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Culture

Salon dédié au numérique à Los Angeles: un Vaudois aux manettes

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Evénénement phare des nouvelles technologies, le SIGGRAPH s'ouvre le 6 août à Los Angeles (photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/JEON HEON-KYUN)

Los Angeles accueille début août le SIGGRAPH, le plus grand salon au monde dédié aux images créées par ordinateur et aux technologies interactives. Le Vaudois Nicolas Henchoz y tient un rôle-clef en présidant la dimension culturelle de la manifestation.

"C'est une grande fierté, la reconnaissance du travail accompli depuis 15 ans", relève le directeur de l'EPFL+ECAL Lab, le centre de recherche en design qu'il a fondé en 2007.

Le SIGGRAPH, Nicolas Henchoz y participe depuis plusieurs éditions, notamment pour présenter les travaux de son laboratoire. "C'est un rendez-vous très prisé. L'équivalent, dans notre milieu, d'une montée des marches à Cannes", explique-t-il, interrogé par Keystone-ATS.

Cette année toutefois, à l'occasion d'une 50e édition qui réunira 18'000 personnes du 6 au 10 août, Nicolas Henchoz arrive avec un autre statut. Il est passé du côté des organisateurs et préside les "Art Papers", à savoir le volet culturel d'un salon qui mêle technologie et art. "C'est l'une de ses particularités, ce qui le rend unique au monde", note-t-il.

"Donner du sens"

Cette cohabitation figure aussi au coeur de la mission de l'EPFL+ECAL Lab: explorer le potentiel des technologies grâce au design et à la création artistique. Car trop souvent, souligne Nicolas Henchoz, l'industrie du numérique "oublie" qu'elle ne doit pas uniquement s'appuyer sur la technologie pure.

La "perception humaine" doit être prise en compte pour que la performance technique ne soit pas qu'un simple "coup d'épate", affirme-t-il. Et de prendre en exemple "l'échec", pour le moment du moins, des mondes immersifs du métavers.

Pour Nicolas Henchoz, tant le design que l'art permettent de "donner du sens" à une innovation, de l'adapter aux besoins des usagers et, ainsi, d'éviter un fiasco sur le plan économique. "L'ultra-spécialisation nous a fait oublier la relation entre culture et technologie", remarque-t-il.

Cette alliance touche de nombreux domaines d'activité. Nicolas Henchoz cite, en exemple, les travaux de son laboratoire pour mettre en valeur le patrimoine du Montreux Jazz Festival ou de la Bibliothèque nationale suisse. L'EPFL+ECAL Lab a aussi fait parler de lui, ces dernières années, avec une installation immersive de méditation au centre taoïste de Bullet (VD).

Applications multiples

A Los Angeles, ce sont d'autres applications qui seront présentées. Cela va de données sur le dépérissement des coraux à un traitement contre les acouphènes avec, à chaque fois, le même souci de "rendre perceptibles ces informations".

Nicolas Henchoz mentionne aussi la captation du mouvement de paraplégiques qui dansent en fauteuil roulant. Ou encore la création d'avatars capables de représenter des individus dans les univers virtuels. "Le champ d'application est vaste", souligne-t-il.

Parmi ses différentes activités durant la conférence, Nicolas Henchoz animera aussi un workshop sur l'intelligence artificielle, et plus précisément sur la défiance dont elle fait l'objet. "Nous allons explorer les rôles de la technologie et de l'art, mais aussi des lois, pour établir la confiance à l'ère de l'intelligence artificielle", explique-t-il.

Le SIGGRAPH (pour Special interest group on computer graphics and interactive techniques) s'est déroulé pour la première fois en 1974 à Boulder au Colorado. A la version nord-américaine s'est ajoutée, dès 2008, une seconde conférence en Asie. L'événement regroupe des entreprises du numérique, des scientifiques et des artistes. Le salon est aussi réputé pour dévoiler les derniers effets spéciaux pour le secteur du cinéma.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Conseil fédéral veut abaisser la redevance à 300 francs

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Le ministre des télécommunications Albert Rösti veut abaisser la redevance radio-TV (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La redevance radio-TV doit passer à 300 francs d'ici 2029, contre 335 actuellement. Le Conseil fédéral a rejeté mercredi en parallèle l'initiative "200 francs, ça suffit". La concession actuelle de la SSR est prolongée jusqu'à fin 2028.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le Conseil fédéral veut abaisser la redevance à 300 francs

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Le ministre des télécommunications Albert Rösti veut abaisser la redevance radio-TV (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La redevance radio-TV doit passer à 300 francs d'ici 2029, contre 335 actuellement. Le Conseil fédéral a rejeté mercredi en parallèle l'initiative "200 francs, ça suffit". La concession actuelle de la SSR est prolongée jusqu'à fin 2028.

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Kunsthaus: accord avec les héritiers d'un collectionneur juif

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Le tableau "L'Homme à l'ombrelle" avait été vendu au Kunsthaus de Zurich en 1939. (© Kunsthaus Zürich)

Le Kunsthaus de Zurich va vendre un tableau de Claude Monet. Il a trouvé un accord en ce sens avec les héritiers d'un collectionneur juif, qui avait dû monnayer l'oeuvre en fuyant le régime nazi.

L'industriel et collectionneur d'art juif Carl Sachs s'était réfugié en Suisse avec sa femme en 1939. Quelques semaines plus tard, il vendait "L'homme à l'ombrelle" de Monet au Kunsthaus, de manière contrainte, en raison des persécutions subies. "Une vente à court terme était nécessaire pour assurer l'existence du couple Sachs", relève le rapport accompagnant la recherche de provenance du tableau.

Sur la base de ces faits et de la situation historique, la Société zurichoise des beaux-arts, responsable et propriétaire du Kunsthaus, a cherché le dialogue avec la famille de Carl Sachs, décédé en 1943. Le 5 juin, une solution "juste et équitable" a pu être trouvée, peut-on lire dans le communiqué publié mercredi.

Le Kunsthaus va désormais vendre le tableau réalisé entre 1865 et 1867. Conformément à cet accord à l'amiable, le Kunsthaus recevra une part du produit de la vente, qui sera versée au fonds de la collection.

Le président de la Société zurichoise des beaux-arts Philipp Hildebrand dit regretter que ce "magnifique tableau" quitte le Kunsthaus après la vente. Cette décision montre toutefois que la stratégie de provenance, présentée en 2023, est mise en oeuvre avec sérieux. Selon lui, le Kunsthaus traite de manière transparente les oeuvres pour lesquelles il existe des indications d'une situation de contrainte liée aux persécutions nazies.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Prix Suisse décerné à Büne Huber de Patent Ochsner

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Le chanteur bernois Büne Huber va recevoir le Prix Suisse 2024. Avec son groupe Patent Ochsner, il interprète des titres comme "W. Nuss vo Bümpliz" ou "Bälpmoos" (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le Prix Suisse, lancé il y a quatre ans, va être décerné pour la première fois à un artiste. Le conseiller fédéral Beat Jans le remettra le 9 novembre à Büne Huber, le leader du groupe de rock bernois Patent Ochsner.

Le chanteur bernois de 62 ans, originaire de Bümpliz, a marqué la scène musicale suisse, écrit Initiative Suisse, à l'origine de ce prix, dans un communiqué publié mercredi. Même s'il chante en dialecte bernois, Patent Ochsner est l'un des rares groupes qui a franchi le Roestigraben.

"W. Nuss vo Bümpliz" ou "Bälpmoos" sont des hits en Suisse alémanique. Patent Ochsner propose du rock comme du folk en passant par des sons expérimentaux et recourt à divers instruments comme des mandolines, un accordéon ou une fanfare.

Patent Ochsner a été le premier groupe de Suisse à participer à un MTV-Unplugged il y a quatre ans. Des musiciens les rejoignent régulièrement sur scène comme Sophie Hunger ou Andreas Schaerer. Le groupe bernois a également été récompensé sept fois par un Swiss Music Award dans différentes catégories.

Le Prix suisse a été remis pour la première fois à l'entrepreneur Peter Spuhler. La médecin et scientifique Martine Clozel lui a succédé l'année suivante, suivi du skieur Marco Odermatt.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Los Angeles compte interdire l'usage des smartphones à l'école

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Les smartphones seront bannis des écoles à Los Angeles. (© KEYSTONE/AP/KIICHIRO SATO)

Le district scolaire de Los Angeles s'est prononcé mardi en faveur d'une interdiction totale de l'usage des smartphones dans les écoles publiques de la ville.

Une décision annoncée au moment où le gouverneur de Californie, Etat le plus peuplé des Etats-Unis, veut lui bannir l'usage de ces appareils à l'école, pour limiter leur impact sur la santé mentale des élèves.

A Los Angeles, qui gère le deuxième plus grand district scolaire du pays, l'administration va devoir élaborer un plan pour empêcher l'usage des téléphones portables et des réseaux sociaux tout au long de la journée.

"Les écoles qui ont déjà mis en place une journée sans téléphone font état de résultats incroyables: les enfants sont plus heureux, ils se parlent, leurs résultats scolaires sont meilleurs", a expliqué Nick Melvoin, membre du conseil d'administration du district, qui a proposé l'interdiction. "Je pense donc qu'il s'agit d'une idée dont le temps est venu", a-t-il ajouté.

Sa résolution mentionnait des recherches selon lesquelles l'utilisation excessive du téléphone portable est associée à une augmentation du stress, de l'anxiété, de la dépression, des problèmes de sommeil, des sentiments d'agression et des pensées suicidaires chez les adolescents.

Les études ont également démontré une amélioration des résultats scolaires pour ceux qui n'utilisent pas de smartphone. Berceaux des réseaux sociaux, les Etats-Unis sont de plus en plus inquiets quant à leur impact sur la vie des jeunes Américains.

Lundi, le médecin-chef du pays, Vivek Murthy, a signé une tribune dans le New York Times pour réclamer des messages de prévention, comme sur les paquets de cigarette.

Il réclame que les plateformes publient des avertissements clairs "pour alerter des dangers importants qu'ils représentent pour la santé mentale des adolescents".

Passer plus de trois heures par jour sur les réseaux sociaux double le risque de provoquer des symptômes liés à la dépression et à l'anxiété chez les adolescents, rappelle le docteur. A l'été 2023, écrit ce responsable, les jeunes passaient environ 5 heures par jour sur ces applications.

Le gouverneur de Californie Gavin Newsom a invoqué cette tribune mardi pour annoncer vouloir interdire l'utilisation des smartphones à l'école dans l'ensemble du "Golden State". Un projet qui devra d'abord être approuvé par les parlementaires locaux de cet Etat démocrate.

Dans une Amérique de plus en plus polarisée, il s'agit d'un des rares consensus transpartisans. La Floride, dirigée par la bête noire de M. Newsom, le républicain Ron DeSantis, a par exemple interdit l'usage du smartphone à l'école l'an dernier. Des projets similaires sont en cours en Oklahoma, au Kansas, au Vermont, en Ohio, en Louisiane et en Pennsylvanie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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