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Après "les affaires", Pagani présente sa Saint-Sylvestre

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Le Maire de Genève était l'invité de Guillaume Renevey ce 22 novembre.

Rémy Pagani attend que le couperet tombe. Au cœur, d'une tempête politico-médiatique suite à l'annulation d'un scrutin en Ville de Genève, il est sous le coup d'une enquête disciplinaire du conseil d'Etat. Pour autant, pas de quoi ébranler le magistrat Ensemble à Gauche. Il était sur notre antenne ce matin. Le chef du Département des constructions et de l'aménagement de la Ville de Genève a également répondu aux questions de des auditrices et des auditeurs de Radio LAC.

L'Invité politique tous les matins à 7h37

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Conseil d'Etat VD: les candidats PLR misent sur la durabilité

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Les candidats PLR au Conseil d'Etat vaudois, Isabelle Moret, Christelle Luisier et Frédéric Borloz (de droite à gauche), ont présenté vendredi à Lausanne les thèmes de leur campagne. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Christelle Luisier, Isabelle Moret et Frédéric Borloz, les trois candidats PLR au Conseil d'Etat vaudois, ont présenté les grandes thématiques qui vont rythmer leur campagne jusqu'aux élections de mars prochain. Un programme dominé par l'urgence climatique.

"La question n'est plus de savoir si on doit agir, mais comment on va agir", a relevé Christelle Luisier. La durabilité doit figurer "au coeur de l'ensemble des politiques publiques", a-t-elle affirmé vendredi devant la presse à Lausanne.

Si la plupart des partis partagent ce constat, les méthodes diffèrent, a ajouté la conseillère d'Etat sortante. Elle a prôné la voie suivie par le PLR - "convaincre la population plutôt que d'interdire" -, citant la voiture en exemple. Pas question ainsi de "faire la guerre" aux automobilistes, mais plutôt de les inciter à se tourner vers des modèles peu polluants.

Meilleure isolation des bâtiments et pose facilitée de panneaux solaires figurent aussi parmi les priorités de Christelle Luisier. L'actuelle cheffe du Département des institutions et du territoire a encore souligné que l'Etat avait un rôle à jouer pour "ajuster et promouvoir la formation" vers les métiers de la transition écologique.

Le développement durable s'est également invité dans le chapitre consacré à l'agriculture par Frédéric Borloz. "Les modes de culture doivent changer", a-t-il dit, ajoutant que ce sont "les innovations qui apporteront les solutions."

Transports et santé

L'actuel conseiller national a aussi fait l'éloge des transports publics pour viser la neutralité climatique. "Le potentiel de développement est énorme", que cela soit pour se déplacer localement ou à travers l'Europe, a-t-il remarqué. Il a dit notamment vouloir transformer les petits trains régionaux en véritable RER, rêvant par exemple à une liaison Genève - Vallée de Joux en une heure.

Parmi les autres thématiques présentées vendredi, Isabelle Moret s'est positionnée sur la santé. Un domaine dans lequel elle réclame une meilleure coordination, notamment avec les pharmaciens qui sont "la première porte d'entrée dans le système de santé" pour 75% des Vaudois, a-t-elle noté.

La conseillère nationale a aussi abordé "l'un de ses thèmes de toujours", la conciliation entre vie familiale et professionnelle. Elle souhaite des horaires élargis dans l'accueil de jour des enfants et une hausse des déductions fiscales pour les frais de garde.

Stratégie à définir

Le premier tour de l'élection au Conseil d'Etat se tiendra le 20 mars prochain. On ne sait pas encore si le PLR partira seul, ou s'il s'alliera avec une autre formation, par exemple l'UDC, les Vert'libéraux ou le Centre.

Les candidats PLR seront notamment opposés au ticket rose-vert, composé des trois socialistes sortantes Nuria Gorrite, Cesla Amarelle et Rebecca Ruiz ainsi que du député des Verts Vassilis Venizelos.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un paquet de 151 millions pour soutenir des médias "sous pression"

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Quelque 70 journaux ont disparu en quelques années en Suisse, a relevé jeudi la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga en défendant le paquet d'aides en faveur des médias soumis à votation le 13 février prochain. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Sous pression financièrement, les médias suisses doivent être soutenus davantage. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a défendu jeudi un paquet prévoyant une hausse des aides de 151 millions de francs par année, afin de renforcer la diversité médiatique.

"Le projet garantit que les habitants de toutes les régions continuent d'être informés de ce qui se passe près de chez eux. Aucune région ne doit être laissée de côté", a avancé la ministre de la communication en présentant le train de mesures en faveur des médias.

