Rejoignez-nous

Actualité

Vaud veut plus d'égalité à l'école

Publié

,

le

La conseillère d'Etat vaudoise en charge de la formation Cesla Amarelle a présenté la traditionnelle conférence de presse de la rentrée. Elle se tient cette année sous le signe de l'égalité des chances. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Cesla Amarelle place cette rentrée scolaire vaudoise sous le signe de l'égalité des chances. La ministre pointe du doigt un système de formation empreint de sélectivité sociale en Suisse qui reproduit, voire accentue les inégalités.

"C'est une réalité préoccupante", a résumé mardi la conseillère d'Etat en charge de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) à Lausanne. Cette inégalité se décline sous différentes formes comme par la sous-représentation des élèves issus de milieux modestes dans les études menant à la maturité.

Mais elle est aussi présente dès les premières années d'école avec des enfants souffrant de déficiences, de lacunes linguistiques ou rencontrant des difficultés d'apprentissage et qui nécessitent un encadrement particulier.

Un cinquième

"Il y a une grande hétérogénéité dans les classes et toujours plus d'élèves à besoins particuliers", poursuit la ministre. On estime que ceux-ci sont environ 18% par classe aujourd'hui.

Avec le concept 360°, Cesla Amarelle espère améliorer la situation. Ce cadre, qui part du principe d'une école inclusive et qui entre en vigueur dès cette rentrée, doit permettre aux établissements de l'école obligatoire d'identifier les besoins de leurs élèves pendant trois ans et de développer ou adapter des instruments pour y répondre. Chaque établissement recevra une enveloppe pour les dépenses liées à l'intégration.

Pour les syndicats SPV et SSP, la principale remarque sur ce concept concerne les moyens. Le premier demande que le système fonctionne sur une politique des besoins et non de moyens. Le second considère que les moyens supplémentaires débloqués pour ce concept sont insuffisants, d'autant plus que "les nouvelles missions confiées aux établissements s’ajoutent aux difficultés actuelles comme la pénibilité du travail des enseignants".

Gros chantier

Autres chantiers que la conseillère d'Etat tient à "consolider" cette année: l'éducation au numérique, la Loi sur l'enseignement obligatoire (LEO) et la valorisation de la formation professionnelle. S'agissant du numérique, le canton poursuit sa phase-pilote dans dix établissements du deuxième cycle.

Il étend par ailleurs l'interdiction des téléphones portables à tous les établissements du cycle obligatoire. Partant du constat que tous les élèves n'ont pas une prise de distance critique sur le numérique, la ministre attend de l'école qu'elle leur fournisse les outils pour s'interroger. "J'espère que l'interdiction du portable sera une phase transitoire", explique-t-elle.

Ecole gratuite

Cette rentrée dans le canton de Vaud est également synonyme de gratuité de l'école obligatoire. Concrètement, les parents n'auront plus à ouvrir leur porte-monnaie pour les fournitures scolaires comme les livres, ni pour les camps et excursions.

Si la prise en charge des frais de fournitures par le canton n'a pas fait débat, le report de la prise en charge des camps et sorties par les communes a lui fait grincer des dents. Elles sont plusieurs à affirmer que les budgets arrêtés avant cette décision ne leur permettent pas d'assumer ces frais. Reste qu'à ce stade, aucune avancée n'a été annoncée dans ce dossier.

Plus nombreux

Lundi, ils seront près de 127'000 élèves à prendre ou reprendre le chemin de l'école dans le canton. Dans le secteur de l'obligatoire, cela représente 1000 élèves supplémentaires par rapport à l'an dernier et la poursuite de la tendance amorcée depuis huit ans.

Dans les détails, ils seront 90'480 à se rendre à l'école obligatoire et 36'500 au postobligatoire. Environ 13'220 enseignants retourneront en classe et 2900 étudiants s'assiéront sur les bancs de la Haute école pédagogique, dont 1300 nouveaux inscrits.

Source: ATS

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Coronavirus

Premier cas probable du variant omicron annoncé en Suisse

Publié

le

Le nouveau variant Omicron est jugé préoccupant par l'OMS. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé un premier cas probable d'Omicron en Suisse. Le nouveau variant préoccupant du coronavirus a suscité durant tout le week-end inquiétudes, mesures anti-Covid et appels à la vaccination en Europe et ailleurs.

