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Parlons économie

A quoi ressemblera le monde dans 10 ans? Mutations économiques, sociales et digitales après la pandémie.

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Nous avons beaucoup parlé de la sortie de la crise du Coronavirus dans Parlons Economie et jusque là, nous nous étions focalisés sur la reprise, les prochaines semaines et mois. Aujourd'hui, avec nos invités, nous regardons plus loin et essayons de comprendre quels profonds changements l'économie connaîtra dans les prochaines années voire décennies. Ainsi nous recevons le Pr. Giovanni Ferro Luzzi, directeur de l'IREG pour nous parler des indicateurs économiques à suivre et de leur utilité pour les entreprises. Par la suite, Filippo Veglio, directeur général du programme des personnes et sensibilisations au Conseil mondial des affaires pour le développement durable, nous présente les conclusions de son mémoire sur les conséquences de la Covid-19 pour les 10 ans à venir. Côté innovation, nous retrouvons Jean-Marc Hilfkier et son outil Platine qui accompagne les entreprises dans leurs stratégies d'innovation pour le futur. Pour finir, nous parlons digitalisation avec Pauline Zahlaouiresponsable des membres et des partenariats sur la digitalisation et la communauté membre à la CCIG, cette dernière nous explique les initiatives prises par la CCIG dans ce sens et comment la crise a accéléré cette transformation digitale.

 

3 minutes pour comprendre: Que peuvent nous apporter les indicateurs?

Quand on parle économie, l'un des enjeux clés est la prévision des tendances à venir sur le marché. Cela constitue un avantage décisif pour les entreprises de pouvoir anticiper les fluctuations et donc définir des stratégies en conséquence. Pour cela, plusieurs indicateurs sont intéressants à surveiller et notamment celui mis en place par l'Institut de Recherche appliquée en Economie et Gestion (IREG). Cet indicateur construit sur un partenariat entre l'IREG, l'office cantonale des statistiques et la CCIG permet de prévoir les retournements de cycles économiques avec quelques trimestres d'avance et donne donc aux entreprises la possibilité d'adapter leur stratégie en conséquence. Il s'agit là d'un outil stratégique qui présente un intérêt pour les professionnels mais aussi pour les particuliers qui souhaiteraient faire des investissements.

Le directeur de l'IREG, le Pr. Giovanni Ferro Luzzi est l'invité de Parlons Economie pour nous expliquer le fonctionnement de cet indicateur.

3 minutes pour comprendreQue peuvent nous apprendre les indicateurs économiques?

Bien entendu, dans la situation actuelle, l'indicateur semble moins pertinent du fait de l'arrivée soudaine de la crise sanitaire mais il peut néanmoins permettre de prévoir la reprise économique à venir et reste donc intéressant à surveiller.

 

Genève bouge pour la planète: A quoi va ressembler le monde dans 10 ans?

Au sortir de la première vague de la crise sanitaire et sans vision précise de ce que sera l'après, on peut aisément imaginer que le futur en inquiète plus d'un. Quand reviendrons-nous au monde d'avant? D'ailleurs, le monde sera-t-il le même après la crise? A quoi peut-on s'attendre à la fin de la pandémie de Covid-19?

Toutes ces questions, notre invité, Filippo Veglio, directeur général du programme des personnes et sensibilisations au Conseil mondial des affaires pour le développement durable, se les est posées. Il nous en livre les conclusions dans un mémoire sur les conséquences de la Covid-19 pour la décennie à venir.

Si de nombreux articles ont déjà présentés les conséquences à court terme de cette crise sanitaire sans précédent, ce mémoire s'intéresse quant à lui aux conséquences à moyen et long terme. Le but: étudier les vulnérabilités exposées pendant la pandémie, identifier les tendances et les impacts sur la société. Plusieurs axes ressortent de cette analyse concernant notamment l'impact de la crise sur le mode de travail mais aussi les questions d'inégalités sociales qui ont été accentuées par la pandémie.

En conclusion, Filippo Veglio dégage dans ce mémoire cinq axes de vulnérabilités qui seront les enjeux de nos sociétés de l'après Covid-19:

  • Pour commencer, la question de la croissance économique à tout prix qui meut nos sociétés. Est-ce toujours le bon modèle? Comment allier économie et santé sans les opposer?
  • Ensuite, la question des inégalités au sein de pays et entre pays.
  • La question des normes est aussi soulevée avec les nombreuses dispositions sanitaires. Elles jouent un rôle clé à l'échelle internationale.
  • Bien entendu, la question de la santé publique est au coeur des débats pour la suite. Elle doit devenir une priorité et faire l'objet d'une vraie stratégie d'investissement.
  • Finalement, la crise sanitaire a soulevé la question du rôle du capitalisme et nous amène à nous questionner sur notre modèle de société basé sur l'efficacité à tout prix.

Filippo Veglio détaille ces points au micro de Radio Lac:

Genève bouge pour la planèteA quoi va ressembler le monde dans 10 ans?

 

Genève innove: Comment accompagner les entreprises innovantes?

Nous l'avons compris, l'innovation est aujourd'hui essentielle aux entreprises afin de rester compétitives et de se différencier sur le marché. La semaine dernière dans Parlons Economie, nous avions évoqué les raisons pour lesquelles l'innovation était incontournable. Aujourd'hui, nous recevons Jean-Marc Hilfiker qui nous présente Platine, un outil pour aider les entreprises à piloter et développer leurs stratégies d'innovation.

Fort de son réseau de coachs indépendants, Platine propose aux entreprises un accompagnement sur l'innovation d'affaire (produit ou service), la coopération, les aspects financiers (dossiers financiers...) ainsi que l'organisation interne. Ces services s'adressent avant tout aux start-up et PME qui possèdent déjà une dimension d'innovation dans leur projet. Mais l'innovation ne se trouve pas uniquement au niveau du produit ou du service proposé, elle peut être dans le processus de fabrication, dans la méthode de distribution et dans de nombreux autres aspects de l'entreprise.

Jean-Marc Hilfiker nous explique quelles formes peut prendre l'innovation au niveau d'une entreprise et comment fonctionne l'outil Platine.

Genève innoveComment accompagner les entreprises innovantes?

 

Le Focus: Savoir rester à la pointe du digital

Dans un monde en pleine mutation, la question de la transformation digitale est au coeur des préoccupations de toutes les entreprises et demande beaucoup d'agilité pour rester à la pointe. La CCIG n'échappe pas à la règle et, malgré ses 150 ans, continue à innover sur le plan du digital pour proposer à ses membres des solutions adaptées à une société digitalisée.

La période de pandémie et de semi-confinement a été riche d'enseignements quant à l'importance du digital et à la place qu'il pouvait prendre pour la CCIG comme nous l'explique Pauline Zahlaoui, responsable des membres et des partenariats sur la digitalisation et la communauté membre à la CCIG. En effet, des initiatives digitales massives ont été déployées pour maintenir le lien entre les membres de la CCIG et les consolider malgré les mesures de distanciation. Grâce à sa plateforme, la CCIG s'est assurée que ses membres restent en contact mais aussi qu'ils puissent faire la promotion de leurs services auprès des autres membres et du grand public. Enfin, des webinars ont été mis en place pendant toute cette période pour accompagner et former les membres à distance.

Toujours dans cette optique de digitalisation mais aussi pour continuer à avancer malgré l'épidémie, la CCIG avait également organisé son assemblée générale de manière virtuelle et s'était appuyée sur la technologie Blockchain pour élire ses représentants. Rappelez-vous, nous en avions parlé avec Alexandra Rys, directrice de la communication de la CCIG en avril dernier.

Découvrez en détails les projets digitaux de la CCIG avec Pauline Zahlaoui au micro de Radio Lac.

Le FocusSavoir rester à la pointe du digital

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Un car wash professionnel et écologique mobile à Genève

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Cette semaine dans Parlons Economie, votre rendez-vous en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève, nous nous intéressons à l'environnement avec Zalfa El-Harake, co-fondatrice de zaWash.

zaWash est une start up basée vers les Ports francs de Genève. Fondée en 2019, elle s'est fixée pour objectif de rendre éco-responsable l’industrie du car wash en limitant l’utilisation d'eau, qui nécessite 200 litres pour un lavage ordinaire à la maison, et en privilégiant le chiffon microfibre. Ses services vont du lavage de la carrosserie à la main à l'aspiration de l'habitacle en passant par la désinfection.

Directement chez les particuliers ou chez ses partenaires dans les cantons de Genève et de Vaud, zaWash opère avec les produits d'entretien biodégradables qu'elle a développés et qu'elle commercialise.

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Les « zaWashers » qui composent l'équipe sont formés et interviennent, depuis peu, aussi dans les entreprises disposant de flottes de voitures. Et la start up compte encore étendre ses activités en commençant par la France d'ici quelques semaines, avec Lyon dans le viseur pour commencer.

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Comment combiner logements estudiantins et aide à la personne ?

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Cette semaine dans Parlons Economie, votre rendez-vous en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève, nous nous intéressons à l'échange social, avec Sabine Estier Thévenoz, représentante du projet «1h par m2».

Inspiré d'un modèle utilisé en Allemagne, « 1h par m2 - Un.e étudiant.e sous mon toit » vise à créer des liens entre générations afin de prévenir l’isolement des aînés tout en palliant le manque de logements auquel font face les étudiants.

