La police genevoise peine toujours à réduire le montant de ses heures supplémentaires. Après quatre audits, un accompagnement de la Cour des comptes et un rapport de la commission de gestion du Grand conseil, les policiers peuvent mieux faire.
Ce sont les conclusions du rapport de suivi de la Cour présenté ce matin. Entre 9 et 10 millions de francs nets sont dépensées chaque année pour les heures effectuées en plus par les policiers. Certains corps de police font davantage appel à ce système, notamment les tops scorers, comprenez les policiers spécialisés. Une centaine de personnes cumuleraient ainsi plus de 200 heures supplémentaires en moyenne chaque année.
Si la cour admet qu’en 2017, un certain nombre d’événements étaient exceptionnels comme les négociations de paix pour la Syrie ou la venue du président chinois, d’autres comme la fête de la musique, sont prévisibles et doivent faire l’objet d’une meilleure planification. Même chose pour les formations qui sont prévues des mois à l’avance.
D’autant que le travail hors horaire aboutit à une aberration. Cela revient à travailler moins pour gagner plus…on écoute les explications du magistrat de la Cour des comptes, Stanislas Zuin.
L’institution peine également à réduire le nombre de policiers affectés à des tâches administratives. Or, un policier coûte plus cher qu’un assistant administratif. On retrouve Stanislas Zuin.
La cour des comptes juge que la police est au milieu du gué et qu’elle doit encore faire des efforts. Une conclusion contestée par le syndicat de la police. L a réaction du président de l’UPCP, Marc Baudat.
La cour des comptes préconise qu'un plan d’action soit mis en place pour mieux cadrer les activités des différents corps de police et pour améliorer la gestion des heures supplémentaires.