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Léonard Gianadda, mécène valaisan est décédé (VIDEO)

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Leonard Gianadda le 15 juin 2018 a la Fondation Pierre Gianadda a Martigny. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Léonard Gianadda est décédé dimanche matin à l'âge de 88 ans. Il laisse à Martigny (VS) une fondation à la renommée internationale qui a exposé les oeuvres d'illustres artistes comme Picasso, Van Gogh ou Rodin. La disparition de ce "grand homme", "figure marquante", a provoqué de nombreuses réactions.

En 2018, Léonard Gianadda avait annoncé publiquement se battre contre un cancer. "Commençons déjà par demain, par après-demain, allons jusqu'à la fin de l'année", confiait-il alors à Keystone-ATS. La suite "ce ne sera pas facile, ça c'est certain".

Même atteint dans sa santé, le mécène reste très actif, continuant notamment à concrétiser des expositions. Avec dernièrement Caillebotte ou encore Turner.

"Enorme héritage"

"Le Valais perd un grand homme!", a réagi le canton saluant la mémoire et l'oeuvre de Léonard Gianaddasur le réseau social X. Le mécène a inscrit "sa trajectoire au cœur des arts et laisse à sa ville, à son canton et à son pays un énorme héritage avec notamment la création de la Fondation Gianadda", inaugurée en 1978, en l'honneur de son frère décédé Pierre.

Depuis, le succès de la fondation ne se dément pas. Klee, Picasso, Hodler, Rodin, Giacometti, Modigliani, Chagall, Gauguin, Van Gogh et bien d'autres ont fait honneur aux cimaises de la fondation. "Cela s'est fait petit à petit", expliquait Léonard Gianadda en 2018. "Je n'ai évidemment jamais imaginé avoir un jour un tableau de Van Gogh ou de Cézanne, or on en a eu cent".

Il n'imaginait pas non plus que les concerts de musique classique organisés y auraient autant de succès. "Tu as fait de ta Fondation Gianadda à Martigny un haut lieu de Culture avec la peinture bien sûr, mais aussi la musique que tu adorais", a écrit dimanche sur X, le directeur artistique de l'Orchestre de chambre de Lausanne (OCL) Renaud Capuçon. "Merci d’avoir été si inspirant! Tu vas me manquer", ajoute encore le violoniste qui s'était produit dans la fondation.

Des giratoires habillés

"C'était une figure marquante qui a façonné Martigny et nous a fascinés", a réagi auprès de Keystone-ATS la présidente de la ville Anne-Laure Couchepin. "Léonard Gianadda était une personnalité extraordinaire, un visionnaire, un leader. Il a fait beaucoup pour notre ville" ajoute-t-elle. C'est que l'empreinte du mécène est à chaque coin de rue de Martigny, qui ne compte aucun feu de signalisation, mais des giratoires que celui-ci n'a jamais cessé d'habiller.

"J’apprends avec émotion le décès de Léonard Gianadda", écrit sur X Alain Berset, président de la Confédération et chef du Département fédéral de l’intérieur. "Photographe, mécène, collectionneur, passionné d’art, il aura beaucoup oeuvré à la promotion de la culture. Avec mes condoléances à sa famille et à ses proches".

"Il a tant fait pour la culture, mais aussi pour la solidarité", a abondé Mathias Reynard, conseiller d'Etat en charge de la culture sur Facebook. "Nous avions pris l’habitude de nous retrouver régulièrement pour refaire le monde et échanger sur la culture valaisanne, à laquelle il a tant apporté et qui a mis du temps à le reconnaître. [...] Il va beaucoup nous manquer".

Nombreuses distinctions

Petit-fils d'immigré italien, Léonard Gianadda est né le 23 août 1935 à Martigny. Après une maturité classique en 1955, il décroche un diplôme d'ingénieur civil à l'Ecole politique fédérale de Lausanne (EPFL) en 1960.

Parallèlement à ses études, Léonard Gianadda travaille comme journaliste. "Une étape incroyable dans ma vie", déclare-t-il en 2020, alors que la presse suisse salue son engagement d'alors en le faisant membre d'honneur de l'Association de la presse valaisanne et d'Impressum.

Le travail et les prouesses de Léonard Gianadda ont été moult fois récompensés. Il a notamment reçu les titres de chevalier de l'Ordre national du Mérite de la République française, de chevalier puis d'officier de la Légion d'honneur, d'officier des arts et des lettres, et obtenu en 1996 le prix de l'Etat du Valais puis en 2019 le Prix Europa Nostra.

En 2001, il devient membre de l'Académie des beaux-arts. Dimanche, le secrétaire perpétuel Laurent Petitgirard, les membres et correspondants de l’Académie des beaux-arts, ont fait part de leur "grande tristesse" à l'annonce de la nouvelle.

Obsèques jeudi

Début novembre, le conseil municipal de la Ville de Sion avait encore organisé une soirée en l'honneur de Léonard Gianadda "en signe de gratitude pour l'indéfectible soutien apporté aux institutions culturelles et sociales sédunoises".

L'événement s'était alors déroulé dans l'aula de l'Hôpital de Sion, où le mécène était soigné après avoir été gravement blessé à la jambe lors d'un accident de voiture à la sortie d'une représentation du Cirque Knie avec Christian Constantin.

"Je garderai en mémoire nos souvenirs inoubliables et notre relation particulière et amicale", a fait savoir celui-ci sur Facebook, exprimant aussi "ses condoléances les plus sincères à la famille et aux proches de Léonard Gianadda".

Différents hommages lui seront rendus à Martigny, a fait savoir la présidente de la ville du Coude du Rhône. Les obsèques sont prévues jeudi.

Avec Keystone-ATS

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Culture

Lancy (GE): les immeubles Bordigoni seront démolis

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Les bâtiments d'Alexandre et André Bordigoni n'ont pas trouvé grâce devant le Tribunal fédéral. (archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les associations de protection du patrimoine et les voisins échouent dans leur tentative de préserver trois immeubles des années 1930 dans la commune de Lancy (GE). Le Tribunal fédéral rejette leurs recours contre le refus de classer et le permis de construire.

Réalisés par Alexandre Bordigoni et son fils André, les immeubles se situent le long du chemin de Claire-Vue. Avec une villa, ils occupent une parcelle d'un hectare. Lors du recensement architectural des années 1990, ils ont reçu la mention "monument et bâtiment exceptionnel et leurs abords".

Cette appréciation a été revue en 2018 avec la qualification "intéressants". Un an auparavant, la caisse de pension UBS, propriétaire du fonds, avait demandé l'autorisation de démolir les bâtiments et de les remplacer par des immeubles de 184 logements.

Patrimoine suisse et sa section genevoise, Action Patrimoine Vivant et plusieurs voisins ont tenté de s'opposer à ce projet. Dans trois arrêts publiés jeudi, le Tribunal rejette leurs demandes tendant au classement des immeubles et à l'annulation des permis de construire.

En substance, la 1ère Cour de droit public n'admet que de manière restreinte la qualité pour agir des divers recourants. Cela l'amène à examiner une partie seulement de leurs griefs et, au final, à rejeter les recours. (arrêts 274, 275 et 276/2023 du 24 mai 2024)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le festival bernois du Gurten attire les foules sous le soleil

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La chanteuse biennoise Naveni a ouvert mercredi après-midi le festival du Gurten sur la scène dédiée aux artistes suisses. (© Miriam Abt / Keystone-SDA)

Premières files d'attente devant le funiculaire du Gurten et bières en abondance: le Festival du Gurten de Berne a lancé sa 41e édition mercredi. D'ici samedi, les organisateurs s'attendent à accueillir jusqu'à 80'000 festivaliers.

Si les places à l'ombre étaient rares mercredi sur la colline du sud de la ville qui accueille l'événement, la jauge limite n'était pas encore atteinte. A l'exception de vendredi, il est encore possible d'acheter des billets pour la journée.

Sur les 135 concerts prévus, c'est l'auteure-compositrice-interprète Naveni, originaire de Bienne, qui a ouvert les feux. Sa musique soul s'est emparée de la Waldbühne, scène réservée aux créateurs de musique suisses.

Cette même scène devrait être particulièrement prisée jeudi soir, lorsque la superstar de Bienne Nemo interprétera sa chanson "The Code". Ce titre lui a valu de gagner en mai le concours eurovision de la chanson à Malmö en Suède.

Chaleur au menu

La soirée de mercredi sera elle rythmée par deux têtes d'affiche du festival: le rappeur britannique Stormzy et le hip-hopper reggae allemand Peter Fox. Parmi les autres artistes annoncés: le musicien afrobeat Burna Boy, le duo électro Justice et la pop star canadienne Nelly Furtado.

Face aux températures chaudes annoncées ces prochains jours, le festival a élaboré des mesures, a indiqué la porte-parole du festival Lena Fischer. Parmi celles-ci, le recours à des parasols et la distribution d'eau en cas de fortes chaleurs. Mais elle a aussi rappelé que "sur le Gurten, il fait toujours quelques degrés de moins qu'en ville"!

