La manifestation contre le sommet du G7, qui a rassemblé dimanche à Genève des dizaines milliers de personnes en grande majorité pacifistes, a été dissoute dans la violence. Infiltrés dans le cortège, des black blocks s'en sont pris à de nombreux bâtiments et ont incendié une voiture. Avant cela, des craintes, une flottille sur le Léman, la grève féministe. Retour sur 3 jours forts en émotions.
Reportage G7
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"L'ordre est rétabli", a déclaré à 20h35 à l'agence de presse Keystone-ATS le porte-parole du Département des institutions et du numérique (DIN), Laurent Paoliello. Et de préciser que plusieurs centaines de personnes sont en phase d'identification voire d'interpellation et de poursuites judiciaires, "ce qui va durer toute la nuit".
Vers 18h00, après plusieurs heures de heurts qui sont montés progressivement, la manifestation a été dissoute sur ordre de la police. La décision a été prise à la suite de dégradations et d'attaques visant le dispositif policier, ainsi que plusieurs vitres d'organisations internationales brisées, a indiqué la police dans un communiqué dimanche soir, précisant qu'elle a procédé à plusieurs interpellations.
Quelque 600 black blocks s'étaient dissimulés parmi les 20'000 manifestants, a ajouté la police. A la fin du cortège, certains d'entre eux ont monté des barricades dans le parc Mon Repos, mais la police les a éparpillés, en faisant usage de gaz lacrymogènes, selon Laurent Paoliello.
Les collectifs romands de la Grève féministe ont dénoncé dans un communiqué un usage "disproportionné et arbitraire" de la force par la police lors de la manifestation anti-G7 à Genève. Selon eux, il s'agit d'un "inquiétant recul du droit de manifester".
La situation s'était d'abord tendue un peu plus d'une heure après le départ du cortège, dans le secteur de la rue des Alpes puis de la gare. Une voiture de la marque d'Elon Musk a été incendiée et des vitrines d'une banque ont été cassées.
Nombreux heurts aux Nations
Un peu plus loin, des manifestants ont jeté des projectiles sur la police. Mais les échauffourées restaient marginales. La situation s'est réellement accélérée dans le quartier des Nations: les forces de l'ordre ont essuyé des jets de pavés et pétards, répliquant avec du gaz lacrymogène.
Plusieurs banques ont été prises pour cibles, ainsi que d'autres bâtiments, comme ceux de l'Union internationale des télécommunications (UIT) et du cabinet PwC. Plus bas, sur l'avenue de France, du mobilier urbain a notamment été lancé sur les voies du train, tout comme des pétards. En amont, la police avait saisi en amont du matériel dangereux, comme des haches, ou des matraques notamment.
Partie à 15h15 du Quai Wilson sous un soleil de plomb, la manifestation était emmenée par la Grève féministe, à l'honneur en ce 14 juin. Divisé en plusieurs sections, notamment pro-palestinienne, révolutionnaire, kurde et syndicale, le cortège était alors constitué d'une foule bruyante et colorée, représentant toutes les générations.
"Genève se soulève!" scandaient les manifestants, parmi les banderoles et slogans clamant une riposte anti-fasciste, anti-impérialiste et anti-capitaliste. Dans son catalogue de revendications, la coalition No G7 demande la dissolution de ce club de grandes puissances qui tient son sommet de lundi à mercredi à Evian.
Un passant portant une casquette "Make America Great Again" regarde le cortège passer à bonne distance. Image BS
"Magnifique manifestation"
Alors que le bruit des pétards se faisait entendre, Françoise Nyffeler de la coalition No G7 était positive: "On a gagné, on a eu une magnifique manifestation", a-t-elle déclaré devant quelques centaines de militants en fin de parcours. Le collectif a bataillé pendant des mois avec les autorités pour obtenir une autorisation de défiler sur un tracé qu'il n'avait pas choisi, mais dont il s'est accommodé.
Un millier de policiers genevois et des renforts d'autres polices cantonales ainsi que françaises étaient déployés en marge de cette manifestation. Pour le DIN, "tout le dispositif de police annoncé a été utilisé et a parfaitement fonctionné", a relevé son porte-parole.
