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Culture

Le Grand Prix du design pour Julia Born, Peter Knapp et Sarah Owens

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Peter Knapp, Courrèges, collection "Space Age", Paris, printemps-été 1965. (© Peter Knapp/Office fédéral de la culture)

Le Grand Prix suisse de design 2021 est décerné à trois personnalités hors pair. L'Office fédéral de la culture a choisi de distinguer la graphiste Julia Born, le photographe et directeur artistique Peter Knapp et la conférencière et chercheuse Sarah Owens.

La Zurichoise Julia Born, 46 ans, axe son travail sur la conception éditoriale pour des institutions culturelles comme la Kunsthalle de Bâle, le Guggenheim Museum de New York ou la documenta 14 de Kassel et d'Athènes. Elle enseigne également le graphisme à l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (ECAL) et à la Gerrit Rietveld Academie d'Amsterdam.

Selon Aude Lehmann, membre de la Commission fédérale du design et lauréate à trois reprises du Grand Prix suisse du design, Julia Born a réussi à "donner à ses projets une signature unique sans jamais s'y laisser enfermer", peut-on lire lundi dans un communiqué de l'Office fédéral de la culture. Dans son travail, "Julia Born est l’une des rares qui ne suit pas, mais qui mène", poursuit la membre du jury, originaire de St-Imier BE.

Un Suisse à Paris

Le photographe et directeur artistique Peter Knapp, 90 ans, qui vit entre Paris et Klosters GR, est reconnu pour "casser des codes qui semblent immuables avant d'en inventer de nouveaux". Selon la membre du jury Tatyana Franck, "la force de ses images révèle des évidences longtemps invisibles ou ignorées, qui s’imposent ensuite".

Peter Knapp arrive à Paris de sa Suisse natale en 1951, âgé de tout juste 20 ans. Directeur artistique du magazine de mode "Elle" de 1959 à 1966 puis de 1974 à 1977, il a rompu avec la peinture pour se consacrer principalement à la photographie de mode.

Pendant 20 ans, il a entretenu une étroite collaboration avec le créateur de mode André Courrèges, pour lequel il a travaillé en tant que photographe. Inspiré par le cinéma, il a joué avec le mouvement et l’espace extérieur.

Ses images ont contribué à façonner l’ère de la libération et de la redécouverte des femmes. Dans les années 1970, il a été photographe indépendant pour des publications de renom telles que Vogue, Sunday Times Magazine et Stern.

Inclusif et inspirant

Avec Sarah Owens, 44 ans, l'Office fédéral de la culture récompense "une formatrice et une chercheuse en design généreuse et engagée", selon les termes de la membre du jury Vera Sacchetti. "Par son travail, elle forme les prochaines générations de designers et nourrit le discours intellectuel sur le design en Suisse, à l’intérieur comme à l’extérieur du monde académique."

Sarah Owens a donné des cours dans diverses universités du Royaume-Uni avant d’entamer il y a plus d’une dizaine d’années une carrière académique à l’Université des arts de Zurich (ZHdK) où elle est actuellement professeure et responsable du domaine communication visuelle. Elle co-organise également le Black Film Festival à Zurich.

Depuis 2007, le Grand Prix suisse de design, doté de 40’000 francs par lauréat, distingue l’oeuvre de designers renommés qui attestent au plan suisse et international de la qualité et de l’importance du design helvétique.

Une exposition, consacrée à ce Grand Prix suisse de design, se déroulera en même temps que Art Basel et Design Miami/Basel. Elle présentera quelques-uns des travaux des lauréates et du lauréat au Centre des Congrès de Bâle du 20 au 26 septembre (entrée libre). La publication qui accompagne le Grand Prix suisse de design 2021 paraîtra à cette occasion.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le festival bernois du Gurten attire les foules sous le soleil

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La chanteuse biennoise Naveni a ouvert mercredi après-midi le festival du Gurten sur la scène dédiée aux artistes suisses. (© Miriam Abt / Keystone-SDA)

Premières files d'attente devant le funiculaire du Gurten et bières en abondance: le Festival du Gurten de Berne a lancé sa 41e édition mercredi. D'ici samedi, les organisateurs s'attendent à accueillir jusqu'à 80'000 festivaliers.

