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Environnement

On peut se baigner dans le Rhone, toujours pas dans l'Arve

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L'équilibre des eaux dès la jonction reste fragile (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La situation a évoluée depuis la rédaction de cet article. La baignade est maintenant sans risque dans l'Arve comme dans le Rhone.

Article original:
A Genève, la situation revenait progressivement à la normale mardi dans l'Arve près de deux semaines après le déversement accidentel d'eaux usées. La baignade et les activités nautiques restent déconseillées dans la rivière, mais elles ne le sont plus dans le Rhône après la Jonction, de quoi nous motiver à piquer une tête?

Le dernier prélèvement dans l'Arve montrait une concentration de bactérie fécale Escherichia coli (E. Coli) trois fois inférieure à celle enregistrée le 12 juillet, le premier jour du déversement, a annoncé mardi l'Etat de Genève. Cette concentration reste supérieure à la normale dans la rivière. La qualité de l'eau est meilleure après la Jonction grâce à sa dilution dans le Rhône.

Au niveau sanitaire, aucune hausse significative des intoxications n'a été mise en évidence, mis à part quelques cas isolés la première semaine du déversement et qui sont peut-être liés à des activités nautiques dans l'Arve. Par ailleurs, cet incident n'a eu aucune incidence sur l'eau potable.

Résultats encore élevés

Le fonctionnement de la station d'épuration (STEP) d'Ocybèle, à Gaillard (Haute-Savoie), a été complètement rétabli vendredi. L'exploitant français confirme que le rejet des eaux traitées est revenu à la normale depuis samedi.

Bien qu'ils diminuent de manière conséquente, les résultats tombés mardi restent élevés par rapport aux valeurs mesurées ces dix dernières années, relèvent les autorités cantonales. Des analyses doivent être menées pour savoir si cette situation est liée aux récents orages ou une autre source potentielle de déversement.

Le canton rappelle qu'il faut toujours éviter de se baigner dans les 24 à 48 heures qui suivent de fortes pluies. En cause: les charges de polluants provenant des routes et des déversoirs d'orage par lesquels passent les eaux usées. Celles-ci peuvent se retrouver dans les rivières en cas de trop-plein et afin d'éviter la saturation des réseaux.

Avec ATS

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Environnement

L'interprofession augmente le prix du lait de 3 centimes

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Dans le canton de Zurich, des agriculteurs et agricultrices ont demandé vendredi soir des prix justes pour leur travail. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

L'IP Lait augmentera le prix indicatif du lait de 3 centimes par litre à partir de juillet. Une proposition des producteurs pour une augmentation immédiate de 4 centimes n'a pas trouvé de majorité au sein du comité, a annoncé vendredi l'organisation de la branche.

L'Interprofession du Lait (IP Lait) a justifié sa décision en expliquant qu'une augmentation de prix au printemps déjà, alors que le volume de lait est élevé, aurait été un mauvais signal pour le marché. Le comité est conscient de la situation actuelle très difficile sur le marché, écrit-il dans son communiqué.

L'IP Lait regroupe aussi bien des producteurs et des transformateurs de lait que des entreprises du secteur industriel et du commerce de détail.

La situation étant particulièrement tendue dans le secteur du fromage, l'IP Lait demande une augmentation du supplément pour le lait transformé en fromage de 3 centimes par kilo de lait. Cela afin d'améliorer "substantiellement" la situation économique tendue des producteurs de lait.

"Pas entièrement satisfaits"

Les paysans zurichois ne se sont pas montrés "entièrement satisfaits" de cette augmentation annoncée. Selon un communiqué de l'Union des paysans zurichois (ZBV), il s'agit d'un "pas tardif dans la bonne direction". Les paysans ont donc maintenu leurs actions de protestation annoncées pour vendredi soir.

