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Tariq Ramadan reconnaît des relations "consenties"

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Tariq Ramadan a déposé une quatrième demande de libération (archives). (©KEYSTONE/AP/MICHEL SPINGLER)

Tariq Ramadan, mis en examen pour le viol de deux femmes avec lesquelles il niait jusqu'ici tout rapport physique, a finalement reconnu lundi devant les juges d'instruction avoir eu avec elles des relations sexuelles "consenties", a déclaré son avocat.

Les messages échangés entre l'intellectuel musulman et ces deux femmes "démontrent que les parties civiles ont menti et que les relations sexuelles ont été parfaitement souhaitées, consenties et même par la suite de nouveau recherchées", a affirmé Me Emmanuel Marsigny.

L'audition de lundi est intervenue après la révélation fin septembre de 399 SMS échangés entre M. Ramadan, incarcéré depuis le 2 février, et Paule-Emma Aline, surnommée "Christelle" dans les médias, extraits d'un téléphone de l'accusatrice par un expert mandaté par les juges.

Il y détaillait à l'avance ses fantasmes sexuels violents et dominateurs. "J'ai senti ta gêne... désolé pour ma 'violence'", reconnaissait-il par écrit ensuite, au lendemain de leur rencontre, le 9 octobre 2009 à Lyon.

D'autres messages

Vendredi, c'est la défense de l'islamologue qui a versé au dossier d'autres messages, provenant cette fois d'un de ses téléphones et échangés avec Henda Ayari, la première femme à avoir porté plainte contre lui.

Les révélations de ces messages "lui ont permis de reconnaître qu'il avait eu des relations sexuelles avec Henda Ayari et Paule-Emma Aline", a expliqué Me Marsigny.

Confronté à Paule-Emma Aline le 18 septembre, quelques jours avant la révélation des SMS en question, Tariq Ramadan n'avait concédé à nouveau qu'un "jeu de séduction" par téléphone et internet, réaffirmant n'avoir bu qu'un verre avec cette "mythomane" au bar de l'hôtel.

Demandes de libération

Il avait déposé dans la foulée une troisième demande de libération, rejetée depuis. Son conseil a annoncé lundi qu'une quatrième avait été déposée juste après l'audition.

Dans le volet concernant Mme Ayari, qui avait lancé l'affaire le 20 octobre 2017 en déposant une plainte, celle-ci avait vu sa version affaiblie en juillet, se disant à présent incapable de dire où et quand le viol qu'elle dénonce avait eu lieu, après avoir donné deux dates au printemps 2012 invalidées par l'enquête.

Source ATS

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Politique

Vif débat sur le budget de l'armée

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Les débats tournent autour de l'augmentation du plafond des dépenses de l'armée (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le débat sur le budget de l'armée est vif. Gauche et droite s'affrontent sur l'orientation de l'armée jusqu'en 2035 et le plafond des dépenses. Le National est entré en matière mercredi sur les deux projets ainsi que sur les crédits pour l'armée.

C'est ce dernier point qui a donné lieu aux plus vifs affrontements. Le Conseil fédéral a placé le plafond des dépenses pour les années 2025 à 2028 à 25,8 milliards. Le Conseil des Etats l'a augmenté de 4 milliards afin d'atteindre 1% du PIB d'ici 2030 et non 2035 comme le demande le Conseil fédéral. En compensation, il propose de couper 2 milliards dans la coopération internationale.

Sur le principe, le National est favorable à une augmentation du plafond des dépenses. Mais, a souligné Jean-Luc Addor (UDC/VS) au nom de la commission, "la question est de savoir comment financer".

Le National doit trouver une solution parmi pléthore de propositions entre compensations dans d'autres domaines ou fonds spécial temporaire et remboursable. Martin Candinas (C/GR) a parlé de "concours d'idées".

L'essentiel, selon lui, est que le budget de l'armée soit augmenté. "Notre pays a besoin de plus de moyens pour la sécurité de la population". Et Isabelle Chappuis (C/VD) de rappeler que "nous ne pouvons pas laisser une dette sécuritaire à la génération future."

Fonds ou compensations

"Est-il vraiment plausible que l'armée russe se retrouve à nos portes?", lui a demandé Priska Seiler-Graf (PS/ZH). Même le Conseil fédéral répond par la négative. Pour la gauche, la sécurité doit être comprise de manière globale et prendre en compte les autres menaces comme le terrorisme, les cyberattaques ou le changement climatique. Le parti socialiste est favorable à un fonds temporaire.

L'UDC y est clairement opposée. "Ce n'est pas sérieux de devoir rembourser", a critiqué Thomas Hurter (UDC/SH). Si cette solution est adoptée, le parti conservateur refusera le plafond. Il préfère clairement passer par des compensations.

Une solution également préconisée par le PLR. "Il existe des moyens de compenser l'augmentation du budget de l'armée. De nombreuses subventions peuvent être remises en question", a lancé Jacqueline de Quattro (PLR/VD).

Les Vert-e-s ont été les seuls à s'opposer à une augmentation du budget de l'armée. Le peuple doit pouvoir s'exprimer, a dit Marionna Schlatter (Vert-e-s/ZH). Un doublement des dépenses d'ici 2030 est "inutile" et "le résultat d'une propagande alarmiste de l'armée".

Orientation stratégique

Deuxième point de friction: l'orientation stratégique de l'armée. Cette orientation doit permettre d'éviter des lacunes de sécurité, a expliqué la ministre de la défense Viola Amherd. L'armée doit pouvoir répondre à différents types d'attaques.

Il s'agit pour le Parlement de définir "les capacités dont nous voulons doter l'armée d'ici 2035", a souligné M. Addor. Et Mme de Quattro de rappeler qu'il faut "rassembler nos forces pour atteindre l'objectif qui est de défendre notre pays et sa population".

Pour Fabien Fivaz (Vert-e-s/NE), ce projet est "un grand bazar". Le Conseil fédéral a retenu un scénario qui permet de ne pas faire de choix et de "coller aux envies de l'armée". Cela lui permet de continuer à développer ses capacités conventionnelles et s'adapter aux menaces comme le cyberterrorisme, les ruptures de chaînes d'approvisionnement en énergie, etc., a critiqué le Neuchâtelois.

Cette orientation n'est "qu'une vague déclaration d'intention" qui ne prend pas suffisamment au sérieux les menaces réelles. "La sécurité de la Suisse ne doit pas être assurée uniquement par des chars, mais aussi par la diplomatie", a lancé Gerhard Andrey (Vert-e-s/FR).

La gauche souhaite orienter plus fortement l'armée sur les capacités de protection de la population ou l'aide en cas de catastrophes. Mais les partis bourgeois font barrage. L'armée doit pouvoir agir en cas de menace militaire à distance et de conflit hybride. L'UDC veut que l'exercice en vaille la peine et demande de tirer un bilan au terme de la période.

Au final, les députés sont entrés en matière par 129 voix contre 59. Seule la gauche était opposée au projet.

Le débat se poursuit.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Mandat à la Suisse pour une réunion sur les Conventions de Genève

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La Suisse se voit demander d'organiser une réunion sur le droit international humanitaire (DIH) alors que de nombreuses violations dans l'offensive israélienne dans la bande de Gaza sont ciblées par la communauté internationale. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

L'Assemblée générale de l'ONU a donné le mandat à la Suisse d'organiser une réunion des parties aux Conventions de Genève dans les six mois sur le conflit au Proche-Orient. Dans un texte adopté à New York, elle exige la fin de l'occupation israélienne dans les 12 mois.

Le projet de résolution de la Palestine a été approuvé mercredi par 124 voix, contre 14 oppositions et 43 abstentions, soit les deux tiers requis. La Suisse s'est abstenue.

Ces derniers jours, Berne avait dit "étudier sérieusement" la possible demande d'une réunion des hautes parties contractantes aux Conventions de Genève. Elle considérait qu'un vote en faveur du texte lui donnerait un "mandat".

La demande la plus significative porte sur la fin de l'occupation israélienne d'ici une année. En juillet, dans un avis demandé par l'Assemblée générale, la Cour internationale de justice (CIJ) avait dit que "la présence continue d'Israël dans le territoire palestinien occupé est illicite". L'Etat hébreu est "dans l'obligation (d'y) mettre fin (...) dans les plus brefs délais", selon elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Commerzbank: Berlin évalue les options pour la part de l'Etat

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Berlin n'a pas encore décidé si la participation de l'Etat allemand dans Commerzbank devait encore baisser, après la vente d'un premier lot d'actions à la banque italienne Unicredit, qui lorgne désormais un rachat de la deuxième banque allemande. (archives) (© KEYSTONE/DPA/FRANK RUMPENHORST)

Berlin n'a pas encore décidé si la participation de l'Etat allemand dans Commerzbank devait encore baisser, après la vente d'un premier lot d'actions à la banque italienne Unicredit, qui lorgne désormais un rachat de la deuxième banque allemande.

"Le gouvernement fédéral est actuellement en train d'analyser la situation, afin de prendre en temps voulu des décisions sur la suite", a déclaré mercredi une porte-parole du ministère allemand des Finances, interrogée sur les intentions de l'Etat allemand, premier actionnaire de l'établissement bancaire.

L'Etat allemand a vendu mardi dernier 53 millions d'actions de Commerzbank, soit 4,5% du capital du groupe. C'est la première étape de son désengagement du capital de la deuxième banque allemande, après l'avoir sauvée de la faillite dans les années 2000 en injectant quelque 18 milliards d'euros.

La participation publique est ainsi passée de 16,5% à 12%. Berlin avait laissé entendre qu'un second paquet d'actions pourrait être cédé.

Arrivée surprise

Unicredit, deuxième groupe bancaire italien, a dans le même temps fait une entrée surprise au capital de Commerzbank en s'emparant du paquet cédé par l'Etat et en achetant d'autres actions sur le marché. Ces achats ont fait grimper sa participation à 9,2% dans Commerzbank.

Depuis, le patron d'Unicredit, Andrea Orcel, a fait la promotion des avantages d'une éventuelle fusion entre son groupe et Commerzbank.

De leur côté, les responsables politiques allemands jouent la prudence, en ne se prononçant pas publiquement sur le scénario qu'ils soutiennent.

L'Etat allemand serait inspiré de "conserver" ses titres Commerzbank, l'important étant "de réfléchir calmement à ce qui est sur la table et à la manière d'y réagir", a plaidé mardi soir à Berlin la directrice financière de Commerzbank, Bettina Orlopp, selon des propos confirmés à l'AFP par la banque.

"Nous avons d'abord besoin de calme, car nous avons tous été très surpris", a-t-elle ajouté, en allusion à l'incursion inattendue d'Unicredit dans le capital de la banque.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Politique

La piscine couverte de Mon-Repos à Lausanne rouvre ses portes

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La piscine de Mon-Repos à Lausanne a été inaugurée en 1972. Ouverte 300 jours par année, elle accueille en moyenne 180'000 personnes par an. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Après d'importants travaux de transformation et de sécurisation débutés le 1er avril 2023, l'emblématique piscine couverte lausannoise de Mon-Repos rouvre ses portes samedi après-midi. Elle bénéficie désormais d'un système sanitaire complètement rénové et de vestiaires universels (mixtes) avec 24 nouvelles cabines plus larges, en particulier pour l'accueil des familles.

Les personnes à mobilité réduite disposent d'un nouvel ascenseur accessible dès le hall d'entrée, de WC et douches adaptés, ainsi qu'un élévateur mobile pour entrer dans les bassins, indique mercredi la Ville de Lausanne dans un communiqué. Le coût de l'ensemble des travaux se monte à 4,7 millions de francs.

La Municipalité de Lausanne et le Service des sports de la Ville ont présenté mercredi aux médias le nouveau visage de la piscine de Mon-Repos après 18 mois de travaux. "C'est un immense plaisir de rouvrir à la population une piscine de Mon-Repos modernisée, avec des vestiaires universels qui répondent aux besoins actuels des usagères et usagers, en particulier des familles", a déclaré Emilie Moeschler, municipale en charge des sports et de la cohésion sociale.

Une après-midi gratuite

Prévus pour une durée initiale de neuf mois, les travaux ont été prolongés jusqu'en septembre 2024 à la suite de la découverte d'une corrosion avancée des armatures au niveau de plusieurs dalles, nécessitant un assainissement en profondeur de la structure et la réalisation d’une étanchéité des sols, rappelle-t-on.

A la suite de ces travaux, l'ensemble des carrelages bordant les bassins ont été remplacés. Les teintes beiges utilisées dans les vestiaires rappellent la gamme de couleurs d’origine.

Samedi, l'accès sera libre de 13h30 jusqu'à 18h00. Le Lausanne Aquatique proposera à cette occasion des cours d'aquagym ainsi qu'une initiation de plongeon.

La piscine de Mon-Repos a été inaugurée en 1972. Ouverte 300 jours par année, elle accueille en moyenne 180'000 personnes par an.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Procès Pélicot: l'émule du principal accusé admet être un "violeur"

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La victime Gisèle Pélicot a souhaité elle-même lundi que le procès ne se tienne pas à huis clos, afin d'attirer l'attention sur le phénomène de la soumission chimique et que "la honte change de camp" (image d'illustration). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Comme le principal accusé Dominique Pelicot mardi, un coaccusé du procès des viols en série en France a admis mercredi être "un violeur". Il a réclamé une "punition dure", tout en dévoilant une enfance marquée par des violences sexuelles.

A la différence des 50 autres hommes jugés à Avignon depuis le 2 septembre, Jean-Pierre M., 63 ans, n'est pas poursuivi pour des viols sur l'ex-épouse du principal accusé Gisèle Pelicot, mais sur sa propre épouse sur laquelle il avait calqué le même scénario élaboré par Dominique Pelicot, de huit ans son aîné.

"Je l'aime mon épouse. Je vais tout faire pour être bien. Je suis en prison et je le mérite. J'ai fait des actes ignobles. Je suis un criminel et un violeur", a clairement énoncé cet ex-employé d'une coopérative, ajoutant: "Ce que j'ai fait c'est horrible, je veux une punition dure".

Cet homme est accusé d'avoir, entre 2015 et 2018, également drogué sa propre compagne avec un anxiolytique fourni par Dominique Pelicot, de l'avoir violée et fait violer par celui-ci à son domicile.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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