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L'invité de Radio Lac Matin

« Le projet de la traversée du lac s’enlise »

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Raymond Loretan. (Crédit: DR)

Le Conseil d’Etat genevois a pris acte mercredi du troisième et dernier rapport du Conseil consultatif de la traversée du lac. Le texte émet neuf recommandations dont la création d’une connexion directe entre Puplinge, à Genève, et le carrefour des Chasseurs, en France voisine. Il milite également pour un crédit de plus de 24 millions de francs pour des études complémentaires, alors que le Grand Conseil en prévoit quatre fois moins dans son actuel projet de loi. Le gouvernement, lui, est resté très neutre hier dans sa communication. Ce qui n’est pas de bonne augure pour le président du Conseil consultatif. Raymond Loretan était l’invité de Raphaël Leroy ce jeudi matin.

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L'invité de Radio Lac Matin

François Paychère ; « je n’ai jamais vu ça! »

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François Paychère, président de la Cour des comptes: « je n’ai jamais vu ça! »

« Jamais de l’histoire de la Cour des comptes, je n’ai vu une situation de blocage pareille ». François Paychére, président de la Cour des comptes, est formel et se montre étonné, voire stupéfait, du refus de collaborer du Conseil d’État afin de faire toute la lumière sur les notes de frais de ses membres.

« Je ne comprends pas ce refus. Comme tout citoyen, j’ai envie de savoir quel usage est fait de l’argent des impôts. La Cour des comptes est un instrument de transparence. » Et en l’occurence ce n’est pas sur son initiative que l’organe intervient mais à la demande de la commission de contrôle de gestion du parlement.

« En général, on arrive à créer une bonne relation de confiance même si lorsqu’on nous voit arriver, il n’y a pas forcément que des sourires ». Le président relève encore qu’à trois reprises le peuple a voulu renforcer les compétences de la Cour qui a pris une certaine ampleur. « Il s’agit de savoir fondamentalement comment l’administration s »organise » .

Mais cette cour n’ en fait-elle pas trop?

st-ce que Monsieur Paychère et son équipe ne se prennent pas pour les « Messieurs propre » et les justiciers de Genève? Le président répond en se référant à une déclaration du Général de Gaulle prononcée en 1958: » je ne vais pas commencer une carrière de dictateur à 62 ans, avait-il dit. J’ai le même âge et cela fait longtemps que je suis magistrat. Je me suis toujours référé à la loi et uniquement à la loi ».

C’est le Grand Conseil qui aura le dernier mot et décidera s’il veut exiger ou non l’ouverture des comptes par le Conseil d’État.

Cette obstination dans le refus peut-elle cacher un cadavre dans le placard? François Paychère se contient de e toute spéculation. Pour l’instant, il souhaite juste de pouvoir commencer à travailler.

https://www.radiolac.ch/podcasts/linvite-de-la-matinale-22032019-084840/

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Actualité

André Schneider donne son accord pour des taxes climatiques. « Mais pas tout seul. »

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Le directeur de l’Aéroport de Genève n’est ni contre les taxes climatiques sur les billets d’avion ni contre la préférence du train pour des trajets Genève-Zurich ou Genève- Paris, mais il estime que toute mesure doit être prise au niveau international sur ce marché global. Une taxe à l’aéroport de Genève inciterait sinon les passagers à partir de Lyon plutôt que de Genève. André Schneider en veut pour preuve l’exemple du Danemark qui en introduisant une taxe a orienté une partie des clients danois à prendre l’avion au départ de la Suède. À relever toutefois que plusieurs pays européens, dont l’Italie, la France, la Grande Bretagne ou l’Allemagne perçoivent déjà des taxes sur le co2.

Le patron de l’aéroport souligne que l’aviation en Suisse n’émet qu’entre 5 et 10% du total de Co2. « Il faut donc des actions concertées. Seul nous n’arriverons à rien. Chacun doit apporter sa petite pierre à l’édifice », estime-t-il en insistant sur l’accord international entrant en vigueur en 2021 et qui limite les émissions de Co2 au niveau actuel. Autre piste expérimentée à Genève, les biocarburants qui permettent d’abaisser les émissions de de gaz carbonique de 60 à 80%. Perspectives intéressantes même si pour l’instant, ce carburant ne représente qu’environ 1% de la consommation globale des avions en rotation à Genève.

Ne faudrait-il pas carrément abolir les vols de courte distance comme Paris- Genève ou Genève-Zurich sachant que pour Paris par exemple, un voyageur émet 20 fois plus de CO2 que s’il prend le train pour un gain de temps nul ? André Schneider donne volontiers la préférence aux trains pour ces trajets courts tout en soulignant que pour l’essentiel, les villes proches constituent surtout des escales pour des vols plus lointains. Quant à la croissance de l’aéroport international de Genève où le nombre de voyageurs pourrait passer de 17 millions en 2018 à 25 millions en 2030, le patron de l’aéroport prévient qu’il ne s’agit là que d’une projection. « L’année dernière, on a constaté que le nombre de passagers à augmenté de 2% mais qu’en même temps le nombre de mouvements d’avions a baissé de 2%. » Cela montre qu’une augmentation des passagers transportés ne signifie pas forcément augmentation du trafic aérien lié à ce même aéroport.

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Economie

Christian Brunier, bonheur et productivité, un mariage heureux aux SIG ?

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Depuis 2012, les SIG pratiquent le télétravail qui a été étendu à quelque 700 des 1700 employés de l’entreprise. Un succès selon le patron Christian Brunier qui explique qu’en parallèle la productivité a augmenté de 10 à 15%. « Toutes les entreprises sont dirigées à la méfiance. Nous avons décider d’inverser les choses et de faire confiance à nos employés. » Des abus ? Il y en a mais ils sont rapidement sanctionnés. Les petits chefs n’ont qu’à bien se tenir.

Il y a aussi des tricheurs. Mais en même temps, Christian Brunier constate que les dits tricheurs, malins, sont souvent les gestionnaires les plus efficaces du temps. Ils accomplissent leur mission et puis le 5e jour ils vont skier. C’est leur droit.

Les SIG ont aussi imposé une meilleure gestion de l’espace en n’accordant plus de bureau personnel, surtout aux cadres qui ne l’utilisent que très peu. Il existe désormais des zones de travail (isolées, collaboratives…) où chacun est libre de s’installer selon ses besoins. Les gens se mélangent davantage même s’il y en a un peu moins à la machine à café étant donné que le technicien n’est plus contraint de passer par la centrale pour se rendre sur son lieu opérationnel. Il y gagne, explique le patron, parce qu’il ne passe plus son temps dans les bouchons aux heures de pointe et l’entreprise y gagne parce que ses employés sont ainsi plus productifs. Et quand, ils rentrent à la centrale, les fonctionnaires peuvent se détendre avec le baby-foot, un grand classique dans les entreprises. Le modèle des SIG fait des émules dans le canton et même à l’étranger. À suivre.

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Francisco Valentin veut remettre de l’ordre au MCG, ce parti de « grandes gueules »

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Le nouveau président du MCG Francisco Valentin est confronté à un défi de taille pour remettre le MCG sur les rails. « Un parti de grandes gueules, bien genevoises, avec pas mal de membres qui avaient envie de capter la lumière, comme leur chef Stauffer », explique le nouveau président du MCG, 59 ans, ancien bijoutier qui travaille dans la police aujourd’hui.

Il n’a pas le côté boutefeu de son ami Stauffer qui lui a donné faim de politique. Mais il est bien déterminé à faire jouer au MCG son rôle de bascule. « C’est vrai que nous avons perdu 9 députés aux dernières élections » mais il estime que le parti a gagné en crédibilité. Les aigris, ils ont été exclus ou seront remis au pas. « Certains membres ont vraiment violé toutes les règles de toutes les ligues sauf celle de la protection des rouquins. Il s’en sont même pris au physique d’Ana Roch, ma prédécesseure ».

Le MCG à en croire Francisco Valentin est entré dans l’âge adulte après une adolescence turbulente. À prouver.

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Rebecca Ruiz, la nouvelle ministre Téflon ? L’analyse d’Olivier Meuwly

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Avec 9% d’avance sur son rival UDC, la socialiste Rebecca Ruiz a écrasé Jacques Dessauges dans le premier tour de l’élection complémentaire au Conseil d’état vaudois. Personne ne s’attendait à un score aussi tranché qui lui ouvre une autoroute pour le 2e tour le 7 avril prochain.

Le politologue et historien Olivier Meuwly nous explique la dynamique de cette élection et le côté « Téflon » de la socialiste qui n’a pas souffert des attaques de « copinage » au sein du PS lancées contre elle. Les Vaudois ne réagissent que lentement à ce genre d’affaire surtout qu’elle est apparue tardivement dans la campagne, explique le politologue relevant par ailleurs que Rebecca Ruiz a profité du mouvement sur le climat qui recoupait les priorités environnementales de son programme.

Retrouvez l’intégralité de l’analyse d’Olivier Meuwly ici :

Olivier Meuwly Rebecca Ruiz, la nouvelle ministre Téflon ?

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