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Suisse

Un dolmen bernois témoigne du savoir-faire au Néolithique

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Les chercheurs ont trouvé dans le dolmen les squelettes de 42 personnes. (© FNS/Journal of Archaeological Science: Reports)

Les humains qui vivaient il a y 5000 ans dans nos contrées savaient construire et restaient au même endroit pour plusieurs générations. Une ancienne sépulture en forme de dolmen explorée à Oberbipp (BE) en livre un riche aperçu.

Cette sépulture datant du Néolithique découverte en 2012 s'est avérée être un véritable trésor pour la science. Dix ans plus tard, l’équipe de recherche multidisciplinaire, cofinancée par le Fonds national suisse (FNS), a publié ses résultats dans le Journal of Archaeological Science: Reports.

Conjuguées avec les recherches antérieures, les nouvelles connaissances sur la construction et l’histoire de ce dolmen livrent une image étonnamment nette des humains qui vivaient il y a 5000 ans au pied sud du Jura.

Bonnes connaissances techniques

"Au cours de ces dix années, grâce à un saut dans le développement des méthodes, en particulier dans le domaine de l’anthropologie, nous sommes parvenus à découvrir bien plus que ce dont nous avions rêvé", explique Marianne Ramstein, du Service archéologique du canton de Berne, citée vendredi dans un communiqué du FNS.

La chercheuse s’est surtout intéressée à la construction du dolmen qui est exceptionnellement bien conservé. Elle a ainsi découvert que les pierres utilisées pour la chambre mortuaire provenaient toutes d’une zone située dans un rayon d’environ un kilomètre.

"D’importants moyens ont été utilisés pour construire cette sépulture", indique-t-elle: "On a intentionnellement choisi différentes sortes de pierres et elles ont été soigneusement assemblées, ce qui témoigne de bonnes connaissances techniques".

Marianne Ramstein mentionne par exemple le choix d’une plaque de tuffeau pour l’entrée. Il s’agit d’une roche facile à travailler et à ajuster.

Squelettes de 42 personnes

En collaboration avec l’Université de Bâle, Marianne Ramstein a aussi déterminé ce qui est advenu du dolmen au cours des époques suivantes. Probablement toujours visible durant l’Empire romain et le haut Moyen Âge, la tombe a encore reçu des visiteurs, ce dont témoignent des fragments de céramique contemporains.

À partir du Moyen Âge, les terres ont ensuite été régulièrement inondées afin de les rendre fertiles. Les sédiments emportés ont peu à peu recouvert la tombe; à l’époque moderne, seul son sommet apparaissait encore.

"Cette manière de pratiquer l’agriculture, typique de l’endroit, a empêché qu’elle soit découverte plus tôt et a contribué à sa très bonne conservation", relève la chercheuse. De fins sédiments ont aussi obstrué les espaces entre les pierres, ce qui a permis la préservation des squelettes de 42 personnes enterrées là.

Trois générations d’hommes

Les recherches menées par un groupe réuni autour de Sandra Lösch, de l’Université de Berne, et par une équipe de l’Institut Max-Planck de science de l’histoire humaine à Iéna (D), ont aussi livré de nombreuses informations. Les scientifiques ont notamment examiné les ossements, déterminé la composition chimique des dents et recherché les liens de parenté grâce à des analyses d’ADN.

Des hommes apparentés de trois générations au moins y ont été enterrés, ce qui montre qu’une population s’était établie durablement près du dolmen. Les femmes enterrées là venaient peut-être d’autres régions. Les recherches permettent aussi de conclure que l’alimentation des personnes enterrées provenait principalement de la culture des champs et un peu de l’élevage.

"Autour des lacs suisses, on a déjà bien étudié de nombreux vestiges de peuplements datant du Néolithique. Mais jusqu’à présent on ne savait pratiquement rien sur les personnes qui vivaient dans l’arrière-pays à cette époque", souligne Marianne Ramstein.

