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UBS et Credit Suisse détenaient 1730 milliards d'actifs à fin 2022

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Sur le plan des résultats, les 7,66 milliards de dollars de bénéfice d'UBS auraient été annihilés par la perte de 7,67 milliards de son dauphin, mais divers facteurs liés notamment au contrat prénuptial entre les deux géants bancaires livrent un gain de 37,11 milliards (archives). (© KEYSTONE/DPA/BORIS ROESSLER)

UBS et Credit Suisse disposaient sur une base pro forma de 1730 milliards de dollars d'actifs à fin 2022, selon un document remis au régulateur américain de la Bourse (SEC) dans le cadre du projet de fusion entre les deux grandes banques helvétiques.

Sur le plan des résultats, les 7,66 milliards de dollars de bénéfice d'UBS auraient été annihilés par les 7,67 milliards de pertes de son dauphin, mais la prise en compte de divers facteurs liés notamment au contrat prénuptial entre les deux géants bancaires livre un gain de 37,11 milliards, rapporte le document remis mercredi par UBS à la SEC.

Les calculs du numéro un bancaire suisse intègrent divers éléments subséquents de l'exercice écoulé, notamment l'amortissement complet de 15 milliards de francs de titres de dette "additionnal tier 1 ou AT1" de Credit Suisse ordonné le 19 mars par l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma), ainsi que la cession d'une part considérable des produits titrisés au fonds Apollo Global Management.

L'équation exclut par contre les retraits non négligeables de dépôts en numéraires, le non-renouvellement de dépôts parvenus à échéance ou encore les reflux nets d'actifs chez Credit Suisse au-delà du 31 décembre, tout comme les éléments du plan de restructuration effectivement déployés par ce dernier au cours du premier trimestre 2023.

UBS n'a pas non plus tenu compte de la couverture sur pertes offerte par la Confédération pour accompagner le rapprochement, les détails de cet accord devant encore être réglés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

La Confédération doit agir contre les violences sur internet

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Les signataires appellent le DFJP et le Conseil fédéral à agir de manière déterminée, à tous les niveaux de l’Etat et dans l’ensemble des départements concernés (archives). (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Le Conseil fédéral et le Parlement doivent lutter résolument contre les "deepfakes" et les violences sexualisées sur internet. Des représentants de l’ensemble des partis politiques ont remis 25'000 signatures au Département fédéral de justice et police (DFJP).

La collecte de signatures est portée par l'Initiative Internet transpartisane ainsi que par les Vert-e-s et la plateforme pour la démocratie WeCollect, peut-on lire dans un communiqué diffusé mardi.

"Les 'deepfakes' (contenus générés ou modifiés par l'IA pour imiter de façon réaliste une personne) et le 'revenge porn' (diffusion non consentie d’images ou de vidéos intimes d’une personne) suscitent une vive inquiétude. Les témoignages de femmes politiques, animatrices et influenceuses suisses qui en ont été victimes se multiplient", souligne Guido Fluri, initiateur de l'Initiative Internet, lancée en mars dernier.

"Cette vague de 'deepfakes' peut toucher tout le monde. Les principales victimes sont les femmes et les jeunes filles. Elles sont dénudées numériquement, sexualisées, exploitées et exposées publiquement. C’est inacceptable", renchérit la conseillère nationale verte Meret Schneider.

"Défaillance systémique"

Les 25'000 signatures ont été récoltées en un temps record. "Par cette mobilisation, nous voulons mettre en lumière la défaillance systémique de la politique et des autorités de poursuite pénale - qui peinent à suivre l'évolution du phénomène - et obtenir les changements nécessaires, affirme la conseillère nationale socialiste Min Li Marti.

Les signataires appellent ainsi le Département fédéral de justice et police (DFJP) et le Conseil fédéral à agir de manière déterminée, à tous les niveaux de l’Etat et dans l’ensemble des départements concernés. Des mesures sont notamment nécessaires en matière de droit pénal et de régulation des plateformes.

Pour la conseillère nationale UDC Nina Fehr Düsel, co-initiatrice de l’Initiative Internet, il est urgent de s’attaquer également aux applications dites de "nudification", qui permettent de générer de fausses images dénudées à partir de simples photographies. "Une fois qu’un contenu est diffusé sur internet, il est pratiquement impossible de le faire disparaître", relève-t-elle.

Lancée en mars dernier, l'Initiative Internet entend de son côté tenir les plateformes numériques responsables de la diffusion de contenus illégaux. Elle a déjà récolté plus de 30'000 signatures en trois mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Technip, Airbus, Safran et Tereos en quête de kérosène durable

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La création de cette coentreprise, dont Airbus fait partie, devrait être finalisée au second semestre 2026. (archive) (© KEYSTONE/EPA/FAZRY ISMAIL)

Les entreprises françaises Technip Energies, Airbus, Safran et Tereos ont annoncé mardi la création d'une coentreprise destinée à développer la production de carburants d'aviation d'origine non fossile (SAF) à l'échelle industrielle à Dunkerque, en France.

La coentreprise, baptisée Rebound, pourrait produire 160'000 tonnes par an de carburants d'aviation durables (SAF, selon l'acronyme anglais) au port de Dunkerque, indiquent les entreprises dans un communiqué commun.

Il s'agirait de "l'une des plus grandes usines de ce type en Europe, renforçant la souveraineté énergétique européenne", et permettant de soutenir "le leadership industriel français dans la transition énergétique".

"Avec cet accord, les partenaires s'engagent à financer la phase de développement du projet, qui comprend les études d'ingénierie et les autres activités nécessaires pour considérer une décision finale d'investissement", est-il précisé.

Les entreprises ajoutent qu'"une étape décisive a déjà été franchie: le port de Dunkerque a attribué à Technip Energies un site industriel dans le nord de la France qui, une fois la coentreprise finalisée, offrira à Rebound des avantages logistiques pour le transport des matières premières et des produits, ainsi qu'une procédure d'obtention des permis simplifiée".

"Le projet s'appuiera sur la technologie +Alcohol-to-Jet (AtJ)+", option "adaptée et compétitive à l'échelle industrielle": l'éthanol avancé, produit à partir de résidus agricoles et forestiers, est converti en carburants d'aviation durables pouvant être mélangés au kérosène conventionnel et utilisés dans les moteurs et les avions existants.

La création de la coentreprise, soumise aux conditions de clôture et approbations d'usage, devrait être finalisée au second semestre 2026.

Dans l'Union européenne, les obligations d'incorporation de SAF augmenteront progressivement pour atteindre 6% d'ici 2030 et 70% d'ici 2050, entraînant une multiplication par huit de la demande entre 2030 et 2050, soulignent les entreprises dans leur communiqué.

Les compagnies aériennes, réunies en congrès à Rio de Janeiro (Brésil), ont déploré samedi que ces carburants d'aviation d'origine non fossile restent beaucoup trop rares et chers pour permettre une décarbonation du transport aérien.

La production mondiale des SAF devrait atteindre quelque 2,4 millions de tonnes en 2026, soit 0,8% de la consommation des compagnies aériennes, selon l'Association du transport aérien international (Iata).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Les magasins ne seront pas ouverts plus souvent le dimanche

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Les magasins ne pourront pas ouvrir douze dimanches par année, contre quatre actuellement (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les magasins ne pourront pas ouvrir plus souvent le dimanche. Le Conseil des Etats a rejeté mardi, par 22 voix contre 21 avec la voix prépondérante du président, un projet demandant une ouverture douze dimanches par année, contre quatre actuellement.

Il existe un besoin croissant de la population de disposer d’horaires flexibles pour faire ses achats. Ce projet répond à ce besoin et permet au commerce de détail de renforcer sa compétitivité face aux fournisseurs sur Internet et dans les pays limitrophes, a indiqué Tiana Moser (PVL/ZH) pour la commission. Les commerces devraient donc pouvoir employer du personnel, sans autorisation, jusqu'à 12 dimanches par an.

L'autonomie des cantons est préservée. Ce sont eux qui décideront s'ils font usage ou non de cette possibilité, a précisé la Zurichoise. Le projet fait suite à une initiative du canton de Zurich, déposée en 2023.

"Attaque frontale"

Carlo Sommaruga (PS/GE) a dénoncé une "attaque frontale contre le dispositif légale de protection des travailleurs". Des travailleurs du domaine de la vente qui connaissent déjà des conditions difficiles.

M. Sommaruga a aussi souligné l'impact que cela aurait sur le porte-monnaie des employés. Avec cette extension, le travail le dimanche ne serait plus extraordinaire dans la vente mais ordinaire. Les travailleurs perdraient leur droit à un supplément pour travail le dimanche.

Le projet n'implique pas de faire appel aux mêmes travailleurs tous les dimanches, a opposé le ministre de l'économie Guy Parmelin, pour qui le projet représente un assouplissement modéré. Et de préciser que les cantons pourraient prévoir que chaque travailleur ne puisse pas être employé plus de six dimanches. Le supplément salarial pour un tel travail serait ainsi préservé.

Grandes surfaces favorisées

Plusieurs orateurs ont également souligné que la mesure ne profiterait pas forcément aux magasins, en particulier aux petits. Le gâteau ne va pas devenir plus grand, a imagé Andrea Gmür-Schönenberger (C/LU). Le volume d'achats ne va pas augmenter, contrairement aux coûts de fonctionnement.

Ce projet ne profitera qu'aux grandes surfaces, a abondé Pierre-Yves Maillard (PS/VD). Et d'appeler à ne pas enlever le seul avantage que les commerces familiaux ont face aux grandes surfaces.

Tiana Moser (PVL/ZH) a rappelé que le projet offrait une possibilité aux cantons mais qu'ils n'étaient pas obligés de la saisir s'ils n'en voulaient pas. Sans succès.

Le texte a été rejeté de justesse par la gauche, une majorité des élus centristes ainsi que quelques UDC. Le National doit encore se prononcer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Allemagne: l'industrie reprend quelques couleurs en avril

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Les exportations allemandes ont augmenté de 3,6% sur un an. (archive) (© KEYSTONE/EPA/FRIEDEMANN VOGEL)

L'industrie allemande s'est légèrement reprise en avril, avec une hausse de ses exportations et de sa production par rapport au mois de mars, à un niveau toutefois encore bas pour la première économie européenne en crise.

D'après un communiqué de l'office fédéral statistique Destatis publié mardi, les exportations de la première économie européenne ont enregistré une croissance de 0,9% sur un mois en données corrigées des variations saisonnières (CVS) et provisoires, pour atteindre 136,6 milliards d'euros.

Les analystes de la plateforme Factset tablaient sur un recul de 0,8%.

L'Allemagne a affiché un excédent commercial qui s'est légèrement contracté à 14,5 milliards d'euros. Et sur un an, les exportations ont augmenté de 3,6%.

Les Etats-Unis sont restés la première destination des marchandises allemandes avec 11,4 milliards d'euros, en hausse de 1,8% sur un mois.

La Chine, à la fois partenaire clé et rival commercial pour l'Allemagne, est restée son principal fournisseur tandis que les exportations vers ce pays ont reculé de 3,5% en avril.

Autre indicateur révélé mardi, la production industrielle a progressé un peu moins qu'attendu de 0,4% sur un mois, alors que les analystes de la plateforme Factset anticipaient une augmentation de 0,8%.

Celle-ci a été tirée par la reprise du secteur du bâtiment (+2,4%) qui avait connu un début d'année difficile en raison de la météo, mais lestée par l'industrie automobile, pilier en difficultés de l'économie allemande (-4,7%).

"La conjoncture industrielle apparaît assez atone au début du deuxième trimestre, sur fond de conflit persistant au Proche-Orient et de hausse des prix de l'énergie", estime dans un communiqué le ministère fédéral de l'Economie.

Il observe notamment une "tension croissante dans les chaînes d'approvisionnement" qui pourrait freiner la dynamique de production dans certains domaines.

"Les impulsions de reprise pour la conjoncture restent pour l'instant plutôt faibles", note également Jens-Oliver Niklasch, de LBBW, rappelant le poids de la fermeture du détroit d'Ormuz provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

Pour Carsten Brzeski, économiste chez ING, les chiffres de la production industrielle "montrent que l'espoir d'un rebond industriel en 2026 a de nouveau été rangé au placard", la "toile de fond" restant "celle d'une industrie allemande qui stagne depuis quatre mois".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Raiffeisen rabote ses prévisions pour l'économie suisse

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Selon les économistes, des pénuries d'approvisionnement moins généralisées, la faiblesse de la demande ainsi que le marché du travail en difficulté limitent les risques d'effets de second tour plus marqués des prix de l'énergie. (archive) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les économistes de la banque Raiffeisen ont revu à la baisse leurs attentes en matière de croissance économique de la Suisse pour cette année et la suivante, tout en relevant leur prévision d'inflation, face notamment à la guerre au Moyen-Orient qui se prolonge.

Les experts de la coopérative bancaire tablent désormais sur un produit intérieur brut (PIB), ajusté des événements sportifs, en hausse de 0,8% en 2026 et de 1,3% en 2027, respectivement 0,1 point de pourcentage de moins que dans leurs précédentes prévisions début mai, ont-ils indiqué mardi dans une étude conjoncturelle.

Pour cette année, la Suisse devrait mieux s'en sortir que la zone euro (+0,6%) et le Japon (+0,2%), mais elle restera nettement derrière les Etats-Unis (+1,9%) et la Chine (+4,0%).

Côté inflation, Raiffeisen a par contre revu à la hausse ses attentes, l'accélération des prix à la consommation étant désormais attendue à 0,7% cette année - deux points de pourcentage de plus que précédemment prévu - et à 0,9% la suivante (stable).

Le conflit au Moyen-Orient "freine la demande mondiale et retarde la reprise tant attendue dans l'industrie européenne. Les perspectives d'emploi en Suisse restent donc moroses, entraînant une nouvelle légère hausse du chômage", ont averti les économistes de Raiffeisen.

"Compte tenu de la part nettement plus faible de l'énergie dans le panier des prix à la consommation, la hausse de l'inflation reste modérée en Suisse", ont-ils nuancé. Selon ces derniers "contrairement à 2022 (avec le début de la guerre en Ukraine), des pénuries d'approvisionnement moins généralisées, la faiblesse de la demande ainsi que le marché du travail en difficulté limitent les risques d'effets de second tour plus marqués des prix de l'énergie, ce qui fait qu'une nouvelle hausse forte de l'inflation n'est pas à l'ordre du jour pour l'instant".

En mai, l'inflation avait atteint 0,6% sur un an, au même niveau que le mois précédent mais représentant un doublement par rapport à mars (0,3%). Les prix à la consommation se situent ainsi clairement dans la fourchette de 0% à 2% défendue par la Banque nationale suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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