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Arts

Le cirque Starlight fête ses 35 ans dans des limbes oniriques

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(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Le cirque Starlight écume les villes romandes depuis 35 ans, avec comme mot d'ordre: surprendre, encore et toujours. Cette année, le cirque fondé en 1987 par Jocelyne et Heinrich Gasser invite les spectateurs à découvrir "Limbes", création de leur fils Christopher.

Dans ce spectacle onirique mêlant théâtre et performances de cirque traditionnelles, point de lions, éléphants ou autres chevaux. Les fondateurs ont décidé de se passer d'animaux pour se consacrer au cirque contemporain voilà déjà 20 ans. "Nous sommes très avant-gardistes, c'est ça l'esprit Starlight", s'enthousiasme Jocelyne Gasser au micro de Keystone-ATS.

"Plus loin, plus haut, plus fort"

Même si Heinrich, le mari, fait partie de la dynastie Gasser qui compte cinq générations, le couple ne craint pas de casser les traditions et de sortir de sa zone de confort. "Heinrich a quitté le cirque familial pour créer Starlight en 1987, alors que notre deuxième enfant avait tout juste trois jours", raconte Jocelyne. Désireux de transmettre leur passion et de former la relève, les Gasser ont ensuite créé l'Ecole de cirque du Jura à Porrentruy en 1997.

Jocelyne se souvient des 35 dernières années comme pleines de partage, mais également de défis. "Il faut pouvoir vendre ses idées et contenter un public qui évolue, s'adapter à une nouvelle génération d'artistes qui a moins l'habitude de vivre en caravane. Nous devons constamment nous remettre en question pour aller toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort", explique-t-elle.

Le cirque comme mode de vie

Pour cette "privée", arrivée dans le monde du cirque sans y être née, l'itinérance est devenue un mode de vie. "Chaque jour, on a une vue différente depuis la porte de sa caravane, parfois c'est un lac, parfois des montagnes. On vit dans une petite île de bien-être avec des échanges culturels sans religion et sans politique", dit-elle.

Et pour autant que l'on parvienne à joindre les deux bouts, la question financière ne semble guère pertinente. "Cela a toujours été comme ça", tranche Jocelyne. "On ne vit pas du cirque, on vit pour le cirque, c'est une passion".

Après la première de "Limbes" le 18 mars, chez lui à Porrentruy, le cirque Starlight se produit actuellement à Genève. Il dressera ensuite son chapiteau dans plusieurs villes neuchâteloises, fribourgeoises, vaudoises et valaisannes d'ici à la fin du mois de juin.

https://cirquestarlight.ch

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Arts

Les “Balades Théâtralisées” ou comment découvrir Genève autrement

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KEYSTONE-MARTIAL TREZZINI

Genève racontée à travers le prisme de ses statues. C’est le but de visites guidées un peu particulières car elles sont données par des comédiens. Reportage au cœur de ces “Balades Théâtralisées”.

Découvrir l’Histoire de Genève autrement.

C’est ce que proposent les “Balades Théâtralisées” pour la 8e année. Cette troupe compte une vingtaine de comédiens amateurs. Le principe est simple: un guide emmène le public à travers un parcours d’un peu plus de deux kilomètres dans la ville et s’arrête devant sept statues. C’est là que sont jouées des scénettes qui racontent les histoires de ces figures emblématiques, du Duc de Brunswick, en passant par Sisi ou encore Jean-Jacques Rousseau. Si les comédiens sont amateurs, la mise en scène est assurée par un professionnel.

Reportage:

Et une nouvelle venue fait son entrée cette année, Sainte-Clotilde. Pourquoi ce choix? Daniel Sepe, le président de la troupe:

Si vous voulez les découvrir les "balades théâtralisées" se jouent tous les dimanches jusqu’au mois de novembre. 

Enfin sachez que la troupe cherche des comédiens, en particulier des hommes. 

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Arts

Deux Genevois ont imaginé un concept de DJ volant

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Moon Music

Deux Genevois ont imaginé un concept de DJ volant. Ils présentent leur projet baptisé Moon Music.

Imaginez-vous à un concert avec un DJ qui mixe au-dessus de vos têtes.

C’est le projet un peu fou de deux Genevois. Antoine et Vincent ont créé Moon Music, après deux années de Master à la HEAD et avec le soutien du Pulse Incubateur HES. Ils ont développé la première solution au monde permettant de faire voler des DJs au-dessus de leur public en étant suspendus à un ballon d’hélium.

Les premiers spectacles ont été réalisés en février dernier en Italie devant plus de 10 000 personnes. 

Il a fallu 18 mois à Antoine et Vincent pour mettre au point leur projet. 

Antoine nous décrit à quoi ressemble ce ballon volant: 

AntoineMoon Music

Et il faut aussi penser aux DJs qui doivent pour certains appréhender de mixer en étant suspendu. Les explications de Vincent:

VincentMoon Music

En plus de ce ballon, Moon Music propose également une structure en bois, une station qui est une petite scène ronde et qui permet au public cette fois d’être proche et autour de l’artiste, Vincent:

VincentMoon Music

Antoine et Vincent sont actuellement en discussion avec des festivals européens qui se sont montrés intéressés par le concept de Moon Music. 

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Arts

Derib mis à l'honneur à Carouge

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KEYSTONE-LAURENT GILLIERON

Derib, le papa de Yakari fête ses 80 ans. Il est mis à l’honneur pendant trois mois à Carouge. 

Carouge va mettre à l’honneur Derib ces trois prochains mois.

La Cité sarde a décidé de fêter dignement les 80 ans du dessinateur suisse qui est l’un des plus illustres représentants de la bande dessinée helvétique. Après Zep en 2023, l’association "Carouge fête la BD !" consacre donc à sa deuxième édition à Derib avec un programme riche: expositions, illuminations et spectacles. Le tout avec un fil rouge.

Arthur Anthamatten, l’organisateur principal:

Arthur Anthamatten

En plus de ces projections à voir tous les soirs dans cinq lieux emblématiques de Carouge, il y a d’autres événements à ne pas manquer:

Arthur Anthamatten

Samedi prochain, Derib sera présent au vernissage à la Galerie Séries Rares pour un hommage de ses pairs, Arthur Anthamatten:

Arthur Anthamatten

Le dessinateur de Yakari sera présent ce mercredi soir pour l’inauguration officielle.

Les festivités se déroulent jusqu'au 14 avril.

 

 

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Arts

La nouvelle oeuvre de Banksy déjà volée à Londres (VIDEO)

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Une personne part avec la nouvelle oeuvre de Banksy en plein Peckham dans le sud est de Londres, le 22 décembre 2023. (Aaron Chown/PA via AP)

Une oeuvre d'art sur un panneau de signalisation à Londres a soudainement disparu vendredi. Elle a été emportée par un homme en courant tout juste après avoir été revendiquée par Banksy.

L'oeuvre, trois aéronefs qui semblent être des drones de combat sur un panneau stop, a été postée sur le compte Instagram de l'énigmatique artiste, biais par lequel il a coutume d'authentifier ses réalisations.

Peu de temps après, vers 12h30, le panneau a été démonté et emporté par un homme qui est parti en courant, l'oeuvre sous le bras, selon des vidéos de la scène filmées par des témoins et diffusées par les médias britanniques.

Témoins cois

Un témoin prénommé Alex, 26 ans, a raconté à l'agence britannique PA que les badauds qui se trouvaient sur place sont restés cois face à ce qui se déroulait sous leurs yeux. "On a dit 'qu'est-ce que vous faites ?', mais personne ne savait vraiment quoi faire", a déclaré ce témoin.

Jointe par l'AFP, la police de Londres a indiqué n'avoir reçu aucun signalement à ce sujet. Plusieurs oeuvres de Banksy ont déjà été volées dans le passé, dont une porte de la salle parisienne du Bataclan, qui rendait hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre.

D'autres ont été compromises, à l'instar d'une peinture murale dénonçant les violences conjugales, représentant une femme au foyer ayant un look des années 1950 ou 1960, défigurée par un oeil au beurre noir et une dent cassée, tandis que les jambes d'un homme dépassent d'un vieux congélateur horizontal, bien réel, posé contre le mur.

Le congélateur avait été rapidement enlevé pour des raisons de sécurité, brouillant la compréhension de l'oeuvre, avant d'être réinstallé.

Avec Keystone-ATS

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Décès du maître du "volume" Fernando Botero à 91 ans

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Le peintre et sculpteur Colombien Fernando Botero devant ses œuvres à Mexico en mars 2012. (© EPA/Mario Guzman)

Le peintre et sculpteur colombien Fernando Botero est décédé vendredi à l'âge de 91 ans. Célèbre pour ses personnages aux formes voluptueuses, il était considéré comme l'un des plus grands artistes du XXe siècle.

"Fernando Botero, le peintre de nos traditions et de nos défauts, le peintre de nos vertus, est mort", a annoncé le président colombien Gustavo Petro vendredi sur le réseau social X (ex-Twitter). "Le peintre de notre violence et de notre paix. De la colombe mille fois rejetée et mille fois placée sur son trône", a-t-il ajouté en référence à l'un des animaux emblématiques de l'artiste.

Fernando Botero était né en 1932 à Medellin, dans le centre de la Colombie. Selon sa fille Lina, il est décédé à 09h00 à Monaco, où il résidait. "Il a continué à peindre jusqu'à la fin et encore samedi", a-t-elle ajouté.

Parkinson

Et de préciser que son père "souffrait de la maladie de Parkinson depuis plusieurs années", qui ne lui apportait pas "de tremblements" mais "il lui était difficile de marcher, de communiquer et d'avaler". "Au cours des cinq derniers jours, il avait développé une pneumonie", a-t-elle encore dit.

"Il est le plus colombien des Colombiens parce qu'il portait la Colombie dans son coeur en permanence. Non seulement parce qu'il se tenait au courant de l'actualité colombienne, sensible aux besoins et aux domaines dans lesquels il pouvait apporter son aide, mais aussi parce que la Colombie et ses souvenirs ont nourri son oeuvre artistique", a-t-elle déclaré.

Medellin en deuil

La presse colombienne saluait vendredi matin à l'unisson "le plus grand artiste colombien de tous les temps". Sa ville natale de Medellin a décrété sept jours de deuil pour "rendre hommage au maître (...) après une vie pleine d'oeuvres et un héritage qui restera à jamais dans le coeur de tous les habitants" de la ville, a indiqué son maire Daniel Quintero.

L'édile a rendu hommage à "un grand homme d'art, de culture, mais aussi un grand homme en raison de son amour pour Medellin, de son amour pour la Colombie, de son amour pour l'Amérique latine. Son oeuvre, sa vie, son héritage resteront dans cette ville qu'il aimait tant et dans laquelle il a laissé tant d'oeuvres", a-t-il dit. Des hommages seront rendus au "maestro" "sur la place Botero et dans les différents lieux de la ville où son oeuvre se trouve aujourd'hui et où elle vivra à jamais".

Toujours selon la municipalité, la dépouille "du Maestro sera inhumé à Pietrasanta, en Italie, à côté de celle de son épouse Sophia Vari, sculptrice grecque décédée le 5 mai dernier " après 48 ans de vie commune. Un départ qui lui avait provoqué "une tristesse infinie" selon sa fille.

Pluie d'hommages

Hommes politiques, de culture, médias... Partout en Colombie, c'était une pluie d'hommages pour l'artiste auteur de plus de 3000 tableaux et 300 sculptures. "Un grand homme nous a quittés, il a donné un grand nom au pays, il a exalté la culture. Merci Maestro Botero", a commenté l'ancien président Alvaro Uribe (2002-2010).

"Nous regrettons profondément le départ de Fernando Botero, l'un des plus grands artistes de Colombie et du monde. Il a toujours été généreux envers son pays, un grand ami et un bâtisseur de paix passionné", a déclaré sur le réseau X un autre ex-président et prix Nobel de la Paix Juan Manuel Santos (2010-2018).

Pas "gros"

Issu d'un milieu modeste, Botero s'initie à l'art très tôt et après une première exposition individuelle à Bogota dans les années 1950, il part pour l'Europe, séjournant en Espagne, France et Italie où il découvre l'art classique. Sa carrière décolle dans les années 1970 à New York, où il commence à être contacté par les plus grands marchands d'art.

Les dimensions hors du commun deviendront sa marque de fabrique. Pour l'artiste, le qualificatif de "gros" ne convenait pas à ses personnages. Amoureux de la Renaissance italienne, il se disait "défenseur du volume" en art moderne. Sa sculpture, également marquée par le gigantisme, a occupé une place très importante dans sa carrière.

Fernando Botero a aussi été un grand mécène, avec des donations estimées à plus de 200 millions de dollars. Il a donné aux musées de Medellin et de Bogota nombre de ses oeuvres, et des dizaines de tableaux de sa collection privée, dont des Picasso, Monet, Renoir, Miro...

Ses oeuvres sont aussi visibles en plein air dans de nombreuses villes du monde, l'artiste estimant que les expositions dans les espaces publics sont un "rapprochement révolutionnaire" de l'art avec le public.

Avec Keystone-ATS

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