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Economie

Rebond de 2,8% du PIB romand attendu en 2021 (banques cantonales)

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Refroidie par la crise sanitaire, l'économie romande doit connaître dès cette année un rétablissement marqué, avant d'accélérer encore en 2022. (Archive) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Après avoir été plombé par la crise sanitaire en 2020, le produit intérieur brut (PIB) des cantons romands devrait rebondir cette année, et connaître encore une accélération en 2022, selon une étude des banques cantonales romandes publiée mercredi.

Pour l'année en cours, les établissements tablent sur une croissance du PIB romand de 2,8% - après une contraction de 2,3% en 2020 - à comparer avec les 3,2% attendus pour l'ensemble de la Suisse. Une dynamique qui devrait encore s'accélérer l'année prochaine, pour atteindre 4,2%, nettement plus que la moyenne nationale (+3,4%) et légèrement en retrait de la moyenne mondiale (+4,9%).

La crise du Covid-19 n'aura finalement pas été aussi grave que ce qui était redouté après le semi-confinement du printemps 2020, soulignent les auteurs du rapport sur le PIB romand, rappelant qu'à l'époque, une chute de 5,7% était attendue.

Reste que "le degré d'incertitude est élevé et une certaine prudence est donc de mise", signalent les banques cantonales romandes, en référence notamment au risque de voir apparaître de nouveaux variants du SARS-CoV-2, qui rendraient plus difficile la lutte contre la pandémie et partant, la reprise économique.

Le redressement attendu en 2021 devrait bénéficier à la plupart des branches, en particulier celles qui ont le plus souffert de la crise sanitaire en 2020, même si pour certaines, comme l'hôtellerie-restauration, la situation reste compliquée en raison du maintien de mesures de protection ou du faible nombre d'hôtes étrangers.

Alors que sur le plan mondial les chaînes logistiques restent perturbées, en raison notamment de pénuries de certaines marchandises, il est trop tôt pour parler de normalisation, selon les auteurs de l'étude.

En termes réels, c'est-à-dire corrigé de l'inflation, le PIB romand s'est monté à 172,6 milliards de francs en 2020, après 176,7 milliards en 2019, selon les estimations établies par l'Institut d'économie appliquée de la Faculté des HEC de l'Université de Lausanne (Crea). Il représente près d'un quart (24,4%) du PIB helvétique.

Une économie genevoise solide

Si le PIB romand est globalement positif, qu'en est-il plus spécifiquement de Genève? En dépit de ce contexte difficile, l'économie genevoise a été solide et a bien tenu le choc de la crise Covid comme l'explique Charlie Carré, économiste à la Banque Cantonale Genevoise.

Charlie Carré
Economiste à la Banque Cantonale Genevoise
Charlie CarréEconomiste à la Banque Cantonale Genevoise

L'une des explications aux bons résultats de l'économie genevoise est sa résilience face à la crise Covid. Ecoutez Charlie Carré.

Charlie Carré
Economiste à la Banque Cantonale Genevoise
Charlie CarréEconomiste à la Banque Cantonale Genevoise

ATS avec Miguel Hernandez

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Coronavirus

Convoi de RAlpin refoulé par l'Italie, faute de "green pass"

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Un convoi de "chaussée roulante" en gare de Novare, dans le Piémont (archives). (© KEYSTONE/KARL MATHIS)

Un convoi ferroviaire de la société suisse Ralpin transportant des camions de marchandises a été refoulé à la frontière italienne la semaine dernière. Six des 16 chauffeurs véhiculés par l'opérateur ne disposaient pas du certificat sanitaire exigé par l'Italie.

Sollicitée lundi par AWP, la direction de l'entreprise détenue par le BLS, les Chemins de fer fédéraux (CFF) et Hupac, a confirmé l'information relayée en fin de semaine dernière par l'agence de presse italienne Ansa.

Il s'agissait d'un convoi de chaussée roulante reliant Fribourg-en-Brisgau (D) au terminal intermodal de Novare, dans le Piémont. "Dans ce cas de figure, les chauffeurs voyagent dans une voiture-couchette d'accompagnement", a expliqué Ludwig Näf, directeur général (CEO) de Ralpin.

"En règle pour le transit par la Suisse"

Or, l'obligation de certificat a été prolongée en Italie à partir du 15 octobre (vendredi), et comme les chauffeurs n'étaient pas tous en possession d'un certificat Covid-19 (baptisé "green pass" en Italie) lors du contrôle à Domodossola, le train a dû retourner à Fribourg-en-Brisgau et être déchargé", a poursuivi le patron de Ralpin.

Comme un agent de train de la filiale italienne de CFF Cargo doit être présent dans le train pour des raisons de sécurité, cela fait de la voiture-couchette de la chaussée roulante un "lieu de travail", avec obligation de certificat selon les règles en vigueur en Italie, a expliqué le dirigeant.

Egalement contactée, l'Administration fédérale des douanes (AFD) a indiqué que le convoi était "en possession de toute la documentation nécessaire en règle pour transiter par la Suisse", selon une porte-parole.

Entreprises de transport inquiètes

Afin d'éviter la répétition d'une telle déconvenue, RAlpin a mis en place un "contrôle rigoureux" dans ses terminaux de Fribourg-en-Brisgau et Novare, et les chauffeurs routiers dépourvus de certificat seront refusés. Une grande partie sont originaires d'Europe de l'Est, où le scepticisme à l'égard de la vaccination est élevé, ou les types de vaccin reconnus par l'Union européenne indisponibles, relève M. Näf.

L'introduction de la nouvelle réglementation fait craindre "des blocages, désagréments et retards pour toutes les marchandises transportées par ces trains", pouvait-on lire sur le site de la Repubblica.

Une opinion partagée par le CEO de RAlpin: "cette nouvelle disposition légale suscite une grande inquiétude parmi toutes les entreprises de transport de marchandises dont le siège est situé en dehors de l'Italie". Le responsable n'était pas en mesure d'estimer l'impact de l'incident sur le futur des opérations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Actualité

Les services de l'entreprise eat.ch sont des activités postales

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eat.ch exerce une activité postale en Suisse sous la forme d’un service coursier en nom propre, considère la Commission fédérale de la Poste (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'entreprise de livraison de repas eat.ch doit s'enregistrer auprès de la Commission fédérale de la Poste (PostCom) d'ici novembre. Ses services relèvent d'activités postales au sens de la loi sur la Poste. L'entreprise va faire recours contre cette décision.

Dans un communiqué diffusé lundi, la commission a indiqué être arrivée à la conclusion que eat.ch exerce une activité postale en Suisse sous la forme d’un service coursier en nom propre et qu’elle doit donc s’annoncer conformément. Sont notamment concernés par cette obligation les prestataires de services postaux qui transportent des colis adressés jusqu’à 30 kilogrammes.

Si certains prestataires ne sont pas enregistrés sur le marché "très disputé" des prestations de coursiers et de livraisons de repas, cela porte préjudice aux autres entreprises, explique la PostCom. L'enregistrement offrira également une meilleure protection aux travailleurs de eat.ch. Ils pourront invoquer la protection découlant de l’ordonnance de la PostCom relative aux exigences minimales.

Les services postaux comprennent d’une part le traitement d’envois spécifiques et d’autre part certains processus, tels que le dépôt et la distribution, définit la commission. Dans le cas de eat.ch, les colis repas, dont la forme définitive permet le traitement postal, plus spécifiquement le retrait, le transport et la distribution à des destinataires clairement identifiables, répondent aux critères d’un envoi postal, ajoute-t-elle. Par contre, la nature du contenu n'est pas un critère.

Une "plateforme"

L'entreprise eat.ch va déposer un recours contre la décision de la commission auprès du Tribunal administratif fédéral, a indiqué sa porte-parole à l'agence d'information Keystone-ATS. Elle dispose de trente jours pour le faire. Elle considère qu'elle agit principalement comme une plateforme entre les restaurants et les consommateurs. Les restaurants livrent eux-mêmes les repas.

La porte-parole ajoute que dans les communes où eat.ch recourt à des coursiers, ceux-ci sont aussi payés lorsqu'ils ne livrent pas. Ils reçoivent partout plus que le salaire minimum cantonal le plus élevé, soit 23 francs de l'heure.

Syndicom salue la décision de la commission. Le syndicat attend de l'entreprise eat.ch qu'elle entame rapidement des négociations pour une convention collective afin de régler les conditions de travail de ses employés. Les coursiers à vélo disposent d'une convention collective de travail (CCT), rappelle Syndicom. Le syndicat Unia indique également qu'il compte concentrer ses efforts sur les futures négociations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Migros étend son service de points de retrait de colis

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D'ici la fin de l'année, 70 nouveaux casiers en libre-service dans les magasins Migros seront ajoutés au réseau, qui compte déjà plus de 700 points de retrait. (archives) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Migros va installer de nouveaux points de collecte pour le retrait des colis au sein de son service Pickmup. Cela permettra d'étendre la couverture et les horaires de ce service, a précisé la coopérative lundi.

D'ici la fin de l'année, 70 nouveaux casiers en libre-service dans les magasins Migros seront ajoutés au réseau, qui compte déjà plus de 700 points de retrait. En outre, des points de retrait en extérieur, en libre accès, jour et nuit, seront installés en 2022, a précisé le géant orange dans son communiqué.

Le service Pickmup a été introduit en 2015 pour les clients souhaitant se faire livrer gratuitement leurs commandes dans le lieu de leur choix.

Le service est disponible pour les achats effectués en ligne, aussi bien pour le supermarché, que les magasins spécialisés de Migros (Sportxx, Melectronics...) et même certaines sociétés tierces (Zalando, Digitec/Galaxus, Brack.ch...).

Si la commande ne répond pas aux attentes, le point de retrait peut également être utilisé comme point de renvoi, précise Migros.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Les nuitées hôtelières devraient avoir progressé en septembre

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Le rebond de près d'un quart des nuitées hôtelières en septembre est à mettre au crédit essentiellement du retour des touristes étrangers, tenus à l'écart par les restrictions de voyage un an plus tôt. (archives) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le nombre de nuitées hôtelières devrait avoir crû en septembre en Suisse, porté par le retour des touristes étrangers, selon les premières estimations publiées par l'Office fédéral de la statistique (OFS).

En septembre, le nombre de nuitées dans l'hôtellerie suisse devrait avoir grimpé de 22,9% sur un an, d'après les statistiques expérimentales Hesta rendues publiques lundi. Douze mois auparavant, 2,66 millions de nuitées avaient été comptabilisées dans les établissements du pays, soit un recul de plus de 28% par rapport à septembre 2019.

Ce rebond de près de 23% sur un an serait avant tout à mettre sur le compte des voyageurs étrangers (+90,7%). Un an plus tôt, le secteur était toujours fortement pénalisé par les restrictions de déplacement liées à la pandémie de coronavirus. Les touristes étrangers avaient été à l'origine d'à peine 638'000 nuitées (-68,5%).

Le mois dernier, les Suisses devraient être à l'origine de 2,3% nuitées de plus, après 2 millions d'unités enregistrées en septembre 2020.

De janvier à août 2021, l'hôtellerie a enregistré 19,2 millions de nuitées, soit une hausse de 15,1%, ce qui correspond à 2,5 millions de nuitées supplémentaires par rapport à la même période de l'année précédente.

Cette enquête statistique est basée sur une majorité de données récoltées directement auprès des hôtels, précise l'OFS. Afin de pouvoir réaliser des estimations à un stade précoce de la collecte, une procédure d'extrapolation expérimentale est utilisée pour le traitement de la non-réponse.

Les chiffres provisoires de l'hébergement touristique de septembre seront publiés le 4 novembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

SGS rachète le français Idea Tests, actif dans les cosmétiques

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Fondé en 1999, Idea dispose d'installations dans la région de Bordeaux et de Brest), ainsi qu'à Bucarest. Le groupe emploie 80 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de près de 6 millions d'euros l'année dernière. (archives) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

SGS a repris Idea Tests, un fournisseur français de tests cliniques, microbiologiques et in-vitro ainsi que de services réglementaires pour l'industrie des cosmétiques et des soins personnels.

Fondé en 1999, Idea dispose d'installations à Martillac et Talence (région de Bordeaux), ainsi qu'à Plouzané (région de Brest) et à Bucarest, en Roumanie. Le groupe emploie près de 80 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de près de 6 millions d'euros l'année dernière.

La transaction, soumise aux conditions de clôture habituelles, devrait être finalisée en décembre. Aucune information sur les modalités financières de l'opération n'a été divulguée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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