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Toujours trop d’heures supplémentaires à la police genevoise

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La police genevoise peine toujours à réduire le montant de ses heures supplémentaires. Après quatre audits, un accompagnement de la Cour des comptes et un rapport de la commission de gestion du Grand conseil, les policiers peuvent mieux faire.

Ce sont les conclusions du rapport de suivi de la Cour présenté ce matin. Entre 9 et 10 millions de francs nets sont dépensées chaque année pour les heures effectuées en plus par les policiers. Certains corps de police font davantage appel à ce système, notamment les tops scorers, comprenez les policiers spécialisés. Une centaine de personnes cumuleraient ainsi plus de 200 heures supplémentaires en moyenne chaque année.

Si la cour admet qu’en 2017, un certain nombre d’événements étaient exceptionnels comme les négociations de paix pour la Syrie ou la venue du président chinois, d’autres comme la fête de la musique, sont prévisibles et doivent faire l’objet d’une meilleure planification. Même chose pour les formations qui sont prévues des mois à l’avance.

D’autant que le travail hors horaire aboutit à une aberration. Cela revient à travailler moins pour gagner plus…on écoute les explications du magistrat de la Cour des comptes, Stanislas Zuin.

Stanislas Zuin Magistrat titulaire à la Cour des comptes

L’institution peine également à réduire le nombre de policiers affectés à des tâches administratives. Or, un policier coûte plus cher qu’un assistant administratif. On retrouve Stanislas Zuin.

Stanislas Zuin Magistrat titulaire à la Cour des comptes

La cour des comptes juge que la police est au milieu du gué et qu’elle doit encore faire des efforts. Une conclusion contestée par le syndicat de la police. L a réaction du président de l’UPCP, Marc Baudat.

Marc Baudat Président de l'UPCP

La cour des comptes préconise qu’un plan d’action soit mis en place pour mieux cadrer les activités des différents corps de police et pour améliorer la gestion des heures supplémentaires.

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Genève désignée il y a 100 ans pour la SDN

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La "Genève internationale" et ses chantiers comme celui du Palais des Nations ne cesse de s'étendre (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Il y a 100 ans, le 28 avril 1919, Genève était choisie pour abriter la Société des Nations (SDN) qui a marqué avec l’OIT le début du multilatéralisme. Un siècle plus tard, la « Genève internationale » ne cesse de s’étendre et est devenue la « cuisine » du monde.

A la sortie de la Première Guerre mondiale, la SDN devait permettre d’éviter une nouvelle conflagration entre grandes puissances. Le choix de Genève pour son secrétariat n’a été validé par les Etats qu’après une intense campagne de la Suisse et insistance du président américain, qui préférait sa neutralité à Bruxelles ou La Haye.

L’hôtellerie genevoise s’était elle aussi mobilisée. Même si le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) incarnait déjà une présence internationale, Genève était considérée avant l’arrivée de la SDN comme « une petite et ennuyeuse ville provinciale », relève l’historien italo-suisse Davide Rodogno.

Un qualificatif que le maire de Genève Sami Kanaan trouve « injuste ». Depuis longtemps, la ville était déjà un « carrefour » où « les gens venaient discuter », a-t-il dit à Keystone-ATS. Mais il admet que Genève « ne serait pas devenue ce qu’elle est » sans la SDN.

L’annonce de la venue de l’organisation, qui s’est établie en 1920, avait été accueillie dans la liesse le jour même mais un débat animé s’en était suivi. Et le référendum pour l’accession de la Suisse avait obtenu de peu la majorité des cantons.

« Nombreuses » continuités

Pour l’organisation internationale, l’expérience tournera court, un peu plus de 25 ans, en raison des politiques qui ont mené à la Seconde Guerre mondiale. Après le conflit, l’organisation est remplacée par l’ONU.

« Le sentiment général est que la SDN a échoué », affirme John Burnley, qui vient de publier un ouvrage collectif sur le premier secrétaire général Eric Drummond. Pourtant, les continuités de l’ONU avec cette institution sont « nombreuses et visibles », nuance de son côté M. Rodogno.

Symbolique, le bâtiment historique de la SDN à Genève est aujourd’hui occupé par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme. Celui qui l’a remplacé, le Palais des Nations, est actuellement le siège européen de l’ONU.

La SDN, lancée dans le même temps que l’Organisation internationale du travail (OIT) qui lui sera affiliée, aura marqué le début du multilatéralisme. Cent ans plus tard, Genève reste l’un des centres importants de gouvernance, même si la présence des principaux organes de l’ONU à New York attire l’attention.

Multilatéralisme ciblé

« Genève est la cuisine du système international, New York est la salle à manger », affirme le directeur général de l’ONU à Genève Michael Møller. Il répète souvent que les décisions prises dans cette ville ont des effets chaque jour sur chaque individu dans le monde. Genève a aussi été pionnière pour la participation des ONG et de la société civile.

Comme au moment de la SDN, le multilatéralisme est à nouveau « sous pression par un certain nombre d’Etats et d’acteurs » face aux défis qui attendent le monde, déplore-t-il. Une « mode », selon M. Kanaan.

Parmi les principaux assauts, le président américain Donald Trump a réduit la contribution américaine à l’ONU. En Suisse, le large rejet de l’initiative sur l’autodétermination « montre que la situation n’est pas aussi morose que certains veulent le dire » sur cette question, s’était félicité récemment l’ambassadeur suisse auprès de l’ONU à Genève Valentin Zellweger.

Depuis l’arrivée au Conseil fédéral d’Ignazio Cassis, Berne a toutefois été ciblée ces derniers mois sur plusieurs décisions de politique multilatérale. De son refus de signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires à celui de ne pas s’associer immédiatement au Pacte mondial des migrations dont elle avait porté les négociations.

Milliers d’emplois dans le canton

Selon M. Møller, l’adaptation face aux attaques contre le multilatéralisme durera encore tant que les structures de gouvernance ne seront pas prêtes à affronter nouvelles technologies ou changement climatique. Il redoute que certaines organisations doivent fermer. Alors que d’autres ouvriront.

Le Canton a mis l’accent sur l’innovation, notamment la gouvernance d’Internet. M. Kanaan oeuvre lui avec la mission suisse pour lancer un bureau des villes à Genève, lien entre des réseaux de municipalités et les organisations internationales.

Malgré une intense concurrence, Genève a atteint une « masse critique » qui incite les acteurs à considérer l’importance de son rôle, ajoute le maire. « Mais rien n’est acquis. Il faut se battre ».

Au total, la « Genève internationale » pèse plus de 30’000 emplois, en augmentation même si des postes techniques ont parfois été délocalisés. Chaque année, environ 3400 réunions sont organisées.

 

Source: ATS

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Médecine de famille à nouveau tendance

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Un sondage a pris le pouls chez les jeunes praticiens. Résultat: le médecin de famille a à nouveau le vent en poupe (archives). (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La pénurie de médecins de famille qui se fait sentir depuis des années semble terminée. La relève arrive, selon les jeunes médecins de premier recours. Des centaines d’entre eux ont pris la voie des cabinets. Toutefois, des efforts sont encore nécessaires.

Les jeunes médecins de famille ont plus confiance en l’avenir qu’il y a dix ans. Une association avait alors été créée qui s’engageait pour « une médecine familiale attractive, forte et dirigée vers l’avenir ». Le JHaS regroupe des étudiants, des médecins en formation continue et des médecins de famille.

Un sondage publié jeudi par le groupe montre que l’engagement contre la pénurie a fait ses preuves. Les conditions cadres se sont améliorées. « Nous sommes sur le bon chemin, mais pas encore au but », selon la future présidente de l’association, Regula Kronenberg, citée dans le communiqué.

De l’assistant au chef

La clé du succès futur réside dans l’assistanat au cabinet. Selon le sondage, 350 cabinets suisses ont été repris par de jeunes praticiens. Deux jeunes sur cinq ont repris le cabinet dans lequel ils avaient assisté.

Cette pratique est un préalable à des soins de base durables. Les cantons devraient investir plus dans ces programmes, demandent les jeunes médecins.

