Rejoignez-nous

Economie

UBS: les pressions inflationnistes continueront sur le long terme

Publié

,

le

A plus brève échéance, soit au troisième trimestre, la question sur toutes les lèvres sera de savoir si le pic des taux directeurs a été franchi, alors que les économistes s'attendent à un dernier relèvement à 2% en septembre (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les pressions inflationnistes ne vont guère faiblir à moyen terme et la politique des taux de la Banque nationale suisse (BNS) devra s'en accommoder. Selon UBS, les chances sont grandes de ne pas assister à un 1er fléchissement des taux avant le premier semestre 2024.

"Au cours des dix prochaines années, la BNS restera influencée par les pressions inflationnistes. Sa réputation et ses moyens d'intervention devraient lui permettre de maintenir l'inflation en dessous de 2%, mais pour ce faire, elle devra fixer son taux directeur à un niveau nettement plus élevé qu'au cours de la dernière décennie", estime Daniel Kalt, économiste en chef d'UBS Suisse.

La Suisse devra composer avec plusieurs pressions inflationnistes d'ordre structurel. D'une part la pénurie de collaborateurs, qui risque encore de se renforcer avec les départs en retraite de la génération des baby-boomers, devrait se traduire par une pression à la hausse sur les salaires. Cette tendance pourrait néanmoins être atténuée par les progrès de la robotique et de l'intelligence artificielle. D'autre part, les tensions entre la Chine et les Etats-Unis poussent les entreprises à réagencer leurs chaînes d'approvisionnement, quitte à voir les coûts augmenter.

La banque s'attend à une évolution de l'inflation dans un couloir de 1 à 1,5% au cours de la prochaine décennie, qui ira de pair avec des taux d'intérêt de 1 à 1,25% et une rémunération des obligations à 10 ans de 1,75% en moyenne. Ces perspectives sont toutefois menacées par un autre scénario. En effet, en cas de récession sévère aux Etats-Unis, les perspectives de l'économie se dégraderont considérablement et la baisse des taux sera plus vigoureuse, projettent les économistes.

Un retour à l'inflation très faible de cette dernière décennie, assortie de taux d'intérêt négatifs et de rendements à 10 ans quasi nuls, ne peut par conséquent être exclu. Mais ce scénario ne se matérialiserait que dans le cas d'une profonde récession mondiale ainsi qu'en Suisse.

Pic des taux franchi?

A plus brève échéance, soit au troisième trimestre, la question sur toutes les lèvres sera de savoir si le pic des taux directeurs a été franchi, alors que les économistes s'attendent à un dernier relèvement à 2% en septembre. La banque centrale américaine et la Banque centrale européenne (BCE) devraient mettre fin à la hausse des taux directeurs avant la fin de l'année, ce qui rendra plus difficile pour la BNS de relever ses propres taux, expliquent les spécialistes d'UBS.

Du côté des emprunts de la Confédération, les rendements à 10 ans ont fortement augmenté l'an passé, l'inflation et les hausses de taux de la BNS et d'autres banques centrales ayant pris les marchés obligataires par surprise. Par la suite, les rendements sont restés stables, malgré les hausses de taux au premier semestre, car les marchés ont assimilé le durcissement des politiques monétaires. Toutefois, en seconde moitié d'année, le marché obligataire devrait commencer à intégrer dans ses anticipations de possibles baisses de taux l'an prochain, ce qui devrait peser légèrement sur la rémunération à 10 ans, projette UBS.

Sur le volet des devises, le franc suisse dispose d'un fort potentiel d'appréciation face au dollar, celui-ci restant surévalué. Par rapport à l'euro, peu de changements sont attendus les prochains mois, alors que le spectre d'une crise énergétique s'est estompé et, avec lui, l'attrait du franc suisse comme valeur refuge.

Le PIB suisse est attendu en progression de 0,9% en 2023 et de 1,3% en 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Economie

Poste: les délais d'acheminement seront assouplis

Publié

le

La Poste ne distribuera plus le courrier A systématiquement dans les délais (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La Poste doit avoir plus de flexibilité dans la distribution. Le Conseil fédéral propose que seulement 90% des lettres et paquets soient livrés à temps. Le géant jaune ne sera plus tenu non plus d'aller vers toutes les maisons habitées à l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Poste: les délais d'acheminement seront assouplis

Publié

le

La Poste ne distribuera plus le courrier A systématiquement dans les délais (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La Poste doit avoir plus de flexibilité dans la distribution. Le Conseil fédéral propose que seulement 90% des lettres et paquets soient livrés à temps. Le géant jaune ne sera plus tenu non plus d'aller vers toutes les maisons habitées à l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Tesco profite au 1er trimestre du relâchement de l'inflation

Publié

le

Les ventes dans les supermarchés Tesco ont progressé outre-Manche (archives). (© KEYSTONE/EPA/MARK MARLOW)

Tesco, la première chaîne britannique de supermarchés, a enregistré une hausse d'environ 3% de ses ventes au premier trimestre, aidée par le repli de l'inflation, et maintient ses prévisions pour le reste de l'année, d'après un communiqué vendredi.

