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Genève

Une panne d'électricité au Palais des Nations paralyse l'ONU

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(KEYSTONE/Valentin Flauraud)
L'ONU à Genève est confrontée à une difficulté inédite. Une panne d'électricité massive liée aux travaux de rénovation du Palais des Nations paralysait mercredi matin le fonctionnement de toutes les instances de l'organisation.
Le Conseil des droits de l'homme discutait de la situation des droits humains en Israël et dans les territoires palestiniens au moment de la coupure. "La réunion est suspendue", a affirmé un responsable onusien.

Et parmi les autres activités au Palais des Nations, la secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) présentait à la presse le principal rapport de cette agence onusienne. Arrivée en retard en raison du blocage des accès avec la coupure, Rebeca Grynspan n'a pu parler que quelques minutes, avant de devoir renoncer avec les conditions observées.

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Culture

Le journaliste genevois Claude Torracinta s'est éteint à 89 ans

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Le journaliste Claude Torracinta est mort mercredi à Genève l'âge de 89 ans (archives). (© )

Le journaliste Claude Torracinta est mort mercredi à Genève à l'âge de 89 ans, a annoncé la RTS. Ce journaliste emblématique de la télévision en Suisse romande a été un des pères fondateurs de l'émission Temps présent.

"C'est une figure majeure de la télévision qui disparaît. Nous gardons le souvenir et la trace dans nos archives du rôle de pionnier que fut le sien et de son travail rigoureux et souvent courageux. Le travail d'un simple journaliste, comme il aimait à se définir sobrement, profondément attaché à la mission du service public audiovisuel", a relevé le directeur de la RTS Pascal Crittin.

Reportages "remuants"

Né le 11 novembre 1934 au Havre (F), ClaudeTorracinta est arrivé à Genève à l’âge de 14 ans. Après des licences en sciences commerciales et en sciences politiques à l’Université de Genève, il a commencé une carrière dans l’enseignement puis est devenu journaliste à la Tribune de Genève, dont il a notamment été correspondant à Paris.

Il est entré à la Télévision Suisse romande (TSR) en 1963, a rappelé la RTS. Il a participé à la naissance du magazine Temps présent en 1969, qu'il a présenté jusqu'en 1988. Son concept a été un précurseur du genre dans l'audiovisuel, plaçant la TSR en position d'inspiration, notamment sur la scène francophone.

Les premiers reportages du magazine ont choqué le public romand qui les a jugés subversifs. "Remuants, en tout cas", avait commenté le journaliste. A l'époque, les Suisses n'avaient pas l'habitude qu'on remette en cause les institutions ni qu'on aborde certaines réalités, comme l'homosexualité.

Politique, histoire, culture, Claude Torracinta a exploré tous les domaines. Il est devenu chef du Département des magazines en 1972, puis directeur de l'Information en 1989. En 1991, il a quitté ses fonctions pour reprendre des activités de journaliste et refaire de l'antenne. Il a continué cependant à produire et présenter l'émission de débat Table ouverte jusqu'en 1996.

"Bien vécu"

Féru d'histoire, il a signé l'adaptation et le commentaire de la série "Le siècle des hommes", ainsi que "Mémoires de la frontière", un documentaire qui retrace le destin des juifs fugitifs à la frontière genevoise pendant la Seconde Guerre mondiale.

Claude Torracinta était l'auteur de plusieurs ouvrages, dont "Les banques suisses en question" (1981), "La Chine aujourd'hui" (1982) et, plus récemment, "Rosette pour l'exemple" (2016). Il a aussi été à la tête de la section suisse de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme et a présidé le conseil d'administration de l'Hospice général, l'institution d'aide sociale du canton de Genève.

Un sens de l'engagement qu'il a transmis à sa fille, l'ex-conseillère d'Etat socialiste Anne Emery-Torracinta. "Malgré une enfance pas évidente pendant la guerre, il a eu une famille et un travail magnifiques. Il aimait dire qu'il a bien vécu", a commenté son petit-fils, le journaliste Valentin Emery, interrogé par Keystone-ATS.

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Genève

Nathalie Fontanet prend la présidence du gouvernement

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Nathalie Fontanet, la grande argentière du canton de Genève, présidera le Conseil d'Etat à partir de samedi et jusqu'au 31 mai 2025 (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Nathalie Fontanet, la grande argentière du canton de Genève, présidera le Conseil d'Etat à partir de samedi et jusqu'au 31 mai 2025. Le socialiste Thierry Apothéloz assurera la vice-présidence du collège durant cette année.

Le changement de présidence a eu lieu à Berne, où le Conseil d'Etat s'est rendu mardi et mercredi dans le cadre de la session d'été du Parlement fédéral, a fait savoir l'exécutif mercredi à l'issue de sa séance hebdomadaire qui s'est exceptionnellement tenue à la Maison des cantons de la capitale. Le président sortant Antonio Hodgers a remis la clé symbolique de la république à sa collègue PLR.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Fin du procès en appel de Tariq Ramadan - cause gardée à juger

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Tariq Ramadan, accompagné de son avocate Yaël Hayat, espère être acquitté par la Chambre pénale d'appel et de révision de Genève (archives). (© KEYSTONE/Valentin Flauraud)

La défense de Tariq Ramadan a plaidé mercredi, au dernier jour du procès en appel de l'islamologue accusé de viol et de contrainte sexuelle. Elle a demandé que l'intellectuel genevois soit acquitté, comme ce fut le cas en 1ère instance. La cause a été gardée à juger.

Pour l'avocate Yaël Hayat, l'affaire sur laquelle la Chambre pénale d'appel et de révision de Genève doit se prononcer ne concerne pas un viol brutal, mais est l'histoire d'une femme meurtrie, qui a été blessée dans son coeur par un homme qu'elle admirait, car elle a été repoussée par lui cette nuit d'octobre 2008, dans la chambre d'un hôtel genevois.

L'avocate a notamment rappelé le message que cette femme a envoyé le lendemain des faits à l'homme qui lui aurait fait subir une nuit d'horreur. "Je rêve de t'embrasser et j'aurais voulu que tu aies confiance en moi". Des mots qui sont en "incohérence totale" avec l'accusation, selon Mme Hayat.

Dans cette affaire, ce n'est pas la femme qui est courtisée, c'est l'homme, a encore noté l'avocate. Les messages que la plaignante envoie à Tariq Ramadan avant les faits montrent une personne qui a envie de le rencontrer. "Elle est la tentatrice et il va succomber". Il n'existe "pas de traquenard" dans ce dossier.

Après avoir été éconduite, "Brigitte", prénom donné à la plaignante par les médias, a ensuite cherché à prendre contact avec d'autres femmes déçues par Tariq Ramadan. Elles vont s'unir et comploter, a expliqué Mme Hayat. "Nous sommes dans une entreprise dont le but était de mettre à terre" l'islamologue.

Une femme déterminée

Pour Guerric Canonica, autre conseil de l'islamologue, l'accusation demande une "culpabilité artificielle" qui ne résiste pas à l'examen minutieux du dossier. L'avocat a énuméré, lors de sa plaidoirie, les incohérences du récit de la plaignante, qui n'est pas une femme fragile, mais, selon lui, une femme forte, déterminée.

M. Canonica s'en est également pris à l'acte d'accusation, à savoir une page pour décrire un enfer de 9 heures. Il ne contient aucun détail sur le viol en lui-même. La plaignante a aussi affirmé avoir été blessée par Tariq Ramadan. Or, le médecin qui l'a vu quelques jours après les faits n'a constaté aucune lésion sur elle.

Théo Badan, autre avocat du prévenu, s'est de son côté étonné que les notions d'emprise, de dissociation, de syndrome de Stockholm, censées expliquer le comportement de la plaignante et "jocker de l'accusation", ne soient mêmes pas décrites dans l'acte d'accusation. "Pas une ligne, pas un mot", a-t-il relevé.

Mode opératoire identique

Avocate de la plaignante, Véronique Fontana a estimé, mercredi matin, qu'il existait suffisamment d'éléments pour conclure que Tariq Ramadan était bien coupable de viol. L'islamologue est accusé par plusieurs femmes du même crime en France. Et ce qui réunit toutes ces affaires est un même "mode opératoire".

Il s'agit, a indiqué Mme Fontana, de viols avec violence, comprenant des coups, des gifles et des insultes. Ils sont commis sur des femmes fragilisées dans une chambre d'hôtel. Pour l'avocate, c'est une signature comparable à une empreinte digitale que l'on retrouve dans les faits dénoncés par sa cliente.

A l'issue des plaidoiries, Tariq Ramadan a pris la parole. Il a demandé à la Cour d'oublier son nom et de s'en tenir aux faits. De ne pas le juger par rapport à l'idéologie qu'on lui prête ou par ce que les médias disent de lui. Sur les faits et rien que sur les faits, "je suis innocent".

La Chambre pénale d'appel et de révision rendra son verdict par écrit.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Sensibilisations de la Ville de Genève pour prévenir la noyade

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La Ville de Genève organise trois après-midis de sensibilisation et de prévention autour de la nage en eau libre. Chaque année, une dizaine de personnes perdent la vie dans le lac, le Rhône et l'Arve (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Ville de Genève organise trois après-midis de sensibilisation et de prévention autour de la nage en eau libre. Objectif: familiariser les baigneurs avec les gestes qui sauvent et leur permettre d'acquérir des connaissances sur la nage dans le lac et le fleuve.

Des exercices pratiques seront proposés aux baigneurs de tout âge et de tous niveaux, a indiqué mercredi le département de la sécurité et des sports de la Ville de Genève. Ces après-midis sont organisés en collaboration avec le Service d'incendie et de secours de Genève, la section genevoise de la Société suisse de sauvetage et la police municipale de la Ville de Genève.

Les participants apprendront à lancer une aide à la flottaison, à avertir les secours et à les orienter tout en restant en sécurité, ainsi qu'à prodiguer un massage cardiaque. Les spécialistes parleront aussi des moyens et méthodes d'intervention.

Dizaine de décès

La première opération de prévention de la noyade aura lieu samedi de 14h00 à 17h00, à la place des Eaux-Vives, du côté du restaurant de la Plage. Les suivantes sont agendées au 22 juin, à Baby Plage, et au 29 juin, à la nouvelle plage du Quai Wilson, aux mêmes heures. Aucune inscription n'est nécessaire.

En fonction de la météo, une dizaine de personnes perdent la vie dans le lac, le Rhône ou l'Arve dans le canton chaque année. En 2023, 47 sauvetages ont eu lieu en eau libre, a indiqué la police genevoise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le Ministère public persuadé de la culpabilité de Tariq Ramadan

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Le représentant du Ministère public estime l'islamologue Tariq Ramadan coupable d'un acte à la limite du viol aggravé. (© KEYSTONE/Valentin Flauraud)
Le premier procureur Adrian Holloway a requis, mardi, une peine de 3 ans de prison, dont 18 mois ferme, à l'encontre de Tariq Ramadan. Le magistrat considère l'islamologue coupable d'avoir violé une femme, en octobre 2008, dans une chambre d'hôtel, à Genève.

Pour M. Holloway, la plaignante, âgée aujourd'hui de 58 ans, surnommée "Brigitte" par les médias, s'est montrée constante et cohérente dans ses déclarations tout au long de la procédure. Son récit se révèle crédible et détaillé, au contraire de celui de Tariq Ramadan, a souligné le représentant du Ministère public.

Certes, il y a ces messages affectueux et sans reproche que "Brigitte" a envoyé à l'islamologue après les faits. De l'avis du premier procureur, ces mots sont la preuve de l'emprise qu'avait acquise Tariq Ramadan sur sa victime après sa nuit avec elle. "Elle est passée de l'idéalisation à la soumission".

Nuit de violence

M. Holloway a estimé que la faute commise par Tariq Ramadan est lourde. L'islamologue a tiré profit de l'aura qu'il avait sur cette femme pour abuser d'elle, la traiter comme un objet, la frapper sans retenue, dans le seul but d'assouvir son désir sexuel, a souligné le magistrat. "Un acte à la limite du viol aggravé".

Il n'y a que deux versions possibles dans ce dossier, a pour sa part relevé Robert Assaël, l'un des avocats de la plaignante, en entamant sa plaidoirie. "Soit la victime a subi un viol atroce, soit elle ment". Pour l'homme de loi, il ne fait aucun doute que "Brigitte" a été agressée brutalement cette nuit d'octobre 2008.

L'avocat fonde sa certitude sur les nombreux détails fournis par sa cliente. "A-t-elle pu inventer tout cela, sauf à avoir le prix Nobel de l'imagination ?", s'est-il interrogé. Il y a par exemple cette planche à repasser montée dans la chambre de l'hôtel ou certains propos salaces que l'islamologue aurait tenus à sa victime.

Mardi matin, la Chambre pénale d'appel et de révision a entendu plusieurs témoins. Parmi eux, un producteur de spectacles a déposé à la demande de la partie plaignante. Entre 2006 et 2016, cet homme d'origine sénégalaise s'est notamment occupé de Dieudonné, quand l'humoriste français faisait étape en Suisse romande.

Ce témoin est soupçonné d'être à l'origine d'une lettre anonyme parvenue à la justice genevoise peu avant le procès en première instance de Tariq Ramadan, en mai 2023. Dans ce courrier, il est indiqué que "Brigitte" aurait parlé à Dieudonné de son "coup d'un soir" avec Tariq Ramadan.

Le producteur de spectacles a nié être l'auteur de cette lettre. Il a dit connaître "Brigitte". Elle venait dans les loges à la fin des représentations, proposait son aide pour leur organisation, a-t-il expliqué. Quant à la relation de "Brigitte" avec Tariq Ramadan, "je pense qu'elle sortait avec lui, ou quelque chose comme ça".

La plaignante se rebiffe

Prenant la parole à la fin des dépositions des témoins, la plaignante s'est élevée contre les propos tenus par le producteur de spectacles. "Je n'ai jamais dit à personne que j'étais sortie avec Tariq Ramadan", a-t-elle souligné, avant d'évoquer une plainte pendante devant la justice genevoise.

Robert Assaël a demandé à la Cour de ne pas tenir compte du témoignage de ce producteur de spectacle. Selon lui, cet homme, tout d'abord, ment quand il prétend ne pas être l'auteur de cette lettre anonyme. Par ailleurs, il est impossible de connaître les "motivations profondes" qui l'ont poussé à ces révélations tardives.

En première instance, devant la Cour correctionnel, le premier procureur Adrian Holloway avait requis la même sanction à l'encontre de l'islamologue, à savoir une peine de 3 ans de prison, dont la moitié assortie du sursis. Tariq Ramandan avait été acquitté en premier instance.

Le procès en appel se poursuit mercredi avec les plaidoiries de l'autre avocat de la partie plaignante et de ceux de la défense.

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