L'OFSP a annoncé dimanche sur Twitter un premier cas probable du variant Omicron en Suisse chez une personne revenue d'Afrique du Sud il y a environ une semaine. "Le séquençage apportera des certitudes dans les jours à venir", précise seulement l'OFSP sur le réseau social. Contacté par Keystone-ATS, l'OFSP déclare qu'elle informera "dès que le résultat sera disponible".

Omicron se répand vite, des cas ont été confirmés en Belgique dès jeudi, puis les annonces se sont enchaînées en Allemagne, Italie, Royaume-Uni et République tchèque en fin de semaine. Pour Guy Parmelin, il s'agit désormais "de vacciner encore plus et encore plus vite", a-t-il assuré dans la SonntagsZeitung et la NZZ am Sonntag. Selon le Vaudois, la dose de rappel est aussi très importante pour les gens vaccinés il y a plus de six mois.

A ce sujet, Richard Neher, membre de la task force de la Confédération, va plus loin et propose de réduire le délai pour la dose de rappel de six à quatre ou cinq mois. Sans quoi de très nombreuses personnes en Suisse ne pourront pas recevoir de 3e vaccin avant la fin de l'année, a-t-il expliqué à la SonntagsZeitung.

Etant donné que les nouvelles infections se situent déjà à un niveau élevé, il ne suffit pas de freiner la hausse. Une baisse est nécessaire et pour cela il faut d'autres mesures, a-t-il souligné. Si la population reçoit autant de doses de rappel que possible dans les trois prochaines semaines, on pourra d'après lui "sauver Noël".

Dans la NZZ am Sonntag, la cheffe de la task force Tanja Stadler a elle aussi appelé la Suisse à agir. "S'il n'est pas encore possible d'évaluer la dangerosité du nouveau variant, l'on sait qu'il a contaminé des personnes guéries ou vaccinées." La Suisse dispose d'une fenêtre d'opportunité qu'elle doit utiliser pour se préparer.

Mesures pour les voyageurs

Dans des interviews aux hebdomadaires alémaniques, le président de la Confédération Guy Parmelin insiste aussi pour que les personnes revenues récemment d'Afrique du Sud, pays où a été détecté pour la première fois jeudi le nouveau variant, se mettent en quarantaine. De son côté, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a requis samedi une mesure préventive allant dans le même sens.

Les voyageurs de 19 autres pays doivent désormais présenter un test Covid-19 négatif aussi bien à l'embarquement qu'à leur arrivée et se soumettre à une quarantaine de dix jours à leur arrivée en Suisse, selon la liste actualisée dimanche soir par le Département fédéral de l'intérieur.

Y figurent nouvellement depuis dimanche minuit l'Australie, le Danemark, l'Angola et la Zambie. La mesure valait auparavant notamment pour la Tchéquie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l'Egypte.

Les passagers provenant d'Afrique du Sud et ayant atterri samedi à l'aéroport de Zurich ont dû se soumettre à un régime semblable. Les passagers du vol de Swiss en provenance de Johannesburg, qui devaient être vaccinés, guéris ou testés négatifs pour embarquer, ont été informés via un SMS en anglais de l'OFSP, après décollage, qu'ils devraient se mettre en quarantaine.

Les voyageurs en provenance du Botswana, du Swaziland, de Hong Kong, d'Israël, du Lesotho, du Mozambique, de Namibie, du Zimbabwe et d'Afrique du Sud sont interdits d'entrée sur le territoire. Les Suisses et les personnes disposant d'un permis de séjour sont toutefois exemptés de cette interdiction.

Vols de rapatriement

Les données des passagers de ce vol ont été simultanément transmises aux cantons afin de leur permettre de contrôler les quarantaines et les dépistages. Les éventuels cas positifs aux tests PCR vont faire l'objet d'analyses plus précises en lien avec le variant Omicron.

En dehors de ce vol Johannesburg-Zurich de la compagnie Swiss, seuls des vols de rapatriement autorisés en provenance d'Afrique australe pourront encore atterrir en Suisse, a précisé l'OFSP.