Plusieurs centaines de paysans se sont rassemblés lors de trois manifestations dans le canton de Zurich. Selon le ZBV, environ 1000 personnes ont participé aux manifestations à Affoltern am Albis, Bülach et Hinwil. Les paysans ont fait sonner des cloches et allumé des torches ainsi qu'un feu de protestation. Les quelque 200 manifestants réunis à Affoltern am Albis se sont comportés de manière pacifique, selon une journaliste de Keystone-ATS sur place.

Hausse de prix pour d'autres produits

Les paysans continuent de réclamer des hausses de prix pour d'autres produits agricoles, afin de compenser la forte augmentation récente des coûts de production.

Ils ne veulent toutefois pas que ce soit les consommateurs qui trinquent pour cette augmentation des prix. Ils aimeraient bien au contraire que les grands distributeurs, qui engrangent des "résultats record", passent à la caisse.

Avec les actions de vendredi soir, les protestations entamées en France, en Allemagne et dans d'autres pays européens ont également gagné le plus grand canton de Suisse. Les jours précédents, des manifestations avaient également eu lieu en Suisse romande et dans certains cantons alémaniques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

Le prix du lait augmentera de 3 centimes à partir de juillet

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Les agriculteurs avaient demandé une augmentation du prix du lait de 4 centimes (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le prix indicatif A du lait de centrale sera augmenté de 3 centimes pour les troisième et quatrième trimestres 2024. Une augmentation de prix dès le printemps, lorsque le volume de lait est élevé, aurait constitué un mauvais signal.

La demande des représentants des producteurs d'une augmentation immédiate des prix de 4 centimes n'a pas trouvé de majorité au sein du comité, a indiqué IP Lait dans un communiqué vendredi.

L'année dernière, par exemple, pour la première fois, la branche a constaté que davantage de fromages avaient été importés qu'exportés. C'est pourquoi l'IP Lait demande une augmentation pour le lait transformé en fromage de 3 ct/kg de lait, afin d'améliorer la situation économique tendue des producteurs de lait.

L'Union des paysans zurichois a annoncé des marches de protestation pour vendredi soir si l'interprofession n'augmente pas le prix du lait de 4 centimes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

SOS formés par des tracteurs: le cri d'alarme lancé par les paysans

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Après les mobilisations en France, en Allemagne et dans d'autres pays d'Europe, la révolte des paysans a également gagné la Suisse fin janvier dernier. (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Les agriculteurs ont lancé jeudi soir simultanément à travers la Suisse romande un cri d'alarme. Leur SOS grandeur nature s'est matérialisé avec des tracteurs rassemblés dans des champs. Le prix du lait était la thématique particulière de cette nouvelle mobilisation.

Des rassemblements de tracteurs ont notamment eu lieu à Echallens (VD), Boudevilliers (NE), Perly-Certoux (GE), Vallon, Vaulruz et Lussy (FR), Saignelégier (JU), Reconvilier (BE) ainsi que dans quelques lieux en Suisse alémanique. Outre-Sarine, des mobilisations sont surtout prévues vendredi, comme dans le canton de Zurich.

"L'objectif est de mettre la pression sur les prix de nos produits", a indiqué à Keystone-ATS Arnaud Rochat, agriculteur à Bavois (VD) et instigateur du mouvement Révolte agricole Suisse via un groupe Facebook. "Mais le but est aussi que les gens nous voient et nous comprennent mieux", a-t-il ajouté.

Près d'Echallens, sur la route qui mène à Goumoëns-la-Ville, environ 200 tracteurs sont peu à peu arrivés en début de soirée en direction d'un champ pour former les trois lettres symboliques de l'appel au secours. Cette "révolte agricole" est également une façon de "donner de l'espoir et d'assurer un avenir serein à la nouvelle jeune génération de paysans qui est motivée", souligne encore M. Rochat.

A chaque mobilisation sa revendication

La manifestation sur sol vaudois devait être la plus emblématique de la soirée. Selon Arnaud Rochat, l'idée est désormais de mobiliser les paysans autour de revendications ciblées. Jeudi soir, c'est le prix du lait qui était au coeur des préoccupations en vue de la séance de l'Interprofession du Lait (IP Lait) prévue le lendemain, où il sera question de la détermination du prix indicatif du lait.