Le but est de mettre à disposition des chambres contre des coups de main très variés comme des cours de langue, du ménage, de la garde d'enfants..., sur la base « une heure mensuelle par mètre carré ». Depuis 2019, environ 65 tandems hôtes-étudiants sont constitués chaque saison.

 

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L'Université de Genève a d'ailleurs reçu la distinction cantonale du développement durable pour cette solution novatrice et solidaire en partenariat avec la Fondation BNP Paribas et Pro Senectute Genève.

 

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Genève: un projet géothermie, pour quoi faire?

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Cette semaine dans Parlons Economie, votre rendez-vous en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève, nous nous intéressons au programme Geothermies, avec Nathalie Andenmatten, cheffe de projet Geothermies à l'Etat de Genève et Michel Meyer, directeur du programme Geothermies à SIG.

Dans le sous-sol, la température augmente en moyenne de 30°C par kilomètre. L’eau qui parfois s’y trouve atteint plus de 100°C à 3000 m de profondeur. La géothermie consiste à exploiter cette ressource sous forme de chaleur, de fraîcheur ou pour produire de l’électricité. Elle représente un immense potentiel, naturel, écologique et infini.

En ce sens, le programme GEothermies, piloté par l’Etat de Genève depuis maintenant 8 ans et financé par SIG, vise à améliorer la connaissance du sous-sol genevois. Il est articulé en trois phases : la prospection, l’exploration par forage et l’exploitation. Les boîtiers électroniques oranges dispersés dans Genève ont donc cette utilité : ils enregistrent les ondes émises par des camions vibrateurs afin de cartographier notre sous-sol.

Immergez-vous dans le sous-sol genevois à 360° 

 

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La stratégie cantonale est de développer la géothermie hydrothermale, processus qui consiste à pomper de l’eau chaude naturellement présente dans le sous-sol pour produire du chauffage par exemple, le tout sans modifier sa quantité, pour arriver à diminuer de 60% les émission de gaz à effet de serre d'ici 2030 et à atteindre la neutralité carbone pour 2050.

 

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Vers un retour de la consigne pour le réemploi à Genève ?

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Cette semaine dans Parlons Economie, votre rendez-vous en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève, nous nous intéressons à la consigne pour le réemploi, avec Hervé Le Pezennec, fondateur de l'association Réseau Consignes.

La consigne des bouteilles en verre revient en force, avec pour objectif de favoriser l'économie circulaire, locale et la protection de l’environnement. L'association Réseau Consignes, née il y a un peu plus de deux ans dans le canton de Vaud, souhaite promouvoir et contrôler pour la Suisse Romande, un système de réemploi d'emballages en verre consignés.

Pour cela, un projet pilote d'une durée de six mois va être initié très prochainement avec six magasins partenaires de la commune de Carouge, avec à terme la volonté de création d'une filière genevoise.

Réseau Consigne se propose de fournir les outils et les moyens pour faciliter l’utilisation et la gestion de la consigne et d'en assurer la promotion et la visibilité via différents canaux.

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Le projet est soutenu par le canton de Genève et le programme éco21 de SIG, initialement spécialisé dans les économies d’énergie, et qui vise à s'étendre à la réduction des déchets.

Pour les intéressés, tous les points de vente, de collecte et les producteurs partenaires seront répertoriés dès demain sur le site internet de l'association.

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Etude d'Oracle: les employés feraient davantage confiance aux robots pour évoluer

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Cette semaine dans Parlons Economie, votre rendez-vous en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève, nous nous intéressons à la robotisation et au travail post-Covid, avec Sylvain Letourmy, HCM strategy director à Oracle et Claire Monari, manager au sein de l’équipe people and organization, chez PwC.

Après plus d’un an de pandémie, notre façon de travailler a bien changé. Certes, les individus se sont plutôt bien adaptés à la situation et pourtant, la relation entre employeur et employé n'est plus la même. Une étude d'Oracle révèle qu'en 2021, les employés du monde entier souhaitent reprendre le contrôle de leur carrière et faire preuve de plus d'exigence envers leurs employeurs.

93% des personnes déclarent avoir pris le temps de réfléchir durant l'année écoulée et 88% affirment que la pandémie a eu un impact sur leur définition du succès. Situant désormais leurs priorités dans un équilibre travail/vie personnelle à 42%, dans l'évolution d'un environnement qui préserve leur santé mentale à 37%, et dans la flexibilité liée au travail à 33%.

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Autre point intéressant révélé par l'étude : 55% de la main d'oeuvre mondiale serait plus encline à rester dans une entreprise qui utilise des technologies de pointe comme l'IA pour soutenir la croissance de leur carrière.

L'employabilité prend le pas pour les collaborateurs, autrement dit la valorisation de leurs compétences et leur capacité à progresser tout au long de leur vie professionnelle, et c'est ici que la technologie peut jouer un rôle selon eux.

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