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le Festival du film de Locarno fait un saut à Lausanne

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Giona Nazzaro, le directeur artistique du festival du film de Locarno, a ouvert un open air d'une semaine à Lausanne mardi soir. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

A trois semaines du début du Festival de Locarno, des films sont à voir sur la Piazza Picola à Lausanne. Giona Nazzaro, le directeur artistique du rendez-vous tessinois, a fait le déplacement dans la capitale vaudoise, l'occasion d'évoquer la prochaine édition.

Depuis trois ans, Giona Nazzaro vient à Lausanne lancer un open air sur l'esplanade du quartier des arts, Plateforme 10. Mardi soir, 425 personnes, selon un porte-parole, ont pu voir "The Old Oak", un film du cinéaste britannique Ken Loach.

"Voir ou revoir un film, ce n'est pas le luxe d'une minorité bourgeoise. C'est l'idée que la culture, la rencontre et le dialogue nous permettent d'éviter de faire la guerre", a dit le directeur artistique à Keystone-ATS.

Pas de blockbuster cette année

A Locarno, la menace d'une nouvelle grève à Hollywood, qui avait pesé l'an dernier sur le festival, semble s'éloigner. L'absence de blockbuster cette année sur la Piazza Grande n'a pas de lien, souligne-t-il. "Il sort moins de grands films américains, sur qui repose tout le poids de l'industrie, surtout pendant l'été."

L'échec commercial du dernier film de George Miller "Furiosa" a créé la panique à Hollywood. Le prequel de "A Quiet Place" a ensuite bien marché. Suivi d'un nouvel échec, celui d' "Horizon"de Kevin Costner. La deuxième et la troisième partie vont du reste sortir directement en streaming.

"On partage des enthousiasmes"

L'édition 2024 est la première depuis l'arrivée de Maja Hoffmann à la présidence du festival. "On partage des enthousiasmes", a résumé Giona Nazzaro tout en soulignant qu'elle laisse la même autonomie à la direction artistique qu'auparavant.

"Quand j'ai essayé de convaincre le réalisateur britannique Ben Rivers de venir à Locarno, je l'ai tenue au courant de nos échanges. Elle a été ravie d'apprendre que le cinéaste chinois Wang Bing avait donné son feu vert. Sachant que j'avais envie de faire venir le réalisateur mexicain Alfonso Cuaron, elle lui en a parlé lors d'une rencontre à Londres."

Locarno fait la part belle aux films suisses cette année, avec une quarantaine qui ont été retenus. "Der Spatz im Kamin" ("Le moineau dans la cheminée") du réalisateur bernois de 42 ans Ramon Zürcher concourt en compétition internationale pour un Léopard d'Or, avec seize autres cinéastes.

Quatre films suisses seront projetés sur la Piazza Grande, dont, hors sélection, les premières suisses de deux longs métrages romands dévoilés à Cannes en mai dernier, "Sauvages" de Claude Barras et "Le Procès du chien" de Laetitia Dosch.

Effervescence et résistance

Pour Giona Nazzaro, le cinéma suisse vit un moment d'effervescence particulier : "De nombreux films tournés en Suisse ont l'ambition d'être vus par un public international et y parviennent".

L'an dernier, le Festival de Locarno avait primé un film iranien "Critical Zone" du réalisateur Ali Ahmadzadeh. Autre film iranien découvert sur la Croisette, "Les Graines du figuier sauvage", de Mohammad Rasoulof, sera projeté cette année en plein air : "Dans le cinéma iranien, il y a évidemment une nécessité. Il donne à voir cette force de résistance quand la liberté manque".

Plusieurs premiers films de réalisatrices

Si on revient à la sélection officielle, la moitié des films retenus ont été réalisés par des femmes, dont quatre premières oeuvres, le résultat d'un choix volontariste. "Il y a un déséquilibre structurel, que l'industrie du cinéma et de l'audiovisuel devrait affronter d'une façon non idéologique. Car ce n'est pas quelque chose qu'on peut ressoudre avec des conférences, avec des séminaires."

En choisissant plusieurs premiers films de réalisatrices, il s'agit d'une déclaration de principe : "Elles ne devront pas faire un deuxième ou troisième film - souvent plus difficile à réaliser que le premier - pour être en compétition, car elles y sont déjà." Et de citer les films lituanien "Toxic" et libanais "Green Line".

Pour clore cet entretien, Keystone-ATS a demandé au directeur artistique ce qui le réjouit particulièrement lors de cette prochaine édition : "De pouvoir proposer des films de la méga star indienne Shah Rukh Khan comme du cinéaste expérimental américain Stan Brakage (1933-2003). Il rêve que le public de l'un découvre les films du second et vice versa.

La venue de Shah Rukh Khan à Locarno mobilise d'ailleurs déjà ses nombreux fans, ce qui présage d'un casse-tête pour les organisateurs de la manifestation.

Le Festival du film de Locarno se déroule du 7 au 17 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Irène Schweizer, la grande dame du jazz suisse, est morte

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La grande dame du jazz suisse, Irène Schweizer, est décédée mardi à Zurich à l'âge de 83 ans. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La grande dame du jazz suisse est morte : la pianiste Irène Schweizer est décédée à l'âge de 83 ans. Elle s'est éteinte mardi dans une institution à Zurich, a indiqué le label de disques Intakt Records à Keystone-ATS.

Du dixieland dans le restaurant de ses parents, Irène Schweizer est passée au free jazz qu'elle a joué sur les scènes du monde entier. La pianiste et percussionniste suisse a été primée à de multiples reprises.

Irène Schweizer a donné son dernier grand concert public en juillet 2019 au festival "Konfrontationen" à Nickelsdorf, en Autriche: un duo avec le batteur américain Hamid Drake est sorti depuis sur CD (Intakt Records) sous le titre "Celebration".

Née à Schaffhouse le 2 juin 1941, Irène Schweizer est l'une des personnalités les plus marquantes du jazz moderne, dont le travail a été salué par le Grand Prix suisse de musique 2018. Pianiste et percussionniste, elle se met à explorer les milieux du jazz de Londres et de Zurich dans les années 1960.

En 1968, elle rencontre à Zurich le batteur neuchâtelois Pierre Favre, avec lequel elle tissera une longue complicité artistique. Ensemble, ils apporteront une contribution importante au développement du free jazz et de la musique improvisée pour piano.

Ecriture sans fioritures

Charismatique, Irène Schweizer cultive une écriture musicale sans fioritures. Elle s'est produite en concert dans le monde entier, comme soliste ou avec différentes formations. Elle a aussi enregistré de nombreux albums en solo ou en duo (notamment avec Pierre Favre et Joey Baron).

Les duos d'Irène Schweizer avec des batteurs comme l'Américain Andrew Cyrille, le Néerlandais Han Bennink, l'Allemand Günter Sommer et plus récemment l'Américain Hamid Drake sont légendaires.

Figure centrale du mouvement féministe dans la musique en Europe ("Feminist Improvising Group", "Les Diaboliques"), elle est cofondatrice du festival Taktlos, du "Werkstatt für Improvisierte Musik Zürich" (WIM), et du label de jazz Intakt Records.

Malgré son succès à l'étranger, Irène Schweizer n'a jamais oublié la scène locale. Elle a continué de jouer aux côtés des musiciens suisses, comme la saxophoniste Co Streiff - Irène Schweizer a souvent joué de la batterie avec elle -, Omri Ziegele et Jürg Wickihalder.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le TF confirme la protection des abords d'un monument à Mex (VD)

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Le Tribunal fédéral confirme la protection des abords du château d'En-Haut à Mex (VD). (archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Tribunal fédéral rejette les recours de la Municipalité de Mex (VD) et du propriétaire du château d'En-Haut contre l'annulation d'un permis de construire. La commune n'a pas suffisamment pris en compte les objectifs de protection de ce monument et de ses abords.

Propriétaire de la parcelle de quatre hectares accueillant le château et ses dépendances, le recourant a obtenu en 2022 l'autorisation de démolir la ferme du Prieuré et d'un bâtiment voisin afin de construire un immeuble de quatre étages.

La Direction générale des immeubles et du patrimoine du canton de Vaud avait pourtant émis un avis négatif. Quant à Patrimoine suisse et à sa section cantonale qui s'étaient opposées au projet, elles ont fait recours devant le Tribunal cantonal qui a annulé le permis de construire.

Dans un arrêt publié mardi, le Tribunal fédéral confirme que l'instance précédente n'a pas violé l'autonomie communale. La justice vaudoise a constaté en effet que la Municipalité n'avait pas pris en compte le classement du village à l'Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger en Suisse (ISOS) et le classement de plusieurs bâtiments de la parcelle.

De même, l'exécutif a ignoré le recensement du jardin du château par la section suisse du Conseil international des monuments et sites (ICOMOS Suisse). Dans ces conditions, la commune a failli à son obligation de tenir compte des objectifs de protection attachés à l'ISOS. L'annulation du permis de construire ne viole donc pas son autonomie. (arrêt du 24 mai 2024 dans les causes 1C_400 et 408/2023)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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