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Radio Lac Matin

Jeux de rôles aux Nations Unies

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Ce mercredi va débuter à Genève une simulation des Nations Unies.

C’est une initiative très intéressante dont l’objectif est de faire connaître le fonctionnement des Nations Unies auprès des jeunes.

Plus connu sous l’acronyme anglais de MUN pour Model United Nations, cette simulation est devenue un événement très prisé dans les grandes écoles et les universités du monde entier. Il y a des centaines de simulations partout dans le monde chaque année qui mobilisent des dizaines de milliers d’étudiants.

Comment se déroule ces simulations ?

Il s’agit d’une simulation grandeur nature d’une grande conférence des Nations Unies. Les jeunes prennent le rôle des membres de délégations de pays ou des représentants des instances de l’ONU.

Durant plusieurs jours, ces élèves ou étudiants débattent, délibèrent, consultent, puis proposent des solutions à des problèmes rencontrés dans le monde réel. Ça peut être par exemple sur des questions liées à la paix, la lutte contre la pauvreté, la corruption ou le changement climatique. Ils votent ensuite des résolutions sur ces différentes thématiques en suivant les règles de fonctionnement des organes des Nations Unies.

Il arrive aussi que ces jeunes rejouent des grandes conférences internationales qui se sont produites dans le passé.

Quelles sont les objectifs de ces simulations ?

Il y bien sûr la découverte du travail des Nations Unies. Mais l’objectif principal est d’ouvrir les jeunes sur le monde notamment sur les questions de la promotion des droits de l’homme et la paix. De la sensibilisation au Multilatéralisme et à la médiation internationale.

Les étudiants doivent aussi pouvoir mettre en œuvre leur talent dans le domaine de la communication. Ces simulations impliquent ainsi des discours publics, des analyses de politiques internationales. Il faut aussi pouvoir écouter les autres positions, avoir des capacités de négociations, et de résolutions de conflits.

C’est le lycée international de Ferney voltaire qui organise la simulation qui commence ce mercredi.

Oui, une rencontre la semaine passée lors d’une réunion préparatoire avec une partie de l’équipe des organisateurs. Tous âgés entre 15 et 17 ans. Pour l’occasion, l’un d’eux prendra la place d’Antonio Guterres au poste de Secrétaire général de l’ONU. C’est lui qui fera le discours d’accueil lors de la cérémonie d’ouverture au palais des Nations ce mercredi matin. A la salle des assemblées vendredi dernier, l’équipe veillait à ce que tout soit prêt pour le jour J, de la disposition du pupitre à l’emplacement des ambassadeurs et des drapeaux. Il faut dire que ce sont les jeunes qui gèrent eux-mêmes l’ensemble de la cérémonie. Par exemple, ce sont des élèves qui seront en charge de l’interprétation et de la traduction des échanges en anglais et en français.

Ça demande aux élèves un grand travail de préparation.Oui c’est une logistique très lourde puisque pendant 3 jours 600 élèves de 50 écoles et 32 pays vont se réunir pour débattre.
A noter Philippe, que ce n’est pas la seule simulation organisée à Genève. Une autre organisation d’étudiants organisera la sienne au mois de mars prochain.

Et pour tous ceux que ça intéresse, il y a une page internet dédiée aux MUN sur le site de l’ONU – www.un.org – qui explique comment organiser sa propre simulation.

https://www.radiolac.ch/podcasts/culture-et-vie-quotidienne-14012019-085436/

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Valérie Buchs n’exclut pas une nouvelle grève. L’année prochaine

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Pour Valérie Buchs, secrétaire syndicale du Syndicat interprofessionnel des travailleurs et des travailleurs (sit), la grève de ce jour n’est qu’un début. Est-ce qu’il y en aura une autre dans dix ans ?

Elle ne l’espère pas mais peut-être, pourquoi pas ? L’année prochaine déjà. Une façon de dire que les inégalités particulièrement en matière salariales sont profondes et promettent d’être encore tenaces. En moyenne, les différences de salaires hommes/femmes s’élèvent à 20%, selon les chiffres cités par le syndicat. Selon une récente étude de l’Université de Lausanne, elle ne serait en fait de 4 à 5% si on fait le comparatif à travail égal. Il n’en reste pas moins que les métiers pratiqués principalement par les femmes sont dévalorisés, souligne la syndicaliste. Et c’est cela aussi qu’il faut corriger.

Avant même les défilés de ce jour, Valérie Buchs estime que cette grève et sa préparation ont permis de redonner la parole aux femmes. Mais qu’il reste un long chemin à parcourir. Et qu’il faut le faire vite.

 

 

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Rodolphe Gautier : Le Bol d’Or Mirabaud promet d’être palpitant

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Pour cette cuvée 2019 du Bol d’Or Mirabaud, Rodolphe Gautier aussi skipper du catamaran Safram (M1), ne se hasarde pas au petit jeu des pronostics. Surtout que la météo risque d’être plutôt instable et changeante. A partir de là, tout est possible et c’est bien cela aussi qui fait le charme de cette régate avec des équipages professionnels et amateurs, tous de haut niveau.

Course palpitante garantie. Rodolphe Gautier nous donne aussi les meilleurs spots pour suivre cette course qui offre chaque année un fabuleux spectacle lacustre. Départ samedi à 10h devant Port Noir et fête ouverte au public à la Nautique.

Grève des femmes oblige, l’invité de la Matinale Rodolphe Gautier, patron du Bol d’Or Mirabaud, le reconnaît: peu de femmes skippent des bateaux inscrits au Bol d’Or Mirabaud même si l’immense majorité des voiliers comprend des femmes dans ses équipages.

Ce qui n’a pas empêché, en 1944 déjà, Riquette Thévand d’inscrire son nom dans l’histoire du Bol en étant la première femme à remporter la prestigieuse régate, la plus grande d’Europe en bassin fermé, à la barre de Vega. Elle a ouvert la voie à des femmes comme Dona Bertarelli qui a remporté le Bol d’Or en 2010 avec un équipage exclusivement féminin sur son D35 Ladycat à la barbe des plus virils stars du lac.

 

 

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Innovation : de l’incubateur à l’accélérateur

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Le centre de recherche du groupe Nestlé à Lausanne s’est doté d’un accélérateur d’innovation. C’est assez tendance actuellement. Dites-nous ce que ça veut dire plus précisément.

On connaît les incubateurs de start-ups. Ou les parcs technologiques, qui abritent et accompagnent plus ou moins intensément les entreprises en démarrage. Le parc de l’Ecole polytechnique de Lausanne en compte plus de 150 par exemple. 150 entreprises émergentes. Dans les grands formats, il y a aussi à Genève l’incubateur de Plan-les-Ouates, et le Campus Biotech de Sécheron. La Suisse occidentale compte plus de 400 start-ups. Un partie importante se trouvent dans des incubateurs.

Alors quelle différence entre un incubateur et un accélérateur ?

Commençons par rappeler qu’une start-up au sens strict, c’est une entreprise de technologie qui vise tout de suite le marché mondial. Alors l’incubateur les regroupe, les conseille et s’occupe de leur intendance. Pendant cinq ans environ si tout se passe bien. Ensuite, elles ne seront plus considérées comme des start-up.
L’accélérateur d’innovation, lui, accueille des équipes pour des durées beaucoup plus courtes. Quelques semaines à quelques mois. Dans des phases particulièrement cruciales comme l’industrialisation ou la commercialisation des produits. Dans le panthéon de la révolution numérique, on mentionne en général Airbnb et Dropbox comme des entreprises à succès ayant passé par des accélérateurs aux Etats-Unis.

Mais comment se fait-il que Nestlé, qui est elle-même une entreprise, ouvre un accélérateur dans l’un de ses propres centres de recherche ?

Oui un centre de recherche déjà ancien dans les hauts de Lausanne. Il emploie 800 personnes environ dans plus de 300 laboratoires. Alors des start-up tout à fait extérieures au groupe pourront maintenant venir s’y acclimater brièvement. De préférence si elles ont quelques chose à voir avec l’alimentaire, bien entendu.
Or les start-ups à succès ne sont pas seulement celles qui grandissent ensuite de manière autonome. Une bonne partie d’entre elles sont assez vite acquises et intégrées dans d’autres entreprises.

De grandes entreprises en général.

Oui, et c’est dans cet esprit que Nestlé cherche à attirer l’innovation venant de l’extérieur. Mais pas exclusivement non plus : les développeurs de projets pourront aussi garder leur indépendance. Quitter l’accélérateur en bénéficiant de ce qu’il lui a apporté, d’une expérience particulière. Ou alors renoncer parce que le projet se sera avéré non viable à cette occasion.

Il y a d’autres accélérateurs d’innovation dans la région lémanique ?

Oui. On peut même dire qu’ils se sont multipliés ces dernières années. Souvent sponsorisés par plusieurs grandes entreprises à la fois. Dont les motivations sont en ce sens assez comparables à celles de Nestlé. Et ces accélérateurs sont plus ou moins spécialisés. Fintech Fusion à Genève par exemple, dans les technologies financières. Mais aussi la santé ou l’immobilier. Ou Rising Star dans la cybersécurité. Sans parler de MassChallenge. Une grande référence américaine de l’accélération d’innovation dont la seule implantation en Europe est à Lausanne-Renens.

 

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Chappatte : “Je suis surpris. Dans la nuit les réactions ont explosé aux Etats-Unis ”

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Patrick Chappatte ne travaille plus pour New York Times. Le grand titre américain a décidé d’arrêter de publier des dessins de presse suite à la diffusion très controversée du dessin d’un commentateur portugais qui a été jugé antisémite et qui a déclenché les foudres de la critique. “Je me suis battu pour d’innombrables confrères, exilés ou malmenés. Mais je crois que c’est la première fois qu’un dessinateur de presse est viré pour un dessin qu’il n’a pas fait. »

Chappatte non seulement travaillait pour le New York Times depuis vingt ans mais il y a introduit le dessin de presse. Le renoncement du quotidien new-yorkais est inquiétant pour la liberté de la presse, explique le Genevois. Et il n’est pas seul à se faire du souci. Car sa mise à pied et la fin du dessin dans la “Grey Old Lady” a suscité des réactions de soutien massives pour Chappatte. “Je suis vraiment surpris, ça a vraiment explosé dans la nuit aux Etats-Unis sur le web mais aussi sur les télévisions”. Le dessinateur de presse genevois, invité de la matinale, explique l’impact de cette décision du New York Times et dénonce l’effet de meute des réseaux sociaux où le premier qui parle donne le ton.

À écouter ici : 

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Huawei : faut-il renoncer à la marque ?

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La situation du groupe Huawei est de plus en plus confuse. Faut-il s’inquiéter si l’on possède un smartphone de la marque chinoise ? Et renoncer si l’on est tenté par l’un de ses modèles?

Renoncer ou simplement reporter. C’est une vraie question, parce que les choses n’ont pas l’air de s’éclaircir sur le plan politique et économique. Les pressions de l’administration républicaine aux Etats-Unis donnent à ce stade l’impression de vouloir tuer, ou en tout cas affaiblir un concurrent des technologies américaines. Alors il y a deux raisons de ne pas réagir trop tôt. La première, c’est que l’on ne sait pas très bien sur quoi vont précisément porter les sanctions américaines. Et l’on ne le saura pas avant fin août, ce qui annonce un beau feuilleton de l’été.

Il s’agit tout de même d’empêcher Google d’équiper les smartphones chinois de systèmes d’exploitation Androïd.

Oui, mais ça reste assez vague. Il s’agit à ce stade d’interdire aux entreprises américaines de vendre des technologies de pointe à Huawei, accusé d’espionnage au profit de Pékin. Mais quelles technologies au juste ? Ce sera très différent selon que les Etats-Unis cibleront l’espionnage en général, ou l’espionnage simplement industriel. C’est-à-dire des transferts de technologies sensibles. Et franchement, priver Huawei d’Android, ça ne donne pas l’impression de mettre les Américains ou les Européens à l’abri des visées impérialistes de la Chine.

Et la deuxième raison de ne pas trop s’inquiéter ?

C’est que cette politique américaine ne convient nullement aux entreprises américaines de technologie. Genre Google. Ce n’est peut-être pas ce qui va infléchir le président Trump, trop content de se montrer au-dessus de certaines contingences économiques. Mais ça va probablement contribuer à arrondir les angles au final. De manière que le consommateur en bout de chaîne soit le moins possible impacté. Si possible même pas du tout.

Huawei a aussi annoncé dès le début de la crise qu’il allait lancer son propre système OS pour équiper ses smartphones.

Oui, ouvert à toutes les applications. Disponible pour d’autres marques de smatphone aussi. Les développements ont évidemment commencé bien avant la crise. Aux dernières nouvelles, il semblerait d’ailleurs que Huawei vienne déjà de produire un million de smartphones équipés de son propre système. Une sorte de série test.

La marque chinoise paraît en tout cas très confiante.

Oui, même si les dégâts d’image sont probablement déjà tangibles. Le directeur pour la Suisse a donné l’autre jour une interview dans Le Temps. On le sentait sur la défensive – on le serait à moins. Il a beaucoup insisté sur le fait que les professionnels clients et partenaires de Huawei lui accorde leur confiance. Tout va finir par bien se passer. Ou plus ou moins bien. Sous-entendu : si tant d’expertise dans le monde nous fait confiance, le public peut s’y fier. Oui, il y a quand même un opérateur de télécoms en Grande-Bretagne qui a annoncé hier qu’il allait se passer d’équipements chinois. Mais une hirondelle ne fait pas le printemps

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