Rejoignez-nous

Sport

Contre-la-montre: une course technologique et des casques atypiques

Publié

,

le

Jonas Vingegaard et son nouveau casque lors du chrono de Tirreno - Adriatico. (© KEYSTONE/EPA ANSA/ROBERTO BETTINI)

Il faut remonter à 1952 pour retrouver un Tour de Romandie sans chorno. Ce rendez-vous incontournable de la boucle romande fait l'objet d'une course technologique qui passionne et interroge.

C'est l'équipe Visma qui a relancé les débats au début du mois de mars à l'occasion du contre-la-montre de Tirreno-Adriatico. La formation néerlandaise a affublé ses coureurs d'un imposant casque profilé et aérodynamique qui a passablement fait jaser au sein du peloton.

"Je ne dis pas que ces casques de contre-la-montre sont horribles, je dis juste que c'est un bon moment pour arrêter le cyclisme" avait alors écrit sur X le vétéran belge Thomas De Gendt (Lotto). Cette nouvelle trouvaille technologique n'avait toutefois pas permis à Jonas Vingegaard (9e à 22'') de battre Juan Ayuso (UAE) lors de ce chrono initial, ce dernier roulant avec un casque profilé plus traditionnel.

"Ils jouent avec les règles"

"Ils jouent avec les règles. C'est clair qu'il ne faudrait pas qu'ils viennent avec des casques d'un mètre de long dans le futur, mais l'UCI est là pour mettre des barrières", estime Yannis Voisard. Des limites pour l'instant fixées à 45 cm en longueur et 21 cm en hauteur, selon le règlement de l'organisation internationale.

Le Jurassien de l'équipe Tudor, qui vise une belle place au classement général de ce Tour de Romandie, apprécie pour sa part l'épreuve solitaire et le progrès technologique qui l'accompagne. "Nous développons beaucoup cela avec l'équipe depuis deux ans. Nous faisons notamment des tests en soufflerie à Silverstone, en Angleterre. C'est vraiment des minuscules détails qui font la différence en aérodynamisme et cela me plaît d'être très pointilleux", explique-t-il.

Si les casques de la Visma ont fait tant parler, c'est surtout pour leur apparence particulière. Mais certains membres du peloton, comme Adam Yates, ne se soucient guère de ces considérations esthétiques. "Au tour des Emirats en 2022 j'en avais porté un similaire et tout le monde s'était moqué de moi", se souvient le Britannique, qui courait à l'époque sous les couleurs d'Ineos.

"Mais si cela permet d'aller plus vite, tout le monde s'en fiche de ce à quoi tu ressembles. Je pense que n'importe quel coureur accepterait de porter un casque bizarre si cela permet de gagner 20 secondes sur un contre-la-montre", assure Adam Yates.

Le physique primera toujours

Yannis Voisard rappelle toutefois que les jambes du rouleur feront toujours la différence. "Vous avez beau équiper le meilleur des amateurs avec une technologie de pointe, il ne battera jamais un pur spécialiste. Le physique fera toujours la différence. Cela dit, l'impact du matériel et de la technologie est très important, on le voit", analyse le cycliste de 25 ans.

Encore faut-il trouver les bons ajustements, ce qui n'est pas chose aisée. "Ce qui est assez dingue, c'est que c'est propre à la morphologie de chaque coureur" ajoute Yannis Voisard. "Un casque qui permet à quelqu'un d'aller plus vite n'aura pas la même efficacité sur un autre athlète."

A voir si ces équipements dernier cri seront de sortie entre Palézieux et Oron-la-Ville, où défileront un par un les coureurs du Tour de Romandie vendredi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Football

Euro 24: l'Allemagne n'a laissé aucune chance à l'Ecosse

Publié

le

Ryan Porteous, en bleu marine, tacle vigoureusement Ilkay Gündogan, en blanc; le défenseur écossais sera expulsé pour cette faute dangereuse sur le capitaine allemand (KEYSTONE/DPA/Sven Hoppe)

L'Allemagne est bien partie dans l'Euro 24 avec une nette victoire sur l'Ecosse (5-1). Les buts allemands ont été inscrits par Wirtz (10e), Musiala (19e), Havertz (45e/pen), Füllkrug (68e) et Can (93e).

Les Allemands, très dynamiques et nettement meilleurs techniquement, n'ont même pas eu besoin de sortir le tout grand jeu pour l'emporter, tant l'opposition a été d'un niveau presque consternant. Les Ecossais, malgré un dispositif très défensif, ont vite craqué et concédé deux buts en début de rencontre.

Le premier est venu d'une transversale de Kroos pour Kimmich, lequel servait Wirtz pour l'ouverture du score. Sur le deuxième, Gündogan était à l'origine avec une percée dans l'axe suivi d'un décalage pour Havertz, qui donnait ensuite en retrait pour Musiala. Les deux jeunes joyaux de Julian Nagelsmann ont ainsi idéalement lancé leur tournoi.

L'Allemagne ajoutait le 3-0 juste avant la pause sur un penalty dicté après recours à la VAR et transformé par Havertz. En prime, Porteous, auteur de la faute sur Gündogan, écopait d'un carton rouge. Il y a des soirs où rien ne va...

En deuxième mi-temps, Füllkrug a salé l'addition (68e) peu après son entrée en jeu, sur un service de l'excellent Musiala. Julian Nagelsmann a pu se livrer à une revue d'effectif dans le secteur offensif très bien pourvu de sa sélection. Même le vétéran Thomas Müller (34 ans) a foulé la pelouse, prenant le relais de Musiala dont la sortie a été accompagnée par une longue ovation.

Constat limpide

Mission accomplie donc pour la Mannschaft. Mais on attend quand même de la jauger face à un adversaire plus coriace. Car après ce match d'ouverture, le constat est limpide: comme attendu, l'Ecosse, friable derrière et inoffensive devant, est bel et bien l'équipe la plus faible de ce groupe A. Et le but de l'honneur, tombé à la 87e, résulte d'un autogoal de Rüdiger...

La Suisse se devra donc d'empocher les trois points contre les Bravehearts mercredi soir à Cologne. Comme l'a écrit avec humour un journaliste de BBC Scotland, son pays devrait plutôt se concentrer sur le curling...

Continuer la lecture

Euro 2024

L'ambiance monte avant le match d'ouverture Allemagne-Ecosse

Publié

le

La fête s'annonce belle entre supporters écossais et allemands (© KEYSTONE/EPA/ANNA SZILAGYI)

La fièvre de l'Euro 2024 s'est emparée vendredi des rues de Munich à la mi-journée, remplies de nombreux supporters écossais, à quelques heures du match d'ouverture entre l'Allemagne et l'Ecosse.

Dans une ambiance très bon enfant et sous un ciel nuageux, l'imposante Tartan Army, surnom des supporters de l'Ecosse (entre 100 et 200'000 attendus en Allemagne pendant toute la compétition), a pris possession de la Marienplatz au centre de Munich, au pied de l'Hôtel de ville, avec kilts et cornemuses de sortie.

Moins d'une semaine après des élections européennes marquées par une poussée des partis populistes dans plusieurs pays, l'Euro 2024 doit rassembler les Européens autour du ballon rond, et ce au moment où la guerre fait toujours rage sur le continent. La sélection ukrainienne fait d'ailleurs partie des 24 qui rêvent de succéder à la Nazionale italienne, lauréate en 2021.

"Pour nos valeurs démocratiques et européennes, l'Euro 2024 peut être utilisé à tout moment", a estimé le directeur du tournoi Philipp Lahm, dans un entretien accordé à l'agence allemande SID, reconnaissant qu'une telle compétition est "toujours" une plate-forme pour des thèmes sociaux et politiques.

"L'Europe est un pays génial"

"L'Europe est un pays génial. Bienvenue pour l'Euro de foot", a lancé de son côté le quotidien populaire allemand Bild dans son édition de vendredi, avec 24 visages de supporters aux couleurs des pays qualifiés, sur une double page centrale dans son premier cahier.

"Plus ce sera coloré et mieux ce sera. Ça veut dire qu'à côté du noir-rouge-or (les couleurs allemandes), je me réjouirai aussi pour d'autres couleurs et drapeaux des équipes du tournoi", a glissé le chancelier allemand Olaf Scholz vendredi.

Au-delà de l'invasion russe de l'Ukraine, le contexte de la guerre à Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas suscite aussi un "risque élevé diffus", selon la ministre de l'Intérieur Nancy Faeser, même si aucune menace d'attentat n'a été clairement identifiée.

Une édition plus classique

Trois ans après un Championnat d'Europe décalé d'un an en raison de la pandémie de Covid-19, dans des stades à jauges réduites et éclaté dans 11 villes différentes du continent, allant de Séville à Bakou, l'édition 2024 revient à du plus classique, en Allemagne, forte de son expérience du Mondial 2006.

Privilège du pays-hôte, la Mannschaft de Julian Nagelsmann ouvre le bal devant 66'000 spectateurs à Munich, en espérant fédérer derrière elle tout un pays, sur le modèle du "conte de fées estival" ("Sommermärchen") de 2006, lorsque les Allemands avaient terminé troisièmes d'une Coupe du monde marquée par une incroyable ferveur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Sport

La limite olympique reste un objectif pour Mumenthaler

Publié

le

Timothé Mumenthaler a Paris 2024 en tête (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Tout frais champion d'Europe du 200 m, Timothé Mumenthaler a déjà son prochain objectif en tête.

Quasiment assuré de décrocher un ticket pour les JO par le biais du classement mondial, il espère valider sa qualification en réussissant la limite, fixée à 20''16.

"Ce chrono reste un objectif. Il semblait lointain, mais il me paraît atteignable après mes 20''28 des Européens". Pour y parvenir, "je devrai réussir une très bonne course, dans de très bonnes conditions", a-t-il expliqué vendredi lors d'une conférence de presse organisée par Athletissima.

Mais "j'ai fait mes calculs. Je suis 32e dans la Road to Paris", alors que 48 athlètes participeront aux JO 2024. "Je ne veux pas vendre peau de l'ours avant de l'avoir tué. Mais statistiquement, ma place aux Jeux est garantie", a lâché Timothé Mumenthaler, qui accompagnera le Grison Williams Reais sur cette distance.

Le Genevois de 21 ans espère néanmoins pouvoir profiter des championnats de Suisse de Winterthour (28/29 juin), où il bénéficiera aussi de la concurrence de William Reais (3e aux Européens) et de Felix Svensson, pour réussir cette limite. "Mais je ne courrai pas le 200 m à AtleticaGenève" le 22 juin.

Objectif 4x100 m

Timothé Mumenthaler aura un autre objectif dans le Stade du Bout-du-Monde: la qualification olympique en relais, que la Suisse doit aller chercher en faisant mieux que 38''30. Soit le chrono réalisé cette saison par Trinité & Tobago, qui détient pour l'heure le 16e et dernier ticket disponible sur 4x100 m.

"On fera une tentative à Genève. Mais, et tout le monde en est conscient, on doit remanier l'équipe" par rapport à la finale des Européens, que le quatuor Mancini/Reais/Lestrade/Mumenthaler avait conclue au 5e rang en 38''68.

"De mon point de vue, on a assez de jeunes talents en Suisse. William (Reais) et Felix (Svensson) sont en forme, Bradley (Lestrade) a réussi un bon virage à Rome. On a quatre coureurs en forme, avec une composition idéale pour Genève", précise Timothé Mumenthaler.

"On n'a pas forcément de meilleur partant que Pascal (Mancini)", concède-t-il. "On perdrait sur les 30 premiers mètres, mais on serait plus rapide sur la suite", assure le Genevois qui, à 21 ans, n'a pas sa langue dans sa poche.

Des examens à repousser

Timothé Mumenthaler a par ailleurs un autre objectif en tête: convaincre la direction de l'EPFL de repousser ses examens. "J'ai eu beaucoup de stress, et n'ai pas pu suivre les cours comme j'aurais dû. Ca me libérerait d'un poids mental si je n'avais pas à préparer mes examens maintenant", a-t-il glissé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Euro 2024

Euro 2024: Le portrait de la Nati

Publié

le

La Nati de l'Euro 2024: Ricardo Rodriguez, Edimilson Fernandes, Zeki Amdouni, Remo Freuler, Ruben Vargas, Denis Zakaria, Granit Xhaka, Cedric Zesiger, Noah Okafor, Yann Sommer et Manuel Akanji le 15 novembre 2023 (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

A quelques jours du coup d'envoi de l'Euro, le duel entre la Suisse et son grand voisin allemand prévu le 23 juin fait saliver. D'ici la, c'est une Nati à la recherche de l'étincelle que Radio Lac vous propose de découvrir en détails. Retrouvez notre couverture de l'Euro 2024, y compris les matchs en direct ici.

Avec la plus faible récolte de points de toutes les équipes qui se sont qualifiées pour l'Euro sans passer par les barrages, la Suisse a obtenu son billet pour la phase finale en Allemagne sans briller. Les performances modestes de la deuxième moitié de la campagne de qualification ont suscité des discussions au sein et autour de la Nati. Le sélectionneur Murat Yakin a notamment été remis en question, même en interne.

Entre-temps, les protagonistes semblent s'être ressaisis. Pour la "génération dorée" composée de Yann Sommer, Fabian Schär, Ricardo Rodriguez, Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, il s'agit peut-être de la dernière chance de réaliser un coup lors d'un grand tournoi. Lors du dernier Euro, les Suisses ont prouvé, avec l'exploit contre la France et le combat héroïque en quart de finale contre l'Espagne, que beaucoup de choses deviennent possibles une fois l'étincelle allumée.

La Suisse en chiffres. Classement FIFA: 19e. Participation à la phase finale de l'Euro (5): 1996, 2004, 2008, 2016, 2021. Meilleur résultat: quart de finale (2021). Meilleur buteur lors des qualifications: Zeki Amdouni (6 buts).

Par Michael Lehmann

Continuer la lecture

Voile

Une 85e édition du Bol d'Or Mirabaud qui devrait aller plus vite

Publié

le

Cette année, 407 bateaux devraient garnir la ligne de départ. (KEYSTONE/Valentin Flauraud)

Tradition de la mi-juin à Genève, le Bol d'Or Mirabaud est de retour pour une 85e édition. Le but est simple, faire l'aller-retour Genève - Le Bouveret - Genève le plus rapidement possible. Tour d'horizon à un peu plus de 24 heures du départ. 

S'élancer (ou suivre) le Bol d'Or Mirabaud c'est se demander à quelle heure les tout premiers franchiront la ligne d'arrivée. En 2021, tout s'était joué aux environs de 22h50 (après douze heures de course, 4 bateaux avaient terminé dans la même minute). En 2022, Christian Wahl et son équipage avaient franchi la ligne vers 22h30. L'an passé, il était passé 3h du matin lorsque ce même Christian Wahl s'imposait. Mais bonne nouvelle, cette année, tout devrait aller un peu plus vite.

Lionel FontannazMétéorologue chez MétéoSuisse

 

En attendant, les dernières éditions un peu plus lentes et la météo peu estivale de cette fin de printemps 2024 n'a pas fait exploser les inscriptions. A la clôture des inscriptions, 407 bateaux étaient partant.

Yann PetremandPrésident du comité d'organisation du BOM

 

Pour ce 85e Bol d'Or, de nouveaux trophées seront remis. En plus du bol d'or qui récompense le tout premier bateau à franchir la ligne et le bol de vermeil qui récompense le premier monocoque depuis 1994.

Yann PetremandPrésident du comité d'organisation du BOM

 

Des trophées qui ont été créés après des discussions avec tous les acteurs du monde la voile et qui fait du Bol d'Or une compétition pionnière dans le monde.

Yann PetremandPrésident du comité d'organisation du BOM

 

Le départ du Bol d'Or Mirabaud, c'est samedi 15 juin à 10h. A suivre en direct sur Radio Lac.

Continuer la lecture