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Environnement

Déforestation: le Brésil demande à l'UE de reporter sa loi

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Le nouveau règlement européen contre la déforestation prévoit d'interdire dès fin 2024 la commercialisation dans l'UE d'une série de produits (cacao, café, soja, huile de palme, bois, viande bovine, caoutchouc, cuir, ameublement, papier...) s'ils proviennent de terres déboisées après décembre 2020. (© KEYSTONE/EPA EFE/BIENVENIDO VELASCO)

Le Brésil a demandé à la Commission européenne de reporter l'entrée en vigueur de sa nouvelle réglementation anti-déforestation, prévue en fin d'année. Il y voit un "instrument unilatéral et punitif" et une menace pour ses exportations.

Dans un courrier transmis mercredi lors d'une réunion bilatérale au Brésil, Brasilia appelle l'Union européenne à "réexaminer de toute urgence" sa nouvelle loi, un "sujet de vive préoccupation" pour les exportations du pays.

Le gouvernement brésilien considère la nouvelle réglementation européenne comme contraire au "principe de souveraineté", jugeant qu'elle "discrimine les pays en touchant uniquement ceux qui possèdent des ressources forestières".

Pas de produits de terres déboisées après 2020

Promulgué en 2023, le nouveau règlement européen contre la déforestation prévoit d'interdire à partir de fin 2024 la commercialisation dans l'Union européenne d'une série de produits (cacao, café, soja, huile de palme, bois, viande bovine, caoutchouc, cuir, ameublement, papier...) s'ils proviennent de terres déboisées après décembre 2020.

Les entreprises importatrices, responsables de leur chaîne d'approvisionnement, devront prouver la traçabilité via des données de géolocalisation fournies par les agriculteurs, associées à des photos satellitaires.

Courrier "lamentable et étonnant"

Le courrier du Brésil est "triste, lamentable et étonnant" parce qu'il "contredit le discours du président lui-même", a déclaré jeudi à l'AFP Marcio Astrini, secrétaire exécutif de l'Observatoire du climat, un réseau regroupant une centaine d'ONG environnementales au Brésil.

Le président brésilien de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, revenu aux affaires l'an dernier, s'est engagé à mettre fin d'ici 2030 à la déforestation illégale dans le pays, liée à l'expansion de la puissante agro-industrie, toujours en quête de terres.

"Cela ne sert à rien de faire des discours pour dire qu'on va en finir avec la déforestation et promouvoir une production agricole durable, si quand un mécanisme apparaît pour atteindre ce but, on ne le met pas en place", a réagi M. Astrini.

COP30

Pour lui, la position brésilienne est "encore plus grave" du fait que le Brésil accueillera l'an prochain la COP30, la grande conférence internationale sur le climat, dans la ville amazonienne de Belem (nord).

En juin, les Etats-Unis avaient eux aussi demandé à l'UE de reporter l'application du texte, qui suscite également de vives inquiétudes de pays africains, asiatiques et sud-américains, mais aussi de certains Etats européens, inquiets de coûts supplémentaires pour leurs agriculteurs, éleveurs et exploitants forestiers.

Le PPE aussi pour un report

De son côté, la Commission européenne assure "travailler intensément à la mise en oeuvre" de ce nouveau règlement prévue fin décembre. Aucun report n'est prévu à ce stade.

Un report nécessiterait une nouvelle initiative législative de la Commission, dont la nouvelle équipe doit être présentée mardi, trois mois après les élections européennes.

Au sein du Parlement, les conservateurs du PPE ont réclamé dès le mois de juin un report de ce règlement, que la droite présente comme un "monstre bureaucratique".

A l'inverse, les eurodéputés écologistes s'alarment de la remise en cause de cette règlementation. "Cette loi est attaquée de toutes parts. On a des inquiétudes. Le Brésil demande ça alors qu'il est le premier derrière à dire qu'il y a alerte rouge sur la déforestation", dénonce l'eurodéputée Marie Toussaint.

Une réunion technique devait également se tenir ce jeudi entre la Commission, les autorités de Malaisie et d'Indonésie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Animaux transportables le dimanche et la nuit dès le 1er juillet

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La modification vise un meilleur bien-être animal (archives). (© KEYSTONE/SIGI TISCHLER)

Les transports d'animaux vivants seront possibles le dimanche et la nuit en Suisse dès le 1er juillet. Le Conseil fédéral a fixé mercredi l'entrée en vigueur de cette modification qui a pour but de garantir le bien-être animal.

Actuellement, les animaux vivants, à l'exception des chevaux de sport et des animaux d'abattage, ne sont pas autorisés à être transportés la nuit et le dimanche. Or les transports nocturnes leur évitent les températures élevées et les embouteillages de la journée, relève le gouvernement dans un communiqué.

Les déplacements en camion sont déjà source de stress pour les animaux, a poursuivi le Conseil fédéral. Il a décidé d'agir après que des voix critiques se sont élevées en lien avec le bien-être animal.

La modification prévoit aussi des dérogations pour le transport dominical et nocturne pour les denrées périssables. Ces dérogations sont actuellement prévues uniquement pour les fleurs coupées et les denrées alimentaires dont la période de consommation est limitée à 30 jours au maximum.

Retour des courses sur circuit

Le gouvernement a également validé d'autres changements. La procédure d'autorisation pour les transports spéciaux sera simplifiée, afin de réduire la charge administrative des acteurs concernés. La mesure doit permettre dans le même temps une meilleure répartition des convois au cours de la journée.

Par ailleurs, les courses automobiles sur circuit redeviennent autorisées. Sous conditions toutefois. Avant de délivrer les autorisations, les cantons devront veiller à ce que les événements respectent, entre autres, les normes de sécurité et de protection de l'environnement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'accord avec le Mercosur bien accueilli en commission

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L'accord de libre-échange entre l'AELE et le Mercosur prévoit de faciliter les importations et exportations avec le bloc d'Amérique latine (image d'illustration/archives). (© KEYSTONE/AP/PABLO ANELI)

L'accord de libre-échange avec le Mercosur a été bien accueilli en commission, malgré des inquiétudes pour le monde agricole et le climat. La commission de politique extérieure du National propose plusieurs mesures.

L'arrêté fédéral sur l'accord de libre-échange entre l'AELE, dont fait partie la Suisse, et le Mercosur a été adopté par 15 voix contre 3 et 7 abstentions au vote sur l'ensemble, indiquent les services du Parlement mardi dans un communiqué.

"La majorité de la commission voit cet accord comme une nouvelle opportunité de diversifier les relations commerciales de la Suisse", une décision opportune dans le contexte géopolitique actuel. Les conséquences sur le monde agricole inquiètent toutefois.

La commission a chargé le Conseil fédéral de proposer des solutions pour compenser les pertes matérielles subies. Elle a également décidé, par 12 voix contre 11 et 2 abstentions, d'ajouter un article à l'arrêté fédéral sur le climat. Il reprend le règlement de l'UE sur la déforestation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Vignoble de Lavaux: une biodiversité riche, mais fragile

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Le vignoble de Lavaux, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, n'est pas un simple outil de production de vins, mais un écosystème riche en biodiversité (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La richesse de la biodiversité de Lavaux est saluée par une étude, qui prouve qu'elle n'est pas en régression. Les recherches biologiques mettent toutefois en évidence la grande fragilité de la faune et de la flore du plus grand vignoble d'un seul tenant en Suisse.

"On est déçu en bien", résume pour Keystone-ATS le biologiste Raymond Delarze, qui a réalisé l'étude avec son équipe du bureau d'études biologiques BEB à Aigle. C'est la fondation d'utilité publique Bovard, à Cully, qui a commandé cette étude indépendante, intitulée "Lavaux Nature Vivante". Constituée en 2016, la fondation a pour vocation la sauvegarde et la mise en valeur de Lavaux.

Le travail d'observation, de prospection, de recensement et de compilation a été mené entre 2021 et 2022, puis complété en 2025. Au total, 21 secteurs de 15 hectares environ ont été prospectés. Dans chaque secteur, un parcours de référence de 1000 à 1100 mètres a été fixé. "Notre travail a couvert la moitié de toute la surface de Lavaux, soit un échantillonnage représentatif", assure M. Delarze.

Espèces emblématiques

Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, le vignoble de Lavaux accueille un nombre important d'espèces floristiques et faunistiques, dont certaines sont protégées au niveau national. Le secteur accueille 648 espèces de plantes à fleurs et de fougères, quinze d'oiseaux nicheurs, cinq de reptiles, 25 de sauterelles et criquets ainsi que 56 de mollusques.

Parmi les espèces emblématiques: le lézard vert, le torcol fourmilier et le bruant zizi pour la faune, le cétérach des officines, le mouron bleu, le muflier sauvage, le bugle jaune et le souci sauvage pour la flore. La diversité végétale tire parti de l'exposition parfaite, de l'influence bénéfique du lac et des microclimats abrités.