"Les paysans demandent d'avoir des prix rémunérateurs sur le long terme pour que notre métier soit viable. Nous voulons être payés pour ce que l'on produit avec des prix qui prennent en compte nos charges. Il y a quand même un problème si le prix du lait est moins cher que l'eau en bouteille", relève l'agriculteur de Bavois.

Après les mobilisations en France, en Allemagne et dans d'autres pays d'Europe, la révolte a également gagné la Suisse fin janvier dernier. Depuis, plusieurs manifestations collectives, solidaires et pacifiques ont eu lieu à travers le pays. Les agriculteurs helvétiques font dans l'ensemble valoir leurs droits à des rémunérations plus équitables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

La micro-ferme de Bassenges craint pour son avenir

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Les exploitants de la ferme de Bassenge misent sur une "agriculture low tech", associant maraîchage, arboriculture et élevage en cycle fermé (image prétexte). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La ferme de Bassenges sur le campus universitaire vaudois s'inquiète du projet de l'EPFL consistant potentiellement à réaffecter ses bâtiments pour héberger des scientifiques en résidence. Le collectif d'agriculteurs qui l'exploite vient de lancer une pétition demandant d'abandonner ce projet et d'inscrire la fonction agricole de la ferme dans les statuts de la haute école.

La micro-ferme, située sur la commune d'Ecublens, avait vu le jour en février 2020 sur les terres agricoles du site universitaire de Lausanne. Les exploitants revendiquaient une "agriculture low-tech", associant maraîchage, arboriculture et élevage en cycle fermé.

"L'EPFL, qui s'était positionnée lors de l'appel à projet comme modèle d'exemplarité engagée pour la durabilité et l'agriculture, semble vouloir faire machine arrière", regrettent les pétitionnaires. Ils déplorent une décision qui "met en péril à très court terme l'avenir des terres agricoles ainsi que le futur [des exploitants]".

Le syndicat Uniterre a annoncé jeudi son soutien au collectif dans un communiqué. "Cette décision de l'EPFL (...) est hélas exemplaire d'une tendance qu'Uniterre ne peut que dénoncer: l'agriwashing", écrit-il, faisant référence à une tendance prétendant défendre une certaine image de l'agriculture qui plaît au grand public, et d'abandonner le projet, une fois l'écho médiatique dissipé.

Terres agricoles préservées

Contactée par Keystone-ATS, l'EPFL indique que le collectif bénéficie d'un contrat pour disposer de la ferme et des terres portant jusqu'au 31 janvier 2026, avec un an de dédite. "Nous avons pris contact avec les fermiers en été 2023, soit bien avant le délai légal, pour leur faire part de nos réflexions de manière transparente", a dit son vice-président Matthias Gäumann. Il souligne qu'aucune décision définitive n'a encore été prise.

Il a qualifié les accusations d'agriwashing de "peu opportunes". "Je ne reconnais pas l'institution dans ces propos", souligne-t-il.

M. Gäumann précise que, si une réflexion sur la réaffectation du bâti de la ferme est bien en cours, la ferme est un monument classé au patrimoine et sera dans tous les cas préservée. Quant aux terres qui l'entourent, "ce sont des terres agricoles, elles vont continuer à être cultivées, il n'est pas question de les affecter à d'autres usages", a-t-il assuré.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

SOS formés par des tracteurs: le cri d'alarme lancé par les paysans

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Près de 250 tracteurs ont été mobilisés pour ce SOS en version XXL des agriculteurs près d'Echallens (VD). (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Les agriculteurs ont lancé jeudi soir simultanément à travers la Suisse romande un cri d'alarme. Leur SOS grandeur nature s'est matérialisé avec des tracteurs rassemblés dans des champs. Le prix du lait était la thématique particulière de cette nouvelle mobilisation.

Des rassemblements de tracteurs ont notamment eu lieu à Echallens (VD), Boudevilliers (NE), Perly-Certoux (GE), Vallon, Vaulruz et Lussy (FR), Saignelégier (JU), Reconvilier (BE) ainsi que dans quelques lieux en Suisse alémanique. Outre-Sarine, des mobilisations sont surtout prévues vendredi, comme dans le canton de Zurich.

"L'objectif est de mettre la pression sur les prix de nos produits", a indiqué à Keystone-ATS Arnaud Rochat, agriculteur à Bavois (VD) et instigateur du mouvement Révolte agricole Suisse via un groupe Facebook. "Mais le but est aussi que les gens nous voient et nous comprennent mieux", a-t-il ajouté.

Près d'Echallens, sur la route qui mène à Goumoëns-la-Ville, près de 250 tracteurs sont peu à peu arrivés en début de soirée en direction d'un champ pour former les trois lettres symboliques de l'appel au secours. Quelque 300 personnes étaient réunies sur place, autour d'un feu, à écouter plusieurs discours puis à griller des saucisses.

Présent, le conseiller national Jacques Nicolet (UDC/VD) a plaidé pour une hausse de 20% sur trois ans des prix des denrées agricoles. Il a aussi prôné une diminution de 50% des charges administratives qui incombent aux agriculteurs.

A chaque mobilisation sa revendication

Cette "révolte agricole" est également une façon de "donner de l'espoir et d'assurer un avenir serein à la nouvelle jeune génération de paysans qui est motivée", souligne encore Arnaud Rochat.

La manifestation sur sol vaudois devait être la plus emblématique de la soirée. Selon le porte-voix du mouvement, l'idée est désormais de mobiliser les paysans autour de revendications ciblées. Jeudi soir, c'est le prix du lait qui était au coeur des préoccupations en vue de la séance de l'Interprofession du Lait (IP Lait) prévue vendredi, où il sera question de la détermination du prix indicatif du lait.

"Les paysans demandent d'avoir des prix rémunérateurs sur le long terme pour que notre métier soit viable. Nous voulons être payés pour ce que l'on produit avec des prix qui prennent en compte nos charges. Il y a quand même un problème si le prix du lait est moins cher que l'eau en bouteille", clame l'agriculteur de Bavois.

D'autres actions en vue

Après les mobilisations en France, en Allemagne et dans d'autres pays d'Europe, la révolte a également gagné la Suisse fin janvier dernier. Depuis, plusieurs manifestations collectives, solidaires et pacifiques ont eu lieu à travers le pays. Les agriculteurs helvétiques font dans l'ensemble valoir leurs droits à des rémunérations plus équitables.

Samedi soir dernier, de nombreux feux de protestation ont été organisés dans les campagnes, en particulier dans les cantons de Vaud et Fribourg. A Chiètres (FR), le rassemblement avait par exemple réuni près de 1000 personnes et quelque 400 tracteurs. Révolte agricole Suisse indique que les appels aux rassemblements vont se poursuivre dans les semaines et mois à venir.

Revendications et pétition

Dans un communiqué commun publié le 29 janvier, l'Union suisse des paysans (USP), la faitière agricole romande Agora et les Chambres romandes d'agriculture s'étaient montrées inquiètes de la situation des paysans suisses. Les trois organisations demandaient une hausse de 5 à 10% dès cette année des prix aux producteurs. A l'avenir, les prix devraient être définis sur la base des coûts de production et des risques pris, de manière à permettre un revenu équitable.

Elles ont lancé une pétition à l'appui de leurs revendications. Celles-ci s'articulent autour de cinq points: meilleure reconnaissance des rôles multiples de l'agriculture, maintien des moyens pour le budget 2025 et le crédit 2026-2029, solutions pratiques adaptées au contexte régional pour les familles paysannes, augmentation des prix aux producteurs et refus de toute nouvelle contrainte qui ne serait pas rétribuée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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