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Economie

La part des femmes dans les conseils d'administration passe un cap

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La proportion d'administratrices au sein des organes de surveillance des 100 plus grosses sociétés cotées en Suisse a atteint 30,8% et se conforme pour la première fois au seuil de 30% fixé par le Conseil fédéral à l'horizon 2026. (© KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN)

La proportion d'administratrices au sein des organes de surveillance des 100 plus grosses sociétés cotées en Suisse a atteint au printemps 30,8% et se conforme pour la première fois au seuil de 30% fixé par le Conseil fédéral à l'horizon 2026.

Les femmes ont représenté un peu plus d'un tiers des nouveaux entrants dans les conseils d'administration, relève mercredi le cabinet de conseil Swipra.

La firme zurichoise a épluché les comptes-rendus des assemblées générales qui se sont tenues entre le 1er juillet 2022 et le 14 juin de cette année.

Près de 90% des sociétés ont adapté leurs statuts suite à la révision de la législation sur les entreprises cotées. Introduction d'une marge de fluctuation du capital et possibilité de convoquer des assemblées générales à distance ont été les objets les plus vivement discutés.

Les rémunérations des directeurs généraux ont par ailleurs fait l'objet d'une contestation croissante, le taux de rejet étant passé sur un an de moins de 17% à plus de 28%.

Le salaire annuel médian a dans le même temps progressé de 7,59 millions de francs à 8,62 millions, mais c'est surtout l'écart grandissant entre ces sommes et celles perçues par le commun des collaborateurs qui constituent de mauvais signaux pour la responsabilité sociale des garants de la bonne gouvernance des entreprises, concluent les auteurs de l'étude.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

Meta accusé d'avoir "appâté" les enfants et "trompé" le public

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Des manifestants se sont rassemblés à Oakland en marge de l'ouverture du procès. A l'image, Olivia Konar dévoile une banderole avec le nom de jeunes personnes mortes, selon les militants, en raison des réseaux sociaux. (© KEYSTONE/AP/Noah Berger)

Meta a "appâté" les enfants sur Instagram et Facebook puis "trompé" le public en cachant les risques encourus pour leur santé mentale, a accusé mardi une procureure de Californie. Elle s'exprimait lors de l'ouverture d'un procès contre le géant des réseaux sociaux.

"Meta, l'une des plus grandes et des plus puissantes entreprises au monde, a mené une campagne pour tromper, pour induire en erreur ses utilisateurs, les législateurs, les enseignants et les parents", a fustigé Megan O'Neill, procureure générale adjointe de Californie, devant les jurés qui vont examiner l'affaire jusqu'à la fin septembre, à Oakland, près de San Francisco.

Déjà condamné deux fois cette année pour son impact sur des mineurs, Meta affronte mardi les plaidoiries d'ouverture du procès dans lequel quatre Etats américains lui réclament près de 200 milliards de dollars de pénalités et une refonte de ses deux applications phares.

"Le modèle économique de Meta tient en quatre temps: accrocher les utilisateurs, les retenir le plus longtemps possible, récolter leurs données, puis cacher la vérité au public", a argumenté la procureure adjointe de Californie, au nom de ses homologues du Colorado, du Kentucky et du New Jersey. Ces quatre Etats vont porter le fer contre Meta dans ce procès, en chef de file d'un total de 29 procureurs généraux qui poursuivent le groupe de Menlo Park depuis 2023.

Il s'agit du premier procès au niveau fédéral pour ce vaste contentieux national, qui vise aussi TikTok, Snapchat et YouTube, cernés par les procédures de familles, de collectivités scolaires et d'Etats américains qui les accusent d'avoir dégradé la santé mentale des adolescents.

Meta, qui revendique quelque 3,6 milliards d'utilisateurs sur l'ensemble de ses applications, "est en profond désaccord avec ces accusations" et se dit "confiant que les preuves démontreront (son) engagement de longue date en faveur des jeunes", a déclaré un porte-parole à l'AFP.

193 milliards

"Aucune entreprise, aussi riche, aussi influente, aussi intouchable qu'elle se croie, ne devrait pouvoir se placer au-dessus de la vérité, de la loi et de nos enfants", a déclaré aux médias Lori Schott, dont la fille s'est suicidée à l'adolescence. Fondatrice du collectif Parents RISE, elle est venue mardi manifester avec d'autres mères accusant les réseaux sociaux d'avoir mis en danger leurs enfants.

Meta, qui comparaît seul dans ce volet, se voit réclamer, selon un chiffrage encore provisoire, quelque 193 milliards de dollars de pénalités. Les quatre Etats plaignants ont démenti jeudi viser 1400 milliards, un total calculé par Meta pour, selon eux, "créer la stupeur".

Ils demandent aussi que les réglages les plus protecteurs soient imposés d'office aux mineurs, du temps d'écran aux notifications, sans possibilité pour un adolescent de les assouplir seul.

L'accusation des Etats tient en trois volets: Meta aurait menti au public sur la nocivité de ses applications pour les adolescents; il aurait conçu certaines fonctionnalités pour les retenir, notamment des filtres d'apparence et des outils de limitation du temps facilement contournables; et il aurait collecté les données d'enfants de moins de 13 ans sans consentement parental, en violation d'une loi fédérale.

"Nous allons démontrer devant un jury que Meta a caché ce qu'il savait des dommages causés aux jeunes, parce que détourner le regard était plus rentable", a affirmé lundi le procureur général du Kentucky, Russell Coleman. "Nous l'avons fait avec l'industrie du tabac dans les années 1990, nous l'avons fait avec les entreprises derrière la crise des opiacés, nous le referons avec Meta."

Jury consultatif

Les huit jurés n'auront qu'un rôle consultatif: c'est la juge Yvonne Gonzalez Rogers, connue pour avoir sanctionné Apple et arbitré le récent procès entre Elon Musk et OpenAI, qui tranchera seule.

Mark Zuckerberg est le témoin vedette annoncé, six mois après sa première comparution devant un jury, à Los Angeles, qui s'était soldée par une condamnation historique pour le préjudice subi par une adolescente.

Le jury entendra aussi Arturo Bejar, un ancien ingénieur de Meta devenu une figure incontournable du combat contre les géants des réseaux sociaux.

La juge a rejeté la demande du groupe de Menlo Park d'exclure son témoignage, y voyant une "tentative désespérée d'éliminer un témoin solide" des plaignants.

L'enjeu sera de mesurer "l'écart" entre ce que Meta savait de ses produits et ce qu'il en disait publiquement, a déclaré à l'AFP Nora Freeman Engstrom, professeure de droit à Stanford.

Pour Meta, dont les bénéfices record financent ses coûteuses ambitions dans l'IA, la principale menace reste "l'atteinte à la réputation" et l'obligation de modifier ses produits, a estimé Vincent Joralemon, juriste à l'université de Berkeley.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

L'interdiction d'importer de la fourrure séduit en commission

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Une commission veut aller de l'avant sur l'interdiction de la fourrure issue de mauvais traitements sur les animaux (image prétexte). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

L'importation et le commerce de la fourrure issue de maltraitance envers les animaux pourraient se voir interdits en Suisse. Une commission a accepté un projet du gouvernement en ce sens. Les débats au Parlement démarreront cet automne.

La commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des Etats a soutenu le texte par 6 voix contre 4 et deux abstentions, indiquent les services du Parlement mardi. Il s'agit d'un contre-projet à l'initiative populaire dite "fourrure".

Les membres de la commission l'ont rejetée par 7 voix contre 3 et deux abstentions. Le texte de l'Alliance Animale Suisse est incompatible avec le droit commercial international.

C'est pourquoi le Conseil fédéral a proposé un contre-projet indirect visant le même objectif: interdire l'importation, mais aussi la commercialisation, de fourrure issue de méthodes cruelles envers les animaux.