Insatisfaisant à long terme

"D'un côté, les conclusions sont positives et encourageantes. La biodiversité est plutôt riche dans le périmètre de Lavaux. Elle n'est pas en régression. On n'a pas découvert de disparition d'espèces, mais des raréfactions", explique M. Delarze. "La biodiversité se concentre hors des parchets de vignes cultivés".

"Si la situation est donc tout sauf dramatique, d'un autre côté, elle n'est pas satisfaisante. Car le bémol, c'est que la population de certaines espèces est très faible et donc très fragile. Ce qui n'est pas idéal pour garantir le cycle de reproduction et la survie à très long terme", poursuit le spécialiste.

Si la biodiversité de Lavaux n'a donc pas connu de pertes faunistiques et floristiques massives à une époque récente, elle doit néanmoins absolument être protégée, en particulier par "des actions concrètes de conservation" de la flore et de la faune. "Nous sommes à un moment important pour prendre les bonnes décisions pour le futur. La priorité est au renforcement et à la consolidation de la biodiversité", relève M. Delarze.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un loup a été abattu dans le Haut-Valais

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Un loup a été abattu, dimanche, dans le Haut-Valais (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MARCO SCHMIDT)

Un loup a perdu la vie, dimanche dernier à Staldenried (VS). Son tir avait été décidé dix jours avant par les autorités cantonales valaisannes, le grand prédateur ayant tué sept animaux de rente.

Le 24 avril dernier, le chef du Département de l’économie et de la formation, Christophe Darbellay, avait ordonné le tir d’un loup dans la région de Visperterminen-Staldenried. Cette décision était entrée en force trois jours plus tard.

Le grand prédateur avait tué sept animaux de rente sur des surfaces agricoles utiles protégées. Les conditions étaient donc réunies pour ordonner le tir selon l’ordonnance fédérale sur la chasse (OChP). Cette dernière permet le tir individuel d’un loup à partir de six ovins ou caprins tués sur une période de quatre mois.

Entre juin et août 2025, trois loups ont été tirés, en Valais, dans le cadre des régulations dites réactives. Quatorze autres bêtes ont perdu la vie entre le 1er septembre 2025 et le 31 janvier 2026, dans le cadre de régulations proactives.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Bolivie: des indigènes d'Amazonie à La Paz contre une loi foncière

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La marche regroupant des petits paysans et des indigènes est arrivée à La Paz, lundi. (© KEYSTONE/EPA/LUIS GANDARILLAS)

Des centaines d'indigènes d'Amazonie bolivienne sont arrivés lundi à La Paz au terme d'une marche de 28 jours pour exiger l'abrogation d'une loi foncière qui menace, selon eux, leurs territoires ancestraux, a constaté l'AFP.

Le président de centre droit Rodrigo Paz a promulgué en avril un texte permettant de reclasser les petites propriétés agricoles, jusqu'ici insaisissables, afin de les rendre hypothécables et faciliter l'accès au crédit.

Les manifestants, venus notamment du nord du pays, craignent que cette réforme ouvre la voie à une perte de leurs terres au profit des banques privées, puis de grands propriétaires.

"Nous allons perdre nos cultures, nous allons perdre ce pour quoi nos ancêtres ont lutté. C'est pourquoi nous demandons au gouvernement de supprimer cette loi", a déclaré à l'AFP Maria Parada, une indigène de 55 ans, venue de la province de Moxos.

La marche est partie de la localité de Porvenir, à plus de 1000 km au nord de La Paz, et s'est élargie au fil des jours.

"Le président veut que nous soyons réduits en esclavage par les entrepreneurs", a affirmé Marina Parapaibo, une agricultrice de 48 ans originaire de Puerto Chacobo.

Dans l'Amazonie bolivienne, les terres indigènes sont traditionnellement transmises par héritage et exploitées pour l'autoconsommation ou la vente à petite échelle.

Le gouvernement affirme que le reclassement des terres reste volontaire et rejette les craintes des manifestants. Il a tenté, sans succès, de freiner la marche et de négocier avec ses organisateurs.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions sociales croissantes.

Des ouvriers, enseignants et mineurs ont annoncé lundi une grève nationale illimitée pour les prochains jours, tandis que des transporteurs prévoient des blocages de routes mardi à Santa Cruz, dans l'est du pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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