Les ventes du groupe ont atteint 15,6 milliards de livres (17,8 milliards de francs) au premier trimestre, à périmètre comparable, dopées par la filiale de banque, même si les ventes en supermarchés, coeur d'activité du groupe, progressent plus modestement (+3% environ).

"Nous avons continué de bâtir une dynamique pour notre entreprise, avec une forte croissance des volumes à travers le Royaume-Uni, l'Irlande et l'Europe centrale, soutenu par le reflux de l'inflation", commente Ken Murphy, directeur général du groupe de distribution.

De 11% environ à son pic fin 2022, l'inflation est retombée à 2,3% au Royaume-Uni en avril, tempérant la crise du pouvoir d'achat.

"Après un autre trimestre robuste, nous sommes heureux de réitérer notre prévision pour l'année entière, avec une tendance des ventes en ligne avec nos attentes et une activité bien positionnée pour les mois à venir", ajoute M. Murphy.

Le groupe dit attendre pour l'exercice 2024/25 un bénéfice opérationnel d'au moins 2,8 milliards de livres (3,2 milliards de francs au cours du jour).

"La position apparemment indétrônable du plus gros détaillant d'épicerie au Royaume-Uni est réaffirmée" estime Richard Hunter, analyste de Interactive Investors.

La part de marché globale du groupe de 27,6% est équivalente à celle de ses deux plus proches rivaux (Sainsbury et Asda) réunis" malgré un environnement concurrentiel "impitoyable".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Economie

Zurich Insurance lance son programme de rachat d'actions le 17 juin

Publié

le

Zurich Insurance, dirigé par le CEO Mario Greco, veut racheter jusqu'à 1,1 milliard de francs d'actions (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Zurich Insurance lancera lundi prochain son programme de rachat d'actions annoncé en début d'année. Il porte sur un volume de titres d'une valeur maximale de 1,1 milliard de francs.

Sur la base des prix actuels, cela correspond à un volume d'environ 1,6% du capital-actions et des droits de vote actuels de Zurich Insurance, a annoncé vendredi l'assureur dans un communiqué. Le conseil d'administration a l'intention d'annuler les nominatives rachetées sur la deuxième ligne de négoce par une réduction de capital en dessous de la marge de fluctuation du capital.

Le programme de rachat d'actions débutera le 17 juin 2024 et se terminera au plus tard le 31 décembre 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Economie

Flowbank critique vertement la décision de la Finma

Publié

le

Charles-Henri Sabet, fondateur de la banque en ligne Flowbank, estime que la décision de la Finma "condamne une banque innovante en pleine croissance" (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Flowbank, mise en faillite par le gendarme financier Finma, "s'élève avec la plus grande fermeté" contre la décision du régulateur, qui constituerait une violation des droits de la banque en ligne genevoise et de ses actionnaires.

La faillite a été publiée ce vendredi par la Feuille officielle du commerce (Fosc).

La société Flowb Holding Switzerland, propriétaire de Flowbank, entend intenter toutes les procédures nécessaires pour obtenir le respect de ses droits, affirme-t-elle dans un communiqué diffusé jeudi soir, déplorant un "préjudice considérable" qui aurait été causé par la décision de la Finma.

Fondateur de l'établissement et administrateur de Flowb Holding Switzerland, Charles-Henri Sabet exprime son incompréhension. "Cette décision condamne une banque innovante en pleine croissance, dont l'activité était profitable et qui était connue et appréciée par des milliers de clients et partenaires en Suisse comme à l'étranger", indique-t-il, cité dans le communiqué.

Pour la banque en ligne, la décision de la Finma ne repose sur "aucun fondement en fait". Le régulateur base sa décision sur une insuffisance de fonds propres, situation à laquelle Flowb Holding Switzerland aurait remédié en déposant l'argent nécessaire "sur un compte de consignation ouvert auprès d'une banque suisse".

Histoire mouvementée

Ce dépôt aurait permis de régler provisoirement la question des fonds propres en attendant que le gendarme financier accepte une augmentation de capital décidée par l'actionnariat de la banque.

Lancée fin 2020 avec l'ambition de devenir l'un des acteurs de référence de la branche, Flowbank emploie 147 personnes et revendique 22'00 clients.

L'Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) a annoncé jeudi l'ouverture d'une procédure de faillite à l'encontre de Flowbank, sur la base d'une enfreinte grave aux exigences minimales en matière de fonds propres. Une semaine auparavant, le régulateur avait constaté que la banque genevoise ne disposait plus de liquidités propres suffisantes pour exercer son activité. La Finma a en outre "des raisons sérieuses" de craindre que la banque ne soit surendettée.

Cet épilogue vient ponctuer la relation mouvementée entre Flowbank et son autorité de régulation. La Finma avait ouvert en octobre 2021 une première procédure d'enforcement à l'encontre de Flowbank, puis une deuxième en 2023, constatant de graves violations du droit de la surveillance. Les enquêtes du gendarme financier avaient révélé de "graves irrégularités" et conduit la Finma à ordonner le retrait de la licence bancaire, une décision contestée en justice. L'affaire est toujours pendante, en raison d'un recours formé devant le Tribunal administratif fédéral.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture