Le Montreux Jazz Festival (MJF) se réinvente pour son édition 2024 hors les murs. Du 5 au 20 juillet, une scène "exceptionnelle" sera construite sur le lac en contrebas de la place du Marché. La manifestation fera aussi son retour au Casino et s'étendra sur les quais.
"C'est un changement majeur et un défi de taille que de devoir réinventer le festival en raison des travaux au Centre des congrès (2m2c)", a déclaré Mathieu Jaton devant la presse à Montreux. Parmi les postulats de base, cette 58e édition ne pouvait se dérouler ailleurs qu'à Montreux, a souligné le directeur du festival. "Comment aller ailleurs avec un terrain de jeu pareil, le lac, les montagnes et nombre de lieux historiques? C'est notre ADN, c'est ce qui fait que les artistes reviennent", a-t-il dit.
"Pour nous, il était également ultra important de maintenir les dates et la capacité d'accueil", a-t-il affirmé, rappelant que le MJF génère 80 millions de retombées économiques à la région et qu'il est fréquenté par 250'000 festivaliers.
Le MJF, qui a dû relocaliser les 15'000 m2 d'espaces qu'il utilise habituellement au 2m2c, va proposer un voyage complet dans la ville. Celui-ci commencera au Casino. "Nous allons renouer avec ce lieu chargé d'histoire que nous avons quitté il y a tout juste trente ans", a rappelé Mathieu Jaton. Il avait accueilli nombre de concerts mythiques dès 1967.
D'une capacité de 1300 personnes, la salle reflètera la liberté de programmation chère au créateur du festival Claude Nobs. S'y déploieront les musiques actuelles sous toutes leurs formes.
Lac fondamental
Parmi les autres évidences, le patron du festival a cité "le besoin d'une scène principale exceptionnelle qui puisse faire rêver artistes, agents et public", comme le fait habituellement l'auditorium Stravinski. Ainsi que de "rester impérativement au bord du lac, notre élément fondamental", a-t-il ajouté.
Une immense scène va ainsi voir le jour sur le Léman, au bas de la place du Marché. Basée sur l'expérience vécue en 2021 durant la pandémie de Covid-19, elle sera, cette fois-ci, d'une envergure beaucoup plus grande avec 36 mètres de large. Le site, doté d'une pente naturelle à côté du Marché couvert, pourra accueillir 5000 personnes, avec 600 places assises sur des gradins abrités.
Clins d'oeil historiques
En plus de ces deux scènes payantes, le Festival en comptera sept gratuites. La Super Bock Stage investira le Parc suisse, proche du débarcadère, qui sera aussi l'espace d'accueil officiel. Le prochain arrêt sera l'Eurotel, "né en 1967 comme le MJF". Ce lieu "très sixties" accueillera le Lisztomania, scène des tendances émergentes dans son ancienne piscine intérieure dotée de 450 places.
Le voyage se terminera dans une zone déjà bien connue, celle du Montreux Palace et des quais. Le public retrouvera La Lake House et ses différentes activités au Petit Palais. Enfin, à l'extérieur, de grandes terrasses accueilleront trois scènes festives et noctambules. La longueur des quais intégrée au projet 2024 sera doublée par rapport à 2023.
Autre nouveauté, des "pop-up" concerts organisés chaque jour donneront "une texture particulière" à cette édition. Ils investiront une série de lieux patrimoniaux de la ville, tel que le studio de Freddy Mercury, a cité en exemple Mathieu Jaton.
Collaboration étroite
Pour mener à bien cette édition spéciale, le MJF a collaboré étroitement avec les autorités de la ville, la Municipalité et les acteurs locaux, qu'ils soient hôteliers, commerçants, habitants ou artisans. L'accueil chaleureux rencontré par le projet a permis d'envisager l'extension du périmètre du Festival avec sérénité et d'intégrer les infrastructures existantes sur les quais.
Ce réaménagement aura forcément un coût, a admis Mathieu Jaton. Mais "nous essayons de rester dans un cadre budgétaire similaire aux années précédentes, soit entre 28 et 30 millions".
À l'approche de la votation sur l’initiative "200 francs, ça suffit", qui veut réduire le montant de la redevance, les milieux de l’audiovisuel suisse tirent la sonnette d’alarme. Réalisateur, Jean-Stéphane Bron a dénoncé un affaiblissement "brutal" du service public.
"En Suisse, nous avons décidé collectivement de subventionner l’agriculture, les transports ou les universités, parce que le marché seul ne peut pas les faire survivre. Il en va de même pour le cinéma et la télévision", a dit Jean-Stéphane Bron à Keystone-ATS dimanche aux Journées de Soleure, en marge d’une conférence de presse organisée par Cinésuisse. "Plutôt que de programmer son démantèlement, on devrait chérir la SSR comme un trésor national."
Pour le cinéaste, l’argument selon lequel les jeunes paieraient pour des contenus qu’ils ne consomment pas relève d’un "faux débat". "Les jeunes s’informent massivement en ligne, et c’est précisément là que la SSR fait barrage aux fake news", souligne-t-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Bernard Garo et Jacques Pugin présenteront leurs oeuvres dans l'exposition "Glaciers", dès le 4 février au Centre des arts de l'Ecole internationale de Genève. Ils associent la peinture et la photographie pour alerter sur l'exploitation de la montagne.
