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Culture

Alerte canicule sur toute la Suisse

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La canicule frappe de plein fouet la Suisse, au point de déclencher une alerte de MétéoSuisse dans tous les cantons. Avec la sécheresse, le risque d’incendie est élevé sur tout le territoire et les restrictions se multiplient pour les feux d’artifice le 1er Août.

Cette situation ne devrait pas connaître d’évolution positive avant samedi. Les températures pourraient encore augmenter durant la semaine et atteindre des maxima entre 32 et 36 degrés, prévient l’institut de météorologie.

Lundi déjà, Meteonews relevait 35,4 degrés à 17h00 à l’aéroport de Zurich, le plus chaud des sites de mesures. Cevio (TI) avec 35° et Sion (34,9°) complètent le podium.

La carte des températures est très uniforme. En Suisse romande, on note encore Delémont (33°), Genève (32,7°), Evionnaz VS (32,6°), Nyon VD (32,1°) ou Neuchâtel (31,7°). Juillet a déjà été particulièrement chaud, avec 1,5 à 2 degrés de plus que les moyennes.

Danger à 3 sur 5

Les dangers liés à la canicule sont de degré 3 sur une échelle de 5 pour la quasi-totalité du territoire. La journée du 1er Août, un peu plus orageuse, pourrait « interrompre très temporairement la vague de chaleur », précise lundi l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) dans un communiqué.

Il est fortement recommandé de se protéger de la chaleur, de s’hydrater abondamment et de faire preuve de solidarité envers la population plus vulnérable. Pour profiter pleinement du 1er Août, il faudra se prémunir contre le coup de chaleur, dont les symptômes sont faiblesse générale, état de confusion, température élevée, bouche sèche, vertiges, désorientation, nausées, crampes.

Interdiction absolue

En raison des températures élevées et des précipitations peu abondantes, toute la Suisse est menacée par un danger accru d’incendies de forêt. Une vingtaine de cantons ont décrété des interdictions générales de faire des feux en forêt et à proximité, précise l’OFEV.

Dans de nombreux cantons, les amateurs de feux d’artifice devront donc se contenter de regarder les feux officiels le 1er Août. Si certaines communes, comme dans le canton de Fribourg, n’interdisent au public de tirer des feux d’artifice qu’à proximité des forêts, les cantons de Bâle-Campagne, Appenzell Rhodes-Extérieures, Lucerne, Schwyz, Obwald, Nidwald, Zoug et Argovie ont décrété lundi une interdiction absolue de faire des feux.

Cette mesure a déjà été prise par le Valais, le Tessin et les Grisons: elle pourrait s’étendre à d’autres cantons d’ici à mercredi. Dans les conditions actuelles, le feu peut se propager rapidement. L’OFEV appelle à la plus grande prudence lors d’activités en plein air et à s’informer du degré de danger local.

Prévention contre les incendies

Les feux en plein air sont donc interdits dans de nombreux cantons. Les grillades ne sont autorisées que sur des grills à gaz et les feux d’artifice ne peuvent pas être tirés le 1er Août.

En Valais par exemple, ce sont les communes qui sont chargées de faire respecter l’interdiction. Pour la fête nationale, elles peuvent cependant organiser des feux d’artifice dont elles sont responsables, souligne Jacques Magnin, chef de l’Office cantonal du feu. De nombreuses communes ont toutefois préféré annuler leur spectacle pyrotechnique.

Pour prévenir les risques d’incendie, le canton a misé avant tout sur la prévention et la population a été bien informée. Les contrevenants à l’interdiction seront dénoncés et risquent une contravention. Pour Jacques Magnin « l’actualité internationale parle en notre faveur », alors que des incendies ont récemment fait des ravages en Grèce, en Suède et en Californie.

Dangers de blessures

En plus des risques d’incendie, il ne faut pas oublier les dangers liés à une mauvaise utilisation des engins pyrotechniques. Chaque année, les feux d’artifice blessent en moyenne 125 personnes en Suisse lors de la fête nationale, rappellent le Centre d’information pour la prévention des incendies (CIPI), le Bureau de prévention des accidents (bpa) et la Suva dans un communiqué lundi.

En 2017, ce sont pas moins de 280 personnes qui se sont blessées avec des feux d’artifice, enfants non inclus car ils ne figurent pas dans la statistique. L’inattention et la négligence sont les principales causes de ces accidents.

A l’allumage, un simple feu de Bengale dépasse déjà les 400 degrés, souligne le communiqué, qui rappelle les mesures de précaution à prendre. Il faut bien s’informer sur l’utilisation des feux, les placer sur une base stable, les tenir hors de portée des enfants et garder du matériel d’extinction à portée de main. Dans le cas d’une pièce d’artifice ratée, il faut attendre dix minutes avant de s’en approcher et ne jamais la rallumer.

Source ATS

Photo:  (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

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Culture

Une programmation tricotée pour la 44e édition de La Bâtie

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La 44e édition de La Bâtie-Festival de Genève aura lieu du 28 août au 15 septembre, avec 57 propositions pour un total de 142 représentations théâtrales, musicales et de danse dans une quarantaine de lieux.

Des projets qui auraient dû être montrés ce printemps sont programmés. « Avec la crise sanitaire, la construction de cette programmation a été assez particulière. Nous avons beaucoup tricoté, construit, déconstruit », a confié mercredi le directeur du festival Claude Ratzé, à l’heure de dévoiler l’édition 2020. Compte tenu des circonstances, le programme est proche de ce qui était prévu, avec des artistes locaux et internationaux.

Le directeur s’est aussi interrogé sur le rôle du festival, au vu des multiples annulations dans les théâtres. Sur les dix-huit spectacles présentés en première à La Bâtie, dix sont des projets qui devaient être créés avant l’été, comme « La pièce parfaite », de Magali Mougel et Yvan Rihs, et « Madame de », de Valentine Savary et Fabrice Huggler.

Tout public

Parmi les autres créations figure encore « Teatro Amazonas », dernier volet de la trilogie du duo catalan et chilien Azknoa et Toloza, qui revisite l’histoire de la colonisation du point de vue indigène, a relevé Simone Toendury, conseillère artistique. Toujours dans le registre du théâtre documentaire, les Belges Silke Huysmans et Hannes Dereere proposeront « Pleasant Island », sur l’île de Nauru.

Grande habituée de La Bâtie, l’Italienne Emma Dante ouvrira cette édition avec « Misericordia ». Le festival programme encore « Phèdre! », de François Gremaud et Romain Daroles, jamais montré à Genève. Il propose aussi des pièces tout public, dès 6 ans, dont « Voodoo Sandwich », du plasticien Augustin Rebetez avec le performer Niklas Blomberg, pour les adolescents.

Retour au bois

Dans un équilibre parfait, un tiers des propositions du festival pluridisciplinaire sont en danse. De nombreuses créations chorégraphiques sont prévues: « Shadowpieces V-VIII », de Cindy Van Acker, « If Only », de Thomas Hauert, « LUMEN », de Jasmine Morand, « Opus Air Box, de Marthe Krummenacher et Chloé Bieri, et « Tous les yeux s’émerveillent », de Lea Moro.

La programmation musicale a subi beaucoup de changements en raison de la crise du coronavirus, a relevé Neil Galuba, conseiller artistique. Comme un retour aux sources, une série de concerts acoustiques de musiciens suisses aura lieu au Bois de la Bâtie, tandis que trois concerts marqueront les 30 ans du label Urgence Disk Records. Plusieurs soirées clubbing figurent à nouveau au programme.

Pour l’heure, les organisateurs partent du principe que les salles ne pourront être occupées qu’à moitié. Depuis mercredi et jusqu’au 15 août, 50% des places sont en vente sur la billetterie en ligne, dans le respect des consignes sanitaires. Mais Claude Ratzé espère pouvoir mettre en vente toutes les places à la fin de l’été. Le budget de cette édition s’élève à 3 millions de francs et prévoit déjà un manque à gagner.

www.batie.ch

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Actualité

Le monde de demain: relier les instruments sans câble

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Faire de la musique, sans se soucier des branchements pour les instruments, c’est le monde de demain…

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Voilà une innovation qui devrait faire gagner du temps aux musiciens en herbe ou plus confirmés… Fini le casse-tête des câbles qui courent et s’entrelacent pour brancher les instruments, la start up vaudoise Tyxit a développé un dispositif sans fil, “tout en un”. Leur concept tient dans la main, ce sont des petits connecteurs qui communiquent entre eux: d’un côté, un émetteur que vous branchez à votre micro, votre guitare, votre batterie ou votre basse, et de l’autre un récepteur branché à votre enceinte et à une oreillette pour le retour… Et vous n’avez plus qu’à paramétrer le tout via une application sur smartphone qui permet à la fois de contrôler, de mixer et d’enregistrer le son en haute-fidélité. Pas besoin de Wifi, ni de bluetooth pour assurer la connexion, là il s’agit une bande sans fil de fréquences radio ISM qui autorise jusqu’à 30 mètres de distance, pour une latence garantie de 2 millisecondes seulement. 

Il en est où ce système audio? 

Il est en cours de finalisation. Une campagne de collecte de fonds a été lancée en ligne. Elle se prolonge jusqu’à mi-juillet. Une petite centaine de contributeurs du monde entier a déjà misé dessus. Et près de 33 000 francs ont ainsi été collectés sur les 51 000 attendus. Côté financier, il faut compter 230 francs pour le prix de lancement d’une paire de  connecteurs.  La commercialisation, elle, est espérée pour la fin d’année. En attendant moi… 

 

 

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Culture

Le monde de demain: un Netflix suisse pour le spectacle vivant

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Le spectacle vivant en Suisse a aussi son Netflix, c’est le monde de demain…

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Avec le confinement et la fermeture des lieux culturels, on l’a vu les plateformes de streaming ont connu un franc succès pendant la crise. Et en attendant la reprise annoncée mais progressive des lieux de spectacle, des solutions nouvelles se développent ici en Suisse pour être aux premières loges, même à distance. C’est le concept de la start-up bernoise Spectyou : c’est ni plus ni moins que la 1ère plateforme numérique en Suisse de streaming pour les pièces de théâtre, la danse et toutes autres performances en ligne. L’idée a été a été développée spécifiquement pour les besoins des professionnels et les amateurs de théâtre. Et après 2 ans de travail, le projet devait être prêt pour la saison 2020-2021 mais il a été lancé plus tôt que prévu, le 19 mars dernier, tant il prenait tout son sens en cette période de Covid-19. 

Qu’y trouve t’on sur ce Netflix culturel “made in Swiss”?

Alors je vous le disais la phase de lancement a été accélérée, le site est encore en phase de test bêta mais il est déjà accessible au public. Uniquement pour des oeuvres en langue allemande dans un 1er temps. Le catalogue est encore très limité mais l’esprit est là: avec bande-annonce, description, distribution et même la recommandation d’âge. Une 40aine de spectacles sont déjà disponibles pour l’heure, en intégrale ou par épisodes, à regarder en streaming ou à télécharger. A l’avenir, Spectyou proposera aussi des flux en direct de pièces de théâtre, de danse et de spectacles classiques et contemporains, de la scène indépendante au théâtre de ville. Mais l’idée est aussi d’en faire une plate-forme de réseautage, d’échange et d’interaction pour les professionnels du théâtre, les étudiants et le public. Côté tarifs, l’offre est gratuite pendant la phase de test. Puis comptez 3 francs la vidéo disponible pendant 48H. Et 12 francs par mois pour un accès illimité. 

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Coronavirus

Le secteur culturel dans l’attente d’aides et de clarifications

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Alors que de nombreux secteurs ont repris leurs activités depuis quelques jours, voire quelques semaines déjà, il y en a un qui attend toujours : celui de la culture. Un secteur durement touché par la crise liée au coronavirus.

Il est probablement le secteur le plus impacté par la crise liée au coronavirus : le secteur culturel est actuellement dans l’attente d’une décision du Conseil fédéral quant au calendrier d’une reprise des activités et surtout quant aux aides et mesures qui accompagneront cette reprise. Le Conseil fédéral doit s’exprimer ce mercredi. Une conférence de presse très attendue par les acteurs du milieu culturel, qui ont des attentes. Fabienne Abramovich, directrice de l’association Action Intermittence.

Fabienne Abramovich Directrice de l'association Action Intermittence

La crise va donc durer, particulièrement dans le domaine culturel. Il faut donc mener une réflexion globale autour de cette reprise et pas uniquement en ce qui concerne les aides et les mesures ponctuelles. Des discussions sont nécessaires pour que théâtres, cinémas, salles de concerts ou encore musées, puissent reprendre et surtout poursuivre leurs activités dans les mois à venir, qui s’annoncent difficiles. Fabienne Abramovich.

Fabienne Abramovich Directrice de l'association Action Intermittence

Des status spécifiques

Sur le plan financier, la situation est donc extrêmement tendue. De nombreux employés et intermittents n’ont pas obtenu d’aides. Pourtant, elles existent. Mais la situation est inédite, et il est nécessaire de clarifier la situation de chacun en fonction de son statut. Fabienne Abramovich.

Fabienne Abramovich Directrice de l'association Action Intermittence

La question des aides financières dépend donc de l’institution ou de l’établissement et du type de contrat. Mais surtout, au-delà d’une aide ponctuelle, c’est un accompagnement sur le long terme qui sera nécessaire à la branche. Fabienne Abramovich.

Fabienne Abramovich Directrice de l'association Action Intermittence

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Cinéma & Séries TV

Le monde de demain: le drive-in remis au goût du jour

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Photo: Keystone

Pour le cinéma, en période de Covid-19, c’est retour vers le passé…

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Le mercredi, c’est habituellement le jour des sorties cinéma, sauf qu’avec le coronavirus, le rideau sur l’écran est tombé et c’est tout le secteur qui est plongé dans le noir… Aussi, en alternative aux salles obscures, toujours dans l’inconnue quant à une possible réouverture, certains se plaisent à rêver du grand retour des cinémas drive-in. Vous savez, le ciné en plein air, confiné dans sa voiture, sur un grand parking avec écran géant. Le concept a été popularisé dès les années 30 aux Etats-Unis et il est en train d’être remis au goût du jour. Cannes, haut lieu du cinéma palmé s’y met depuis peu. Tribeca, Cabourg ou Vilnius aussi. Chez nous, c’est le cinéma de Delémont qui se lance : une collecte participative a été créée en ligne le 11 mai dernier, pour tenter d’ouvrir un drive-in en juillet. Mais avant d’envoyer la bobine, reste encore à récolter 45 000 francs en 30 jours pour financer le matériel de projection et un écran de 14 m de long… Auquel il faudra ajouter les frais techniques, les frais de promotion, les frais de personnel et bien évidemment les droits pour les films… Pour l’heure, 61 parrains ont déjà réservé leur siège. Et un peu plus de 4000 francs ont été récoltés dans la tirelire jurassienne. A ce rythme là, on aura qu’un court-métrage… 

Est-ce qu’il existe déjà des drive-in en Suisse romande? 

Il y a quelques tentatives irrégulières. Il y a notamment le TCS Ciné Drive-In qui organisera sa 5ème édition cet été avec 2 soirées cinéma les 14 et 15 août à Cossonay. Avec food trucks et tonnelles sur place. Depuis quelques années, il y a aussi l’association Drive-in Suisse et sa 20aine de jeunes bénévoles animés par la même passion du cinéma, des voitures américaines et de l’univers des 60’s, qui organisent des événements ponctuels 3 fois par an et qui parviennent à rassembler jusqu’à 80 véhicules par soir, de Collombey à Verbier. Avec le son du film diffusé par fréquence radio et une petite restauration sur place. Et l’idée fait son chemin : la musique s’y met aussi. Des concerts rocks ont déjà inauguré le concept… La ville de Fribourg va elle aussi jouer sa partition en plein air fin juillet avec le 1er drive-in de musique classique de Suisse autour d’une 30aine d’artistes. 

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