Le premier cas de variant Omicron en Europe a été identifié en Belgique. En l'espace d'un week-end, le variant s'est étendu à plusieurs pays européens, comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Italie. Les annonces se succédaient au rythme des heures.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé ce nouveau variant comme "préoccupant". Il présenterait un risque accru de contagion par rapport aux autres variants, dont le Delta, déjà très contagieux. Omicron s'est d'ailleurs imposé dans les régions où le variant Delta était prédominant

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Football

Servette a su profiter de la situation favorable

Publié

le

Le milieu genevois Miroslav Stevanovic, gauche, lutte pour le ballon avec le défenseur lausannois Archie Brown. Le Bosnien est engagé sur les trois buts de son équipe. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Avec un homme de plus sur le terrain juste avant la pause, Servette a fait ce que l'on attendait de lui à la Tuilière. Les Genevois ont parfaitement géré ce derby lémanique (victoire 3-0).

"C'est certain que cette victoire fait plaisir, commente le gardien Jérémy Frick. Il y a un petit air de déjà vu avec ce succès sous la neige et nos supporters qui arrivent en retard. C'était le scénario parfait pour eux et pour nous. On a réussi à confirmer ce qu'on avait montré la semaine passée. On a eu du déchet et tout ne fut pas parfait, mais on va retenir qu'on a marqué trois buts et qu'on n'en a pas encaissé."

Mais le dernier rempart des Grenat ne voulait pas dépeindre un tableau trop idyllique sans revenir sur l'expulsion de Puertas juste avant la pause: "On ne va pas se mentir, cela nous a grandement facilité la tâche. Mais ce n'est jamais chose aisée de gagner contre une équipe comme Lausanne qui pouvait tout avoir de l'animal blessé. Il fallait marquer rapidement en deuxième mi-temps et ne pas encaisser. C'est ce qu'on a fait et plutôt bien."

Surfer sur ces deux victoires

Ce deuxième succès de rang ramène un peu de calme dans le vestiaire genevois. "Tout n'est pas parfait, mais effectivement il y a un peu plus de sourires à l'entraînement, confie le gardien. On doit maintenant tout faire pour arrêter avec ces séries de défaites. On rejoue sur un synthétique le week-end prochain contre un grand YB, à nous de faire en sorte d'aller chercher ces trois points."

Et si le portier affichait un beau sourire, c'est aussi parce qu'il a signé un "clean sheet": "Je le cherchais depuis un petit moment comme un attaquant cherche un but quand il ne marque pas. Cela fait du bien et apporte de la sérénité. C'est une préparation optimale avant d'affronter le champion."

Dans le camp des vaincus, les mines étaient forcément basses. Et bien entendu, les Lausannois n'ont pas occulté l'expulsion de leur coéquipier. "Ca tue le match, lance le défenseur Anel Husic. On était bien. On n'était pas meilleur qu'eux, mais c'est dommage de prendre un rouge juste avant la mi-temps. En deuxième, ils sont clairement au-dessus. Ils attaquent et ils marquent. Ensuite on lâche et ils mettent le deuxième. On pousse pour essayer de mettre le 2-1 et on prend le troisième. Maintenant il faut tourner la page."

A la mi-temps, le coach a cherché à motiver ses troupes. "Il nous a dit que même avec un joueur en moins, on pouvait le faire, relève Husic. Malheureusement ça ne l'a pas fait. Si on avait pris le premier but vers la 65e, cela aurait peut-être changé quelque chose."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Football

Servette domine un LS réduit à dix

Publié

le

Grosse ambiance pour le derby au stade de la Tuilière. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Servette a remporté le derby lémanique de la 15e journée de Super League. A la Tuilière, les Grenat se sont imposés 3-0 face à un LS réduit à dix après l'expulsion de Puertas.

Et voilà Servette qui se donne un peu d'air. Sans être brillants, les joueurs d'Alain Geiger ont su se montrer percutants au moment opportun, c'est-à-dire dès l'instant où ils ont pu évoluer en supériorité numérique.

Car la partie, disputée devant plus de 10'000 spectateurs, a pris une tournure différente à la 45e lorsque Cameron Puertas s'est fait l'auteur d'une faute inutile à mi-terrain. L'arbitre n'a alors pas hésité à sortir un deuxième carton jaune et a renvoyé le meneur de jeu vaudois aux vestiaires. Neuf minutes plus tôt, Puertas avait pris un premier carton largement évitable en zone offensive.

Trois assists pour Stevanovic

Servette n'a pas mis longtemps à profiter de leur avantage numérique. A la 49e, Kyei n'a pas manqué l'ouverture du score seul face au but vide après un excellent service de Stevanovic. Maître à jouer des Genevois, ce dernier s'est encore montré décisif à la 67e.

Une fois de plus décalé sur la droite, Miroslav Stevanovic a vu son puissant centre dévié par le portier Diaw avant d'être victorieusement repris par Imeri. Et c'est encore le Bosnien qui a servi Antunes pour le 3-0 des visiteurs (88e).

Servette grimpe au 6e rang

Dans les rangs lausannois, l'absence de Puertas a coûté cher en deuxième période, alors que la neige s'est mise à tomber plus fort encore. Les Vaudois se sont créé quelques occasions, mettant les réflexes de Frick à l'épreuve sur des frappes prises en dehors de la surface. Les hommes de Borenovic ont semblé jouer de manière plus simple à dix, même si ce ne fut pas fameux.

Lausanne se consolera en se disant que la défaite de Lucerne chez lui contre Bâle laisse au club de Suisse centrale la position peu enviable de lanterne rouge. Les Genevois de leur côté remontent au 6e rang.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Politique

L'initiative sur les soins infirmiers dans le Top 10

Publié

le

Sur les 223 initiatives populaires soumises aux urnes depuis 1891, seules 24 ont été approuvées (image d'illustration). (© Keystone/PETER KLAUNZER)

L'initiative "pour des soins infirmiers forts" est la 24e initiative populaire acceptée depuis l'introduction du droit d'initiative au niveau fédéral en 1891. Avec 61% de "oui", elle réalise le septième meilleur score de l'histoire.

A ce jour, 223 initiatives ont été soumises aux urnes. Seules huit d'entre elles, en comptant l'initiative sur les soins infirmiers, ont obtenu plus de 60% des voix. Le meilleur score est celui recueilli le 26 septembre 1993 par l'initiative pour un 1er août férié (83,8%).

Celle exigeant un référendum sur les traités internationaux a récolté 71,36% de "oui" en 1921. Viennent ensuite l'initiative "contre les rémunérations abusives" en 2013 (67,96%), celle exigeant l'élection proportionnelle du Conseil national en 1918 (66,78%) et celle réclamant que "les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants" en 2014 (63,53%).

En 1908, l'interdiction de l'absinthe avait recueilli 63,48% des voix. Quinze ans plus tôt, 60,11% des votants avaient dit "oui" à une initiative qui voulait interdire l'abattage du bétail de boucherie sans étourdissement préalable.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Coronavirus

Les Suisses n'ont pas été séduits par les sirènes des opposants

Publié

le

Des sympathisants à la loi Covid, réunis dans une salle à Berne, soulagés au moment d'apprendre le oui des Suisses dimanche à la loi Covid. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La politique du Conseil fédéral sort affermie du oui à la loi Covid dimanche. La population a finalement été plus réceptive à la campagne discrète de six partis politiques, des milieux économiques, syndicaux et culturels qu'aux tonitruants appels des opposants.

"Le Conseil fédéral ne doit pas prendre la décision du peuple pour un blanc-seing", a dit Céline Amaudruz, vice-présidente de l'UDC, le seul parti opposé à la loi Covid.

Interpellée par une journaliste de la RTS sur les "excès" de la campagne du non, la conseillère nationale genevoise a botté en touche rappelant les grandes manifs contre le climat et le droit qui existe en Suisse de donner son avis. "Non, je ne regrette rien", a-t-elle affirmé.

Malgré la défaite, le référendum contre la loi Covid-19 constitue la victoire de l'éveil des consciences, a déclaré Werner Boxler, coprésident des Amis de la Constitution. Il faut parfois plusieurs tentatives pour arriver à faire passer le message sur le certificat sanitaire, les pleins pouvoirs du Conseil fédéral et la surveillance des citoyens, a-t-il déclaré au micro de la télévision RTS.

Le résultat de ce scrutin n'étonne pas Rossana Scalzi, membre du comité référendaire Réseau Choix Vaccinal: "Il reflète le climat anxiogène, qui règne depuis deux ans". Pour elle, "la partie n'est pas terminée. Ce qui nous inquiète maintenant, c'est la vague de mesures qui vont être prises chaque fois qu'un nouveau variant apparaît".

Mass-Voll est plus radical et ne reconnaît pas la légitimité du scrutin de dimanche. Il ne se sent pas engagé par ce qu'il appelle les "irrégularités massives et sans précédent" de ce vote.

"L'énorme majorité silencieuse"

Pour les Verts, qui étaient divisés sur la loi Covid, le résultat au-dessus des 60% de oui est incontestable. Cela met en lumière l'énorme majorité silencieuse restée assez discrète durant la campagne de votation, sans doute par peur pour certains politiciens de s'attirer des menaces, a dit Céline Vara (Vert.e.s/NE) à Keystone-ATS.

"La population a saisi l'enjeu sécuritaire, économique, culturel et social de cette votation", selon Brigitte Crottaz (PS/VD), coprésidente du comité interparti favorable à la loi Covid-19. En Suisse, cette loi est nécessaire pour que les aides financières puissent continuer à soutenir les secteurs en difficulté, a-t-elle déclaré sur le plateau de la RTS.

Jusqu'à présent, la Suisse a réussi à gérer la pandémie avec une certaine retenue. Elle a renoncé aux mesures très sévères prises dans de nombreux pays voisins. Mme Crottaz s'attend à des décisoins prochaines au vu de la hausse des contagions, mais elle comprend la stratégie pondérée du Conseil fédéral menée jusqu'à présent.

Avec une majorité de près de deux tiers, le peuple a montré qu'il approuve la voie de la modération choisie par le Conseil fédéral pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, selon Isabelle Moret (PLR/VD). Elle appelle maintenant au dialogue: "Il est important de traverser cette crise ensemble", a-t-elle dit.

Un souhait repris par Michel Matter (PVL/GE) pour qui il est difficile de voir une Suisse aussi divisée alors que les autorités essaient de laisser le plus de liberté possible aux citoyens.

"Finalement, ces deux référendums sont soutenants pour la politique fédérale, a dit Marianne Maret, conseillère aux Etats (Le Centre/VS) dimanche sur les ondes de la RTS. A son avis, la politique suivie a jusqu'à maintenant a bien pris en compte les aspects sanitaires et économiques de la pandémie, mais pas suffisamment les aspects sociaux: "On devra veiller à ne pas créer de fracture entre les uns et les autres", a-t-elle plaidé.

"La loi ne contient en aucun cas des "durcissements extrêmes", comme le proclament les opposants, souligne la Conférence des directeurs cantonaux de la santé, mais permet au contraire d'agir de manière proportionnée.

Les milieux culturels peuvent respirer. La Taskforce Culture Suisse appelle toutefois la Confédération et les cantons à prendre en charge les tests Covid.

Soulagement aussi dans le secteur du tourisme: le certificat Covid permet de garantir des voyages en toute sécurité, tant en Suisse que pour l'étranger, écrit la Fédération suisse du tourisme.

Milieux économiques rassurés

La garantie des emplois et des salaires doit continuer à aller de pair avec toutes les actions nécessaires visant à endiguer la progression de la pandémie, écrit l'Union syndicale suisse. Les aides pour les cas de rigueur et des moyens financiers supplémentaires pour le chômage partiel pourront être augmentés, met en avant Travail.Suisse.

La base légale nécessaire pour les aides à l'économie est conservée tout en restant limitée dans le temps, souligne l'Union suisse des arts et métiers. Le certificat Covid est un instrument indispensable pour de nombreuses entreprises, estime Economiesuisse.

Les mesures qui ont fait leurs preuves ne seront pas interrompues brutalement en cas de nouvelle vague, relève l'Union patronale suisse. L'organisation patronale relève cependant le ton "émotionnel et parfois haineux des opposants au certificat Covid". Il appartient désormais au Conseil fédéral de calmer les esprits et de poursuivre une politique mesurée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture