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Vaud passe le cap des 800’000 habitants

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La 800'000e habitante du canton de Vaud, Mélodie Matthey-Junod, est entourée à gauche de Yulia Droz (800'001e) et de Lise-Marie Ryser (799'999e). (©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le canton de Vaud a franchi pour la première fois le cap des 800’000 habitants. Née le 24 décembre dernier, la petite Mélodie Matthey-Junod, dont les parents sont domiciliés à Ecublens, est officiellement la 800’000e Vaudoise.

« La petite Mélodie est née à Noël. C’est un bien beau cadeau que vous vous faites, ainsi qu’au canton », a déclaré mercredi Nuria Gorrite, présidente du gouvernement aux parents du bébé. Ils étaient reçus mercredi par le Conseil d’Etat in corpore sur le site « emblématique » du chantier des logements pour étudiants Vortex à Chavannes-près-Renens.

Tout comme Lise-Marie Ryser de Combremont-le-Grand et Yulia Droz de Lausanne, inscrites aux 799’999e et 800’001e places au Registre cantonal des personnes, en raison de leur déménagement dans le canton. « Le hasard veut que ce soit toutes des femmes », a relevé Nuria Gorrite.

« Une nouvelle-née d’Ecublens, une habitante de la Broye et une femme de nationalité étrangère, à vous trois, vous symbolisez à merveille le canton de Vaud d’aujourd’hui, un canton ouvert, divers et prospère, avec un arrière-pays et une dimension urbaine », a-t-elle ajouté, remettant aux héroïnes du jour une boîte à musique en provenance de Sainte-Croix.

Rythme de croissance accéléré

Cet événement symbolique a marqué le quadruplement, depuis le milieu du 19e siècle, de la population vaudoise, qui a enregistré un gain de 600’000 résidents, soit une croissance moyenne de 0,8% par an. Statistique Vaud publie à cette occasion un numéro spécial de Numerus, qui analyse l’évolution sur plus d’un siècle de la population du canton.

« On a absorbé calmement et intelligemment la démographie en accueillant l’étranger », a observé le conseiller d’Etat Pascal Broulis. En l’espace de 97 ans, entre 1860 et 1957, la population a quasi doublé, passant de 213’000 à 405’000 habitants. De 1957 à 1995, soit en 38 ans seulement, elle a augmenté encore de 200’000 résidents pour atteindre 602’000 habitants.

Libre circulation

Au tournant de ce siècle, l’évolution démographique s’est accrue nettement, à la faveur de la reprise économique et de l’entrée en vigueur en 2002 de l’Accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE. Il n’a fallu que 23 ans pour franchir le cap des 800’000 habitants fin 2018, avec un taux de progression annuel moyen de 1,2%.

Sur la période 1950-2018, 70% de la croissance vaudoise s’explique par le solde migratoire (arrivées moins départs) dans un canton xénophile, a noté le chef des finances. Le millionnième habitant est attendu à l’horizon 2040-2042. Grâce à l’immigration, dans un canton qui compte 33% d’étrangers, on peut encore garantir 1,6 enfant par femme (1,9 en 1950), a précisé le ministre.

Plus âgés

Selon le numéro hors série du courrier statistique Numerus, il apparaît au fil du temps que les Vaudois sont devenus plus urbains, plus multiculturels et structurellement plus âgés. Il s’agit désormais de maintenir les équilibres qui ont contribué à l’essor du canton.

Si le développement inquiète une partie de la population, le Conseil d’Etat ne veut pas une croissance chaotique à tout prix, a assuré Nuria Gorrite. Mais le canton n’a pas besoin d’une mise sous cloche.

Le Conseil d’Etat s’est doté d’outils pour anticiper politiquement la croissance démographique et la réguler notamment dans son Programme de législature, a-t-elle rappelé. Il s’efforcera de mettre en œuvre des politiques publiques pertinentes pour adapter les infrastructures, renforcer la formation et l’innovation, accompagner les transitions énergétiques et numériques, développer l’intégration et maintenir la cohésion sociale.

Source ATS

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Votations

L’initiative pour des logements abordables en recul

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L’initiative pour des logements abordables perd du terrain et ne devrait pas être acceptée le 9 février prochain, selon des sondages de la SSR et de Tamedia. Un « oui » se profile toujours pour la norme pénale contre l’homophobie.

Selon la deuxième enquête « trend » de la SSR, publiée mercredi, l’initiative pour des logements abordables aurait été acceptée de justesse si les électeurs avaient dû s’exprimer le 18 janvier. En effet, 51% des personnes auraient voté « certainement » ou « plutôt » pour le texte, alors que 45% auraient voté « contre » ou « plutôt contre ». La part d’indécis est de 4%.

L’évolution depuis le premier sondage montre toutefois que l’initiative devrait continuer à perdre du terrain jusqu’au scrutin et qu’elle devrait au final être rejetée par une majorité, écrit l’institut gfs.bern, mandaté par la SSR.

Selon le troisième sondage de Tamedia, également publié mercredi, 51% des personnes interrogées diraient « non » ou « plutôt non » à l’initiative, tandis que 48% diraient « oui » ou « plutôt oui ». La part des sondés ne s’étant pas exprimés est de 1%.

L’enquête Tamedia, menée par la société Lee Was, s’est également prononcée sur le pourcentage de votes favorables attendu pour l’initiative le 9 février prochain. Elle table sur 42% de « oui » et estime donc peu probable une acceptation du texte.

« Typique des initiatives de gauche »

Les sympathies initiales pour le texte de l’ASLOCA sont typiques des initiatives de gauche, relève gfs.bern. Elles perdent ensuite de plus en plus nettement de soutien au fur et à mesure de la formation de l’opinion. Un refus clair se dessine chez l’UDC, le PLR et le PDC, tandis que le PS et les Verts sont nettement pour le « oui ».

Les principales préoccupations de l’initiative restent toutefois bien soutenues. Une nette majorité (60%) souhaite davantage de logements en coopératives. Ils sont même 68% à ne pas vouloir que l’habitat soit exposé à la spéculation.

Le camp du « non » a cependant réussi à imposer trois arguments dans le débat: le niveau élevé des coûts et des frais administratifs (55%), la crainte de quotas rigides (53%), ainsi que la possible influence négative sur la concurrence (49%).

Les deux instituts de sondage relèvent un conflit ville-campagne. Le soutien au texte reste majoritaire dans les villes, alors que les majorités ont basculé en faveur du « non » dans les agglomérations et les zones rurales. Les femmes approuveraient le projet, alors que les hommes le rejetteraient.

« Oui » à la loi contre l’homophobie

Les opposants ont également gagné du terrain concernant la norme pénale contre l’homophobie, combattue par un référendum de l’Union démocratique fédérale (UDF). Le camp du « oui » conserve cependant une avance confortable.

L’enquête de la SSR montre que 65% des personnes interrogées sont « pour » ou « plutôt pour » la révision de la loi. La part du « non » s’établit à 33% et celle des indécis à 2%. Selon Tamedia, les Suisses devraient approuver l’objet, avec 69% de « oui » ou plutôt « oui », contre 29% de « non » ou « plutôt non ». Ils sont 2% à n’avoir fait aucune déclaration.

Une certaine polarisation de l’opinion peut certes être observée en faveur du « non », mais l’avance du camp favorable à l’extension de la loi est si importante que l’acceptation du projet demeure le scénario le plus plausible, relève gfs.bern. Le consensus social sur la question de la discrimination est vaste, avec seulement deux groupes sociaux contre: l’électorat de l’UDC et les personnes méfiantes envers le gouvernement.

Pas de place à la discrimination

Selon Tamedia, l’argument le plus fort en faveur de l’extension de la norme pénale antiraciste est que personne ne doit être discriminé en raison de son orientation sexuelle (78%). Gfs.bern relève pour sa part qu’une majorité écrasante (84%) estime que la discrimination menace la cohabitation pacifique et n’a pas sa place dans une société libre et soucieuse de la dignité humaine.

L’argument des opposants, selon lequel les revendications d’autres groupes sociaux pourraient bientôt suivre en cas de protection spéciale pour les homosexuels, est le seul qui récolte l’accord d’une majorité sur le fil (50%). Les deux sondages révèlent que les femmes sont plus favorables à la norme que les hommes.

L’enquête de la SSR a été menée entre le 15 et le 23 janvier, auprès de 4935 personnes titulaires du droit de vote. La marge d’erreur statistique est de +/- 2,7 points de pourcentage. Le sondage de Tamedia a été conduit entre le 23 et le 25 janvier auprès de 11’311 participants. La marge d’erreur est de +/- 1,6 point de pourcentage.

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Monde

Séisme entre Cuba et la Jamaïque, ressenti à Miami

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Un séisme de magnitude 7,7 a ébranlé les Caraïbes entre Cuba et la Jamaïque. Elle se situait à 10 km de profondeur selon le service géologique américain (USGS).

La secousse a été ressentie notamment dans la grande partie de la Jamaïque, à La Havane et dans plusieurs provinces de l’île de Cuba. Des immeubles, jusqu’à Miami en Floride, ont été évacués, mais aucun dégât n’a été annoncé. Une alerte au raz-de-marée a été déclenchée, sans conséquence.

L’épicentre du tremblement de terre a été localisé en mer, à quelque 140 km au sud de Cuba et au nord-ouest de la Jamaïque, à une profondeur estimée à 10 km, a indiqué l’Institut américain de géophysique (USGS). Comme des vagues de tsunami dangereuses étaient possibles sur les côtes situées dans un rayon de 300 kilomètres de l’épicentre du tremblement de terre », une alerte au tsunami a été déclenchée.

La terre a tremblé une vingtaine de secondes, selon des témoins. « Je n’ai pas eu peur car c’était un petit séisme, j’ai été surpris par la magnitude », a dit l’un d’eux.

A La Havane, à Cuba, des milliers de gens se sont retrouvés dans la rue après des évacuations d’immeubles. « J’étais au deuxième étage d’un immeuble, il a tremblé pendant un moment », a dit à l’AFP par SMS le docteur Machel Emanuel, depuis Kingston. « J’ai eu le vertige. La porte n’arrêtait pas de claquer ».

A Miami, dans le sud-est des Etats-Unis, la police a évacué plusieurs bâtiments par précaution. La secousse tellurique a produit un mouvement oblique sur la faille, ce qui atténue le risque de raz-de-narée, a toutefois estimé l’experte Lucy Jones, sur son compte Twitter.

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Famille

Vers un nouveau dispositif de protection des mineurs

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A Genève, le DIP veut réformer le dispositif de protection des mineurs. La réflexion se base sur quatre axes principaux, dont un plus grand soutien aux parents lors d’un divorce, afin de trouver un consensus avant toute décision judiciaire et cela dans l’intérêt de l’enfant.

La révision de ce dispositif fait partie des objectifs de législature du Conseil d’Etat, a indiqué mardi devant les médias Anne Emery-Torracinta, en charge du Département de l’instruction publique, de la formation et de la jeunesse (DIP). « La protection de l’enfant incombe d’abord aux parents. L’action de l’Etat n’est que subsidiaire et vise à aider les parents », a souligné la magistrate.

Pour l’Etat, le risque existe toujours d’en faire trop ou pas assez: « C’est inhérent à la mission. L’important, c’est de limiter les risques. » Le Service de protection des mineurs (SPMi) a suivi 7288 jeunes en 2019, dont 645 ont été placés dans des familles d’accueil ou des foyers. « Avec un taux de moins de 10%, le placement relève de l’exception », a commenté Mme Emery-Torracinta.

Compte tenu de l’augmentation du nombre de divorces et de séparations conflictuelles, le SPMi ainsi que le nouveau Service d’évaluation et d’accompagnement à la séparation parentale sont davantage sollicités par la justice pour des suivis. Mais ils ont plus de difficulté à intervenir, le conflit étant installé.

Anne Emery-Torracinta Conseillère d'Etat en charge du DIP et de la jeunesse

Solutions pacifiques

Face à ces constats, quatre axes de travail ont été définis. Le premier consiste à transformer les approches en matière de soutien à la séparation parentale. En 2020, la réflexion portera sur l’instauration du modèle dit « de Cochem », que l’on trouve à Bâle et, sous forme de projet pilote, à Monthey (VS) et qui vise à éviter que l’enfant ne devienne l’enjeu d’un conflit entre parents lors d’une séparation.

Anne Emery-Torracinta Conseillère d'Etat en charge du DIP et de la jeunesse

Cette approche mise sur la collaboration des autorités judiciaires, avocats, protection des mineurs et service de consultation pour amener les parents à trouver des solutions pacifiques. Un plan d’action sera proposé à la fin de l’année, pour une mise en oeuvre en 2021.

Révision du SPMi

Le second axe de travail vise à améliorer la qualité de l’évaluation de l’enfant en danger. Les critères seront revus pour répondre à l’évolution de la société. En parallèle, une analyse approfondie des « clauses péril », qui consistent à enlever en urgence la garde aux parents pour maltraitance grave, sera menée. Le nombre de mineurs concernés est passé de 22 en 2017 à 38 en 2019.

Le DIP veut aussi adapter l’offre du dispositif de protection, en particulier concernant la fin d’un placement. Il veut aussi lutter contre les hospitalisations dites « sociales », en décentralisant les places d’urgence. « L’hôpital coûte cher et n’est pas un lieu de vie adéquat pour les enfants », a relevé la magistrate. Enfin, la création d’un comité externe d’éthique est envisagée.

Le dernier axe de travail concerne le SPMi, qui a connu plusieurs directeurs ces dernières années et dont le personnel est surchargé. La révision des missions, de la gouvernance et du fonctionnement de ce service doit permettre au personnel d’être plus présent sur le terrain.

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Elections communales: la plus jeune candidate se présente au Grand-Saconnex

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Elle aura tout juste 18 ans au moment du scrutin du 15 mars. Alessia Cavalieri, qui se présente sous les couleurs du PDC aux élections communales, est la benjamine des candidats.  

Le rendez-vous est fixé au restaurant i Sapori, au beau milieu de la partie ancienne du Grand-Saconnex. Alessia Cavalieri vit tout près de cet endroit qui ressemble beaucoup à un village, fait de vieilles bâtisses et de maisons basses. Et c’est justement l’attachement de la candidate à cette commune qui explique – en partie – son engagement politique.

Alessia Cavalieri Candidate PDC au Grand-Saconnex

Cheminement idéologique 

Alessia Cavalieri se dit avant tout préoccupée par les enjeux écologiques. Ce sont les récentes manifestations des jeunes en faveur du climat qui l’ont poussé à s’engager, elle qui aime débattre et prendre le contre-pied.

Alessia Cavalieri Candidate PDC au Grand-Saconnex

Pourtant, la jeune candidate n’a pas souhaité adhérer aux Verts, qu’elle considère comme trop extrêmes. Alessia Cavalieri dit préférer « le compromis » qu’elle retrouve au PDC, un parti auquel appartient également son père.

Alessia Cavalieri Candidate PDC au Grand-Saconnex

En plus de l’écologie, Alessia Cavalieri se dit attachée à la cohésion sociale, qu’elle souhaiterait améliorer au Grand-Saconnex. Pour elle, les habitants de la commune pourraient être plus soudés.

Alessia Cavalieri Candidate PDC au Grand-Saconnex

Défi 

Très occupée, la collégienne cumule les activités. En plus des ses études et de son récent engagement politique, elle monte plusieurs fois par semaine à cheval. Confiante, elle estime que ce nouveau défi politique n’est pas insurmontable, mais qu’il nécessite tout de même une bonne organisation.

Alessia Cavalieri Candidate PDC au Grand-Saconnex

Alessia Cavalieri, qui reconnaît qu’elle n’a jamais été vraiment à l’aise en public, prend avec le sourire le fait d’être la plus jeune candidate. Amusée par l’attention médiatique qui lui est portée, elle affirme prendre cela comme un jeu.

Alessia Cavalieri Candidate PDC au Grand-Saconnex

 

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Coronavirus: l’OFSP va mettre en place une hotline

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Les représentants de l'OFSP ont rencontré la presse ce mardi à Berne. (©KEYSTONE/k_sim)

La Suisse est prête à faire face au coronavirus. Même si le pays est préservé du virus chinois, pour l’instant précise l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Mais la situation est très volatile au niveau international. Il est toutefois trop tôt pour parler de pandémie.

« Tous les échantillons analysés se sont pour l’heure révélés négatifs », a indiqué mardi devant la presse à Berne Daniel Koch, responsable de la division Maladies transmissibles à l’OFSP. Reste qu’au niveau international, la situation est en constante évolution et difficile à évaluer.

Hotline

Selon Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale à l’OFSP, il faut s’attendre à ce que d’autres cas se présentent en Europe. La Suisse pourrait être touchée tôt ou tard.

Pour répondre aux multiples questions du public, l’OFSP va mettre en place une « hotline » ces prochains jours. La maladie s’est en effet répandue dans l’ensemble de la Chine hormis une province. Et 17 pays dans le monde sont désormais touchés, dont la France et l’Allemagne en Bavière.

Daniel Koch a répété qu’en l’état, on ne peut pas parler de pandémie, soit une épidémie au niveau mondial. La Suisse se conforme aux indications de l’OMS qui n’a pour l’heure pas déclaré d’urgence de portée internationale.

Mais la nouvelle rassurante est qu’à la connaissance de l’OFSP il n’y a pas eu hors de la Chine des cas de contagion entre humains. Interrogé sur un cas au Japon, Patrick Mathys a indiqué ne pas être au courant.

Trop tôt pour des recommandations

Compte tenu de la situation actuelle, l’OFSP estime qu’il n’y a pas lieu de faire des recommandations particulières à la population comme par exemple acheter des masques de protection. « En l’état, la situation ne l’exige pas », a déclaré Daniel Koch.

Ce qui n’empêche pas la Suisse de se préparer à plein régime pour faire face à la maladie. Le centre national de référence pour les infections virales émergentes (CRIVE) à Genève, par lequel passent tous les échantillons de cas suspects liés au coronavirus, s’est doté d’une Task Force, a indiqué Isabella Eckerle, médecin et professeure au CRIVE.

Elle travaille 24 heures sur 24 sept jours sur sept, avec trois séries de tests par jour et est contact avec les laboratoires européens et chinois. L’OFSP est quant à lui en contact permanent avec les médecins cantonaux.

Stock de masques en réserve

Pour éviter une pénurie de masques, la Confédération examine actuellement si un stock dont elle dispose est encore utilisable. Il s’agit de plusieurs millions de pièces qui appartiennent à la pharmacie de l’armée, a précisé à Keystone-ATS Patrick Mathys.

Ces masques chirurgicaux à usage unique seront mis à la disposition du personnel de santé en cas de pénurie. Ils avaient été achetés en son temps pour la pandémie de grippe des années 2009-2010 et ont été régulièrement vérifiés.

Par ailleurs, plusieurs pharmacies de Suisse romande ont déjà vendu tous les masques en stock et passé commande pour de nouveaux lots d’ici la fin de la semaine, selon Christophe Berger, président de la Société vaudoise de pharmacie.

Information dans les aéroports

Quant aux aéroports, ils sont prêts à mettre en oeuvre des mesures pour filtrer les passagers. Il est également question d’informer les voyageurs. Mais l’ensemble du dispositif nécessite d’être coordonné avec les aéroports européens comme Francfort ou Amsterdam, a précisé Patrick Mathys.

Interrogé sur un éventuel danger d’être contaminé par des touristes chinois en Suisse, Daniel Koch a tenu à rassurer: ce risque est très faible. Il faut un contact très étroit à moins d’un mètre pour être infecté.

L’OFSP ne tient pas à informer au jour le jour sur le nombre de cas suspects analysés en Suisse. Hormis les deux cas à Zurich dont la presse a parlé, il y en a eu d’autres, a-t-il dit sans plus de détails. En revanche, dès qu’un cas se révélera positif, la Confédération informera aussitôt publiquement.

Moins de 10 échantillons suspects

Jusqu’à mardi matin, le CRIVE avait analysé moins de dix échantillons de patients suspectés d’avoir été infectés par le coronavirus qui sévit en Chine, selon le service média des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Le centre mène ces analyses depuis qu’il a développé un test permettant le diagnostic, soit depuis la mi-janvier.

Des critères stricts sont appliqués pour ces examens. Ils sont menés sur des patients présentant de la fièvre, des problèmes respiratoires et de retour d’un séjour en Chine ou ayant été en contact avec des personnes revenues de ce pays.

Selon les données transmises par les autorités chinoises, le coronavirus s’attaque plutôt aux personnes âgées et aux malades chroniques. Les infections chez les moins de 30 ans et les enfants sont plus rares, a indiqué Isabella Eckerle. Mais ces données doivent être traitées avec beaucoup de précaution.

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