Il est rare que des constructions, des céramiques ou des squelettes soient conservés. "Le site découvert à Oberbipp nous aide à combler cette lacune", conclut la spécialiste.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mobilité

Vol d'hélicoptères par mauvais temps: première mondiale en Suisse

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Le nouveau système d'approche aux instruments des hélicoptères de la Rega en cas de mauvaise visibilité est utilisé à l'hôpital d'Interlaken (BE). (© Schweizerische Rettungsflugwacht)

La Rega est désormais autorisée à utiliser un nouveau système de vol aux instruments pour l'approche d'un hôpital. Elle est la première entreprise au monde à en disposer, selon elle qui l'a développé en étroite collaboration avec l'Office fédéral de l'aviation civile.

Outre la Garde aérienne suisse de sauvetage (Rega) et l'OFAC, le contrôleur aérien Skyguide et le constructeur d'hélicoptères Leonardo ont participé à la conception du système qui a duré cinq ans. Celui-ci a été introduit jeudi à l'hôpital d'Interlaken (BE), ont indiqué dans des communiqués séparés l'OFAC et la Rega.

Avec cette nouvelle procédure de vol à Interlaken, l'objectif est d'accumuler de l'expérience, selon l'OFAC. L'office fédéral collabore à cet effet avec l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) qui fixe les normes des nouvelles procédures pour hélicoptères qui doit permettre à ces appareils de décoller et d’atterrir de nuit et par temps de brouillard en toute sécurité sur des terrains difficiles.

En obtenant pour la première fois au monde l'autorisation d'utiliser le nouveau système, la Suisse peut contribuer de manière déterminante à l'élaboration de ces normes, a écrit l'OFAC.

La Rega, qui poursuit depuis des années sa vision de "sauver par tous les temps", travaille avec l'OFAC et les Forces aériennes sur un réseau suisse de routes de vol aux instruments à basse altitude. Dans ce réseau, ses hélicoptères suivent un itinéraire enregistré dans l'ordinateur de bord.

Le réseau relie les aéroports, les aérodromes, les bases de la Rega et surtout les hôpitaux, dont une dizaine y sont déjà intégrés. En Suisse romande, seul l'hôpital de La Chaux-de-Fonds en fait déjà partie. Pour les hôpitaux universitaires de Lausanne (CHUV) et Genève (HUG), ainsi que pour les établissements hospitaliers de Rennaz (VD), Porrentruy et Delémont, les procédures de vol aux instruments sont prêtes pour l'homologation depuis plusieurs mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey sur glace

Nicolas Fluri chef des arbitres de la SIHF

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Nicolas Fluri va remplacer ANdreas Fischer à la tête des arbitres suisses (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Nicolas Fluri est le nouveau chef des arbitres de la fédération suisse de hockey sur glace. Le Prévôtois de 40 ans succède à Andreas Fischer qui part à Ambri.

Fluri possède une solide expérience avec 23 ans d'arbitrage. Il a participé à plus de 1000 matches en Suisse. Il a sifflé aux JO de Pyeongchang en 2018 et lors de 4 Mondiaux.

Andreas Fischer partira à la fin du mois de juillet. Nicolas Fluri entrera en fonctions le 1er octobre. L'intérim sera assuré par le CEO de la SIHF, Patrick Bloch.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un Algérien accusé en Suisse de participation à l'Etat islamique

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Un Algérien de 51 ans devra répondre de soutien à l'Etat islamique devant le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone. (archives) (© Keystone/KEYSTONE/TI-PRESS/ALESSANDRO CRINARI)

Un Algérien de 51 ans est accusé par le Ministère public de la Confédération (MPC) de participation au groupe terroriste interdit Etat islamique. Il est notamment soupçonné d'avoir planifié un attentat en Europe, en France en particulier. Ce

Ce ressortissant algérien est venu en Suisse après avoir échoué à rejoindre depuis son pays en 2017 l'Etat islamique (EI) via la Turquie et s'y engager en tant que combattant. En Suisse, il voulait se mettre en contact avec d’autres membres et partisans de l’EI et d’agir au service de l’organisation, indique jeudi le MPC dans un communiqué.

Devant le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone où il est renvoyé, le prévenu devra aussi répondre de possession de représentations de la violence. La présomption d'innocence s'applique jusqu'à l'entrée en force d'un jugement, rappelle le MPC.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les exportations horlogères enregistrent un net recul en juin

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En Asie, Hong Kong (-23,1%) et la Chine (-36,5%) ont continué de sous-performer, tirant la moyenne des résultats vers le bas. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les exportations horlogères suisses non ajustées ont poursuivi leur baisse en juin, un mois marqué par un net recul. Le secteur pointe du doigt une demande en berne sur les marchés asiatiques, à l'exception du Japon.

Les exportations de l'horlogerie se sont élevées à 2,3 milliards de francs, soit 7,2% de moins qu'en juin 2023, montrent les dernières statistiques de la Fédération de l'industrie horlogère (FH).

Après six mois, la branche a expédié l'équivalent de 12,9 milliards, ce qui correspond à une diminution de 3,3% par rapport au premier semestre de l'année passée.

Plus de 80% du repli de juin est attribuable aux montres en acier, qui ont vu leur valeur reculer de 15,5% à 724,1 millions. Les produits en métaux précieux sont eux restés stables, avec une hausse de +0,3% à 863,1 millions.

Les volumes totaux ont diminué de 300'000 pièces en un mois, en raison de la nette contraction de l'acier (-18,2%) et de la catégorie "autres matières" (-19,9%). A l'issue du premier semestre, la baisse se chiffre déjà à plus de 800'000 pièces (-9,9%), relève la FH.

Les montres de haut de gamme, de plus de 3000 francs au prix export, "ont bien résisté à la faiblesse de la demande" et sont restées très proches de leur niveau de juin 2023 (-0,5%), note la fédération.

Les autres gammes de prix ont reculé de manière marquée, en particulier le milieu de segment, de 500 à 3000 francs, qui a représenté plus de 80% de la baisse totale.

Les principaux débouchés de l'horlogerie suisse ont montré des évolutions très contrastées, "sans pour autant trop s'éloigner de leur tendance respective depuis le début de l'année".

Ainsi, les Etats-Unis, qui constituent le principal marché avec une part de 16,5% ont une nouvelle fois affiché une hausse significative (+6,5%). Le Japon (+13,2%) a vu sa croissance s'accélérer, "soutenue par les achats des visiteurs étrangers au bénéfice d'un yen faible". Il a ainsi pris la deuxième place du classement en juin avec une part de 7,7%.

Hong Kong (-23,1%) et la Chine (-36,5%) ont continué de sous-performer, tirant la moyenne vers le bas. Ailleurs en Asie, d'importants reculs ont affecté les exportations horlogères, comme aux Emirats arabes unis (-19,6%), à Singapour (-10,8%) ou en Corée du Sud (-8,6%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Santé

Novartis: croissance et rentabilité au rendez-vous au 2e trimestre

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Le bénéfice net de Novartis a enflé de 14% à 4,01 milliards. (archive) (© KEYSTONE/AP/CHARLES KRUPA)

Le mastodonte pharmaceutique Novartis a étoffé à la fois ses revenus et sa rentabilité entre avril et fin juin en comparaison annuelle. La direction relève une nouvelle fois ses ambitions pour l'ensemble de l'exercice, en termes de rentabilité essentiellement.

Le chiffre d'affaires trimestriel s'est étoffé de 9% à 12,51 milliards de dollars (11,11 milliards de francs). L'excédent d'exploitation (Ebit) de base a suivi une courbe plus que proportionnelle, gagnant 17% pour s'établir à 4,95 milliards. La marge afférente a en effet été étendue de 2,5 points de pourcentage à 39,6%, détaille la multinationale dans un point de situation jeudi.

Le bénéfice net hors facteurs jugés non récurrents a enflé de 14% à 4,01 milliards.

La performance comble largement les projections des analystes consultés par l'agence AWP. Le consensus s'articulait autour de 12,33 milliards pour le chiffre d'affaires, 4,70 milliards pour l'Ebit de base et 38,1% pour la marge afférente. Le bénéfice net de base était attendu à 3,78 milliards.

Le gain net comptabilisé s'est inscrit à 3,25 milliards, contre 2,27 milliards un an plus tôt.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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