Si les places à l'ombre étaient rares mercredi sur la colline du sud de la ville qui accueille l'événement, la jauge limite n'était pas encore atteinte. A l'exception de vendredi, il est encore possible d'acheter des billets pour la journée.

Sur les 135 concerts prévus, c'est l'auteure-compositrice-interprète Naveni, originaire de Bienne, qui a ouvert les feux. Sa musique soul s'est emparée de la Waldbühne, scène réservée aux créateurs de musique suisses.

Cette même scène devrait être particulièrement prisée jeudi soir, lorsque la superstar de Bienne Nemo interprétera sa chanson "The Code". Ce titre lui a valu de gagner en mai le concours eurovision de la chanson à Malmö en Suède.

Chaleur au menu

La soirée de mercredi sera elle rythmée par deux têtes d'affiche du festival: le rappeur britannique Stormzy et le hip-hopper reggae allemand Peter Fox. Parmi les autres artistes annoncés: le musicien afrobeat Burna Boy, le duo électro Justice et la pop star canadienne Nelly Furtado.

Face aux températures chaudes annoncées ces prochains jours, le festival a élaboré des mesures, a indiqué la porte-parole du festival Lena Fischer. Parmi celles-ci, le recours à des parasols et la distribution d'eau en cas de fortes chaleurs. Mais elle a aussi rappelé que "sur le Gurten, il fait toujours quelques degrés de moins qu'en ville"!

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Festival du film de Locarno fait un saut à Lausanne

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Giona Nazzaro, le directeur artistique du festival du film de Locarno, a ouvert un open air d'une semaine à Lausanne mardi soir. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

A trois semaines du début du Festival de Locarno, des films sont à voir sur la Piazza Picola à Lausanne. Giona Nazzaro, le directeur artistique du rendez-vous tessinois, a fait le déplacement dans la capitale vaudoise, l'occasion d'évoquer la prochaine édition.

Depuis trois ans, Giona Nazzaro vient à Lausanne lancer un open air sur l'esplanade du quartier des arts, Plateforme 10. Mardi soir, 425 personnes, selon un porte-parole, ont pu voir "The Old Oak", un film du cinéaste britannique Ken Loach.

"Voir ou revoir un film, ce n'est pas le luxe d'une minorité bourgeoise. C'est l'idée que la culture, la rencontre et le dialogue nous permettent d'éviter de faire la guerre", a dit le directeur artistique à Keystone-ATS.

Pas de blockbuster cette année

A Locarno, la menace d'une nouvelle grève à Hollywood, qui avait pesé l'an dernier sur le festival, semble s'éloigner. L'absence de blockbuster cette année sur la Piazza Grande n'a pas de lien, souligne-t-il. "Il sort moins de grands films américains, sur qui repose tout le poids de l'industrie, surtout pendant l'été."

L'échec commercial du dernier film de George Miller "Furiosa" a créé la panique à Hollywood. Le prequel de "A Quiet Place" a ensuite bien marché. Suivi d'un nouvel échec, celui d' "Horizon"de Kevin Costner. La deuxième et la troisième partie vont du reste sortir directement en streaming.

"On partage des enthousiasmes"

L'édition 2024 est la première depuis l'arrivée de Maja Hoffmann à la présidence du festival. "On partage des enthousiasmes", a résumé Giona Nazzaro tout en soulignant qu'elle laisse la même autonomie à la direction artistique qu'auparavant.

"Quand j'ai essayé de convaincre le réalisateur britannique Ben Rivers de venir à Locarno, je l'ai tenue au courant de nos échanges. Elle a été ravie d'apprendre que le cinéaste chinois Wang Bing avait donné son feu vert. Sachant que j'avais envie de faire venir le réalisateur mexicain Alfonso Cuaron, elle lui en a parlé lors d'une rencontre à Londres."

Locarno fait la part belle aux films suisses cette année, avec une quarantaine qui ont été retenus. "Der Spatz im Kamin" ("Le moineau dans la cheminée") du réalisateur bernois de 42 ans Ramon Zürcher concourt en compétition internationale pour un Léopard d'Or, avec seize autres cinéastes.

Quatre films suisses seront projetés sur la Piazza Grande, dont, hors sélection, les premières suisses de deux longs métrages romands dévoilés à Cannes en mai dernier, "Sauvages" de Claude Barras et "Le Procès du chien" de Laetitia Dosch.

Effervescence et résistance

Pour Giona Nazzaro, le cinéma suisse vit un moment d'effervescence particulier : "De nombreux films tournés en Suisse ont l'ambition d'être vus par un public international et y parviennent".

L'an dernier, le Festival de Locarno avait primé un film iranien "Critical Zone" du réalisateur Ali Ahmadzadeh. Autre film iranien découvert sur la Croisette, "Les Graines du figuier sauvage", de Mohammad Rasoulof, sera projeté cette année en plein air : "Dans le cinéma iranien, il y a évidemment une nécessité. Il donne à voir cette force de résistance quand la liberté manque".

Plusieurs premiers films de réalisatrices

Si on revient à la sélection officielle, la moitié des films retenus ont été réalisés par des femmes, dont quatre premières oeuvres, le résultat d'un choix volontariste. "Il y a un déséquilibre structurel, que l'industrie du cinéma et de l'audiovisuel devrait affronter d'une façon non idéologique. Car ce n'est pas quelque chose qu'on peut ressoudre avec des conférences, avec des séminaires."

En choisissant plusieurs premiers films de réalisatrices, il s'agit d'une déclaration de principe : "Elles ne devront pas faire un deuxième ou troisième film - souvent plus difficile à réaliser que le premier - pour être en compétition, car elles y sont déjà." Et de citer les films lituanien "Toxic" et libanais "Green Line".

Pour clore cet entretien, Keystone-ATS a demandé au directeur artistique ce qui le réjouit particulièrement lors de cette prochaine édition : "De pouvoir proposer des films de la méga star indienne Shah Rukh Khan comme du cinéaste expérimental américain Stan Brakage (1933-2003). Il rêve que le public de l'un découvre les films du second et vice versa.

La venue de Shah Rukh Khan à Locarno mobilise d'ailleurs déjà ses nombreux fans, ce qui présage d'un casse-tête pour les organisateurs de la manifestation.

Le Festival du film de Locarno se déroule du 7 au 17 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Irène Schweizer, la grande dame du jazz suisse, est morte

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La grande dame du jazz suisse, Irène Schweizer, est décédée mardi à Zurich à l'âge de 83 ans. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La grande dame du jazz suisse est morte : la pianiste Irène Schweizer est décédée à l'âge de 83 ans. Elle s'est éteinte mardi dans une institution à Zurich, a indiqué le label de disques Intakt Records à Keystone-ATS.

Du dixieland dans le restaurant de ses parents, Irène Schweizer est passée au free jazz qu'elle a joué sur les scènes du monde entier. La pianiste et percussionniste suisse a été primée à de multiples reprises.

Irène Schweizer a donné son dernier grand concert public en juillet 2019 au festival "Konfrontationen" à Nickelsdorf, en Autriche: un duo avec le batteur américain Hamid Drake est sorti depuis sur CD (Intakt Records) sous le titre "Celebration".

Née à Schaffhouse le 2 juin 1941, Irène Schweizer est l'une des personnalités les plus marquantes du jazz moderne, dont le travail a été salué par le Grand Prix suisse de musique 2018. Pianiste et percussionniste, elle se met à explorer les milieux du jazz de Londres et de Zurich dans les années 1960.

En 1968, elle rencontre à Zurich le batteur neuchâtelois Pierre Favre, avec lequel elle tissera une longue complicité artistique. Ensemble, ils apporteront une contribution importante au développement du free jazz et de la musique improvisée pour piano.

Ecriture sans fioritures

Charismatique, Irène Schweizer cultive une écriture musicale sans fioritures. Elle s'est produite en concert dans le monde entier, comme soliste ou avec différentes formations. Elle a aussi enregistré de nombreux albums en solo ou en duo (notamment avec Pierre Favre et Joey Baron).

Les duos d'Irène Schweizer avec des batteurs comme l'Américain Andrew Cyrille, le Néerlandais Han Bennink, l'Allemand Günter Sommer et plus récemment l'Américain Hamid Drake sont légendaires.

