De mercredi à dimanche, la rade de Genève va se transformer en un véritable terrain de jeu pour petits et grands grâce à "Genève Genève". Organisée par l'association "Faites Genève" sur mandat de la ville, cette manifestation offrira une multitude d'animations et d'activités gratuites pour tous les âges. Le point culminant sera un grand spectacle de son et lumière les 16 et 17 août. Les co-coordinateurs Frédéric Favre et Aymon Choisy, ainsi que Léa, responsable de plusieurs scènes musicales, étaient mes invités.
Le programme de "Genève Genève" est conçu pour satisfaire tous les goûts et toutes les générations. "Il y a 450 artistes qui vont être présents pendant 5 jours, représentant 91 propositions artistiques," précise Aymon Choisy. "Il va falloir faire son agenda en avance parce qu'il y a des jours où il se passe 6 à 8 choses en même temps."
Pour les enfants, des activités comme la "boum des minis", ou encore des initiations à la danse sont prévues. "Je suis très fière d'accueillir un DJ de 8 ans qui vient avec son papa," raconte Léa. "C'est Little L qui vient mixer avec son papa Thiago Big T."
Les adolescents ne sont pas en reste avec des concerts, un atelier graffiti, et même un stand-up karaoké animé par l'humoriste Nadim Kayne. "C'est un mélange de fausses notes et de très bonnes blagues," ajoute Léa.
Des concerts, du bien-être et de la cuisine
Les adultes pourront profiter de cours de pilates, d'Afro-Dance, de Qi Gong, et de yoga. "Ça démarre à la plateforme du Pont de la Machine dès 6h30 avec notre scène bien-être," explique Frédéric Favre. "Le matin, c'est directement concert horizontal de méditation au casque et ensuite cours de Qigong, de Pilates, de Yoga."
Plusieurs scènes seront érigées autour de la rade pour accueillir de nombreux concerts, y compris dans des lieux inhabituels, précise Léa. "Tous les matins, vous aurez des concerts violon, autre, on a même du ukulélé qui viendront jouer sur les mouettes."
En plus des animations artistiques, "Genève Genève" sera également une fête culinaire. "On a décidé de sortir 50 restaurants de leurs locaux et de les faire venir sous notre structure," explique Aymon Choisy. "Vous allez retrouver une cinquantaine d'enseignes genevoises qui vont venir faire leur plat signature à différents endroits."
Le dimanche 18 août, une initiation à la course au volant d'une caisse à savon aura lieu, permettant aux participants de dévaler l'avenue de France en slalomant entre les obstacles. "Une vingtaine de 'bolides' seront à disposition du public," ajoute Frédéric Favre.
Les amateurs de paddle se déguiseront pour traverser la rade sur leur planche, et des acrobates offriront un spectacle sur la petite roue sur le lac, alors que la grande du Jardin anglais verra des seniors raconter à des petits groupes leur histoire d'amour genevoise. Les "Pipes and Drums of Geneva" défileront avec leurs cornemuses et leurs tambours, apportant un air d'Écosse sur les quais genevois.
Les nostalgiques des années disco seront invités, le dernier jour de la manifestation, à ressortir les patins à roulettes de leur armoire et à se rendre sur le quai Wilson, qui sera transformé en piste de danse géante.
Un spectacle de son et lumière sur le lac
Le point d'orgue de la manifestation sera un spectacle de son et lumière les soirs des 16 et 17 août. "Il y aura de l'eau, des lasers et un final pyrotechnique," annonce Frédéric Favre. "Au centre de tout ça, il y a une cantatrice et une composition originale de pavillons."
"Genève Genève" est une fête pour tous, de 5 à 105 ans, et elle est entièrement gratuite. "C'est une manifestation qui est autofinancée par l'association Fêtes Genève," précise Émon Choisy. "La ville nous aide pour tout ce qui est par rapport à l'espace public, mais tout le reste, c'est l'association Fêtes Genève qui vous invite."
Avec une programmation aussi riche et diversifiée, "Genève Genève" veut marquer le mois d'out de son empreinte festive. "Venez faire la fête avec nous," conclut Léa. "C'est une fête qui vous appartient vraiment."
La coalition No G7 n'a pas obtenu gain de cause dans ses recours devant la justice genevoise. A la fois sur les accusations de déni de justice lancées contre le Conseil d'Etat et sur l'effet suspensif de l'arrêté sur une manifestation restreinte à la rive droite.
"Le tribunal nous a donné raison", a affirmé mercredi après-midi à la presse la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast. Selon elle, il a considéré qu'une décision avait bien été rendue par le gouvernement lorsqu'il a refusé un village au Parc des Bastions et que le déni de justice n'était pas constitué non plus pour la manifestation.
De même, l'arrêté pris il y a deux semaines pour autoriser une manifestation seulement sur la rive droite était également combattu par la coalition devant la Chambre administrative de la Cour de justice. "L'effet suspensif a été refusé", a également affirmé Mme Kast.
Les autorités vont désormais revoir les militants pour de possibles ajustements au tracé de la manifestation prévue le 14 juin. "Nous allons faire au mieux" pour planifier cette rencontre, a affirmé la conseillère d'Etat. S'il y a des demandes de "petits" changements, on va discuter", renchérit la présidente du gouvernement Anne Hiltpold.
Le Conseil d'Etat pourrait adapter le parcours
Le Conseil d'Etat genevois "accueille positivement" l'accord de principe de No G7 concernant la manifestation du 14 juin. Il entend rencontrer rapidement la coalition, afin de discuter d'adaptations du parcours si elle lui soumet des propositions "raisonnables en termes de sécurité".
"Des adaptations sont possibles s'il y a de bonnes raisons de le faire", a indiqué mercredi la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast, en charge de la sécurité, lors du point de presse du gouvernement. Celui-ci a discuté de la position de la coalition No G7, qui a annoncé entrer en matière sur le parcours imposé sur la rive droite, tout en souhaitant des améliorations au niveau de la sécurité.
Certains points ne sont pas négociables. Le tracé est cantonné à la rive droite et la manifestation débutera à 16h00 à cause des votations qui auront lieu le même jour. Si aucune heure de fin n'a été fixée, l'autorisation est valable pour le dimanche exclusivement.
Le gouvernement a répété qu'il estime, de concert avec la direction de la police, qu'une manifestation encadrée et coordonnée avec les autorités est le meilleur moyen d'assurer à la fois la liberté d'expression, la sécurité publique et la protection des personnes. Le droit de manifester constitue une liberté fondamentale qui s'exerce dans le respect du cadre légal, a-t-il rappelé.
Le dispositif policier sera adapté du début à la dispersion de la manifestation. Les autorités planchent sur différentes hypothèses relatives au nombre de participants. "On travaille sur 10'000 à 20'000 manifestants; 50'000 est un scénario qu'on doit prendre en compte", a fait savoir Mme Kast.
En cas de difficulté, son utilisateur peut déclencher une capsule de CO₂ intégrée au maillot, qui se gonfle alors pour l'aider à rester à flot. (Photo SwimTech)
43 personnes se sont noyées l'an dernier en Suisse. Selon la Société suisse de sauvetage, la plupart de ces noyades mortelles se sont produites en eaux libres. Pour prévenir ce type d'accidents, la société genevoise SwimTech a conçu un maillot de bain à airbag.
En cas de difficulté dans l'eau, l'utilisateur peut activer une capsule de CO₂ intégrée. Le maillot se gonfle alors instantanément afin de le maintenir à la surface. Manuel Bianchi della Porta est l’un des fondateurs de SwimTech.
Manuel Bianchi della Porta
L'un des fondateurs de SwimTech
Manuel Bianchi della Porta L'un des fondateurs de SwimTech
Manuel Bianchi della Porta L'un des fondateurs de SwimTech
"En une seconde, le maillot est gonflé et il vous maintient en position dorsale et la tête hors de l'eau, ce qui est important quand on est dans une situation de détresse."
Un mécanisme que Manuel Bianchi della Porta présente comme révolutionnaire.
Manuel Bianchi della Porta
L'un des fondateurs de SwimTech
Manuel Bianchi della Porta L'un des fondateurs de SwimTech
Manuel Bianchi della Porta L'un des fondateurs de SwimTech
Dessiné en Suisse, le maillot est développé et fabriqué entre la Suisse et la France à partir de matériaux italiens.
L'idée est née de deux des quatre cofondateurs, un père et son fils.
Manuel Bianchi della Porta
L'un des fondateurs de SwimTech
Manuel Bianchi della Porta L'un des fondateurs de SwimTech
Manuel Bianchi della Porta L'un des fondateurs de SwimTech
"Ça peut être parce qu'on a une crampe, ça peut être en cas de fatigue."
Campagne de financement participatif
Pour financer sa production, une campagne de financement participatif a été lancée sur Wemakeit avec un objectif de 30'000 francs. Plus de 25'000 francs ont déjà été récoltés et il reste sept jours pour atteindre le montant visé. Le maillot est vendu au prix de 250 francs et peut déjà être commandé. Les cent premiers exemplaires seront livrés fin juin.
Prochaine étape pour SwimTech : développer une version féminine du maillot, actuellement conçu uniquement pour les hommes. Ensuite, l'objectif est de monter un site web pour permettre la vente directe de ce maillot et sa production.
Le siège genevois du négociant de matières premières Gunvor a été perquisitionné sur mandat du Ministère public de la Confédération. Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'une procédure pénale contre inconnu pour soupçons de corruption d'agents publics étrangers.
Révélée mardi par l'ONG Public Eye, cette information a été confirmée à Keystone-ATS par le porte-parole du Ministère public de la Confédération (MPC). La perquisition a été effectuée par l’Office fédéral de la police "dans le courant du mois de mai". La procédure étant en cours, le MPC ne donne pas plus de précisions et rappelle la présomption d'innocence.
Dans son enquête, Public Eye met en cause un contrat pétrolier "conclu au Gabon en 2024 dans des conditions opaques". L'ONG dévoile un système de paiement parallèle qui aurait été mis en place pour rémunérer des intermédiaires en Afrique.
Contacté par Keystone-ATS, Gunvor précise que "comme à son habitude, Public Eye exagère et déforme les informations". "Gunvor n'a jamais vu ni, ni eu connaissance d'un tel contrat". Les poursuites engagées par le MPC en Suisse visent des personnes inconnues et Gunvor n'est pas visée elle-même, souligne l'entreprise. Elle s'engage à coopérer pleinement avec les autorités chargées de l'enquête.
Gunvor a déjà été condamné deux fois en Suisse dans des affaires liées à la corruption. En 2019, l'entreprise a été condamnée par le MPC pour sa responsabilité pénale en lien avec des actes de corruption au Congo et en Côte d'Ivoire. En 2024, il s'agissait de sa responsabilité pénale en lien avec des actes de corruption en Equateur.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Les No G7 français avaient laissé entendre la semaine dernière qu'il n'y aurait pas de contre-sommet à Annemasse (F) sans village alternatif en Suisse. Malgré une autorisation de la préfecture, ils ont confirmé lundi y renoncer, dénonçant des conditions pas adaptées.
Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, le collectif parle d'"exigences irréalistes imposées par la préfecture" de Haute-Savoie. Celle-ci avait autorisé jeudi dernier un contre-sommet les 13 et 14 juin, à condition que "toutes les garanties de sécurité" soient honorées.
La coalition demandait elle la réquisition d'un terrain, comme au moment du sommet du G8 de 2003, et un village en Suisse pour canaliser les flux. Aucune de ces deux requêtes n'est atteinte. Les militants reprochent à la préfète un manque de "concertation" et une interdiction qui ne dit pas son nom.
Ils réfléchissent à la possibilité d'une manifestation le 13 ou le 14 juin. En Suisse, la coalition No G7 doit se réunir mardi soir pour dire si elle approuve le tracé sur la rive droite proposé par le Conseil d'Etat.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Les hôtels genevois subissent entre 10 et 15% d'annulations en raison des effets attendus en lien avec le sommet du G7 d'Evian (F). "Nous sentons une baisse", a affirmé lundi à Keystone-ATS leur nouveau président Xavier Rey.
"Juin est généralement une très haute saison", explique celui qui a pris les rênes de la Société des hôteliers de Genève (SHG) il y a quelques semaines. Une clientèle d'affaires se rend à cette période à Genève pour des réunions.
Or, le Conseil d'Etat a recommandé à ceux qui le peuvent de choisir le télétravail. L'activité économique devrait être affectée. Plusieurs hôteliers ont appelé leurs clients habituels pour leur expliquer que "l'expérience touristique et d'affaires ne sera pas tout à fait la même", ajoute celui dont le groupe est propriétaire et exploite plusieurs établissements.
Chez lui, 15% d'annulations ont été observées. Sans les chambres à tarifs préférentiels lancées par la SHG pour les entreprises genevoises du 10 au 19 juin face aux déplacements plus difficiles en ville, le taux atteindrait même 20%, explique-il également.
Et cette diminution est générale parmi les membres, alors que le sommet est prévu du 15 au 17 juin. D'autant plus que l'incertitude pèse toujours sur la manifestation du 14 juin. Mais le président de la SHG ne s'attend pas à une amélioration des réservations dans les deux prochaines semaines.
Pas de larges palissades attendues
Cette situation va également avoir un effet sur plusieurs activités économiques. "On va remplacer des gens qui avaient un fort pouvoir d'achat par des touristes plus économes", explique Xavier Rey.
Contrairement aux commerces, les hôteliers ne prévoient pas des palissades pour protéger leurs devantures. "On veut quand même rester une ville d'accueil", affirme leur président. Autre raison, des dispositifs préventifs peuvent avoir un certain coût pour ces établissements qui font déjà face à la diminution des réservations. Mais en cas de dommages, il faudra parfois rester plusieurs semaines avec des panneaux de chantier pour les réparations.
Le Conseil d'Etat genevois a annoncé vouloir un mécanisme d'indemnisation en cas de dégâts aux commerces, mais pas sur les pertes en termes de chiffre d'affaires. De leur côté, les hôteliers "ont une certaine compréhension" par rapport à cette approche, selon le président de la SHG. "C'est déjà une bonne chose", estime-t-il.
Selon lui, certaines assurances avec lesquelles les hôtels collaborent comprennent cette situation. La SHG a également envoyé un courrier à tous ses membres pour leur demander de vérifier leur prise en charge et de faire une analyse des menaces de désagrément.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats