clandestin sur de longues distances, dans les voitures ou les trains. "Afin de contenir la propagation du nuisible, les voyageurs en provenance de zones à risques (Simplon, Tessin et nord de l’Italie) sont appelés à inspecter leurs bagages et véhicules pour y déceler la présence éventuelle dudit insecte", rappelle le Service valaisan de l'agriculture, dans un communiqué diffusé lundi.

Concrètement, toute personne qui trouve un insecte suspect doit l’attraper, le mettre dans un sachet fermé et le signaler au Service de l'agriculture. Cette année, les premiers individus ont été capturés dans la région de Viège entre le 8 et le 15 juin. La période de vol du scarabée japonais s’étend jusqu'en septembre.

Présent depuis 2023

Ce hanneton, originaire du Japon, menace fortement les cultures agricoles, les forêts et les espaces verts. Arrivé d’Italie du Nord, où il est présent depuis 2014, il a été observé en Valais, pour la première fois, en 2023, dans les communes de Simplon et Zwischbergen, puis, en 2024, dans la plaine du Rhône, entre Rarogne et Termen.

"Cet insecte se nourrit de plus de 400 espèces végétales", précise l'Etat du Valais. "Les adultes causent des dommages importants aux cultures en mangeant les feuilles, les fleurs et les fruits de différentes plantes, notamment des pommiers, des arbres fruitiers à noyau et de la vigne. Les larves se nourrissent de racines de diverses graminées".

Surveillé de près

Constituant une grave menace pour l’agriculture et l’environnement, le scarabée japonais est considéré comme un organisme de quarantaine prioritaire. "Il est par conséquent surveillé et combattu en Suisse, comme dans l’Union Européenne", rappelle le Service cantonal de l'agriculture.

Le Valais compte actuellement trois régions qui font l’objet d’un suivi. Du côté du Simplon, l’insecte ne peut probablement plus être éradiqué, mais sa propagation doit être limitée; entre Rarogne et Termen, le scarabée doit être éradiqué. Enfin, dans le Chablais, un foyer d'infestation a été découvert à Yvorne (VD). Une zone tampon a vu le jour. Pour l'instant, aucun individu n’y a été observé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le loup pourrait être repoussé par des odeurs (étude de l'UniNE)

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Les louves et loups reproducteurs, qui élèvent des petits, s’intéressent nettement plus aux marques olfactives étrangères (image symbolique). (© KEYSTONE/FABRICE COFFRINI)

La mise en place de barrières olfactives pour repousser le loup est à l'étude. L'Université de Neuchâtel s'est intéressée à la communication urinaire entre canidés et aux réactions d'une meute face au marquage d'un intrus.

"Les marques urinaires qu’un loup dépose le long de son territoire sont autant d’informations qu’il transmet sur son identité, son statut social, sa condition reproductive. Or, ce mode de communication, pourtant fondamental chez les canidés, reste très peu étudié scientifiquement", a indiqué l’équipe du Laboratoire de cognition comparée de l’Université de Neuchâtel (UniNE).

L'étude, soutenue par le Fonds national suisse (FNS), a été publiée dans la revue "Frontiers in Ethology". Entre avril et juin 2024, l’équipe de chercheurs a exposé cinq meutes réparties dans quatre parcs animaliers suisses à des stations olfactives placées à l’extérieur le long de leurs enclos.

"Ces stations consistaient en une plaque en aluminium fixée à 30 cm du sol, afin d’imiter la hauteur naturelle d’une miction en position surélevée. Les scientifiques ont déposé sur ces plaques trois millilitres d’urine de loup pour simuler la présence d’un congénère externe à la meute. Afin de distinguer une réaction spécifique d’une simple réponse à la nouveauté" de l'urine humaine a aussi été utilisée", a précisé le FNS dans un communiqué.

Les réactions de treize loups, dont six reproducteurs et sept non-reproducteurs, ont été enregistrées en continu par des caméras-pièges et analysées. Le résultat est clair: par rapport aux individus subordonnés ou juvéniles, les louves et loups reproducteurs, qui élèvent des petits, s’intéressent nettement plus aux marques olfactives étrangères.

Approche, reniflement, marquage urinaire ou fécal en retour: les comportements observés étaient essentiellement exploratoires. L’analyse des réactions montre que l’urine de loup a déclenché environ treize fois plus de ces comportements d’investigation que l’urine humaine chez les reproducteurs.

Encore plusieurs années de recherche

"Pour savoir quel type d’odeur utiliser, à quelle concentration, à quelle distance ou à quelle fréquence la renouveler pour maintenir une barrière efficace, nous devons d’abord étudier et comprendre ce qui se joue au niveau cognitif chez le loup au moment où il sent cette odeur. Ce n’est qu’ainsi qu’il deviendra ensuite envisageable de manipuler le signal et le rendre, par exemple, dissuasif", explique Gwendolyn Wirobski, spécialisée en comportement animal et cognition sociale chez les canidés, citée dans le communiqué.

Une collaboration avec un biochimiste est en cours. Elle vise à créer des profils olfactifs selon le sexe, l’âge et le statut social de l’animal, puis de tester l’effet de ces "fragrances" sur le comportement des loups dans des parcs animaliers, et à terme dans la nature.

"La testostérone, les ½strogènes, le cortisol: tous ces facteurs – et bien d’autres encore – jouent très probablement un rôle dans le message transmis. À nous de le décrypter", précise la chercheuse. Mais elle estime qu’il faudra encore plusieurs années de recherche avant que les scientifiques ne puissent proposer un outil fiable à déployer sur le terrain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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