De plus, de nouveaux modèles de cabinet finançables par les jeunes doivent être créés. Un retard doit aussi être comblé dans les études: une médecine de premier recours plus présente et des modèles de travail plus flexibles. Le soutien de la politique est nécessaire.

Pas de fossé urbain-rural

Les nouveaux chiffres montrent également que les jeunes médecins ne veulent pas uniquement exercer dans les villes ou les agglomérations. Les places en campagne sont aussi attractives. La relève se répartit de manière équitable, en fonction de la population.

L’enquête dévoile que la majorité de ces jeunes médecins se rattachent à de petits groupes de cabinet. Seul un praticien sur dix choisit d’exercer dans un cabinet individuel. Au total, les nouveaux médecins de famille soignent 700’000 patients.

Le sondage a été réalisé début 2019 par l’institut bernois de médecine familiale sur mandat du JHaS. Près de la moitié des plus de 1100 membres de l’association y a pris part.

Source ATS

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Bilan revu en forte baisse au Sri Lanka

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Le personnel médical a annoncé que certains corps de victimes mutilées avaient été comptés plusieurs fois (archives). (©KEYSTONE/EPA/M.A. PUSHPA KUMARA)

Les autorités sri-lankaises ont fortement revu à la baisse jeudi le bilan des attentats de Pâques: 253 personnes ont péri dans le bain de sang et non 359 comme indiqué auparavant. Des corps ont été comptés plusieurs fois.

Dans ces attaques revendiquées par l’organisation Etat islamique (EI), des kamikazes ont frappé dimanche matin trois hôtels de luxe de la capitale Colombo et trois églises chrétiennes bondées en pleine messe de Pâques.

Le personnel médical a achevé l’ensemble des autopsies jeudi soir et a conclu que certains corps de victimes avaient été comptés plusieurs fois, a fait savoir le ministère de la Santé dans un communiqué. « De nombreuses victimes ont été terriblement mutilées (…). Certaines ont été comptées deux fois », a-t-il expliqué.

Les autorités n’ont pas dit comment ce nouveau bilan se répartissait. Auparavant, le ministère des Affaires étrangères avait fait état de 40 étrangers tués. Sur les 485 personnes ayant été hospitalisées pour des blessures, 149 restaient à l’hôpital jeudi soir, selon le ministère.

Les attaques de dimanche demeurent en tout cas les pires que cette île d’Asie du sud aux 21 millions d’habitants ait connues depuis la fin de la guerre civile il y a dix ans.

Traque aux suspects

Alors que le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont déconseillé les voyages sur l’île de l’océan Indien et qu’Israël a appelé ses ressortissants à la quitter en raison d’une « menace concrète élevée », le Sri Lanka poursuit sa gigantesque traque de suspects.

Seize nouvelles arrestations sont intervenues dans la nuit de mercredi à jeudi, portant le total des personnes interpellées à près de 75 depuis dimanche. En fin d’après-midi, la police a publié les photos et noms de trois jeunes hommes et trois jeunes femmes recherchés par les autorités.

La polémique gronde sur l’incapacité des autorités à empêcher ces attentats suicides en amont, alors qu’elles disposaient d’informations cruciales. Dans ce contexte, le plus haut responsable du ministère de la Défense a démissionné jeudi, disant « accepter la responsabilité » de cet échec, a rapporté à l’AFP une source ministérielle.

Portes closes

Les églises catholiques du Sri Lanka garderont leurs portes closes jusqu’à l’amélioration de la situation sécuritaire. « Il n’y aura aucune messe publique jusqu’à nouvel ordre »,a annoncé un responsable de l’Eglise locale. Les funérailles de victimes pourront se tenir lors de cérémonies à caractère privé.

Le gouvernement a appelé la minorité musulmane du pays à ne pas tenir ses prières du vendredi dans les mosquées en signe de solidarité. La police craint que les lieux de culte musulmans puissent être la cible de représailles.

Des centaines de réfugiés musulmans ahmadis, originaires du Pakistan, d’Afghanistan, du Yémen et d’Iran, se sont abrités dans des mosquées et un poste de police par crainte pour leur sécurité. Certains d’entre eux ont été expulsés de leurs logements car leurs propriétaires redoutaient des attaques de groupes cherchant à se venger.

Les autorités attribuent les attentats au groupe extrémiste local National Thowheeth Jama’ath (NTJ) et n’ont pas confirmé officiellement l’implication de l’EI. Les jihadistes de l’EI ont revendiqué le massacre en publiant une vidéo de huit hommes prêtant allégeance à leur « calife », Abou Bakr al-Baghdadi.

Etat d’urgence

L’armée sri-lankaise a déployé des milliers de soldats supplémentaires pour épauler la police dans sa traque. « Nous sommes armés du pouvoir de chercher, confisquer, arrêter et détenir grâce à la législation de l’état d’urgence », en place depuis lundi minuit, a affirmé un général de brigade.

De son côté, le président Maithripala Sirisena a annoncé qu’il allait remettre sur pied une structure militaire, qui existait au pic de la guerre civile entre séparatistes tamouls et la majorité cingalaise, pour coordonner les opérations sécuritaires.

Des rumeurs ont agité jeudi Colombo, le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux affirmant que des véhicules chargés d’explosifs circulaient en ville. La police a inspecté plusieurs véhicules suspects mais les craintes ne se sont pas concrétisées.

Défaillance

Colombo, qui a reçu l’aide d’une équipe du FBI pour l’enquête sur le carnage, a reconnu une « défaillance » de l’État en matière de sécurité, les autorités n’ayant pas su empêcher ce bain de sang alors qu’elles disposaient d’informations très précises.

Une alerte rédigée le 11 avril par le chef de la police, prévenant que le NTJ préparait des attentats, n’a pas été communiquée au Premier ministre et à des ministres de haut rang.

À plusieurs reprises ces derniers temps, l’Inde a averti le Sri Lanka du risque d’attentats suicides, a rapporté jeudi à l’AFP une source proche du dossier. New Delhi avait mis la main sur des contenus « menaçants », dont des vidéos, lors d’arrestations dans le sud du pays de personnes soupçonnées de liens avec l’EI.

Le Sri Lanka a aussi suspendu un projet d’exemptions de visa touristique destiné à doper la fréquentation en basse saison. Les attentats pourraient dissuader de nombreux voyageurs de se rendre dans cette île prisée pour ses plages idylliques et sa nature verdoyante, qui avait connu une année record en 2018 avec 2,33 millions de touristes.

Source ATS

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Sommet Russie-Corée du Nord à Vladivostok

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Premier sommet entre le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. (©Keystone/AP/Alexander Zemlianichenko)

En pleine impasse diplomatique avec Washington, Kim Jong Un est venu chercher jeudi le soutien de Vladimir Poutine. Ce dernier a appelé à renoncer à « la loi du plus fort » pour régler la crise nucléaire.

Deux mois après le fiasco retentissant de sa rencontre avec Donald Trump à Hanoï, le dirigeant nord-coréen a assuré avoir passé cette fois un « très bon moment » à Vladivostok. « Je suis content du résultat: Kim Jong Un est quelqu’un d’assez ouvert, prêt à parler de tout », s’est félicité M. Poutine devant la presse à la fin de la rencontre.

Accueilli par une longue poignée de main, le dirigeant nord-coréen a passé au total cinq heures avec le président russe: deux heures de tête-à-tête suivies de pourparlers entre délégations puis d’un dîner. C’était le premier sommet à ce niveau entre les deux pays depuis 2011. La Russie était restée jusqu’à présent à l’écart de la spectaculaire détente observée sur la péninsule coréenne depuis début 2018.

Des garanties à Pyongyang

En fin de rencontre, le président russe s’est dit favorable comme les Etats-Unis à une « dénucléarisation totale ». Il a jugé un règlement « possible », à condition de faire « des premiers pas » et d’offrir à Pyongyang des « garanties de sécurité et de souveraineté » de la communauté internationale.

« Le plus important est de restaurer (…) la force du droit international et de revenir à une situation où le droit international, et non pas le droit du plus fort, détermine le cours des affaires dans le monde », a-t-il plaidé.

Moscou prône un dialogue avec Pyongyang sur la base d’une feuille de route définie par la Chine et la Russie. Cette dernière a déjà demandé la levée des sanctions internationales, tandis que les Etats-Unis l’ont accusée d’aider Pyongyang à les contourner.

Une victoire pour Kim

Si, sur le fond, le premier sommet entre Kim et le président Poutine semble avoir été plutôt pauvre, sa tenue constitue en soi une victoire pour le dirigeant nord-coréen. « Ce sommet a été affaire de symbolique diplomatique plus que de coopération réelle, mais la réunion est en soi une victoire pour M. Kim », estime Shin Beom-chul, de l’Institut Asan des études politiques.

Pour des experts du dossier nord-coréen, ce sommet constitue le dernier exemple de la stratégie diplomatique d’un régime qui cherche à se dédiaboliser. Kim Jong Un a hérité du pouvoir fin 2011. Pendant les six premières années de son « règne », la Corée du Nord était restée un Etat paria et son leader ne sortait pas des frontières de son pays.

Mais depuis mars 2018, M. Kim a rencontré quatre fois le président chinois Xi Jinping, trois fois le président sud-coréen Moon Jae-in, deux fois M. Trump, une fois le président vietnamien, Nguyen Phu Trong, et une fois le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong.

Nouvelle offre US?

Lors de son second sommet avec M. Trump, en février, Kim Jong Un avait cherché à obtenir un allègement immédiat des sanctions internationales. Mais les discussions avaient été écourtées, vraisemblablement en raison du peu de concessions que Pyongyang semblait disposé à faire.

Selon Koo Kab-woo, professeur à l’Université des études nord-coréennes, la Corée du Nord attend de Washington qu’elle revienne à la table des négociations avec une meilleure offre.

Source: ATS

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L’espérance de vie augmente en Suisse

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En 2117, plus d'un homme sur dix et plus d'un quart des femmes souffleront 100 bougies (archives). (©KEYSTONE/CHRISTOF SCHUERPF)

Les résidents suisses ont l’une des plus hautes espérances de vie au monde, après les Japonais. Les garçons et les filles nés en 2017 devraient vivre en moyenne 81,4 ans, respectivement 85,4 ans. Une femme sur quatre de cette génération pourrait souffler 100 bougies.

Les hommes rattrapent petit à petit leur retard. Les garçons de 1997 avaient, à leur naissance, une espérance de vie de 76,3 ans, soit 5,8 ans de moins que les filles nées la même année, communique jeudi l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Les petits gars nés dix ans plus tard devraient atteindre 79,4 ans, respectivement 84,2 pour les fillettes, soit encore 4,8 ans d’écart. Et pour la génération née en 2017, celui-ci ne devrait être que de 4 ans.

De génération en génération, les centenaires perdent leur exclusivité. Pour le millésime 1917, seul 0,4% des hommes et 1,7% des femmes ont atteint cet âge à trois chiffres. Ce taux passe à 4%, respectivement 11% pour la génération 1967. Et pour les bébés nés en 2017, ils devraient être 15% d’hommes et 26% de femmes à fêter en 2117 un anniversaire rond.

Près de 50 ans de plus

La durée de vie moyenne des différentes générations a régulièrement augmenté. Les personnes nées en 1917 vivent 20 ans de plus que celles qui avaient vu le jour en 1876. Les hommes fêtaient leurs 63 ans (43 ans pour ceux nés en 1876) et les femmes leurs 70 ans (47 ans pour la génération précédente).

Cette évolution est due en grande partie à la baisse de la mortalité infantile et au recul, à tous les âges, du nombre de décès dus aux maladies infectieuses. La diminution des maladies cardiovasculaires permettra à la génération 1967 de vivre jusqu’à 82, respectivement 87 ans. Si cette évolution de la mortalité se poursuit, les enfants nés en 2017 souffleront 91 et 94 bougies, en moyenne.

Source : ATS

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