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Radio Lac Matin

Nouvel étiquetage du carburant : la Suisse est-elle concernée ?

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La Directive européenne de 2014 imposait le nouvel étiquetage dans l’Union Européenne, mais aussi dans 7 autres pays voisins, dont la Suisse. Sommes-nous vraiment concernés ?

Contrairement à ce qui a été annoncé, et à ce qu’on peut lire dans les médias français ces derniers jours, la Suisse n’a pour l’instant pas prévu de changer ses étiquettes. L’Union pétrolière Suisse a rappelé que le pays n’était pas tenu de le faire, et préfère attendre les premières expériences de l’étranger avant d’introduire la nouvelle norme européenne.

Ces changements de noms ont pour but d’harmoniser les étiquetages. Finis les casse-têtes à la pompe quand on part en vacances avec sa voiture. 

Si vous prévoyez de vous rendre à l’étranger : mode d’emploi

Une figure géométrique, une lettre et un chiffre. Trois éléments à retenir pour savoir quel symbole choisir pour faire le plein. 

Pour l’essence, il faut retenir la lettre “E”. E comme Essence… Mais aussi comme Ethanol. Pour le Sans Plomb 98, c’est le E5… Le Sans Plomb 95, c’est l’E10. Ces chiffres correspondent à la teneur en éthanol… En pourcentage. Ils sont tous symbolisés par un rond, et la couleur verte. Pour le Super Ethanol, c’est le E85, avec la pompe de couleur bleue. Mais cela ne concerne que les véhicules adaptés à ce carburant.

Et pour le diesel ?

Le diesel est représenté par un “B”, comme biocarburant. Sa forme : le carré.

Même principe que pour le Sans Plomb : le chiffre correspond à la teneur en biocarburant : B7 pour le diesel le plus utilisé. Concernant le B10 et le XTL, le diesel synthétique, seuls certains véhicules récents peuvent être alimentés par ces deux carburants hybrides. Si vous en avez un, sachez que leur couleur de référence est le orange.

Si vous avez du mal à retenir les chiffres, souvenez-vous simplement de la forme : pour le diesel, il faut choisir la pompe jaune avec un symbole carré.

A noter que seules les étiquettes changent, la composition du carburant reste la même.

Vers un carburant plus écologique

Par ailleurs, ne soyez pas surpris si vous voyez plus de pompes que d’ordinaire : la directive européenne ne fait pas qu’harmoniser le nom des carburants ; elle en amène d’autres. Pompes à hydrogène, ou H2, pompes à gaz naturel liquéfié (LNG), mais aussi pompes à gaz naturel comprimé (CNG) vont être installés progressivement dans les stations essence. Ils seront symbolisés par des losanges.

Et la bonne nouvelle, c’est que ces carburants gazeux sont moins chers, et moins polluants que les liquides que nous connaissons. De quoi contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, comme le réclament les experts du Groupe Intergouvernemental d’expertise et de conseil sur l’évolution du climat (GIEC).

Mélissa Henry Chronique conso

Crédit photo : Louis Concorde

Les signatures Radio Lac

Les trottinettes et vélos électriques, au cœur de la polémique

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La mobilité douce constitue une bonne alternative à la voiture, mais avec l’augmentation des adeptes, les situations dangereuses se multiplient

Vous vous souvenez sans doute qu’un cycliste a été condamné il y a une dizaine de jours à Genève pour homicide par négligence, pour avoir heurté mortellement un piéton. Ce type d’accident est plus fréquent qu’il n’y paraît, mais, fort heureusement, les conséquences ne sont que rarement fatales. Un autre événement dramatique s’est produit en Suisse alémanique il y a peu, lors d’une collision entre deux cyclistes. L’un est décédé et l’autre a été grièvement blessé et héliporté à l’hôpital. L’inattention et le manque d’égards expliquent le plus souvent ces collisions.

Et c’est maintenant le tour de la trottinette d’être au centre de la polémique

Là aussi, c’est un triste accident qui s’est produit l’été passé sur les célèbres Ramblas de Barcelone qui a conduit les autorités espagnoles à légiférer. Deux jeunes touristes, juchés sur une trottinette électrique, ont heurté mortellement une nonagénaire. Le pilote de l’engin vient d’être inculpé d’homicide par négligence. Selon des témoins, il consultait le plan de ville sur son smartphone. Au moment du choc, il ne n’avait prêté toute l’attention requise pour voir ce qui se passait devant lui. Et la ville de Madrid a elle carrément décidé s’exclure du centre de la capitale les trottinettes électriques en libre-service. Les autorités de la capitale espagnole reprochent aux trois opérations de faillir à leur devoir d’information des usagers, manifestement très indisciplinés.

Les autorités espagnoles vont donc légiférer

La Direction générale du trafic vient en effet de confirmer qu’elle prépare une nouvelle réglementation pour le tout début de l’année prochaine en relevant que les trottoirs sont d’abord réservés aux piétons. Les trottinettes électriques seront dorénavant considérées comme des véhicules et elles devront circuler sur la route, en privilégiant les voies réservées aux cyclistes là où elles existent. Les milieux pro-vélo considèrent que ce n’est pas un problème. Quant aux fabricants de trottinettes électriques espagnols, ils sont d’avis que les automobilistes s’habitueront à partager la route avec ces usagers qui, jusqu’à aujourd’hui, évoluaient essentiellement sur le trottoir et dans les zones piétonnes.

Les vélos font aussi débat en Suisse

La section vaudoise du Touring Club Suisse y consacre un article dans son bulletin d’information de la semaine dernière, dédié principalement à la difficulté de faire cohabiter les vélos électriques et ceux à propulsion humaine. Peu auparavant, l’Association Transports et Environnement, l’ATE, a suggéré de laisser les vélos à propulsion électrique circuler hors des pistes cyclables. A l’instar de ce qui se passe sur les autoroutes, la différence de vitesse est souvent à l’origine des accidents. Le problème, c’est que pour l’Office fédéral des routes, l’OFROU, les vélos électriques sont assimilés aux cyclomoteurs. Ils doivent donc circuler sur les pistes cyclables. Il n’est donc pas question à ce stade de faire une exception pour les vélos électriques. D’autant plus que les experts considèrent que les vélos électriques sont, d’une certaine manière, protégés lorsqu’ils évoluent sur les pistes qui leur sont réservées.

Et qu’en est-il des trottinettes en Suisse ?

Selon l’adjudant Pascal Fontaine, de la Police cantonale vaudoise, les trottinettes électriques sont soumises aux mêmes règles que les cyclomoteurs. Elles ne peuvent donc circuler sur les trottoirs, ni dans les zones piétonnières, particulièrement fréquentées en cette période de l’année. C’est donc sur la route, et les pistes cyclables, que les pilotes de trottinettes électriques doivent circuler. Quant aux trottinettes sans moteur, elles sont assimilées à des jouets. Elles ont donc l’interdiction de circuler sur la route, mais sont autorisées sur les trottoirs et dans les zones piétonnes, de même, c’est un peu surprenant, sur les routes secondaires peu fréquentées. Dans tous les cas, les adeptes du vélo et de la trottinette, à l’instar des automobilistes, doivent faire attention au trafic et aux piétons.

Isidore Raposo Le trouble fête

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L'Edito Politique

«Détenus cherchent vêtements»

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Dans ses «Souvenirs de la maison des morts», Dostoïevski écrivait que nous ne pouvions «juger du degré de civilisation d’une nation qu’en visitant ses prisons». Un coin de pays comme Genève qui peine à vêtir ses détenus, c’est plutôt inquiétant. C’est l’Edito d’Olivier Francey.

L'Édito d'Olivier Francey: «Détenus cherchent vêtements»

Dans ses «Souvenirs de la maison des morts», Dostoïevski écrivait que nous ne pouvions «juger du degré de civilisation d’une nation qu’en visitant ses prisons». Un coin de pays comme Genève qui peine à vêtir ses détenus, c’est plutôt inquiétant.

Gepostet von Radio Lac am Sonntag, 9. Dezember 2018

 

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La Chronique éco

Suisse-Europe: le reset monumental

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Le lancement en fin de semaine dernière à Berne de la procédure de consultation sur l’accord institutionnel avec l’Europe n’a pas suscité de grande émotion. Ça semble pourtant être un tournant dans la politique européenne de la Suisse.

Une sorte de « reset » selon le terme d’Ignazio Cassis, conseiller fédéral aux Affaires étrangères. Une réinitialisation bien plus profonde qu’envisagé lors de  son élection il y a un an. La Suisse ne veut pas céder aux pressions apparemment sans fin de Bruxelles. Alors c’est tout le débat national sur la politique européenne qu’il s’agit de reprendre à zéro.

Après cinq longues années de négociations ! Est-ce vraiment le Brexit qui est venu compliquer les choses ?

Mais pas seulement. La Commission européenne n’a plus voulu donner l’impression d’accorder quoi que ce soit aux Suisses. Mais le problème, c’est que les exigences européennes se sont même élargies. Jusqu’à envisager que la Suisse accorde des aides sociales sur la base de la nationalité européenne. Une sorte de ségrégation positive par rapport aux ressortissants du reste du monde. Le genre de choses qui revient à programmer une belle impasse.   

Et puis il y a eu la menace fatale de retirer l’équivalence boursière à la Suisse. Alors qu’elle est accordée aux Etats-Unis et à la Chine de Hong Kong. Ça a été un véritable choc en Suisse. Après avoir tant répété que les Accords bilatéraux I et II du début des années 2000 mettaient le pays à l’abri de ce genre d’acte d’autorité et d’instabilité ! Une illusion en fait. A quand maintenant des menaces sur l’approvisionnement de la Suisse en énergie ? La confiance n’existe plus. Cette affaire a même sérieusement déstabilisé les organisations économiques. Elles se rendent compte qu’un accès encore plus facilité au marché européen devient dérisoire par rapport à ce qui se joue politiquement.  

Et le Parti socialiste s’est rangé du côté des souverainistes pour défendre les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes.  

Oui, ça a été l’acte final. La gauche a toujours rêvé que l’Union Européenne impose à la Suisse les mesures sociales qu’elle ne parvenait pas elle-même à obtenir. Pas le contraire ! Alors là aussi, la confiance a disparu. Et il faudra beaucoup pour qu’elle revienne.

Le nouvel axe souverainiste UDC – socialistes va changer bien des  choses l’an prochain, non ?

C’est énorme. La direction du parti socialiste a en plus très bien manœuvré. Ce retournement a eu lieu quinze mois avant les élections fédérales. Juste un peu tôt pour que l’on parle d’électoralisme à propos de ce retournement.   

Il va pourtant y avoir des effets sur les élections fédérales. Le grand objectif des socialistes, c’est de redevenir le premier parti de Suisse à la place de l’UDC. Alors que la gauche s’est effondrée en Italie, en France, en Allemagne. Il faudra voir quelles conséquences ce nouveau positionnement va avoir sur le Parlement. Ce qui est sûr, c’est qu’il va beaucoup compter dans l’évolution des relations avec l’Europe. C’est ce qui devrait apparaître lors de cette grande consultation qui aura lieu ces prochains mois.

François Schaller Ecographie

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Les signatures Radio Lac

Entre les journalistes et leur public, la confiance s’est brisée

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Toi qui m’écoutes dans ta cuisine, dans ta douche ou dans ta voiture, je suis sûre que tu as déjà, une fois, pesté contre un ou une journaliste.

Parce que décrier les médias, c’est devenu branché. De toutes façons Demorand sur France Inter, il se la pète. Et puis Le Temps c’est le journal des banquiers. Sans compter qu’à la RTS, ils glandent toute la journée avec les sous de notre redevance.

Si c’est juste ça, ce n’est encore pas trop trop grave. Dans notre pays, ou dans les pays voisins, les journalistes ne sont pas mis en prison pour faire leur métier. Ils ne sont pas tués par l’armée, pas découpés puis mis dans des coffres de voiture. Vous allez me dire, Philippe, c’est déjà pas mal.