Jacques Pugin exposera des superpositions photographiques complétées de touches de peinture acrylique. Bernard Garo apportera lui des toiles en format monumental de plusieurs mètres de côté, peintes avec des limons et des sédiments récoltés sur les glaciers.
Par leurs oeuvres, les deux artistes romands expriment leur indignation face à l'exploitation de la montagne et aux traces laissées par les activités humaines. Ils dénoncent notamment la pose de bâches sur la grotte du Glacier du Rhône (VS), pour "gagner de l'argent sur l'extinction" de ce paysage, estime Bernard Garo, contacté par Keystone-ATS.
L'art leur sert à alerter sur la fonte de ces géants de glace et "raconter par le beau, l'histoire de cette disparition programmée", explique Bernard Garo, évoquant "un sublime désastre". Il ajoute que "l'art a pour rôle de sensibiliser, d'émerveiller" et de relayer ce témoignage de puissance autant que de fragilité incarné par les glaciers. Sa démarche vise à transmettre les connaissances en associant l'art à la science.
Face à ces paysages, l'émerveillement subsiste toujours pour Jacques Pugin, bien qu'il soit mêlé à la tristesse et au sentiment d'impuissance. Il s'attend à des situations "catastrophiques" lorsque les glaciers auront disparu et regrette le manque d'attention pour ces sujets. En écho, Bernard Garo évoque la perte d'une mémoire millénaire pour l'Humanité.
L'exposition s'ouvrira par une table ronde le 4 février au soir (sur inscription), en présence des deux artistes et d'un glaciologue. Deux de leurs courts-métrages seront également projetés. L'exposition restera ouverte durant un mois.
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L'UDC dit oui à l'initiative visant à réduire de moitié la redevance SSR. Samedi à Näfels (GL), les délégués ont approuvé à une large majorité l'initiative populaire "200 francs, ça suffit".
La décision a été prise par 370 voix contre 10 et 3 abstentions. L'initiative demande la réduction de la redevance radio/télévision à 200 francs ainsi que la suppression totale de la redevance pour les entreprises. Aujourd'hui, les redevances radio/TV s'élèvent à 335 francs par ménage et par an.
Le Conseil fédéral a déjà fait un geste envers les initiants l'année dernière. Il a décidé de réduire la redevance par ménage à 300 francs par an d'ici 2029. Le Conseil fédéral et le Parlement rejettent l'initiative.
Le conseiller fédéral UDC Albert Rösti, qui avait co-lancé l'initiative avant son élection au Conseil fédéral, estime aujourd'hui qu'une acceptation de l'initiative entraînerait une perte financière trop importante pour la SSR. Des représentants du PS, du Centre, des Verts, du PVL et du PLR s'engagent dans le comité pour le "non".
Le comité directeur de l'UDC avait déjà décidé vendredi de rejeter l'initiative populaire pour un Fonds climat et d'approuver celle sur l'argent liquide ainsi que son contre-projet.
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L’humoriste genevois Alain Monney est décédé jeudi à l’âge de 74 ans à Genève, après avoir lutté durant deux ans contre une tumeur au cerveau. Figure marquante de la RTS TV et radio, il a notamment connu un large succès avec "Carabine FM" et "Les Pique-Meurons". Retour sur sa carrière avec son ami de longue date Gérard Mermet.
Musicien, scénariste et homme de radio et de télévision, Alain Monney débute dans les années 1970 avec le groupe folk "Aristide Padygros", avant de s’imposer dès les années 1980 sur les ondes de la Radio Télévision Suisse Romande. Son humour décalé a marqué durablement Couleur 3, notamment dans l’émission "Carabine FM", avec Lolita et Gérard Mermet. Ce dernier garde en tête la créativité de son ami de longue date.
Gérard Mermet
Ami d'Alain Monney
Gérard MermetAmi d'Alain Monney
Gérard MermetAmi d'Alain Monney
"C'est mon ami de toujours et mon ami pour toujours."
Alain Monney reste aussi indissociable de la sitcom "Les Pique-Meurons", qu’il a coécrite et produite pour la RTS. Diffusée au début des années 2000, la série réunissait jusqu’à 250’000 téléspectateurs, selon la RTS, et a connu un retour sur scène il y a trois ans.
Parallèlement, Alain Monney s’est produit sur les scènes romandes, a écrit des livres pour enfants et développé une ½uvre artistique mêlant marche, écriture et cartographie, à travers le "stepwriting", avec son "Alphabet toponymique français à l’usage des stepwriters", lit-on sur le site de la RTS.
Il était remonté sur scène en 2021 pour une série de concerts-lectures. Il avait trois enfants, deux filles et un garçon.
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La directrice générale et artistique du Geneva International Film Festival (GIFF), Anaïs Emery, va quitter fin juin ses fonctions. Vendredi, le Conseil de fondation a regretté cette décision et salué la phase de consolidation et de développement sous son pilotage.
Dans les prochains mois, Mme Emery va garantir la poursuite des activités. Le Conseil de fondation va de son côté lui chercher un successeur ou une successeure.
Pendant cinq ans, la directrice a renforcé le positionnement du festival dans le domaine des séries et du numérique, tout en offrant de nouveaux formats et partenariats, affirme-t-il.
Selon lui, la portée en Suisse et à l'international du GIFF a augmenté. Le festival existe depuis plus d'une trentaine d'années à Genève.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats