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VD: nouvelle étape pour les métros m2 et m3

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La présidente du gouvernement vaudois Nuria Gorrite présente les nouveaux développements pour les métros lausannois m2 et m3. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le canton de Vaud va considérablement renforcer l’offre de mobilité à Lausanne. Il sollicite un premier crédit de 153,7 millions de francs pour le développement du métro m2 et la construction du m3 devisée à 582 millions. Cette nouvelle ligne est prévue en 2027.

« Il faut prendre la mesure du projet », a souligné jeudi Nuria Gorrite. Avec, notamment, la ministre des finances lausannoise Florence Germond, la présidente du gouvernement a présenté « l’immense » chantier qui vise à donner un nouvel élan aux métros de la capitale.

Double voie

Le m2 entre Ouchy et les Croisettes, aujourd’hui déjà victime de son succès, se verra enfin doté d’un tunnel à double voie sous la gare où il disposera d’une nouvelle station. La cadence passera sous la barre des deux minutes.

Le futur m3, qui reliera la gare à la Blécherette, fluidifiera le tronçon le plus chargé (Flon-gare) avec une cadence aux trois minutes, avant de desservir Beaulieu, les Plaines-du-Loup et le stade de football de La Tuilière.

Les montants avancés pour cette nouvelle étape « majeure » sont de taille: 228 millions de francs pour le développement du m2, 582 millions pour la construction du m3 et 42 millions du canton dévolus à l’interface de la gare. La Confédération devrait participer à hauteur de 161 millions.

Répondre à la croissance

Nuria Gorrite a esquissé un calendrier idéal. Entre 2025 et 2026 pour la mise en service du nouveau tracé du m2 et en 2027 l’entrée en service du m3. « Notre planning est jouable et il est nécessaire », a lancé la conseillère d’Etat, par rapport à la croissance économique et démographique du canton.

Et les chiffres à cet égard sont parlants. L’agglomération Lausanne-Morges devrait compter d’ici 2030 quelque 75’000 habitants et 45’000 emplois supplémentaires pour un canton de Vaud qui dépassera le million de résidents en 2040.

Attentes dépassées

Aujourd’hui déjà, malgré les améliorations successives apportées, le m2 est très souvent saturé aux heures de pointe. Les prévisions sont dépassées: tandis que l’on tablait sur 25 millions de voyageurs par an en 2030, le métro en transporte actuellement plus de 30 millions, a expliqué Nuria Gorrite.

Plus que jamais, Lausanne représente « un noeud » de transport à l’échelon cantonal comme national. Alors que le projet Léman 2030 va doubler les capacités entre Lausanne et Genève, le RER vaudois apportera sous peu son trafic supplémentaire à la gare.

Favorable au climat

A ces développements logistiques s’ajoutent des ambitions environnementales et sociétales. Il faut « une densification de qualité » couplée à volonté de lutter contre le réchauffement climatique. Une stratégie qui se concrétise par le report modal, de la route aux transports publics, a relevé la cheffe du département des infrastructures.

Ces transports publics doivent être attrayants et efficaces. La ville de Lausanne promet d’y mettre aussi des dizaines de millions de francs, entre autres afin « d’accompagner » l’arrivée du m3. Des places de la ville seront par exemple « requalifiées », a noté Florence Germond.

Même système

Le nouveau m3 sera du même type que le m2, c’est-à-dire automatique et sans chauffeur. Les deux systèmes seront « interopérables » de manière à réduire les coûts en facilitant travail et achats. Mais « on ne sait pas encore » si les nouvelles stations du m3 auront également leur signature musicale, à l’instar du m2.

Source : ATS

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René Schwok: “il y aura encore beaucoup d’autres sanctions de l’UE”

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Mardi, la Commission européenne a annoncé qu’elle n’accorderait pas l’équivalence boursière à la Suisse qui devait être renouvelée à fin juin. Une sanction face aux tergiversations de la Suisse à ratifier l’accord institutionnel avec l’Union européenne. Rarement relations Suisse-Europe ne furent aussi tendues.

“C’est en effet une très mauvaise période qui commence, constate René Schwok, directeur du Global Studies Institute de l’Université de Genève et spécialiste des relations Suisse-UE. Ce qui est bizarre c’est que personne ne veut prendre cela au sérieux alors qu’on va au devant de problèmes sans fin. On assiste aux premières sanctions. Il y en aura beaucoup d’autres. Je ne vois aucune solution avant pas mal de temps puisque les positions de la Suisse et de l’UE sont totalement différentes.”

René Schwok estime qu’il y a un problème de compréhension d’un processus en négociation depuis des années: “Le Ba ba de l’accord cadre, c’est la reprise dynamique par la Suisse de l’évolution du droit de l’Union européenne. Et là, on voit des acteurs qui récusent des principes auxquels ils étaient totalement favorables il y a quelques années. » Chacun veut des exceptions dans son domaine.

Le spécialiste peine à évaluer l’importance de la non attribution de l’équivalence boursière, les banquiers eux-mêmes estimant qu’il y aurait des moyens de composer sous ce nouveau régime. “Ce qui me tracasse beaucoup plus, ce sont les autres sanctions qui nous pendent au nez et qui ont été annoncées par l’UE comme la non participation de la Suisse aux programmes de recherche de l’UE et, plus grave encore, les obstacles techniques au commerce qui contraignent à vérifier à chaque échange la conformité d’un produit suisse à l’exportation dans l’UE.”

Il est vrai reconnaît René Schwok que l’état d’esprit en Suisse a changé face à l’UE: “la plupart des Suisses n’ont plus peur de l’UE. Ils sont sûrs d’eux-mêmes. Et je pense que c’est une totale erreur. Ils n’ont aucun sens des rapports de force. Ils font la même erreur que les Britanniques qui pensaient que les rapports de force leur étaient favorables. Et on voit aujourd’hui qu’ils ne savent plus comment s’en sortir.”

Interrogé sur les perspectives d’avenir, le professeur de l’Université de Genève reste prudent tout en affirmant être optimiste à long terme. Connaissant l’histoire de la Suisse, cette dernière s’est toujours rangée aux rapports de force. Au bout du compte, je pense que le pragmatisme suisse va prévaloir.”

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Protectionnisme en Suisse : Trump inspire le Parlement

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Le Conseil des Etats à Berne vient d’accepter une motion sur le contrôle des investissements étrangers en Suisse. C’est tout à fait dans l’air du temps.

Oui, la motion demande un renforcement des mesures permettant de s’opposer à certaines acquisitions en Suisse de la part d’investisseurs étrangers. Il s’agit nommément de protéger des infrastructures et des entreprises d’importance systémique. Alors oui, ça va dans le sens de la vague de protectionnisme polymorphe venue des Etats-Unis. Hier encore, le président Trump mettait l’Europe en garde contre la tentation de laisser l’euro s’affaiblir pour favoriser les exportations européennes par rapport aux exportations américaines.

Mieux contrôler les entreprises d’importance systémique, ça peut vouloir dire beaucoup de choses.

Oui, et qui ne sont guère précisées à ce stade. Mais on peut se référer à ce que l’Allemagne a décidé il y a six mois. Soumettre à autorisation les participations de plus de 10% dans des domaines comme la production d’électricité, le gaz, l’eau potable. Des infrastructures donc, mais au sens de plus en plus large : il y a aussi les télécoms, et l’on est en plein dedans avec les restrictions plus ou moins imposées au groupe chinois Huawei. Et même les médias. Sans parler de l’industrie de la défense bien entendu.

En fait, c’est la notion d’investissement stratégique qui s’étend.

Oui, dans le débat politique en tout cas. Et ça vise clairement les investissements chinois. Dans les discussions à Berne, il a été question des cas récents de Syngenta et de Gate Group. Deux multinationales suisses passées sous contrôle chinois. L’un dans l’agrobiochimie : est-ce stratégique et systémique ? On pourrait en discuter des heures. L’autre dans le catering du transport aérien. C’est à dire le service, gastronomique en particulier. Et là, c’est plus difficile de voir en quoi Gate Group a une importance stratégique ou systémique pour la Suisse.

Le dossier doit encore passer du Conseil des Etats au Conseil national.

Oui, et faire ensuite l’objet d’un vrai projet. C’est dire s’il n’y a pas d’urgence. Le gouvernement s’y oppose d’ailleurs. Il estime qu’il y a actuellement toutes les bases légales pour intervenir quand l’intérêt national est en cause. Et la motion du Conseil des Etats n’est passée qu’à deux voix d’écart. On est loin du consensus.

Le protectionnisme n’est en tout cas pas l’image que la Suisse veut donner à l’étranger.

Non, surtout pas. Cette motion donne plutôt l’impression d’être destinée à rassurer à l’interne plutôt que de donner un signal extérieur. Parce que les entreprises suisses sont très investies dans le monde, y compris en Chine. Pour que les investissements des entreprises suisses y soient bien accueillis, il faut aussi se montrer accueillants pour les investissements étrangers en Suisse. Et puis est-ce bien nécessaire, dans le climat anti-chinois actuel, de s’aligner sur les Etats-Unis ? L’Allemagne, très exportatrice et très investie également dans le monde, a le même souci de régler le plus finement possible ses relations avec la Chine.

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Trump lance sa campagne pour un second mandat

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C’est sans mesure que Donald Trump a lancé mardi sa campagne pour un second mandat dès 2020. Le président américain a organisé un meeting à Orlando, en Floride, dans un stade pouvant accueillir 20’000 personnes. Une campagne qui pourrait réserver son lot de surprises, avec un Donald Trump imprévisible. Mais il devrait toutefois miser sur les mêmes thématiques que lors de son élection en 2016 et rester sur sa politique actuelle. C’est du moins l’avis de James Foley, porte-parole des Républicains de l’étranger en Suisse.

James Foley Porte-parole des Républicains de l'étranger en Suisse

Donald Trump bénéficie en ce moment de chiffres en sa faveur, puisque l’économie se porte plutôt bien, avec un taux de chômage au plus bas. Mais son mandat a également été miné depuis le début par certains dossiers, comme par exemple l’enquête russe. Mais pour James Foley, le soutien au président face aux Démocrates devrait être renforcé pour ce second mandat, et ce, malgré les nombreuses critiques. James Foley.

James Foley Porte-parole des Républicains de l'étranger en Suisse

Pour l’heure, les sondages donnent le démocrate Joe Biden gagnant.

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Polémique: « En Suisse, nous avons été plus de 500 000, c’est l’essentiel »

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Le vendredi 14 juin 2019 restera gravé dans l’histoire de la Suisse. La grève des femmes a mobilisé dans tout le pays au nom de la lutte en faveur de l’égalité entre hommes et femmes. Sur les photos prises à Genève, la vague violette ne fait aucun doute. Mais, combien de manifestants et majoritairement de manifestantes ont défilé dans la rue ? Quatre jours après l’événement, le chiffre exact fait toujours débat.

12 000 selon la police, plus de 30 000 selon les organisatrices. Où se situe la vérité ? Même avec le recul, c’est difficile de le savoir. Pour comprendre cet écart, revenons à la base : qui compte et comment ?

La police d’abord. Le porte-parole, Silvain Guillaume-Gentil reconnait volontiers que le chiffre de 12 000 n’est pas d’une extrême fiabilité. «Ce n’est pas la mission de la police de compter les gens. On le fait lors des manifestations pour pouvoir planifier les forces sur le terrain.» L’idée, c’est que, si le même organisateur fait une nouvelle demande, la police peut mieux appréhender l’ampleur de l’événement.

Concernant la grève des femmes, le porte-parole précise que la demande d’autorisation déposée par les organisatrices en amont de la manifestation prévoyait 2500 personnes. La méthode de la police consiste à se placer en début de cortège (où la foule est, on le sait, plus compacte), à compter le nombre de personnes sur une rangée et à multiplier.

Qui d’autre compte?

Les organisateurs. Dans un communiqué diffusé samedi, le collectif indique que le cortège est parti de la plaine de Plainpalais à 17h05 et qu’il a atteint 2,5 km de long. Pour finir sur la place Neuve à 20h30. Le Collectif genevois pour la Grève féministe estime l’affluence à 30 000 participants.

Du côté des journalistes, les reporters de la Tribune de Genève indiquent qu’il y avait au moins 20 000 manifestants.

De mon côté, selon une information récoltée auprès des agents de police présents qui, au passage se sont dit impressionnés par la foule, j’ai appris qu’à 18h20, la tête de cortège était à l’arrêt sur le pont du Mont-Blanc alors que les derniers manifestants n’avaient pas encore quitté Plainpalais. La queue du cortège est, elle, entrée sur le pont à 19h18 tapantes.

Sur une vidéo filmée par mes soins, on voit défiler environ 280 manifestants en une minute. Sachant que la tête de cortège a quitté Plainpalais à 17h et que les derniers manifestants se sont mis en marche depuis ce même point de départ 1h30 plus tard, on atteint le chiffre de 25 000.

Vérité historique ou pinaillage

Sur les réseaux sociaux, certains regrettent que l’on rogne sur ce chiffre et que l’on travestisse ainsi l’histoire. Pour Kaya Pawlowska, représentante du collectif, le chiffre genevois «n’est pas la priorité. On sait que de toute façon, en Suisse, nous sommes plus de 500 000 à avoir manifesté. » Soit tout autant que le 14 juin 1991.

A ce sujet, le député socialiste Sylvain Thévoz souhaite que le Conseil d’Etat confie le comptage des manifestants à «une entité neutre, objective et outillée pour le faire afin de pouvoir disposer de chiffres fiables».

@marie_prieur

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Guy Parmelin auprès de la recherche au Campus Biotech

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Guy Parmelin était ce mardi à Genève, il a visité des entreprises actives dans la recherche et l’innovation au Campus Biotech.

Sortie au bout du Léman pour le Conseiller fédéral chargé de l’économie, de la formation et de la recherche. Guy Parmelin a eu droit à une visite guidée au Campus Biotech des entreprises actives dans le domaine biomédical, comme Sophia Genetics qui analyse les données de l’ADN pour traiter de façon plus ciblée les cancers dans les hôpitaux ou encore Gliapharm qui travaille sur la dégénérescence des cellules du cerveau. C’est la première tournée du Conseiller fédéral chargé de l’économie dans l’Arc lémanique. Pour Guy Parmelin, il est important de « descendre de sa tour d’ivoire » et de constater de visu ce qui se fait dans le domaine de la recherche et l’innovation. On l’écoute:

Guy Parmelin Conseiller fédéral chargé de l'économie

Chaque année, la Confédération investit plusieurs milliards dans les écoles polytechniques et dans les Cantons pour la recherche, la technologie et l’innovation. Pour Guy Parmelin, il est important que de mutualiser les forces pour faire avancer la recherche:

Guy Parmelin Conseiller fédéral chargé de l'économie

Mardi soir, Guy Parmelin est attendu à l’organisation internationale du travail, l’OIT, à l’occasion de son centième anniversaire.

 

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