"Pendant longtemps, c'était une évidence. Ce n'est plus le cas aujourd'hui", a-t-elle mis en garde. Adopté en juin par le Parlement, le paquet a été attaqué par un référendum. Il sera soumis à votation le 13 février prochain.

Ces vingt dernières années, les recettes publicitaires des médias suisses ont chuté d'environ 40%, a rappelé Simonetta Sommaruga. Une somme qui est largement tombée dans l'escarcelle des géants d'Internet comme Google ou Facebook.

En outre, les ventes d'abonnements ont fortement reculé en raison de la baisse de l'audience des journaux. Une tendance qui n'est pas compensée par les recettes des abonnements numériques, moins chers, d'autant plus que les internautes restent réticents à payer pour les contenus. Quelque 70 journaux sont passés à la trappe en quelques années, a relevé Mme Sommaruga.

Indépendance pas remise en question

"Sans le paquet en faveur des médias, il y a le risque que d'autres journaux disparaissent, que les radios locales soient affaiblies et que certaines régions ne soient plus couvertes par des sites d'informations: pour la population des régions concernées, ce serait une grande perte", a averti la conseillère fédérale.

Elle a encore relevé le rôle important joué par les médias dans la formation de l'opinion, un aspect central dans une démocratie directe comme la Suisse, ainsi que la surveillance qu'ils exercent sur les actes des autorités.

Simonetta Sommaruga a balayé les objections des opposants, qui affirment que les aides mettront à mal l'indépendance des rédactions. Le projet s'appuie sur des instruments éprouvés et en place depuis longtemps, comme l'aide à la distribution des journaux ou le subventionnement des radios et TV privées.

Ces outils n'ont jamais fait naître de soupçons sur le travail des médias, a relevé la ministre de la communication. Les conditions de l'aide empêcheront toute influence des autorités, a insisté la cheffe du Département fédéral de la communication (DETEC).

Aide temporaire et dégressive

Le comité référendaire, qui dénonce un gaspillage d'argent public, critique également le fait que les aides finiront aussi dans les caisses des grands groupes de presse cotés en bourse.

Sur ce point, Simonetta Sommaruga a rappelé que le paquet est limité à sept ans. Les aides seront par ailleurs distribuées de manière dégressive: elles profiteront proportionnellement davantage aux petits journaux et plateformes en ligne.

Parlement plus généreux

Alors que le Conseil fédéral avait prévu une enveloppe de 70 millions, le Parlement s'est montré plus généreux. Il a finalement doublé cette somme.

L'aide à la distribution des journaux sera augmentée de 70 millions de francs par année, à 120 millions. Introduite par le législatif qui a été sensible à une demande des éditeurs, la distribution matinale et dominicale des journaux sera nouvellement subventionnée. La distribution ordinaire ainsi que celle de la presse associative recevra aussi un coup de pouce supplémentaire.

Un autre volet de l'aide indirecte prévoit de soutenir l'agence Keystone-ATS, les écoles de journalisme, le Conseil suisse de la presse ainsi que des projets informatiques bénéficiant aux médias électroniques. L'argent provient de la redevance radio-tv, pour un maximum de 28 millions de francs (soit une hausse de 23 millions par rapport au régime actuel).

Le train de mesures comporte également une enveloppe de 30 millions de francs par année pour aider directement les médias en ligne. Les radios et télévisions locales n'ont pas été oubliées, le Parlement ayant augmenté la quote-part de la redevance radio-tv à laquelle elles peuvent prétendre. Ces diffuseurs régionaux privés pourront prétendre à 28 millions de francs en plus par année.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le moratoire sur les OGM sera prolongé de quatre ans

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La Suisse vivra sans OGM quatre ans de plus (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) resteront interdits dans l'agriculture. Le Conseil des Etats a prolongé jeudi à la quasi-unanimité le moratoire jusqu'à fin 2025.

Actuellement, la culture d'OGM n'est autorisée en Suisse qu'à des fins de recherche, a rappelé Hannes Germann (UCD/SH) au nom de la commission. Les essais en milieu confiné et la dissémination expérimentale sont admis sous certaines conditions.

Le moratoire sur l'utilisation de ces organismes dans l'agriculture est en vigueur depuis l'acceptation d'une initiative populaire en 2005. D'une durée de quatre ans, il a été déjà prolongé trois fois. La prochaine échéance est pour la fin de l'année.

Population opposée

Quasi tous les cantons et partis s'opposent à la levée du moratoire. Tout comme les paysans, les organisations environnementales et la population.

Cette situation n'a pas évolué, malgré les progrès de la science, a avancé M. Germann. Seuls le canton de St-Gall et le PLR aimeraient autoriser les nouvelles technologies du génie génétique.

II serait dommageable de mettre sur le marché des produits que la grande majorité des consommateurs suisses ne désire pas consommer. L'agriculture suisse, qui produit environ 60% de notre consommation, doit rester sans OGM afin de garder la confiance des consommateurs ainsi qu'une bonne valeur ajoutée de ses produits.

Exception

Les sénateurs ont toutefois prévu du bout des lèvres une exception. Il a fallu la voix du président de la Chambre pour faire pencher la balance. Le National devra se prononcer sur cette modification.

Les organismes génétiquement modifiés auxquels aucun matériel génétique transgénique n'a été ajouté devraient être exemptés de l'interdiction. Leur mise en circulation à des fins agricoles, horticoles ou forestières sera soumise à certaines conditions.

La Suisse doit suivre ce qui se passe au niveau international, a souligné M. Germann. Sans cela, la recherche serait bloquée pour des décennies. Et Andrea Gmür (Centre/LU) d'avertir contre un exode des scientifiques vers des pays qui autorisent ces recherches.

"Personne ne fait des exercices de ski sur un matelas pendant des décennies sans jamais les mettre en pratique sur la neige." Et la Lucernoise d'appeler le Conseil fédéral à tout faire pour que le moratoire soit définitivement levé d'ici quatre ans.

L'UE a ouvert la voie à ce que certains produits agricoles au génome modifié échappent aux règles drastiques encadrant les OGM. Elle veut encourager l'essor de biotechnologies dans l'agro-alimentaire.

Trop risqué

Les risques sont trop peu connus, a argué en vain la ministre de l'environnement Simonetta Sommaruga. Certaines manipulations peuvent avoir des conséquences involontaires. Il faut du temps pour évaluer les nouvelles technologies d'intervention sur le génome.

Le moratoire sera échu avant que l'administration puisse modifier les ordonnances correspondantes, a rappelé Marianne Maret (Centre/VS). Il vaut mieux utiliser ces quatre ans pour écouter et informer la population. Les OGM touchent à des valeurs profondes, a-t-elle rappelé. Les habitants sont attachés à la notion "sans OGM".

Edition génomique

Jakob Stark (UDC/TG) a également tenté de freiner le rythme. Il faut attendre le rapport demandé au Conseil fédéral sur les possibilités d'exempter du moratoire les procédés de sélection par édition génomique n'impliquant pas l'introduction d'un ADN étranger dans des organismes. Le postulat a été unanimement soutenu.

Ceci permettra d'avoir une base solide pour travailler, a-t-il avancé en vain. "Nous devons prendre le temps de prendre des décisions en phase avec la recherche et l'agriculture", a soutenu Elisabeth Baume-Schneider (PS/JU).

Les développements de l'UE pourront être pris en compte lors du traitement du postulat, a précisé Simonetta Sommaruga. Un délai d'un an est prévu pour la présentation du rapport.

Dans la foulée, la Chambre des cantons a tacitement rejeté une motion du National et une initiative vaudoise. Les deux textes demandaient la prolongation du moratoire. Au vu du projet du Conseil fédéral, ces textes sont superflus, a précisé M. Germann.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le National demande la gratuité des tests dans la loi Covid

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L'UDC (ici Roger Köppel et Thomas Aeschi) réclame depuis des mois le retour à la gratuité des tests. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

A l'instar du Conseil des Etats, le National juge aussi nécessaire de prolonger jusqu'à la fin 2022 des aides économiques prévues dans la loi Covid-19. L'UDC a échoué à limiter leur portée. Mais avec les Verts, il a obtenu le retour des tests gratuits.

"Les espoirs que quelques mesures de confinement ou quelques produits thérapeutiques nous sortent en quelques semaines de cette pandémie se sont définitivement envolés", a déclaré jeudi le rapporteur de commission Pierre-Yves Maillard (PS/VD). Il faut reconduire jusqu'à la fin 2022 le dispositif d'aide qui se termine en décembre.

L'évolution des contaminations qui a dépassé cette semaine le cap des 10'000 nouveaux cas quotidiens, donne malheureusement raison à la stratégie poursuivie, a complété Benjamin Roduit (Centre/VS). Le PLR s'est aussi positionné pour une prolongation, mais avec quelques nuances.

Il faut reconduire des aides spéciales, mais seulement là où c'est vraiment nécessaire, a estimé Marcel Dobler (PLR/SG). L'économie suisse s'est rapidement remise du confinement de l'année dernière et sait se montrer résiliente, selon lui.

L'UDC rentre dans le rang

L'UDC, prenant acte du oui clair du peuple à la loi Covid-19 dimanche dernier, a finalement mis de l'eau dans son vin et retiré sa demande de non entrée en matière. Elle exige cependant un rapide retour à la normalité: "On doit apprendre à vivre avec ce virus sans pour autant paralyser toute l'économie et la société", a soutenu Thomas Aeschi (UDC/ZG).

Le conseiller national Roger Nordmann (PS/VD) s'en est vivement pris au parti conservateur, l'accusant de "saboter" la stratégie du Conseil fédéral. "Vous attaquez les institutions en pleine crise", a-t-il lancé en allemand.

Finalement, bon nombre de propositions UDC ont passé à la trappe. Le parti n'a par exemple pas réussi à exclure le recours à la règle des 2G (pour vacciné et guéri, geimpft et genesen en allemand), ni à interdire l'utilisation du certificat Covid en Suisse, ni à durcir les contrôles aux frontières.

Vers des tests gratuits

L'UDC et les Verts ont cependant obtenu le retour de la gratuité des tests. L'effet d'encouragement à la vaccination a été épuisé. Il reste un impératif de santé publique auquel les tests gratuits peuvent contribuer, ont-ils estimé. Le PS et le Centre les ont rejoints en cours de route.

Le PLR, le PVL et le Conseil fédéral se sont retrouvés seuls contre. "Il n'y a pas d'intérêt public à financer des tests pour des gens qui ne veulent pas se faire vacciner", a estimé Philippe Nantermod (PLR/VS). C'est un choix individuel. Et ce serait faire payer 30 à 50 millons par semaine à tous les citoyens. En vain. La décision est tombée par 144 voix contre 43.

Volet économique

Concernant le volet économique, l'UDC était seule à s'opposer à une prolongation des aides jusqu'à la fin 2022. "C'est trop", a martelé Albert Rösti (UDC/BE), souhaitant limiter leur validité à fin juin. Sans succès.

Grâce aux aides mises en place depuis le début de la pandémie, la Suisse est l'un des rares pays à avoir traversé la crise avec le moins de dégâts, a rappelé Pierre-Yves Maillard. Il faut donner de la sécurité aux acteurs économiques. Cette nouvelle révision vise à prolonger uniquement des mesures qui seront potentiellement nécessaires.

Le National a ainsi prolongé jusqu'à fin 2022 le parapluie de protection pour les grandes manifestations supracantonales, les mesures relatives à l'indemnité de chômage, la réduction de l'horaire du travail (RHT) et les dispositions relatives au calcul de l’indemnité pour les chômeurs aux revenus modestes.

Cas de rigueur

Les allocations pour perte de gain Covid-19 pourront aussi continuer à être versées s’il y a interruption ou limitation de l’activité lucrative. Et contrairement au Conseil des Etats, le National veut continuer de soutenir les cantons qui prennent des mesures pour les cas de rigueur. Les forains pourront aussi être aidés.

Au chapitre de la transparence, les contrats conclus avec des fabricants de vaccins contre le Covid-19 devraient être publiés. En outre, les données du traçage devront être anonymisées ou supprimées après avoir été analysées au plus tard deux ans après avoir été prélevées.

Certificat pas concerné

La révision ne touche pas aux dispositions réglant le certificat sanitaire. Celles-ci sont déjà valables jusqu'à la fin de 2022. Déclarée urgente, la loi Covid-19 est entrée en vigueur le 26 septembre 2020. Elle a déjà été modifiée trois fois et a survécu à deux référendums.

Au vote sur l'ensemble, le National a adopté le projet par 126 voix contre 38 et 25 abstentions. Le dossier retourne au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Budget 2022: le National augmente les dépenses de 273 millions

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Ueli Maurer a appelé le Conseil national à la discipline en matière de dépenses. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Le Conseil national a adopté mercredi le budget 2022 de la Confédération. Il a ajouté 273 millions de francs aux dépenses prévues par le Conseil fédéral. Il a en revanche refusé de doubler la contribution suisse à la cohésion de l'Union européenne.

Le budget présenté par le Conseil fédéral prévoit 78,642 milliards de francs de recettes et 80,725 milliards de dépenses. Le déficit se monte à 2,082 milliards de francs. Ce budget, qui respecte le frein aux dépenses, est "solide", a souligné Ueli Maurer.

Les perspectives à long terme ne sont toutefois pas roses, a averti le ministre des finances, mettant en garde contre l'augmentation de la dette. "Nous n'avons pas de marge de manoeuvre pour des dépenses inutiles", a-t-il averti. Il faudra mener une politique financière "très disciplinée".

Fonds pour le rail

Ces mises en garde n'ont pas empêché la Chambre du peuple de proposer quelques augmentations. Plusieurs députés ont souligné que la Suisse est faiblement endettée en comparaison internationale. L'endettement de la Confédération et des cantons s'élève à 28% du PIB, contre plus de 100% pour la zone euro.

Suivant le Conseil des Etats, les députés ont notamment accordé une rallonge de 233 millions de francs au fonds d'infrastructure ferroviaire. Cette somme correspond au maximum de la part du produit net de la redevance pour les poids lourds.

Ueli Maurer et Peter Schilliger (PLR/LU) ont soutenu qu'il n'y a aucune urgence à agir dans une période où les finances fédérales sont sous pression. Le financement est assuré pour les prochaines années.

Même s'il n'y a pas de problème dans l'immédiat, l'infrastructure ferroviaire est "par définition" un domaine où il faut penser à long terme, a répondu Alex Farinelli (PLR/TI). C'est un secteur dans lequel "on ne peut pas économiser", les Romands peuvent en témoigner, a renchéri Gerhard Andrey (Verts/FR), faisant référence à l'affaissement de terrain du 9 novembre à Tolochenaz (VD).

Dépenses extraordinaires

Le National a accepté les autres augmentations décidées mardi par les sénateurs. Il est allé plus loin qu'eux en accordant 11,2 millions supplémentaires pour soutenir la transition vers la neutralité carbone. La Chambre des cantons avait décidé 5,6 millions.

Les députés ont encore accordé 10 millions de plus à la société financière de développement de la Confédération Sifem et 1,4 million pour les organisations familiales et la protection de droits de l'enfant.

Pour respecter le frein à l'endettement, le National a inscrit comme dépenses extraordinaires l'aide Covid aux transports publics (215 millions) et les 57,5 millions destinés à l'acquisition de médicaments et de prestations vaccinales. Un "artifice" critiqué par Ueli Maurer.

UE: pas de hausse

Il a refusé toutes les augmentations demandées par la gauche et soutenues par les Vert'libéraux. Il a en particulier dit non par 93 voix contre 84 au doublement du "milliard de cohésion".

La commission de politique extérieure du National avait proposé de faire passer la contribution helvétique de 953 millions de francs à près de deux milliards pour "donner un signal positif" à Bruxelles après la rupture des négociations sur un accord cadre. Cette hausse était conditionnée à la signature d'ici la mi-2022 d'un accord d'association de la Suisse aux programmes européens de recherche.

Les Chambres fédérales avaient débloqué le "milliard de cohésion" lors de la session d'automne en renonçant expressément à le lier à une condition. Il faut poursuivre dans cette voie, on ne peut pas changer les règles en cours de jeu, a souligné Jacques Bourgeois (PLR/FR).

Selon lui, cette proposition affaiblirait la position du Conseil fédéral dans les négociations avec Bruxelles et pourrait en fin de compte se révéler contre-productif.

Pas de coupes dans le personnel

Les députés ont aussi refusé toutes les coupes proposées par l'UDC. Celle-ci proposait notamment de biffer ou de réduire les aides au monde de la culture et du sport en raison du coronavirus.

Dénonçant une augmentation "incontrôlée" de l'administration, l'UDC exigeait aussi des coupes dans le personnel fédéral, mais elle n'a pas été suivie. Mardi, le Conseil des Etats avait approuvé une coupe transversale de 21 millions dans le personnel de la Confédération.

Le projet repart à la Chambre des cantons. Au total, les sénateurs avaient augmenté mardi de 234,6 millions de francs les dépenses prévues par le gouvernement.

Supplément au budget 2021

Dans la foulée, le Conseil national a également approuvé le deuxième supplément au budget 2021, pour un montant total de 175 millions de francs. L'UDC a tenté, en vain, de réduire l'enveloppe de 96,2 millions prévue pour l'offensive vaccinale. Ueli Maurer a reconnu que le crédit pourrait ne pas être dépensé dans sa totalité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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