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Radio Lac Matin

Les aurores boréales observées par la Société astronomique (GE)

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L'Edito Politique

« Citation détournée et vrai danger »

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L’édito du jour s’intitule “citation détournée et vrai danger”. Il y est question des propos de Micheline Calmy-Rey repris dans un flyer de l’UDC.

L'édito de Marie Prieur

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L'invité de Radio Lac Matin

«Ayop est fatigué et résigné par sa situation en Suisse»

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Helena de Freitas a hébergé durant une semaine en 2015 le jeune Tchadien, blessé dans l’incendie des Tattes, à Vernier. Elle se mobilise pour sa libération et contre son renvoi.

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Les signatures Radio Lac

Embardée de luxe

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Genève est une ville merveilleuse. Genève est une ville calme et paisible, Genève est une ville en vacances. Profitons-en pour la regarder droit dans les yeux et s’expliquer, entre adultes, pendant que les enfants jouent dans la cour de l’immeuble.

Genève est une ville passionnante car elle cache beaucoup de choses. Silence radio – c’est le cas de le dire – sur ses mauvais garçons, ses mauvaises adresses, ses pensées troubles et ses embardées nocturnes. Le jour, elle se donne beaucoup de peine pour communiquer le moins possible; la nuit, elle se démène jusque dans le sommeil pour ne rien communiquer du tout.

La nuit qui tombe, de plus en plus vite, c’est l’automne. Dehors, c’est tout noir, prise de service avancée pour le localier. Il est 20h30, un samedi soir au centre-ville. Les trottoirs sont bondés. Ambiance apéritive, un dernier verre avant de se mettre à table. Sur la bien nommée place du Cirque, il règne une effervescence particulière.

Un attroupement se forme aux abords d’une adresse historique, une brasserie spécialisée dans le fromage fondu. Les clients tournent leur morceau de pain dan le caquelon, tout en jetant un regard distrait sur une grosse masse noire, bizarrement posée devant l’enseigne, à même le boulevard qui remonte en direction de la gare.

Noire métallisée comme la carrosserie d’une Porsche Carrera 911 S dont le simple énoncé de la fiche technique fait rêver: 420 ch de puissance, vitesse maximale de 310 km/h, prix de base sur catalogue, 146 000 francs.

Le modèle garé à contresens sur le boulevard Georges-Favon ne fait plus rêver. Sauf les amateurs de crash-test sur des voitures de luxe. La roue avant droit sort du châssis comme une dent de sagesse poussant de travers, l’arbre de l’essieu est tordu, le pare-brise étoilé, le moteur est enfoncé, bon pour la casse. Au volant, dans la minute précédant la sortie de route, un cascadeur de quarante ans, roulant à grande vitesse en milieu urbain.

 Les airbags ont fait le travail. Le chauffard est indemne, il prend ses jambes à son cou et court se cacher non loin de là, dans un grand moment de courage. Le chien policier retrouve son mollet et le conduit devant le procureur. La suite sera plus compliquée pour lui.

 Ce qui précède est effrayant. Sur plus d’un kilomètre, le coureur automobile du samedi soir a laissé des traces. Un scooter est couché sur le flanc le long du pont de la Coulouvrenière; un peu plus loin, une voiture de tourisme est immobilisée au milieu de la chaussée, après avoir été percutée par l’arrière. Une jeune mère et son nourrisson étaient à l’intérieur. Ils ne sont miraculeusement pas blessés. Le scootériste, si, acheminé en ambulance à l’hôpital.

L’axe principal reliant la rive droite à la rive gauche est bouclé dans les deux sens pour permettre aux secours d’intervenir, aux enquêteurs de relever les traces au sol de cet accident à la cinétique violente. Sept heures de chantier ouvert dans l’urgence, sans la moindre info-route pour orienter les gens vers un pont routier voisin. L’exception genevoise, l’ordre vient d’en haut, on ne communique rien, répète à qui veut l’entendre le pouvoir judiciaire. Sacré pouvoir, en effet.

C’est dommage, c’est regrettable, car ce qui se donne à voir là mériterait justement d’être communiqué au grand public. Pour faire taire la rumeur en informant les gens, pour saluer le travail admirable des secouristes, mais surtout pour soutenir à voix haute un vrai discours de prévention. Sur ce plan, le silence de nos autorités est assourdissant.

Genève est une ville merveilleusement dangereuse. A la semaine prochaine, « Dehors », encore et toujours.

Thierry Mertenat Dehors

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La Chronique éco

Entreprises à l’EPFL : la story de l’année

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Les médias ont diffusé hier une nouvelle portant sur une entreprise basée à l’Ecole polytechnique de Lausanne. Elle offre au public des minutes de fabrication de diamants de laboratoire. C’est quand même assez difficile à comprendre. Qu’est-ce qu’on achète au juste ?…

On entend beaucoup de choses plus ou moins délirantes en matière d’innovation. Et l’histoire va faire un sérieux tri, comme toujours. Alors que va-t-elle penser du modèle de financement de Lake Diamond, c’est son nom ? Personne ne le sait pour l’instant.   

Essayons quand même de nous en faire une idée. Lake Diamond existe depuis trois ans. L’entreprise produit des diamants pour l’industrie horlogère avec des technologies d’avant garde. Il faut en général plusieurs semaines pour qu’un diamant atteigne sa pleine croissance. Et vous l’avez dit : au lieu de devenir investisseur dans cette entreprise de trente personnes, vous n’investissez que dans la croissance de ses diamants.

Alors allons-y: vous achetez aujourd’hui une heure de croissance de diamant pour un  tarif qui a été fixé à 33 francs. 33 francs l’heure. Vous recevez en fait un droit que vous pourrez exercer dans le futur. Le droit de vous faire payer le nombre d’heures et de minutes que vous avez acquis en fonction du prix auquel tel ou tel diamant sera vendu.

Alors j’imagine que ça demande un certain suivi si l’on veut faire de bonnes affaires.  

Comme tout ce qui est spéculatif d’ailleurs. L’entreprise reçoit des commandes pour des diamants. Elle publie sur sa plateforme web toutes les données de ses commandes. Sans mentionner le client bien entendu.  Mais le prix de vente oui. En indiquant en particulier ce qui revient aux financeurs par heure de croissance de chaque diamant vendu.

C’est là que vous décidez d’encaisser ou non votre droit maintenant. En sachant que vous pourrez peut-être gagner davantage plus tard. Parce que l’entreprise fournit actuellement l’industrie horlogère, mais elle a de grandes ambitions dans des secteurs beaucoup plus rémunérateurs. Les technologies médicales en particulier. A l’échelle monde.  

Alors pourquoi ne pas recourir plutôt à des investisseurs, comme à peu près toutes les start-up ?

Parce que les deux créateurs de Lake Diamond ne sont plus tout à fait des juniors. Ils ont investi eux-mêmes et ne veulent pas ouvrir le capital à ce stade. Ils ont préféré convenir d’un partenariat de lancement avec la banque en ligne Swissquote à Gland.

Vous l’aurez d’ailleurs compris Philippe : il y a de la blockchain dans cette affaire. Swissquote devient ainsi la première banque du monde à émettre des token pour ses quelque 300 000 clients. En l’occurrence ces fameux droits sur la production de Lake Diamond.

Swissquote s’occupe de tout pendant quelques semaines. Ensuite, ce sera l’entreprise elle-même. En direct sur sa plateforme. Pour un public encore plus large. L’objectif est de lever ainsi 60 millions de francs. Après ça s’arrête. Si tout se passe bien, l’entreprise sera devenue autonome financièrement.

François Schaller Ecographie

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Radio Lac Matin

Les enjeux du Forum mondial de l’investissement, à Genève

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Cette semaine, les acteurs du monde de l’investissement se retrouvent au Palais des Nations à Genève pour le Forum mondial de l’investissement. 

Le Forum mondial de l’investissement est organisé tous les deux ans par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, dont le rôle est de faciliter l’accès des pays en développement au commerce international pour qu’ils puissent tirer les avantages économiques de la mondialisation. Ce sont donc plus de 5000 participants issus de 160 pays qui envahissent le Palais des Nations cette semaine pour discuter de nouvelles initiatives pour investir dans le développement.

C’est un rassemblement de haut niveau qui s’inscrit dans un contexte où l’on s’inquiète de l’état des flux d’investissements dans le monde. Ces derniers sont effectivement à la baisse et cela pourrait avoir un impact sur la capacité des dirigeants à réaliser d’ici 2030 les Objectifs de développement durable, cet ambitieux programme adopté par la communauté internationale il y a trois ans pour sauver l’avenir de la planète et de ses habitants.

Les flux d’investissements à l’étranger sont à la baisse. Quelle est l’ampleur du problème ?

Pour la première moitié de cette année, à l’échelle mondiale, les investissements étrangers directs ont baissé de 41 pour cent. C’est la baisse la plus importante depuis 10 ans. Pour toute l’année 2017, ces mêmes investissements dans les pays développés et en transition n’avaient baissé que de 23 pour cent. Pour le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, cette tendance à la baisse constitue une préoccupation à long terme pour les décideurs politiques du monde entier, notamment pour ceux des pays en développement.

Ls Objectifs de développement durable visent à supprimer la pauvreté, à éliminer la faim, à améliorer l’accès à l’éducation, à lutter contre les changements climatiques… c’est effectivement un programme ambitieux. Quel est le niveau d’investissement nécessaire pour y arriver ?

D’après une étude de la CNUCED, le secteur privé devrait investir à hauteur de 3,900 milliards de dollars par an dans les pays en développement pour générer l’activité économique nécessaire pour réaliser les objectifs de développement durable. Les niveaux actuels montrent un écart d’investissement d’environ 2,500 milliards de dollars.

Et que va-t-il se passer au juste à ce Forum mondial de l’investissement ?

Le Forum, qui a commencé hier après-midi, sera caractérisé par une soixantaine de manifestations, dont trois sommets, cinq tables rondes ministérielles, des sessions animées par le secteur privé. Il y a évidemment beaucoup de discussions sur comment attirer et canaliser les investissements au profit du développement durable, mais on verra aussi des sessions sur les actions orientées vers les transformations durables et les modes de financement pour le développement, tels que l’utilisation de la technologie blockchain et le financement mixte. Ce sera donc un véritable lieu de rencontre pour l’investissement et les échanges, auquel participent de nombreux ministres, des parlementaires, des chefs d’entreprise, et 14 chef d’Etats ou de gouvernements, comme les présidents du Botswana et de la Namibie, mais aussi ceux du Bangladesh, de la Mongolie et du Monténégro. Le président de la Suisse Alain Berset s’est exprimé hier lors de la cérémonie d’ouverture dans l’immense salle des Assemblées du Palais des Nations – capacité de plus de 1000 personnes.  

Du côté de l’ONU, la présidente de l’Assemblée générale, l’Equatorienne Maria Fernanda Espinosa, la quatrième femme seulement à détenir ce poste dans l’histoire de l’ONU, est aussi présente. Demain 24 octobre, jour anniversaire de l’Organisation des Nations Unies, qui a été créée ce jour-là il y a déjà 73 ans, elle s’exprimera aussi lors d’une session sur le rôle des investissements dans la paix et la sécurité. 

Rhéal Leblanc Genève internationale

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