Preuve nécessaire

Le texte s'appuie sur les principes directeurs internationaux de l'Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). Les commerçants devront apporter la preuve que leur produit a été conçu dans le respect des animaux.

La commission a apporté deux précisions. Le projet de loi doit s'appuyer également sur les règlementations internationales et les connaissance scientifiques reconnues. Et la certification des produits doit être établie par un organisme reconnu par le Service d'accréditation suisse.

Les discussions seront certainement animées sur ces deux points, qui ont passé la rampe de justesse. Plusieurs sénateurs craignent des lenteurs inutiles dans la mise en pratique du projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Séisme en Colombie: plus de 9,5 milliards de dollars de dégâts

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Le séisme survenu dans l'ouest de la Colombie a causé 9,57 milliards de dollars de dégâts selon une première estimation du gouvernement (archive). (© KEYSTONE/EPA/Mario Baos)

Le puissant séisme dans l'ouest de la Colombie a causé pour quelque 9,57 milliards de dollars de dégâts, selon une estimation préliminaire annoncée mardi par le président Abelardo de la Espriella. Le séisme a fait 289 morts.

Des milliers d'habitations, des tours d'immeubles, des écoles et des hôpitaux se sont effondrés, notamment dans les villes de la côte Pacifique et de la région caféière, lors de ce tremblement de terre de magnitude 7,4 survenu le 10 août.

Le chef de l'État a précisé que les dégâts, concentrés sur un tiers du pays, avaient été calculés par une entreprise privée. Il a par ailleurs révisé à la baisse le bilan des victimes, avec 289 morts et 4187 blessés.

"Imaginez l'ampleur du désastre. Il s'agit d'un chiffre préliminaire qui sera ajusté à mesure que nous disposerons de davantage d'informations et que la situation sera précisée dans chacune des régions", a-t-il déclaré.

Faible probabilité de retrouver les survivants

Une semaine après le séisme, la Colombie est dans la phase de déblaiement des décombres, avec des probabilités minimes de retrouver des survivants.

Le tremblement de terre, à la suite duquel 143 personnes sont encore portées disparues, est la première grande épreuve à laquelle est confronté le gouvernement de droite d'Abelardo De la Espriella, investi le 7 août, trois jours seulement avant la catastrophe.

Le président a indiqué avoir chargé le ministre du Logement de mettre en oeuvre le "Plan miracle de reconstruction", avec le soutien d'entreprises du bâtiment, d'établissements financiers, de compagnies d'assurance, de gouverneurs et de maires.

Le ministre, Jaime Andrés Beltran, est la cible de critiques pour être parti à la plage avec sa famille, en pleine crise.

La Colombie a reçu notamment des aides des Etats-Unis, de l'UE, de la Suisse et d'organismes tels que la Banque mondiale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Une fondation liée aux investissements durables s'établit à Genève

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Image pretexte (KEYSTONE/Gaetan Bally)

La Genève internationale va accueillir dès l'année prochaine le siège d'une entité qui établit un cadre pour des investissements financiers adaptés face au changement climatique. Le Comité pour des standards internationaux de durabilité (ISSB) ouvrira son cinquième bureau important dans le monde avec cette arrivée, a annoncé mardi la fondation IFRS qui le pilote.

Lancée en 2021, cette entité permet d'aider les investisseurs à obtenir des indications environnementales sur les entreprises. De leur côté, les sociétés peuvent mieux relayer leur rôle en termes de développement durable.

Cette approche répondait à une demande des acteurs financiers, alors que les investisseurs considèrent de plus en plus l'empreinte environnementale dans leurs choix. L'ISSB lance des standards qui doivent oeuvrer comme un cadre mondial.

Les entreprises qui appliquent ceux-ci s'engagent à améliorer leur durabilité. Elles doivent relayer les dangers et les possibilités de leurs activités sur cette question et sur celle du changement climatique.

L'ISSB est soutenu par le G7 et le G20 et il est déjà utilisé dans des dizaines de juridictions. D'ici 2027, des entreprises de 18 pays dévoileront des rapports sur leur conformité aux standards.

Le Comité est financé par des accords jusqu'en 2031, avant qu'une solution plus durable ne soit trouvée. Dans deux ans, il ne devrait pas dépasser 10 membres.

Aussi bien le Département genevois des finances (DF) que le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) ont salué une arrivée qui montre, selon eux, l'attractivité de la Genève internationale, notamment sur la finance durable. Les coupes américaines et d'autres pays ont biffé des milliers d'emplois en un an et demi. Mais, dans la même période, 51 nouvelles ONG se sont établies et quelques Etats supplémentaires ont eux ouvert une représentation à Genève.

Avec Keystone-ATS

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Economie

Sous pression, OpenAI encadre l'usage de ChatGPT par les ados

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Utilisé par des adolescents, ChatGPT ne doit désormais plus laisser entendre qu'il éprouve des sentiments, explique OpenAI. (archive) (© KEYSTONE/DPA/PHILIP DULIAN)

OpenAI a commencé mardi à déployer une version de ChatGPT réservée aux adolescents, appliquée par défaut aux 13-17 ans avec des garde-fous renforcés, un an après une première plainte accusant l'assistant IA d'avoir contribué au suicide d'un jeune Américain.

Nommée "ChatGPT for Teens", cette version devient automatique pour tout utilisateur qui se déclare mineur ou que l'entreprise détecte, à partir de signaux comme l'ancienneté du compte ou les habitudes d'usage.

L'essentiel des garde-fous existait déjà pour les comptes identifiés comme mineurs: contenus restreints (automutilation, violence, troubles alimentaires, sexualité explicite), rappels réguliers de pause, plages horaires bloquées et "mode étude", qui guide par questions plutôt que de donner les réponses.

La nouveauté consiste à réunir ces protections en une expérience unique, enrichie de rappels plus fréquents à chercher de l'aide humaine si besoin, ou à ne pas tricher sur les devoirs.

La voix est également désactivée pour rendre l'outil moins humain, et le robot ne doit plus laisser entendre qu'il éprouve des sentiments, explique OpenAI.

L'entreprise s'appuie aussi sur ses alertes aux parents, lancées à l'automne 2025 et élargies en juillet: si l'adolescent a lié son compte à celui d'un adulte - lien qu'il peut rompre à tout moment -, ce dernier est prévenu en cas de signes de risque suicidaire ou d'automutilation, ou si le compte est désactivé pour des contenus violents.

Chaque alerte est validée par un examinateur humain, sans dévoiler le contenu exact des conversations, selon OpenAI.

Ce lancement intervient dans un contexte judiciaire et réglementaire pressant.

Les parents d'Adam Raine, un Californien de 16 ans qui s'est suicidé en avril 2025, accusent en justice ChatGPT d'avoir accompagné leur fils dans son geste.

Depuis septembre 2025, le gendarme américain du commerce (FTC) enquête sur les effets des chatbots de sept entreprises sur les mineurs.

Face au même problème, ses concurrents ont choisi des voies différentes: Character.AI a fermé ses conversations libres aux moins de 18 ans en novembre 2025, Anthropic réserve son assistant Claude aux adultes, tandis que Google a ajouté à Gemini des restrictions pour mineurs. Celles-ci ont été renforcées en avril après une évaluation critique de l'ONG Common Sense Media que le groupe conteste.

Comme les réseaux sociaux avant elle, l'IA générative voit aussi le cadre légal se resserrer: la Californie impose depuis janvier des garde-fous aux chatbots jouant un rôle de compagnon ou confident, le Congrès américain envisage d'interdire leur accès aux mineurs et l'Australie exige une vérification d'âge sous peine d'amende.

Dans l'Union européenne, où le profilage automatisé des mineurs est très encadré, l'estimation d'âge promise en janvier n'était toujours pas déployée à la mi-juillet, selon la documentation d'OpenAI, laissant l'expérience adolescente reposer sur le seul âge déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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