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Le pape à Genève en juin

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Le pape François est attendu à Genève le 21 juin. Il répond notamment à une invitation du Conseil fédéral. Une délégation emmenée par le président de la Confédération Alain Berset le recevra officiellement, a indiqué le vice-chancelier de la Confédération. Selon le portail cath.ch, le pape devrait également se rendre au Conseil œcuménique des églises, qui est situé à Genève. La dernière visite papale du Conseil est celle de Jean-Paul II en 1984.

(Source ATS)

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Culture

Peut-on rire de Dieu ? "Oui mais", dit le pape à des humoristes

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Whoopi Goldberg, l'actrice de "Sister Act" (au centre), figurait parmi les participants de la rencontre avec le pape. (© KEYSTONE/AP/Riccardo De Luca)

"On peut rire de Dieu (...) mais sans offenser les sentiments religieux des fidèles", a dit le pape François en recevant vendredi une centaine d'humoristes d'une quinzaine de pays. Pour le Saint-Père, il s'agissait d'une parenthèse légère avant le sommet du G7.

Vendredi matin, devant son auditoire de comiques conquis d'avance, le pontife de 87 ans a enfoncé son pouce dans son oreille droite et agité ses doigts, un geste qui a provoqué rires et applaudissements: "Au lieu du discours, je fais ça", a-t-il lancé en souriant.

Les comédiens américains Whoopi Goldberg ("Sister Act"), Julia Louis-Dreyfus ("Seinfeld"), Chris Rock et Jimmy Fallon étaient de la partie, tout comme le Français Manu Payet et la slammeuse et cabarettiste américano-suisse Hazel Brugger, même si la majeure partie d'entre eux venaient d'Italie.

Certains venaient également d'Irlande, de Colombie, d'Allemagne, l'un d'entre eux arrivant même du très lointain Timor oriental où François doit se rendre en septembre.

"Plaisanter avec ceux qu'on aime"

"Peut-on rire de Dieu?", a lancé le pape aux artistes, avant de donner lui-même sa propre réponse: "Certainement, comme on joue et on plaisante avec les personnes qu'on aime". Il s'est cependant empressé de nuancer aussitôt cet apparent feu vert: "On peut le faire, mais sans offenser les sentiments religieux des fidèles".

Une prise de position ayant une résonance toute particulière au vu du choc qu'avaient provoqué ses déclarations de 2015 après l'attentat djihadiste qui venait de décimer la rédaction de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris.

Interrogé sur la liberté d'expression des caricaturistes après le sanglant attentat, il avait répondu: "Si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s'attendre à un coup de poing, et c'est normal. On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision!"

Des déclarations qui avaient été interprétées à l'époque comme une quasi-justification de l'attaque. Ses auteurs voulaient punir les journalistes de Charlie Hebdo, journal qui avait notamment publié des caricatures du prophète musulman Mahomet.

Rôle social positif

Le pape a également encensé vendredi le rôle social positif des humoristes: "Vous avez le pouvoir de propager la sérénité et le sourire", a-t-il dit. "Votre talent est un don précieux car avec le sourire, il propage la paix dans le coeur des personnes, nous aidant ainsi à surmonter les difficultés et supporter le stress quotidien".

"C'était à la fois très protocolaire et en même temps assez détendu", a confié à l'AFP Manu Payet, qui, accompagné de sa mère, a offert au pape une carte de l'île de la Réunion, dont il est originaire.

Il a constaté "une espèce d'irrévérence respectueuse assez jolie et très émouvante" et a été marqué par la "modernité" du pape. "Aujourd'hui, ses paroles ont rendu notre fantaisie intelligente, nécessaire. C'est très touchant", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Frappes israéliennes sur Gaza, tensions à la frontière Israël-Liban

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Alors que les espoirs d'un cessez-le-feu ont été régulièrement déçus, des habitants de Gaza critiquent le Hamas et réclament une trêve à l'heure où le territoire palestinien dévasté est en proie à une crise humanitaire majeure avec une menace de famine. (© KEYSTONE/AP/Saher Alghorra)

L'armée israélienne continuait vendredi ses bombardements sur la bande de Gaza sans avancée dans les pourparlers pour un cessez-le-feu. Le tout doublé d'une flambée de violence à la frontière entre Israël et le Liban.

Aux premières heures vendredi, des témoins ont fait état de bombardements israéliens dans différents secteurs de la bande de Gaza, notamment dans le centre de l'enclave.

Au Liban, l'Agence de presse nationale nationale (Ani) a fait état vendredi de la mort d'une civile et de nombreux blessés dans une frappe de jets israéliens près de Tyr, dans le sud du pays, après des frappes jeudi du Hezbollah libanais dans le nord Israël.

Plan français pour le Liban

Le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi au sommet du G7 que la France, les Etats-Unis et Israël allaient travailler en format "trilatéral" sur la feuille de route française pour contenir les tensions à la frontière israélo-libanaise.

Le plan propose notamment un arrêt des violences des deux côtés et le retrait des forces Al Radwan, unité d'élite du mouvement chiite libanais Hezbollah, et des autres groupes armés à dix kilomètres de la frontière avec Israël, selon des responsables libanais.

Or le Hezbollah, qui dit mener des bombardements des deux derniers jours en représailles au décès d'un de ses hauts commandants dans une frappe israélienne, refuse à ce stade de s'engager dans des pourparlers tant qu'il n'y aura pas de cessez-le-feu durable à Gaza.

Un plan de trêve à Gaza annoncé le 31 mai par Joe Biden, principal allié d'Israël, n'a pas réussi jusqu'à présent à se concrétiser, le gouvernement israélien et le mouvement islamiste palestinien Hamas campant sur leurs positions intangibles.

"Tueries et famine"

"Qu'avons-nous gagné de cette guerre à part tueries, destructions, extermination et famine?" s'exclame Oum Chadi, une Palestinienne de 50 ans, en pressant le Hamas de "mettre un terme à la guerre immédiatement, sans chercher à contrôler et diriger Gaza".

Alors que les espoirs d'un cessez-le-feu ont été régulièrement déçus, des habitants de Gaza, comme Oum Chadi critiquent le Hamas et réclament une trêve à l'heure où le territoire palestinien dévasté est en proie à une crise humanitaire majeure avec une menace de famine.

A Jérusalem, des étudiants brandissant des photos d'Israéliens enlevés lors de l'attaque du Hamas le 7 octobre contre Israël et retenus à Gaza, ont eux aussi appelé le gouvernement de Benjamin Netanyahu à arrêter la guerre et à rapatrier les otages lors d'une manifestation devant le Parlement.

Mais le dirigeant a maintes fois dit sa détermination à poursuivre la guerre jusqu'à la défaite du Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007.

"Combats de rue"

Jeudi, des tirs d'artillerie nourris et des frappes aériennes ont visé plusieurs secteurs, notamment Rafah dans le sud de la bande de Gaza, selon des correspondants de l'AFP sur place.

La branche armée du Hamas a affirmé être engagée dans des combats de rue dans l'ouest de Rafah où des témoins ont signalé des tirs d'hélicoptères Apache. D'autres ont décrit "une nuit très violente" dans la ville.

Israël avait présenté son offensive terrestre lancée le 7 mai à Rafah comme indispensable pour éliminer le Hamas, mais les combats ont repris ces dernières semaines dans plusieurs autres régions de Gaza, notamment dans le centre où trois corps ont été retrouvés dans une maison bombardée selon la Défense civile.

Au total, l'offensive d'Israël à Gaza a fait 37'232 morts dont 30 ces dernières 24 heures, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.

Toujours pas d'accord

Les Etats-Unis s'efforcent d'obtenir un accord basé sur le plan annoncé par Joe Biden qui prévoit, dans une première phase, un cessez-le-feu de six semaines accompagné d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, de la libération de certains otages retenus à Gaza et de la libération de Palestiniens emprisonnés par Israël.

M. Biden a présenté ce plan comme émanant d'Israël. Mais Benjamin Netanyahu l'a jugé incomplet en réaffirmant la détermination de son gouvernement à détruire le Hamas et de libérer tous les otages.

De son côté, le Hamas a transmis aux pays médiateurs une première réponse qui n'a pas été divulguée. Selon une source proche des discussions, elle contient des "amendements" au plan, incluant "un calendrier pour un cessez-le-feu permanent et le retrait total des troupes israéliennes de Gaza". Des exigences qu'Israël a toujours rejetées.

Le secrétaire d'Etat Antony Blinken a déclaré mercredi à Doha, dernière étape d'une énième tournée au Moyen-Orient depuis le 7 octobre, que "certains changements" réclamés par le Hamas étaient "réalisables, d'autres pas".

En marge du sommet du G7 en Italie, M. Biden a accusé le Hamas de bloquer tout accord de trêve. "J'ai soumis une proposition approuvée par le Conseil de sécurité, par le G7, par les Israéliens, et le principal obstacle à ce stade est le Hamas qui refuse de signer, même s'ils ont proposé quelque chose de similaire", a-t-il dit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Jean-Paul Gaultier dévoile ses 1ers pas dans le cinéma d'animation

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L'ancien créateur de mode Jean-Paul Gaultier se lance dans le film d'animation. L'histoire est celle d'une mite qui veut faire de la couture. (archives) (© KEYSTONE/EPA/HANNIBAL HANSCHKE)

On le savait cinéphile, costumier pour le 7e art: Jean-Paul Gaultier fait désormais son entrée dans le cinéma d'animation, en tant que directeur artistique d'un long métrage, dont de premiers visuels ont été dévoilés jeudi au Festival d'Annecy.

"J'ai été flatté qu'on pense à moi": l'idée a séduit immédiatement le couturier de 72 ans, retiré des podiums depuis 2020, lorsque le studio franco-belge nWave l'a abordé pour lui proposer de collaborer sur un film d'animation qui plonge le spectateur dans le monde de la mode.

"Dans l'animation on peut rendre tout, même l'impossible, c'est ça qui est formidable", confie Jean-Paul Gaultier à l'AFP en marge du Festival international d'Annecy, rendez-vous incontournable de la profession.

"L'approche du trait, une silhouette, une ligne": cette technique cinématographique "correspond plus à ce que je connais" par rapport aux films en prise de vues réelles, ajoute le "directeur artistique" de ce projet lors de sa présentation au public.

Le travail, sous la direction du réalisateur Benoît Philippon, a commencé il y a environ un an et demi et en est encore dans ses débuts: le film, qui n'a pas encore de titre, est annoncé pour début 2027.

Matthieu Zeller, président du studio nWave ("Le Voyage extraordinaire de Samy", "Bigfoot Family", "Les Inséparables") a raconté comment, lors de leurs premières rencontres, Jean-Paul Gaultier a très vite imaginé pouvoir "faire le défilé dont (il a) toujours rêvé dans la vraie vie".

C'est lui qui présente alors à Jean-Paul Gaultier le scénario de l'écrivaine Emilie Frèche: l'histoire d'une mite qui rêve de faire de la haute couture, loin de son destin de faiseuse de trous dans les pulls. Un univers à la fois réaliste, contemporain, et mêlant le monde des humains et des insectes.

"Fantaisiste"

"Il amène énormément, non seulement des idées visuelles et graphiques, mais aussi un esprit, une vision de la mode qui est formidable, qui est très cinématographique et aussi très accessible", se réjouit M. Zeller, dont le studio, spécialiste reconnu de la 3D numérique, fête ses 30 ans cette année.

Les premières images, des ébauches pas encore animées, laissent apparaître l'influence Gaultier: dans les tenues bien sûr, mais aussi les personnages. L'un est par exemple inspiré par l'actrice Rossy de Palma, qui fut une des muses du créateur, un autre par l'homme à la marinière lui-même, sous les traits d'un "mythe" de la mode installé Avenue Montaigne à Paris. La capitale où monte l'héroïne pour tenter de réaliser ses rêves.

"Jean-Paul nous amène des anecdotes drôles, des idées qui sont hyper adaptées à l'animation", souligne Matthieu Zeller auprès de l'AFP. "On ne pourrait pas faire ce film avec quelqu'un d'autre que lui, et son regard libre, fantaisiste, pas sérieux", qui se prête parfaitement à l'animation grand public.

Jeau-Paul Gaultier a eu "une espèce de coup de foudre" pour le projet. "J'essaye de m'adapter, et de voir, d'après les techniques possibles, jusqu'où on peut aller" dans l'animation, dit-il. Il se reconnait aussi dans le récit initiatique et de comédie d'aventure.

"Dans le scénario, il y avait des tas de choses qui me correspondaient, dans la vision de montrer les différents types de beauté, les différences. Ca me concerne et c'est ce que j'ai toujours un peu fait dans mes défilés", souligne-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Michael Graber (UDC/VS) s'excuse pour sa comparaison avec les nazis

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Au-delà des excuses exprimées, le conseiller national Michael Graber (UDC/VS) ne voit aucune faute de sa part dans cette situation: "la véritable anomalie de cette journée était le dispositif de sécurité" (photo d'archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le conseiller national Michael Graber (UDC/VS) regrette la comparaison qu'il a faite avec les nazis lors de l'altercation entre lui et son collègue de parti Thomas Aeschi et deux policiers fédéraux.

"Je suis désolé et je demande pardon aux policiers", a déclaré M. Graber dans une interview publiée vendredi par le Blick. Lors de l'incident survenu mercredi sur les marches du Palais fédéral, Michael Graber leur avait lancé qu'ils "auraient été les premiers à exécuter les ordres d'Hitler".

Au-delà de ce regret exprimé, M. Graber estime dans l'interview qu'il n'était pas responsable de la situation: "La véritable anomalie de cette journée était le dispositif de sécurité avec des policiers armés de pistolets mitrailleurs chargés sur les escaliers qui ne font pas la différence entre des parlementaires démocratiquement élus et des personnes qui pourraient représenter un danger", a-t-il déclaré.

Il remet également en question l'argument selon lequel le président du Parlement ukrainien Rouslan Stefantchouk était une cible potentielle d'attentat. Ce "danger supplémentaire" pendant une session parlementaire est "discutable", a-t-il affirmé.

Le soutien de Rösti

Mercredi, M. Graber ainsi que le chef du groupe parlementaire UDC Thomas Aeschi avaient été repoussés énergiquement par des policiers armés au Palais fédéral, en raison d'un périmètre de sécurité que les deux politiciens avaient voulu forcer lors de cette visite ukrainienne.

Le conseiller fédéral UDC Albert Rösti a exprimé sa compréhension envers ses collègues de parti jeudi soir lors de l'émission "Rundschau" de la télévision suisse alémanique SRF. Les parlementaires élus et connus de tous doivent pouvoir vaquer à leurs occupations. Le dispositif de sécurité doit garantir leur liberté de mouvement, a-t-il jugé.

Son collègue Beat Jans, chef du Département de justice et police, a lui en revanche défendu le travail de la police. Le fonctionnement du Parlement n'a à aucun moment été entravé, selon lui. Les parlementaires ont simplement dû prendre un autre escalier, on pouvait donc se tenir aux instructions de la police", a déclaré Beat Jans jeudi à Keystone-ATS.

Après l'incident, MM.Aeschi et Graber ont reçu aussi bien du soutien que des critiques sévères de la part de parlementaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne: l'Art Brut expose deux artistes fascinés par l'écriture

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L'écriture de Pascal Vonlanthen devient rapidement abstraite et comparable à des nuées d'étourneaux. (© Collection de l'Art Brut)

La Collection de l'Art Brut à Lausanne propose deux expositions parallèles mettant en lumière les oeuvres du Fribourgeois Pascal Vonlanthen et du Bernois Clemens Wild. Outre leur nationalité, ces deux artistes ont en commun d'évoluer actuellement dans un atelier de création, et de faire dialoguer étroitement écriture et image.

Atteint du syndrome de l’X fragile, Pascal Vonlanthen est né à Rossens, dans la ferme familiale il y a 67 ans. Bien que sa déficience intellectuelle ne lui ait jamais permis d'apprendre à lire ni à écrire, il voue une passion à l'écriture. "Adolescent, il avait des cahiers entiers de signes et de dessins qu'il emportait avec lui", a raconté jeudi la commissaire de l'exposition Teresa Maranzano lors de la visite de presse.

Pascal Vonlanthen commence à fréquenter l’atelier d'art différencié fribourgeois CREAHM en 1998. A cette époque, il se consacre à la représentation d'animaux de la ferme, souvent stylisés, qui "flottent dans la composition ou sont alignés comme une sorte d'écriture figurative."

Nuées de lettres

Une quinzaine d'années plus tard, l'écriture refait surface dans son oeuvre. Un jour, il s'inspire d'un quotidien gratuit qu'il se réapproprie. L'écriture devient un élément dominant dans son art. "Parfois, un mot est reconnaissable, mais très vite l'écriture devient abstraite, ondulatoire, semblable à un vol d'étourneaux, puis se fige", observe la commissaire. "Parfois des volumes ou des résurgences de formes animalières s'y mêlent".

L'"écriture asémique" du Fribourgeois a fait parler d'elle en 2017, lorsque le New-Yorkais Jason Wu, connu comme le styliste de Michelle Obama, s'en est inspiré pour une collection de vêtements. Malgré ce succès international, "Pascal Vonlanthen a poursuivi sa création, imperturbable comme Forrest Gump", sourit Teresa Maranzano.

"Ken Loach de l'Art Brut"

Né à Berne dans une famille de libraires, Clemens Wild, 59 ans, a pour sa part "baigné dans les livres et l'amour de l'art" dès son plus jeune âge. Malgré des séquelles au niveau de la vue et de l'élocution en raison d'une naissance difficile, il maîtrise l'écriture et "imagine très jeune des récits fictifs qu'il écrit et dessine en BD".

Son oeuvre exposée à l'Art Brut porte sur la "galerie de femmes au destin cabossé, mais dignes et sans complexe" qu'il dessine et à qui il donne voix sur du papier Kraft ou des sacs en papier. Ces personnages féminins imaginaires qui "partagent des métiers humbles, une position sociale précaire et des origines lointaines", tout en gardant des ambitions et des loisirs lui ont été inspirés par les femmes qu'il côtoie depuis plus de 40 ans à la fondation bernoise Humanushaus.

"Chacune a sa personnalité, avec des choix vestimentaires extraordinaires, même s'il ne s'agit que d'habits de travail", pointe Teresa Maranzano. Clemens Wild possède une "habileté chromatique incroyable et parvient à faire ressortir ces personnes invisibilisées par la société", poursuit la commissaire qui voit en lui une sorte de "Ken Loach de l'Art Brut" de par son regard sur la société et son discours sur la marginalisation.

Colloque international

Plusieurs événements sont prévus en marge de ces deux expositions, à voir jusqu'au 27 octobre. Un colloque international, le 30 septembre, s'intéressera aux ateliers de création comme potentielles nouvelles sources de l'art brut, une rencontre avec Clemens Wild aura lieu le 10 octobre, tandis que plusieurs ateliers destinés aux enfants, se dérouleront dès la fin juin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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