Oui, mais ce n’est pas non plus un long fleuve tranquille. En plus de subir une forte pression économique – car les médias vont mal, c’est bien connu – ils sont confrontés à une défiance de plus en plus grande de la part des gens dont ils sont censés parler, c’est à dire les citoyens.

C’est en tout cas ce qui est arrivé à Cécile Durchon il y a quelques jours. Cette jeune journaliste allait pour BFM TV filmer une manifestation de gilets jaunes à Montpellier, et écoutez ce qui lui est arrivé_

Cécile Durchon s’est fait cracher dessus et bousculer pendant qu’elle faisait son travail. Cette femme est pigiste : c’est-à-dire qu’elle est indépendante, et payée uniquement quand elle exerce. Les pigistes sont très nombreux, de plus en plus même, et travaillent très souvent dans des conditions précaires.

Choquée par son agression, Cécile Durchon a créé un collectif et ouvert une page Facebook, qui s’appelle « Paye-toi un journaliste », où s’épanchent les reporters maltraités en plein boulot. Si vous allez y jeter un œil, attention à ne pas confondre avec une autre page qui porte le même nom, et qui abrite des insultes contre les « merdias » justement.

Et les gens de BFM ne sont pas les seuls. Les journalistes sont de plus en plus nombreux à confier avoir du mal à faire leur métier face à des gens qui les accusent de mentir, d’être vendus au pouvoir, d’abuser les lecteurs ou les spectateurs. Entre les journalistes et leur public, la confiance s’est brisée.

Cela fait plusieurs années que je le ressens. Quand j’étais enfant, le journaliste était auréolé de gloire et de mystère. C’est en tout cas l’image que j’en avais. Mais aujourd’hui, lorsque je dis que je suis journaliste, plus personne ne dit que c’est un beau métier. On m’accuse, moi et ma corporation, de vouloir faire du sensationnel, d’être déconnectés du monde réel, d’avoir fait telle ou telle erreur dans un article…

Curieusement, tout cela est à mille lieux de l’image du journaliste véhiculée dans le cinéma ou la littérature, par exemple. Dans « les hommes du président », ou même plus récemment dans « Spotlight », les journalistes sont ceux qui révèlent les sales affaires, qui jouent leur rôle de contre-pouvoir, qui mettent à jour la vérité. Wow

Alors pourquoi sur le terrain, nous sommes régulièrement attaqués ? Moqués ? Jamais, ça n’a été aussi facile que de ridiculiser un journaliste, Il n’y a qu’à voir, Donald Trump le fait à chaque conférence de presse. L’autre jour, il a traité un journaliste du New York Times de « mauvaise personne ».

Alors voilà. C’est compliqué, de réfléchir là dessus. Parce que l’esprit critique, en soi, je trouve que c’est fondamental. Devenir adulte, c’est d’abord parvenir à prendre de la distance avec ce qu’on nous raconte. Donc taper sur un journaliste, je veux dire taper symboliquement, c’est plutôt sain. Moi aussi, je suis en désaccord avec un certain nombre de médias, sur le traitement de tel ou tel fait d’info. Mais faut-il, pour autant, attaquer le porteur du message ? Qui doit-on vilipender, quand les médias ne sont pas à la hauteur ?

Ce sont des vraies questions que je me pose, en tant que journaliste, mais aussi en tant que citoyenne. Si certains auditeurs veulent en débattre, cela me ferait plaisir ! Sans rancune.

Marie Maurisse Sans rancune

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L'invité de Radio Lac Matin

«Nous voulons financer la gratuité des transports publics par les plus hauts revenus»

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L’extrême gauche vaudoise lance Jean-Michel Dolivo à la succession de Pierre-Yves Maillard. L’élu de SolidaritéS souhaiterait imposer la gratuité des Transport publics en taxant les plus riches. Il est l’invité d’Olivier Francey.

Jean-Michel Dolivo

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