Figure centrale du mouvement féministe dans la musique en Europe ("Feminist Improvising Group", "Les Diaboliques"), elle est cofondatrice du festival Taktlos, du "Werkstatt für Improvisierte Musik Zürich" (WIM), et du label de jazz Intakt Records.

Malgré son succès à l'étranger, Irène Schweizer n'a jamais oublié la scène locale. Elle a continué de jouer aux côtés des musiciens suisses, comme la saxophoniste Co Streiff - Irène Schweizer a souvent joué de la batterie avec elle -, Omri Ziegele et Jürg Wickihalder.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le TF confirme la protection des abords d'un monument à Mex (VD)

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Le Tribunal fédéral confirme la protection des abords du château d'En-Haut à Mex (VD). (archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Tribunal fédéral rejette les recours de la Municipalité de Mex (VD) et du propriétaire du château d'En-Haut contre l'annulation d'un permis de construire. La commune n'a pas suffisamment pris en compte les objectifs de protection de ce monument et de ses abords.

Propriétaire de la parcelle de quatre hectares accueillant le château et ses dépendances, le recourant a obtenu en 2022 l'autorisation de démolir la ferme du Prieuré et d'un bâtiment voisin afin de construire un immeuble de quatre étages.

La Direction générale des immeubles et du patrimoine du canton de Vaud avait pourtant émis un avis négatif. Quant à Patrimoine suisse et à sa section cantonale qui s'étaient opposées au projet, elles ont fait recours devant le Tribunal cantonal qui a annulé le permis de construire.

Dans un arrêt publié mardi, le Tribunal fédéral confirme que l'instance précédente n'a pas violé l'autonomie communale. La justice vaudoise a constaté en effet que la Municipalité n'avait pas pris en compte le classement du village à l'Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger en Suisse (ISOS) et le classement de plusieurs bâtiments de la parcelle.

De même, l'exécutif a ignoré le recensement du jardin du château par la section suisse du Conseil international des monuments et sites (ICOMOS Suisse). Dans ces conditions, la commune a failli à son obligation de tenir compte des objectifs de protection attachés à l'ISOS. L'annulation du permis de construire ne viole donc pas son autonomie. (arrêt du 24 mai 2024 dans les causes 1C_400 et 408/2023)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Il fallait réagir plus tôt sur la collection Bührle, estime Mauch

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Pour Corine Mauch, il est important qu'il y ait une volonté de faire avancer le débat et la recherche sur la provenance des tableaux de la collection Bührle (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Autorités et milieux artistiques auraient dû réagir plus tôt à propos de la collection de tableaux Bührle, estime lundi dans la presse la maire de la ville de Zurich, Corine Mauch. Selon une enquête, le traçage de la provenance des oeuvres est lacunaire.

La fondation Bührle doit entreprendre de nouvelles recherches pour mettre en lumière les anciens propriétaires juifs et la spoliation des oeuvres, liée à la persécution nazie, avait conclu en juin l'enquête.

La prestigieuse collection, réunie par le marchand d'armes zurichois Emil Bührle entre 1936 et 1956, compte 633 oeuvres. Jusqu'à présent, la fondation avait identifié des anciens propriétaires juifs dans 41 cas. Les recherches des experts indépendants ont révélé une vingtaine de cas supplémentaires de ce type, marqués par un changement vraisemblable de propriétaire entre 1933 et 1945.

"Nous confronter à notre histoire"

Interrogée dans l'Aargauer Zeitung, la Luzerner Zeitung et la St. Galler Tagblatt de lundi, Mme Mauch rappelle que le rapport est arrivé à cette conclusion dans la perspective actuelle. Comme pour tous les changements sociaux, le regard de la société sur cette thématique évolue en permanence, ajoute-t-elle.

"Aujourd'hui, il est pour moi primordial qu'il y ait une volonté de faire avancer le débat et la recherche sur la provenance" des tableaux, ajoute l'élue socialiste. "Nous devons nous confronter à notre histoire".

La ville de Zurich travaille sur une "stratégie de culture de la mémoire", qui devrait être disponible à la fin de l'année prochaine, indique Mme Mauch. Elle demande que la commission fédérale indépendante sur les biens culturels confisqués à l'époque du national-socialisme joue très rapidement son rôle.

Le Conseil des Etats a approuvé la création de la commission en juin. Le Conseil national doit encore se prononcer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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