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Un cadre d’Exit jugé à Genève

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Pierre Beck, le vice-président d'Exit Suisse romande, estime n'avoir commis aucune infraction en aidant une octogénaire à s'en aller rejoindre son mari dans la mort. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La question du suicide assisté a occupé lundi le Tribunal de police de Genève. Le vice-président d’Exit Suisse romande Pierre Beck se trouvait sur le banc des accusés. En avril 2017, il avait aidé une octogénaire en pleine santé à mourir. Le verdict sera rendu jeudi.

La vieille dame de 86 ans voulait quitter ce monde en même temps que son mari, gravement malade. Le couple avait fait appel à Exit. Pierre Beck, médecin à la retraite de 74 ans, avait accédé au voeu de l’octogénaire de rejoindre son mari dans la mort. Il lui a prescrit du pentobarbital de sodium, qu’elle a absorbé.

Pour cet acte, Pierre Beck a été reconnu coupable d’infraction à la loi fédérale sur les médicaments et les dispositifs médicaux (LPTh) par le Ministère public genevois et condamné à une peine pécuniaire de 120 jours-amende. M.Beck s’est opposé à cette ordonnance de condamnation, ce qui a amené l’affaire devant le Tribunal de police.

Un choix longuement pensé

Cette dame était très déterminée, très carrée, a expliqué Pierre Beck devant le tribunal. Elle avait fait le choix de mourir avec son mari. Elle ne supportait pas l’idée de vivre sans lui. Plusieurs fois, elle a souligné qu’elle se suiciderait de toute façon, si on ne lui permettait pas de mourir en même temps que son conjoint.

« Dans cette affaire, j’ai un peu outrepassé les critères de l’assistance au suicide fixés par Exit », a admis le prévenu. Le cas a fait l’objet de débats au sein de l’association d’aide au suicide et les avis étaient partagés. « J’ai finalement reçu un blâme », a souligné l’ancien médecin.

Le prévenu ne regrette cependant rien. Il n’a pas exclu que, placé dans une situation analogue, il reprendrait la même décision. « Je suis convaincu que cette dame souffrait intensément » et qu’elle allait passer à l’acte en se suicidant violemment une fois son mari disparu, a précisé Pierre Beck.

Le procureur Frédéric Scheidegger a, de son côté, demandé au tribunal de confirmer l’ordonnance de condamnation émise par le Ministère public. Aux yeux du magistrat, l’aide au suicide pour des raisons existentielles n’entre pas dans le cadre de ce que prévoit la législation suisse.

Le procureur estime en effet difficile de fixer des limites. Peut-on assister un adolescent en proie au spleen, faut-il avoir soixante ans ou plus pour obtenir l’aide au suicide, s’est-il interrogé. A ses yeux, dans ce domaine, les frontières ne peuvent pas être fixées selon la conscience de chacun.

Yves Grandjean, l’avocat de Pierre Beck, a rappelé plusieurs cas de suicide assisté où les personnes n’étaient pas mourantes et où nul n’a été inquiété, ni condamné. L’objectif est de proposer une fin digne aux gens qui le souhaitent. Le corps médical a encore peine à admettre que des personnes souhaitent mourir, a-t-il rappelé.

Atteinte à la paix des morts

Pour M.Grandjean, qui réclame l’acquittement de son client, prononcer une condamnation dans cette affaire relèverait d’une atteinte à la paix des morts. Selon lui, Pierre Beck n’a fait qu’agir en faveur « d’une décision mûrement réfléchie ». Et l’avocat de rappeler que la souffrance psychique existe.

A l’issue des débats, le prévenu a lu des extraits d’une lettre que la défunte octogénaire lui avait écrite avant de mourir et qu’il a reçue le lendemain de son suicide. « Nous sommes partis pour un long voyage », raconte la vieille dame. Elle demande aussi aux gens qui pensent aujourd’hui à elle et son mari de sourire.

Source: ATS

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Valentine Mallet: entre photographie et document historique

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copyright Bibliothèque de Genève

Elle était Genevoise, femme et photographe. Valentine Mallet est née au 19ème siècle à Lancy. Elle a laissé près de 300 photographies de Genève prises entre 1895 et 1915. Entre document et art, cette pionnière du photoreportage fait l’objet d’une publication.

L’ouvrage a été co-édité par l’association Lancy d’Autrefois et la Bibliothèque de Genève et il a été réalisé grâce au travail de master d’une jeune chercheuse en histoire de l’art, Sarah Merlini. L’originalité de ces photos: elles ont été prises à une période charnière pour la Ville de Genève en termes de changements urbains. Sarah Merlini

Sarah Merlini Historienne de l'art

Les changements sont aussi sociétaux dans ce Genève qui s’industrialise. Sarah Merlini.

Sarah Merlini Historienne de l'art

Les photos de Valentine Mallet sont à la frontière entre photo et documentaire. Elles se retrouvent dans les journaux et les publications de l’époque.

Sarah Merlini Historienne de l'art

Valentine Mallet venait d’une famille lancéenne assez aisée. Son père était peintre. Elle arpentait les chantiers pour photographier les mutations des différents quartiers de la Ville de Genève.

Sarah Merlini Historienne de l'art

Le sujet de la photographie amateur à Genève est loin d’être complètement exploré selon la chercheuse:

Sarah Merlini Historienne de l'art

Les photos de Valentine Mallet seront exposées dès le 3 février 2020 au couloir des Coups d’œil de la Bibliothèque de Genève et à l’arcade du vieux Lancy en mai.

L’ouvrage, co-édité par la Bibliothèque de Genève et l’Association Lancy d’Autrefois aux Éditions des Communes réunies, est disponible à l’arcade du vieux Lancy, à la Mairie et au centre commercial de la Praille mais aussi à la Librairie du Boulevard et au Parnasse au prix de CHF 15.-.

 

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Information et soutien dans des nouveaux locaux à la Jonction

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L’Espace Ville de Genève a inauguré ses nouveaux locaux mardi au Boulevard Carl-Vogt. Il offre informations et soutien social dans des bureaux mieux adaptés et plus confidentiels.

La Ville de Genève a inauguré des nouveaux locaux ce mardi. Au 2, Boulevard Carl-Vogt, l’Espace Ville de Genève offre des renseignements d’ordre culturel, touristique ou sportif, mais également social, notamment pour les personnes fragilisées. L’Espace d’information a ainsi quitté ses anciens locaux situés sur le Pont de la Machine pour s’installer dans un nouveau lieu, rafraîchi et adapté aux besoins de sa mission.

A l’étage, la population pourra bénéficier des conseils et de l’aide de l’Unité de logement temporaire. Un nouvel espace qui offre davantage de confidentialité que dans les anciens locaux situés à la rue Dancet et qui se veut le plus accessible possible. La conseillère administrative en charge de la cohésion sociale, Esther Alder.

Esther Alder Conseillère administrative - cohésion sociale et solidarité

La Ville appelle les personnes concernées à ne pas hésiter à demander de l’aide. Souvent ces personnes se découragent devant « le labyrinthe administratif » que représentent les démarches à entreprendre, explique Esther Alder.

Esther Alder Conseillère administrative - cohésion sociale et solidarité

Les locaux sont ouverts le lundi, de 11h30 à 17h30, du mardi au vendredi, de 8h30 à 17h30, et le samedi, de 10h à 17h.

 

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La hausse des coûts de la santé s’accentue

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Le vieillissement de la population - et les soins de longue durée qui lui sont lié - fait partie des causes principales de l'accélération de la hausse des coûts de la santé (photo symbolique). (©KEYSTONE/AP/THOMAS KIENZLE)

La hausse des coûts de la santé devrait davantage progresser en 2019 que lors des deux années précédentes. Elle devrait atteindre 3,6%. La faute à une légère hausse des salaires nominaux, au vieillissement de la population et à la réduction d’arriérés de facturation.

A titre comparatif, les coûts de la santé avaient augmenté de 2,9% en 2017 et les chiffres définitifs pour 2018 devraient se situer à +2,7%, indique mardi le Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l’EPF de Zurich dans ses provisions semestrielles. En juin dernier, le KOF prévoyait une hausse de 3,7% pour l’année en cours. Il a rectifié ce chiffre légèrement à la baisse (-0,1 point).

Malgré la progression des dépenses de santé, les mesures politiques prises pour les endiguer devraient s’avérer efficaces, souligne le KOF. Sans elles, la facture estimée pour 2019 serait donc plus lourde encore.

Léger recul passager en 2020

La hausse des coûts devrait légèrement s’atténuer en 2020 (+3,3%), puis remonter à 3,6% en 2021. Par tête d’habitant, les dépenses se situeraient à 10’502 francs l’an prochain et à 10’774 francs dans deux ans.

La progression plus marquée en 2021 est liée en partie au fait que le produit intérieur brut (PIB) devrait alors augmenter à nouveau, selon le KOF. En outre, l’accroissement du nombre de personnes âgées s’accélérera une nouvelle fois.

Assurance maladie mise au défi

Ces prochaines années, les coûts devraient croître davantage dans le domaine ambulatoire que dans les secteurs hospitaliers stationnaires. En raison du vieillissement de la population, les soins de longue durée devraient, eux, poursuivre leur expansion. Les dépenses en matière de services auxiliaires (soins à domicile notamment) devraient aussi maintenir leur forte hausse.

Au final, l’assurance maladie obligatoire devrait donc faire face à une hausse relativement soutenue dans les années à venir.

Source ATS

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Déverrouiller son natel grâce aux sons des os

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Le monde de demain : Une nouvelle technique pour déverrouiller son natel…   

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

On connaissait déjà la reconnaissance faciale ou les capteurs d’empreintes digitales pour déverrouiller son smartphone, demain vous pourriez être identifié grâce à vos os…

C’est très sérieux : des chercheurs de l’Institut de recherche en électronique et télécommunications en Corée du Sud planchent sur une nouvelle technologie qui authentifie les personnes au son de leurs os. On l’ignore mais notre squelette est en fait un instrument de musique aux notes uniques…  Le son des os varie en fonction de votre taille, votre poids ou de la rigidité de vos articulations.

Comment fonctionne cette technologie des chercheurs coréens?

Le principe c’est donc de faire vibrer une partie votre corps, la main par exemple, pour entendre le son qui se propage. Et les micro vibrations enregistrées livrent une signature bioacoustique unique pour chaque personne.

Les chercheurs cherchent encore à affiner le procédé mais ils expliquent avoir déjà mis au point un système qui capte la fréquence bioacoustique des doigts. Le dispositif permet ainsi d’obtenir des informations sur l’anatomie, la biomécanique et les propriétés biomatérielles des tissus. Les scientifiques assurent d’ailleurs que leur technologie permet d’identifier une personne avec un taux de précision de 97%.

C’est un peu moins performant que la reconnaissance d’iris ou d’empreintes digitales. Mais la signature bioacoustique des doigts serait plus difficile à pirater.

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Annemasse: un goût d’inachevé

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Gare d'Annemasse, lundi 18 novembre 2019

J-25 pour le Léman Express. Quelques jours après l’inauguration officielle de la nouvelle gare d’Annemasse, Radio Lac a décidé de rendre, hier soir, une visite surprise à la station clé du CEVA: Annemasse.

Annemasse, c’est bien le A du CEVA. La ville frontière sera bientôt à une vingtaine de minutes du centre de Genève. Bien que le nouveau réseau de transports régional nourrisse une grande ambition, le résultat est loin d’être probant. A moins d’un mois du lancement du RER Genevois, la gare française reste inachevée. Si le quai, l’espace de réservation et la signalétique sont prêts, les abords restent dans une quasi obscurité. Du centre ville, il faut parcourir des centaines de mètres sans aucun éclairage public au milieu de barrières et palissades pour aborder une gare fantomatique. Cyclistes et piétons s’y croisent dans le noir de manière anarchique. L’esplanade, (ancienne place de la Gare où stationnaient les taxis) est peu rassurante dès la tombée de la nuit. Découvrez notre reportage photo qui retrace le chemin du centre-ville vers la gare.

Avenue de la Gare, plus on approche de la station, moins l’éclairage public est présent.

 

L’ancienne place de la Gare, loin d’être prête, pour son grand rendez-vous avec le Léman Express.

 

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