La manifestation a eu lieu, garantissant ainsi la liberté d'expression dans une ville internationale, aucun blessé n'a été annoncé, la casse a été limitée et les personnes qui ont causé des dégâts sont interpellées, a-t-il détaillé.
Genève reste traumatisée par les déprédations de 2003 en marge du G8 d'Evian. De nombreux commerces du centre-ville, autant sur la rive gauche que sur la rive droite, ont installé des palissades de protection. Dimanche en soirée, la rive gauche n'avait pas été touchée par des déprédations.
Des citoyens veulent faire interdire les nasses policières à Genève après celle contre plusieurs centaines de manifestants lors de la protestation anti-G7 du 14 juin. Mardi, une pétition dotée de plus de 3200 signatures a été remise au Grand Conseil.
"Cette pratique doit être définitivement abandonnée", affirme le texte piloté par la Coordination genevoise pour le droit à manifester (CGDM). Il cible notamment les conditions dans lesquelles ces personnes avaient été retenues pendant dix heures, dont plusieurs heures sans accès à de l'eau. Ni nourriture, ni possibilité de se rendre aux toilettes ne leur ont été données.
Le collectif dénonce "une punition collective", alors que les personnes "nassées" n'ont reçu aucune explication. Des centaines de black blocks avaient provoqué des dégradations lors de la manifestation. Ils avaient brûlé leurs habits noirs au terme du cortège et s'étaient agglomérés parmi les protestataires.
La CGDM rappelle que la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a condamné plusieurs pays, dont la Suisse, pour des nasses. La population redoute désormais des "répressions policières" lorsqu'elle exerce son droit à manifester, estime-t-elle.
La police avait dit début juillet avoir mené "une réponse graduée" face aux violences des casseurs. Elle parlait de "dispositif de fixation" et garantissait avoir contrôlé d'abord les personnes considérées comme vulnérables.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le Palais Wilson, site emblématique de la Genève internationale, aura prochainement un nouveau locataire. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) va remplacer le Haut-Commissariat aux droits de l'homme qui rejoint le Palais des Nations.
"Nous n'avons pas de date exacte pour le moment", a affirmé mardi à la presse un porte-parole de l'agence onusienne, confirmant une information de la chaîne de télévision allemande ARD. Cette décision est justifiée par la diminution du nombre de collaborateurs au HCR qui rendait son siège actuel trop grand.
"L'année dernière nous avons eu des coupes significatives du personnel", a rappelé le porte-parole. Environ 5000 postes du HCR ont été biffés dans le monde, dont une partie au siège, après la réduction de l'enveloppe américaine et d'autres pays.
Ce déplacement devrait permettre d'économiser environ 50% des coûts du loyer, a encore dit le porte-parole.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Des ouvriers s'affairent avec des tubes de plusieurs mètres alors que des visiteurs asiatiques se frottent aux principes humanitaires. La refonte de l'exposition du Musée de la Croix-Rouge (MICR) à Genève a démarré pour près de deux ans, sans fermer celui-ci.
"Ici, nous construisons le futur", affiche un mur provisoire qui cache une salle en plein démontage. Un judas permet de voir les ouvriers d'une entreprise de réinsertion sociale évacuer des milliers de tubes qui constituaient les cloisons du musée.
Les curieux du jour, notamment le groupe asiatique qui sourit en voyant le chantier à l'autre bout de la lorgnette, ne le savent pas encore, mais, dans quelques mois déjà, le musée aura lui changé. Et eux comme les autres visiteurs seront au centre des questionnements. "On passera d'un monologue à un dialogue", explique à Keystone-ATS le directeur Pascal Hufschmid. Même entre visiteurs qui ne se connaissent pas, des audioguides permettront de les connecter entre eux.
De 75 objets actuellement, ces personnes pourront en observer 500 parmi les 30'000 des collections du musée. Tout est en ligne avec le maître-mot du projet de la nouvelle exposition permanente du MICR. La participation du public est au centre. Chacun et chacune doit repartir avec une expérience individualisée de ce que signifie le monde humanitaire pour elle ou pour lui. Une question que le directeur souhaite que tous se posent.
"Un enfant de six ans peut être autant concerné qu'un chef d'Etat", selon M. Hufschmid. Il travaille depuis sept ans pour ce moment, le changement d'une exposition permanente qui donne le ton à un musée, un projet qui a lieu environ tous les 10 à 15 ans. Celle-ci doit être dévoilée le 8 mai 2028 pour les 200 ans de la naissance du fondateur de la Croix-Rouge, Henry Dunant, et les 40 ans du musée.
"Futur" en premier
Le nouvel espace d'accueil il y a deux ans puis les résidences participatives d'artistes ont oeuvré comme un laboratoire. Environ 9000 post-it de visiteurs ont alors été considérés et la même entreprise qui l'a aménagé a remporté le concours pour penser l'agencement de la future exposition.
Sa valeur ajoutée, le réemploi des matériaux, une première à cette échelle pour un musée selon le directeur. Les chaises de l'espace du café viennent de casernes. Et les tubes des cloisons évacués vont partir vers des associations, des individus, des entreprises.
Toutes les sociétés, dont baüburo in situ et apropå, qui oeuvrent à la prochaine exposition permanente sont romandes. Sauf celle en charge de la scénographie, Bellprat, qui a mis en musique les pavillons suisses des expositions universelles de Dubaï et Osaka. Le réemploi permet une liberté et une surprise sur le rendu final des matériaux utilisés.
Premier aboutissement, le mur avec des judas laissera place dès octobre à une première mouture de l'Agora, porte d'entrée et de sortie des visiteurs. Plusieurs dizaines de personnes pourront s'y retrouver et pourquoi pas dialoguer. Des discussions entre partie prenantes auront lieu régulièrement.
Et juste à côté, le "futur" sera la première partie à être achevée, dès décembre. Le badaud sera confronté à une anticipation des défis humanitaires de l'avenir après une recherche du Graduate Institute (IHEID), de l'adaptation à un monde de plus en plus instable au soin à prendre de plus en plus les uns pour les autres en passant par le rôle de la confiance.
"Mur du mouvement"
Des enfants d'une école primaire locale auront contribué à des tentes pour mettre l'humanitaire à hauteur de jeunes. L'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) va notamment lancer une intelligence artificielle (IA) qui aboutira à un texte individuel et une affiche inédite pour chacun en fonction de ses choix de thématique, de région ou encore d'émotion. "L'idée est de montrer que les petits actes du quotidien ont tout autant d'importance que ceux des grandes organisations humanitaires", affirme M. Hufschmid.
A l'été 2027, de l'autre côté d'un carré central, la partie sur "le passé" sera prête. Environ 300 objets montreront les grandes inflexions, de même que les femmes et les hommes qui ont fait le Mouvement de la Croix-Rouge du 19e siècle à la Guerre froide.
Quelques mois plus tard, le "présent" permettra de se confronter à la diversité des missions, du baby-sitting de la Croix-Rouge genevoise aux délégués du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sur le terrain. Le public sera interpellé sur les dilemmes humanitaires. Trois salles complèteront cette partie avec des thématiques temporaires. La première exposition portera sur le coût économique et moral des conflits, en collaboration avec plusieurs musées internationaux.
Début 2028, un "mur du mouvement" pour expliquer la Croix-Rouge en un clin d'oeil et la seconde mouture de l'Agora complèteront le dispositif. De quoi rendre les défis humanitaires, parfois complexes, plus accessibles encore.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le FC Sion affronte jeudi le Bate Borisov au deuxième tour des qualifications pour la Conference League. En cas de victoire, les Valaisans affronteront le Zimbru Chisinau ou le FC Noah.
Le Zimbru Chinisau, deuxième du dernier championnat moldave, tout comme le FC Noah, également dauphin du dernier exercice en Arménie, seraient des adversaires largement à la portée des Sédunois en cas de qualification.
Les dates du 3e tour de qualification sont les 6 et 13 août 2026.
Potentielle suite plus facile pour Thoune
Le FC Thoune entamera quant à lui mardi ses qualifications pour la Ligue des champions face au Dinamo Zagreb. Si les Bernois parviennent à créer la surprise face au champion de Croatie, le prochain obstacle serait un peu moins difficile à franchir. L'adversaire de Thoune au 3e tour de qualification serait soit Klaksvik, soit Kauno Zalgiris. Klaksvik est l'actuel champion des Îles Féroé, tandis que Kauno Zalgiris est le champion de Lituanie.
Si Thoune venait à s'incliner face au Dinamo Zagreb, il poursuivrait son parcours dans les qualifications de la Ligue Europa. Son adversaire serait alors soit le club islandais du Vikingur Reykjavik, soit le Hapoel Beer-Sheva d'Israël.
Saint-Gall affronte quant à lui le Benfica Lisbonne lors des qualifications pour la Ligue Europa. Dans l'hypothèse plutôt improbable d'une victoire, il affronterait le vainqueur du duel entre le Sheriff Tiraspol (Moldavie) et le Maccabi Tel-Aviv (Israël).
Enfin, Lugano retrouverait Runavik (Îles Féroés) ou Koper (Slovénie) s'il poursuit son aventure en Conference League, alors que Vaduz serait opposé à Basaksehir (Turquie) ou l'Inter Turku (Finlande).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Paléo, c’est (bientôt) parti: l'événement culte nyonnais revient mardi pour une 49e édition. Au programme: plus de 200 spectacles et concerts, avec une centaine d'artistes issus de près de 30 pays différents.
"La météo s’annonce solaire pour les premiers jours, ce qui est un très bon point, a d’emblée lancé lundi en conférence de presse Daniel Rossellat, perché sur la scène Belleville fraîchement repensée. Les prévisions météo génèrent d'importantes responsabilités."
Il s'agit "d'anticiper certains éléments imprévisibles", notamment au regard des événements extrêmes qui obligent à "renforcer nos capacités d'adaptation", a continué le directeur du festival. "Il en va aussi de la sécurité incendie."
Même s'il y a encore "quelques petits réglages" à faire, tout le monde a fait en sorte d’être prêt pour accueillir les 250’000 festivaliers, a souligné le responsable. Dont les quelque 5400 bénévoles.
Visuel réinventé à Belleville
Parmi les nouveautés cette année, la nouvelle parure de la scène Belleville. Apparu en 2022 et entièrement dédié à la musique électronique, le site délaisse ses couleurs chaudes pour proposer un univers visuel plus épuré, inspiré de cristaux précieux.
"Nous avons gardé les codes de son succès: le côté rayonnant et l'urbanisme, a expliqué la cheffe de projets Amaryllis Blanchard. On a troqué les pétales contre des diamants." Certains pourront d'ailleurs y déceler une référence à la déesse Iris, puisée dans la mythologie grecque.
Les organisateurs promettent aussi ces fameux jeux de lumières spectaculaires. Et annoncent l'apparition d'écrans LED. S'y produiront notamment "la légende de la tech-house" Jen Cardini et la "révélation frapcore" Urumi.
Vingt ans voués à l'innovation
La collaboration avec la Haute Ecole Spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) fête, elle, ses 20 ans. Pour l'occasion, les étudiants ont proposé une scénographie qui prend des airs de soucoupe volante. La lune est là aussi, sous forme d'un ballon géant blanc qui survole la plaine de l'Asse.
De quoi "susciter la curiosité, l'émerveillement et même le doute", a résumé la rectrice de la haute école Luciana Vaccaro. Des artistes viendront chaque jour se produire au coeur de l'installation.
Toujours côté programme, le duo américain Twenty One Pilots se produira lors de la soirée d'ouverture, tout comme la pop star Lorde, qui donne sa première prestation en terres romandes. La new wave de The Cure (mercredi), la formation art pop Gorillaz, la "Boss Lady" Theodora (jeudi) et la très attendue reine de la pop Katy Perry (samedi) suivront.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats