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Vaud: peine plus lourde requise pour une nounou

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Une nounou condamnée à cinq ans de prison pour avoir abusé sexuellement d'un enfant a comparu mercredi devant la Cour d'appel du Tribunal cantonal vaudois. Le Parquet a requis une peine plus lourde. (©KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)

Une baby-sitter, condamnée à cinq ans de prison pour avoir abusé sexuellement d’un garçon lausannois, a comparu mercredi devant la Cour d'appel du Tribunal cantonal vaudois. Comme en première instance, le Ministère public a requis une peine de dix ans.

La nourrice brésilienne de 37 ans avait écopé en mai dernier de cinq ans ferme pour actes sexuels sur une personne incapable de discernement et de résistance. La victime est un petit Lausannois âgé de 4 à 6 ans au moment des faits, survenus entre 2011 et 2013. Le Parquet avait fait appel, estimant que la peine n'était pas assez lourde.

Pédophile aux penchants "non exclusifs" selon les termes de l’expert-psychiatre, la trentenaire avait fini par passer aux aveux (à savoir plusieurs abus par semaine, dissimulés par l’application de parfum sur le lit de la mère de l’enfant à la suite de ses méfaits), à l’exception des pénétrations.

Et ce après avoir initialement traité de menteur le garçon aujourd’hui âgé de 11 ans. La nounou avait en outre elle-même admis craindre une récidive.

Pardon demandé

"Je veux demander pardon, j’espère qu’un jour la victime et la famille puissent me pardonner", a-t-elle déclaré mercredi face aux trois juges cantonaux.

Le procureur Jérémie Müller a réitéré ses réquisitions de première instance, soit une peine de dix ans de prison, estimant que les agissements de la baby-sitter (née dans une favela et en séjour illégal au moment des faits) doivent avoisiner les "500 à 600 actes sexuels forcés". "C’est tout simplement ignoble", a-t-il fustigé.

Avocat de la défense, Me Nicolas Mattenberger a pour sa part demandé une peine inférieure à 5 ans, s’agissant de pédophilie féminine: "Ma cliente ne doit pas être jugée plus sévèrement que des hommes pour des cas similaires. Je vous demande d’enlever cette première image de dégoût initial".

Aucun cas similaire

"Il ne faut pas infliger une peine plus lourde, mais il n’y a pas de raison non plus d’infliger une peine plus clémente qu'à un homme qui aurait commis autant d’actes sur une fillette", a répliqué le procureur Müller.

Le magistrat a précisé n’avoir trouvé dans la jurisprudence fédérale "aucun cas similaire à celui qui nous occupe aujourd’hui. Preuve que, sans être unique, cette affaire est très rare". Le verdict sera notifié aux parties la semaine prochaine.

Source ATS

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Culture

Mali: lourdes peines de prison pour des voix critiques de la junte

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La junte malienne, dirigée par le général Assimi Goïta, a manqué à sa promesse de remettre le pouvoir aux civils au plus tard en mars 2024 (archives). (© KEYSTONE/AP/Boubacary Bocoum)

Un célèbre chroniqueur malien et une influenceuse, voix critiques de la junte en détention depuis plusieurs années, ont été condamnés lundi chacun à dix ans de prison dont trois avec sursis par un tribunal de Bamako.

Animateur de radio et de télévision, Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath, est aussi une célèbre figure de la société civile malienne. Il était jugé avec Rokia Doumbia, dite "Rose, la vie chère", influenceuse très suivie sur les réseaux sociaux et militante contre la cherté de la vie.

Ils ont été condamnés pour "association de malfaiteurs" et "atteinte au crédit de l'Etat" à la suite d'une émission de Ras Bath en 2023 consacrée à la hausse des prix et aux difficultés économiques des Maliens.

Détenu depuis trois ans et demi

Ras Bath est détenu depuis mars 2023 au Mali - pays dirigé par une junte depuis deux coups d'État successifs en 2020 et 2021. Sa maigreur, ses traits tirés et son visage fermé ont choqué de nombreux Maliens lors de son apparition lors de son procès ouvert le 10 août devant la chambre criminelle de la Cour d'appel de Bamako.

Le chroniqueur est le fils de l'ancien ministre Mohamed Aly Bathily et le porte-parole du Collectif pour la défense de la République (CDR).

Lors du procès, le tribunal a souhaité démontrer que le chroniqueur, qui avait invité "Rose, la vie chère" à deux reprises à de précédentes émissions, était "en association" avec elle. Le tribunal a produit des échanges entre les accusés sur WhatsApp. Les avocats de Ras Bath ont nié ces accusations.

"Le tenir loin"

Lors du procès, le procureur a déclaré que "Ras Bath est un danger pour la transition", ont rapporté sous couvert d'anonymat deux avocats à l'AFP. "Il faut le tenir loin des réseaux sociaux, de la radio", a poursuivi le procureur.

Très suivi par la jeunesse, Ras Bath a donné, via ses émissions, donnant une voix aux marginalisés de la société et dénonçant les problèmes sociaux et politiques affectant les Maliens.

Son discours direct, résumé par la formule "Choquer pour éduquer", lui a valu dans le passé une forte audience, mais aussi plusieurs démêlés judiciaires. Arrêté une première fois au Mali en août 2016 pour "incitation à la désobéissance des troupes", Ras Bath est relâché deux jours plus tard sous la pression de ses partisans.

Plusieurs arrestations

En juillet 2017, alors qu'il se trouve à l'étranger, il est condamné en son absence à douze mois de prison ferme sans purger de peine. Il avait aussi participé en 2020 au mouvement de contestation du M5-RFP contre le président Ibrahim Boubacar Keïta.

En décembre 2020, il est de nouveau arrêté dans une affaire de présumé complot contre le gouvernement de transition. La procédure est annulée faute de preuves et il retrouve la liberté en avril 2021.

Avant son inculpation pour le dossier dans lequel il a été condamné lundi, Ras Bath se trouvait déjà en prison depuis mars 2023 pour avoir affirmé que l'ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, mort en détention, avait été "assassiné".

Pronfonde crise

Depuis leur arrivée au pouvoir, les militaires ont imposé des restrictions sévères aux libertés au Mali, en réduisant au silence l'opposition et les voix dissidentes par des mesures coercitives, des mises en cause judiciaires et la dissolution des partis politiques.

La junte, dirigée par le général Assimi Goïta, a manqué à sa promesse de remettre le pouvoir aux civils au plus tard en mars 2024. Le Mali occupe la 121e place sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse de RSF établi en 2026.

Ce pays sahélien est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires et des indépendantistes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Initiative des 12%: ses partisans veulent "corriger une injustice"

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Jerome De Benedictis, Aurore Müller-Gaudard, Olivier Feller et Cédric Weissert (de gauche à droite) sont venus défendre lundi matin l'initiative dite des 12%. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Redonner du pouvoir d'achat à la classe moyenne et endiguer la "voracité" de la fiscalité vaudoise. Tels sont les principaux arguments des partisans à l'initiative dite des 12%, qui entrent officiellement en campagne avant la votation du 27 septembre.

Représentants des milieux économiques et des partis de droite ont défendu, lundi devant la presse à Lausanne, cette initiative qui prévoit un "rabais" de 12% de l'impôt cantonal sur le revenu et la fortune. Leur texte vise à "corriger une injustice" dans un canton qui applique les impôts "les plus lourds du pays juste après Genève", a relevé Olivier Feller, conseiller national PLR et membre du comité d'initiative.

Qualifiant la fiscalité vaudoise de "vorace et punitive", il a estimé "inacceptable" qu'un contribuable vaudois de la classe moyenne paie "deux fois plus d'impôts" que dans le canton de Zurich, où les prestations sont comparables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Une semaine pour lutter contre le gaspillage alimentaire en Suisse

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Si les ménages suisses ne jetaient pas de denrées alimentaires pendant une semaine seulement, environ 30 millions de repas pourraient être sauvés (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Quelque 80 kilos de nourriture par personne sont jetés chaque année en Suisse. Pour sensibiliser la population et l'inciter à agir, entreprises, ONG et pouvoir publics organisent la première Semaine nationale contre la gaspillage alimentaire du 12 au 20 septembre.

Le gaspillage alimentaire fait partie des défis environnementaux auxquels chacun peut réagir immédiatement, indiquent lundi les organisations partenaires. Selon elles, une grande partie pourrait être évitée par "de petits changements" au quotidien, par exemple au moment des courses, du stockage et de la préparation des repas.

S'ils ne jetaient pas de nourriture pendant une semaine, les ménages suisses pourraient sauver environ 30 millions de repas, selon les organisateurs. Qui soulignent aussi le coût environnemental du phénomène: les pertes alimentaires représentent un quart de l'empreinte environnementale de notre alimentation, soit la moitié de celle de l'ensemble du trafic individuel motorisé en Suisse.

La Suisse s'est engagée à réduire le gaspillage alimentaire de moitié d'ici 2030, "un objectif ambitieux", reconnaissent les organisateurs. Mais de nombreuses personnes sont prêtes à changer leur comportement. Il leur manque simplement des informations concrètes ou des pistes d'action applicables au quotidien. Ce à quoi la semaine nationale veut remédier.

Une quarantaine d'organisations issues du monde des affaires, de la société civile et du secteur public s'engagent dans cette initiative sous la devise "à toi de jouer". Parmi elles les grands distributeurs, plusieurs cantons et villes, dont ceux de Berne et Zurich ainsi que le canton de Genève, les faîtières de l'hôtellerie et de la restauration, ainsi que les organisations Table couvre-toi et Table Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Valais: rentrée scolaire sous le signe des comportements difficiles

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Chef du Département valaisan de l'économie et de la formation, Christophe Darbellay a rappelé les bienfaits de pouvoir étudier dans un climat scolaire sain (photo d'archives). (© KEYSTONE/KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Plus de 55'000 élèves, apprentis ou étudiants effectuent leur rentrée scolaire, cette semaine. Celle-ci s'échelonnera entre lundi et jeudi, selon la partie linguistique. Cette année, le Canton a choisi de lutter contre l'augmentation des comportements difficiles, dans les écoles.

Au niveau de l'école obligatoire, le nombre d'élèves en primaire augmente de 150 par rapport à août 2025, de 200 au cycle d'orientation, mais baisse de 150 au secondaire II général, pour un total de 46'600. Cette année, ces jeunes seront encadrés par 80 enseignants supplémentaires (sur un total de 4800 pour 3400 EPT). Par ailleurs, 8500 adolescents vont suivre une formation professionnelle en Valais.

Cette année, le Département de l'économie et de la formation a choisi de porter une attention particulière aux comportements difficiles. Un classeur numérique contenant une grille d'observation et des protocoles d'intervention est mis en à disposition des enseignants de la scolarité obligatoire, dans le Valais romand. Lors de la dernière année scolaire, 1400 cas "difficiles" y ont été enregistrés: dont 12% concernaient des comportements physiques inadaptés et 4% de harcèlement.

Enseignants spécialisés engagés

"Nous avons une trentaine de jeunes qui sont des cas lourds (ndlr: principalement au moment de l'entrée en scolarité)", a précisé lors d'une conférence de presse à Sion, le chef du Département Christophe Darbellay. Dans l'une de ses prises de parole, le président du Gouvernement valaisan a rappelé l'importance de pouvoir oeuvrer dans un bon climat scolaire.

Pour cette rentrée, l'Etat du Valais bénéficiera de 23,5 EPT d'enseignants "ressource vivre ensemble" (ERVT) dont la mission est de favoriser un bon climat scolaire, effectuer de la prévention et apporter leur aide aux élèves et enseignants. Un projet-pilote, sur la même thématique, voit également le jour dans le Haut-Valais.

Renforcement des échanges linguistiques

Afin d'encore mieux lutter contre les comportements problématiques au sein des écoles valaisannes, l'observatoire cantonal de la jeunesse va effectuer une recherche sur la question des comportements difficiles au cycle 1.

Plusieurs autres nouveautés ont lieu pour cette rentrée. Un renforcement des échanges linguistiques virtuels pour les 7H et 8H voit le jour entre élèves des deux langues cantonales.

Premiers secours

Un apprentissage progressif des gestes qui sauvent aura, lui, lieu entre la 1H et la 8H. Objectif: permettre à un enfant ou un ado de reconnaître les situations d'urgence et adopter les bons réflexes.

En 7H, une initiation aux premiers secours est également prévue, avec deux thématiques principales: massage cardiaque et prévention en montagne. Enfin, en 10CO, une formation pratique verra le jour, notamment au niveau du massage cardiaque et de l'utilisation d'un défibrillateur.

Nouveaux outils numériques

Concernant le numérique, la nouvelle plateforme de communication entre l'école et les parents (Schoolinked) va être progressivement déployée. Une directive sur les enregistrements vidéo et audio des élèves a été rédigée et la formation obligatoire en éducation numérique pour les enseignants du secondaire II général est lancée.

Le Service de l'enseignement souhaite également voir le poids des sacs des élèves se réduire. Le but recherché est de viser une sacoche d'environ 10% du poids de l'enfant, en limitant au strict nécessaire le matériel demandé chaque jour et en encourageant l'utilisation de casiers lorsqu'ils sont disponibles.

Rendez-vous cet automne

"La meilleure solution est une responsabilité partagée entre l'école, les élèves et les parents", estime le Département. "J'ai reçu énormément de remarques de mamans. On s'est donc dit qu'il fallait créer une sorte de règle générale", avoue Christophe Darbellay.

Sur le plan législatif, trois lois sur l'école feront l'objet d'une seconde lecture, cet automne au Grand Conseil. Il s'agit de celles sur l'école valaisanne, sur l'enseignement du degré secondaire II et sur l'enseignement privé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Tous les partis sauf l'UDC rejettent l'initiative sur la neutralité

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Tous les principaux partis présents aux Chambres fédérales, sauf l'UDC, lancent leur campagne contre l'initiative sur la neutralité, soumise au vote le 27 septembre (archives). (© KEYSTONE/ECONOMIESUISSE/ANDREAS BECKER)

L'initiative sur la neutralité, en votation le 27 septembre, affaiblit la Suisse, estiment le PLR, le Centre, le PVL, le PS et les Vert-e-s. Elle "met en péril notre sécurité, rompt avec nos valeurs et restreint massivement notre capacité d’action extérieure".

La Suisse doit préserver sa neutralité largement éprouvée et ne pas compromettre inutilement sa capacité d'action en matière de politique étrangère et de sécurité, indique lundi le comité dans un communiqué. Il refuse d'enfermer la Suisse dans une conception rigide de la neutralité.

Berne doit continuer à collaborer avec ses partenaires internationaux alors que l'Europe fait face à une situation sécuritaire de plus en plus instable. "Quand l'urgence se présentera, il sera hélas bien trop tard".

De plus, une neutralité qui n'autorise aucune sanction, même face aux violations les plus flagrantes du droit international, va à l'encontre des valeurs helvétiques. D'autant plus que le Conseil de sécurité de l'ONU se retrouve de plus en plus bloqué face au droit de veto de certains membres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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