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Radio Lac Matin

91% de la population mondiale respire un air pollué

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Ce matin va débuter une conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé à Genève…

Au siège de l’organisation mondiale de la santé. C’est la première fois que l’OMS organise une conférence sur ce thème. Pourtant la situation est critique partout dans le monde. Selon les chiffres de l’organisation, 91% de la population mondiale respirent un air pollué, ce qui entraine 7 millions de décès chaque année. Et tous les indicateurs sont au rouge : dans la plupart des villes, la qualité de l’air est médiocre. La pollution est présente aussi à l’intérieur des maisons. Ce qui causent de nombreuses maladies comme par exemple des accidents vasculaires cérébrale ou des cancers du poumon, pour ne citer qu’eux.

Que fait la communauté internationale pour lutter contre la pollution de l’air?

Tout d’abord, un constat, c’est que malgré l’extrême dangerosité pour l’homme et pour la planète, il n’y a aucune convention internationale aujourd’hui dans le domaine de la pollution de l’air.

La Communauté internationale ne reste cependant pas les bras croisés pour relever ce défi. On peut citer quelques exemples…  notamment Les objectifs de développement durable… ces grands objectifs que la communauté internationale s’est donnée pour 2030… prévoient ainsi de réduire la pollution de l’air et ses impacts pour la santé.

La lutte contre les changements climatiques et la pollution de l’air est aussi l’une des cinq grandes priorités mondiales pour l’organisation mondiale de la santé pour la période 2019-2023.

On peut aussi relever que l’Accord de Paris a comme objectif d’atténuer les changements climatiques qui ont un impact négatif sur la santé de la population.

A quoi va servir cette conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé ?

Elle vise à améliorer la qualité de l’air, combattre les changements climatiques et ainsi sauver des vies. Cette conférence qui va se tenir aujourd’hui et demain va réunir une multitude de partenaires mondiaux, nationaux et locaux, ainsi que de nombreux représentants des Gouvernements du monde entier. Concrètement, l’objectif des organisateurs est d’aboutir à un « appel à une action urgente » dans le domaine de la santé pour réduire le nombre de décès liés à la pollution de l’air. Mais aussi d’arriver à un accord mondial pour un air pur. L’idée est que des ministres, des maires, et le plus grand nombre d’organisations possible s’engagent à améliorer la qualité de l’air d’ici 2030 en prenant des mesures très concrètes.

En marge de cette conférence, il y a une exposition toute cette semaine sur la place des Nations.

Elle s’appelle les « pollutions pods »… Cette exposition se situe juste à côté de la chaise cassée, sur la place en face du palais des Nations. Vous ne pourrez pas la louper. Il s’agit de six grandes capsules en plastiques qui sont reliées par des tunnels. Et dans chacune de ces capsules est recrée la qualité de l’air de grandes villes dans le monde. Rassurez-vous c’est totalement inoffensif mais ça permet de ressentir les effets de la pollution comme la présence de l’ozone, de particules ou de dioxyde d’azote par exemple. Le visiteur passe ainsi dans des dômes de plus en plus pollués… A noter que des scientifiques sont présents pour répondre à toutes les questions que pourraient se poser les visiteurs. Cette exposition, Philippe, est gratuite. Elle est ouverte tous les jours cette semaine de 9h à 18h.

La Chronique éco

Médicaments : la crise des génériques

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La démission du président exécutif de la marque pharmaceutique Sandoz n’est pas passée inaperçue en fin de semaine dernière. Cet épisode renvoie à tout ce qui se passe dans le monde en matière de médicaments génériques.

Oui, Sandoz est la filiale de Novartis à Bâle (et à Prangins), filiale consacrée aux médicaments génériques. Elle représente le cinquième des ventes du groupe, mais beaucoup moins sur le plan de la marge. Et la pression sur les prix des médicaments génériques dans le monde ne cesse d’augmenter. Le président a simplement annoncé qu’il n’avait pas l’intention de passer le restant de sa vie professionnelle à réduire les coûts d’exploitation de Sandoz. Personne n’a trouvé cela bizarre.

On entend depuis un certain temps déjà que Novartis pourrait se séparer de Sandoz et des médicaments génériques.

Oui, se séparer des médicaments génériques simplement chimiques en tout cas. Les plus exposés à la concurrence sur les prix. Mais le groupe garderait les bio-similaires. C’est-à-dire les médicaments génériques basés sur des principes actifs biologiques. Les biotechnologies. Ce sont les plus difficiles à produire. Il y a donc moins de concurrence.

Il y a aussi la concurrence des contrefaçons dans le monde. Vous nous disiez la semaine dernière que les Suisses achetaient de plus en plus de médicaments contrefaits sur des sites web étrangers. Quelle est d’ailleurs la différence entre génériques et contrefaçons ?

Un générique est une copie de médicament original qui n’est plus couvert par un brevet. Mais une copie de qualité, enregistrée par les autorités sanitaires de chaque pays. En revanche, les contrefaçons se vendent et s’achètent sur des marchés noirs ou des marchés gris. Ça reste insignifiant en Suisse, mais c’est beaucoup plus grave à l’échelle du monde.

Il s’agit donc de copies douteuses.

Oui, c’est le mot. Douteuses. Et en ce sens, il ne s’agit pas forcément de copies, d’ailleurs. Il peut s’agir de médicaments originaux ou génériques pillés dans des entrepôts. De stocks périmés et réemballés. Ou alors produits de manière approximative ou dans de mauvaises conditions. C’est le cas le plus fréquent. Des commentateurs spécialisés affirment qu’il y a aujourd’hui davantage de faux que de vrais sur le marché mondial des médicaments. C’est cela la pire des concurrences pour l’industrie du générique.

Et tout le monde se plaint du manque de moyens pour lutter contre ce fléau.

Oui, mais l’on peut aussi avoir de sérieux doutes sur la motivation de certains Etats. Le thème politique dans une bonne partie du monde, c’est l’accès le plus large possible aux médicaments. Les groupes pharmaceutiques font parfois leurs propres copies de médicaments protégés, pour les pays en développement, mais ils sont encore bien trop chers. Même les génériques autorisés et bon marché le sont encore.

Il ne faut donc pas s’étonner d’une certaine tolérance par rapport aux faux médicaments. Parce que si vous insistez sur le fait que ces faux peuvent être nocifs, voire fatals, on vous répondra qu’il y a de la prévention à ce sujet. En ajoutant en aparté qu’il arrive aussi que de vulgaires contrefaçons sauvent de vraies vies.

François Schaller Médicaments : la crise des génériques

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L'invité de Radio Lac Matin

Rebecca Ruiz, la nouvelle ministre Téflon ? L’analyse d’Olivier Meuwly

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L’Invité de la Matinale

Avec 9% d’avance sur son rival UDC, la socialiste Rebecca Ruiz a écrasé Jacques Dessauges dans le premier tour de l’élection complémentaire au Conseil d’état vaudois. Personne ne s’attendait à un score aussi tranché qui lui ouvre une autoroute pour le 2e tour le 7 avril prochain.

Le politologue et historien Olivier Meuwly nous explique la dynamique de cette élection et le côté « Téflon » de la socialiste qui n’a pas souffert des attaques de « copinage » au sein du PS lancées contre elle. Les Vaudois ne réagissent que lentement à ce genre d’affaire surtout qu’elle est apparue tardivement dans la campagne, explique le politologue relevant par ailleurs que Rebecca Ruiz a profité du mouvement sur le climat qui recoupait les priorités environnementales de son programme.

Retrouvez l’intégralité de l’analyse d’Olivier Meuwly ici :

Olivier Meuwly Rebecca Ruiz, la nouvelle ministre Téflon ?

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L'invité de Radio Lac Matin

Guillaume Thébault, 20 ans : une autre façon de sauver la planète

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Tout le monde veut sauver la planète. Mais qu’est-ce qui est plus efficace ? Manifester dans la rue comme le font cet après-midi des milliers de jeunes Genevois ou réaliser sa propre culture bio comme le fait Guillaume Thébault, 20 ans ? Les deux bien sûr nous explique Guillaume qui non seulement tente d’atteindre l’autonomie alimentaire en cultivant son lopin de terre sur la frontière franco-genevoise mais en plus est le réalisateur d’un documentaire « Futur d’espoir » qui a été primé et qui a tourné dans plusieurs pays d’Europe. Un film qui est à l’affiche du FIFDH cette semaine à Genève.

Comprendre, expliquer mais surtout passer à l’action, c’est ainsi qu’on pourrait résumer la devise de Guillaume Thébault. « J’en avais un peu marre du discours politique qui fait dans l’autocongratulation. Ça m’a gonflé. Mais il ne suffit pas de râler. J’ai aussi voulu mettre quelque chose en place de très concret ».

Que pense Guillaume de la starification du mouvement pour protéger la planète avec la jeune activiste Greta Thunberg ? « Je ne vois rien de négatif dans cette action de l’activiste suédoise. Ce qu’elle fait est très louable dans la mesure où elle a réussi à motiver tous ces jeunes à descendre dans la rue. Mais bien sûr, ce mouvement ne lui appartient pas. À chaque jeune de trouver sa place ». Guillaume participera à la manif genevoise, camera au poing, pour capter quelques images qui pourraient venir enrichir un nouveau film en gestation. Alors cinéaste, activiste ou réalisateur ? Il est un peu tout cela à la fois même si, lui, affirme qu’il est juste en apprentissage et fait des expériences à sa mesure donc à très petite échelle. Le tout avec une modestie non feinte qui l’honore.

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La Chronique éco

Fin du secret bancaire : dix ans après

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Le Conseil National a approuvé hier une motion demandant au gouvernement que le trust soit introduit dans le Code des obligations. L’ironie de cet épisode, c’est qu’il tombe dix ans exactement après la fin du secret bancaire.

Oui, parce que le trust est un statut très utilisé dans la gestion des capitaux privés, et qu’il n’a pas très bonne réputation sur le plan de la transparence fiscale. C’est surtout une grande spécialité britannique et américaine, et les Etats-Unis passent aujourd’hui pour l’un des paradis fiscaux les plus sûrs de la planète. Alors oui, si le droit suisse adoptait le trust, ce serait un signe que la crise du secret bancaire est bien derrière.

Le trust à la suisse serait compatible avec l’échange automatique de renseignements fiscaux ?

Oui, certainement. Parce que la Suisse ne va pas prendre de risques de ce côté-là. La place financière pratique l’échange automatique depuis l’année dernière. Les banques ont aujourd’hui besoin de stabilité et de visibilité. Même si les dégâts économiques de la crise du secret bancaire auront été moins profonds que prévu.

Le secteur bancaire a quand même sérieusement rétréci en dix ans.

Oui, mais rien à voir avec les prévisions de début de crise. A l’époque, il était parfois question d’une implosion de moitié en termes de banques. Genève a perdu une vingtaine de banques étrangères, mais il s’agissait surtout de petites filiales. Il en reste près de cinquante. A peu près autant que de banques suisses.

Et du côté des effectifs ?

La perte a été à peu près de 10% sur dix ans. 10% de 20 000 emplois. Les banques suisses se sont beaucoup et rapidement réorganisées. Elles en ont d’ailleurs l’habitude. Elle se développent surtout à l’international aujourd’hui. Les fonds qu’elles gèrent dans le monde ne cessent d’augmenter. Même si la concurrence s’élargit et que la part de la fortune mondiale gérée en Suisse a un peu diminué. Elle est passée de 30% à 27,5% en dix ans. On ne peut guère parler d’une bulle qui aurait éclaté.

En plus, cette crise du secret bancaire a eu lieu en pleine crise financière dans le monde.

Oui, mais ce timing a peut-être été une chance pour la Suisse, avec sa réputation de refuge. Bien des capitaux en dépôt et à problèmes auraient pu s’évader. Ils ont préféré régler leur situation fiscale ici. Et rester en Suisse.

Avec le recul et au-delà de toutes les controverses, peut-on dire que la Suisse aurait pu éviter de devoir renoncer à son légendaire secret bancaire ?

Non, certainement pas. Ces dix années vont sans doute intéresser des volées d’historiens. Et l’on retiendra que ce sont des pressions internationales qui ont eu raison du secret bancaire.
Mais même si elles n’avaient pas eu lieu, certaines technologies rendait ce secret de moins en moins défendable. Les risques de pillage de données devenait évident. Bien des dirigeants bancaires à Genève s’en sont déjà rendu compte dans les années 2000. Ils s’étaient habitués à l’idée que le secret bancaire fiscal n’avait guère d’avenir. Certains en parlaient d’ailleurs ouvertement avec leurs clients.

François Schaller Fin du secret bancaire : dix ans après

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La Chronique éco

Contrefaçons : 4221 saisies en Suisse

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Les douanes suisses ont intercepté deux fois et demie plus de produits contrefaits en 2018 que l’année précédente. C’est l’association Stop à la piraterie qui a communiqué hier quelques chiffres.

Oui, la plateforme Stop-Piracy.ch plus précisément : stop-piraterie comme vous dites, et comme cette association s’intitule elle-même en français. On dirait l’entité suisse d’une ONG basée à Londres, mais il s’agit en réalité d’une institution bien helvétique. Ses membres sont surtout des entreprises suisses, des organisations économiques, mais son secrétariat est à l’Office fédérale de la propriété intellectuelle.

Et la mission de cette association est aussi de faire de la prévention.

Oui, la mise en garde est claire : vous pouvez faire l’objet d’un contrôle à la frontière en rentrant de voyage. Et vous voir confisquer des objets contrefaits. Vous ne risquez pas grand-chose de plus si ce n’est pas un business, mais ce n’est pas très agréable.

C’est surtout de plus en plus fréquent.

Oui, bien qu’il faille quand même relativiser. Les saisies dans ce genre de circonstance ont brutalement augmenté d’une année à l’autre, mais elles avaient beaucoup diminué les deux années précédentes. Ça a l’air de dépendre aussi de l’intensité des contrôles.

L’an dernier, il y a eu environ 2500 constats de contrefaçon de type touristique, selon la terminologie des douanes. Et 1700 de type « commercial ». Le plus souvent sur le web.

Et sur quel genre de produits portent les interventions ?

Dans le trafic touristique, il s’agit principalement de vêtements et accessoires genre foulards de marque, chapeaux, ceintures, cravates. Et les sacs à main, les sacs de voyage, portefeuilles et autres accessoires de poche. Ça représente en fait les ¾ des saisies. Et encore, le reste sont des montres, des bijoux, des lunettes, des chaussures… Tout ce qui se porte, en fait.

Quelle est la provenance de tous ces faux qui se portent?

Essentiellement la Turquie, qui vient en tête, l’ Union Européenne, à l’est surtout, le Maroc et le Kosovo. Plus de 90% à eux quatre. Il y a aussi la Chine et la Thaïlande.

Et qu’en est-il des livraisons de commerce en ligne ?

Eh bien c’est de nouveau tout ce qui se porte, surtout les sacs à main et sacs de voyage. Ils représentent près de la moitié des saisies. La grande différence, ce sont les bijoux et les montres. Il y en a beaucoup plus sur le web. Près de 40% des saisies. Et dans ce qui se porte, il y a aussi les faux téléphones portables, qui ont tous une marque. Mais ils ne font pas 1% du problème à vrai dire.

J’imagine aussi que les contrefaçons proposées sur le web viennent de plus loin.

Oui, de Chine et de Hong Kong sans surprise, dans les trois quarts des cas. Mais il y a aussi l’Europe et la Turquie. Avec Singapour, et ça s’arrête-là. En fait, ces données, qui l’on trouve sur le site de la Confédération, mentionnent étonnemment peu de pays d’origine de la contrefaçon. Ça laisse évidemment penser que les contrôles sont ciblés sur quelques Etats seulement. Ce qui est facile dans le trafic de colis. Et dans les aéroports, bien entendu.

François Schaller Contrefaçons : 4221 saisies en Suisse

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