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Protection du climat: l'aménagement du territoire a un rôle à jouer

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Aménagement du territoire et protection du climat vont de pair, et les cantons et communes ont un rôle à jouer, selon EspaceSuisse (image symbolique). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La protection du climat et l'aménagement du territoire vont de pair. Ce dernier joue un rôle-clé dans l'adaptation aux conséquences du réchauffement climatique, selon des experts réunis au congrès annuel d'EspaceSuisse, qui a eu lieu jeudi sous forme de webinaire.

"Le changement climatique est le plus grand défi de notre temps", écrit EspaceSuisse, l'Association suisse pour l'aménagement du territoire, dans son communiqué. Et de souligner qu'en matière de protection du climat et de décarbonisation, l'aménagement du territoire a sa part de responsabilité à endosser, via notamment davantage d'investissement dans la protection de la nature et du paysage.

Renforcer la biodiversité et préserver les écosystèmes sont deux actions aussi importantes que celle de réduire des gaz à effet de serre, selon l'association. Et la Suisse accuse un retard en matière de politique climatique, a pointé Thomas Stocker, physicien, climatologue et représentant suisse du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) lors du congrès.

Cantons et communes doivent créer les conditions-cadres appropriées, estime EspaceSuisse. Le changement climatique doit être ancré dans leurs plans directeurs, leurs plans d'affectation et dans leurs règlements sur les constructions.

Un guide a été présenté aux près de 300 participants au congrès. Destiné aux petites et moyennes communes, il leur propose 60 mesures "efficaces et faciles", selon EspaceSuisse, à mettre en oeuvre en faveur du niveau de zéro émission nette.

Nouvelle campagne

Par ailleurs, EspaceSuisse, aux côtés d'acteurs des domaines du patrimoine culturel, de l'architecture, du paysage et de l'aménagement du territoire, lance la campagne Climat et culture du bâti. Ils s'engagent en faveur de l'objectif zéro émission ainsi que pour des espaces "de qualité et respectueux de notre identité".

La construction et l'utilisation des bâtiments représentent une consommation importante de ressources et des émissions élevées en CO2. En outre, "le débat sur le climat est dominé par les aspects techniques et économiques", relèvent-ils jeudi dans un autre communiqué.

La campagne présentera des études scientifiques, des exemples de réalisation et des solutions. Elle vise à montrer que l'autosuffisance énergétique, la promotion des énergies renouvelables et la neutralité carbone peuvent être conciliées avec une culture du bâti de qualité et qu'il peut en résulter "une plus-value sociale et culturelle".

Stratégie "adéquate", "bonne" planification et concept de qualité global pour l'ensemble de l'espace: une collaboration transdisciplinaire et intersectorielle renforcée doit permettre une "prise de conscience accrue des valeurs de la culture du bâti".

Des acteurs du secteur public, des organisations professionnelles et de la société civile s'engagent dans cette campagne, soutenus par l'Office fédéral de la culture. Outre EspaceSuisse, y participent notamment la Fédération des architectes suisses, la Chaire Héritage construit et conservation du patrimoine de l’EPFZ, la Conférence suisse des conservatrices et conservateurs des monuments, le Centre national d’information sur le patrimoine culturel ou encore Patrimoine suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une commission veut décourager les cas bénins aux urgences

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Une taxe pourrait être imposée aux Urgences pour les cas bénins (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les patients se rendant aux urgences pour des cas bénins pourraient être taxés ou voir leur quote-part augmentée. La commission de la santé du National a entamé des travaux législatifs en ce sens, en dépit des nombreuses critiques que le projet suscite.

Les urgences sont sous pression. Pour les soulager, la commission veut instaurer une incitation financière dissuasive. L'idée est partie d'une initiative parlementaire de l'ancien conseiller national vert'libéral Thomas Weibel (PVL/ZH).

Pluie de critiques

Le Zurichois demandait une taxe pour toute admission aux urgences, Celle-ci ne serait pas imputée sur la franchise ou la participation aux coûts. Les enfants et les adolescents, de même que les patients envoyés par un médecin et les malades dont le traitement nécessite par la suite une hospitalisation, en seraient exemptés.

Un tel projet a cependant récolté une pluie de critiques. Les cantons ont fait savoir leur opposition dans une lettre à la commission, dont plusieurs médias se sont fait l'écho. "La taxe aux urgences n’aurait non seulement aucun effet de maîtrise des coûts, mais contribuerait à peine au désengorgement des services", écrit la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé.

L'initiative risque en outre de générer une surcharge de travail. Le conseiller national et médecin Michel Matter (PVL/GE) rappelle en outre qu'une prise en charge tardive coûte aussi très cher.

Femmes enceintes et mineurs exemptés

La commission semble avoir pris en compte ces critiques. Elle propose désormais deux variantes, indiquent vendredi les services du Parlement. La première prévoit une taxe chaque fois qu’un assuré a recours à un traitement d’urgence. A moins qu'il ne s'agisse d'une réelle urgence.

La deuxième mise sur une augmentation de 50 francs de la quote-part de l'assuré, si ce dernier se rend aux urgences sans y avoir été envoyé par un médecin, un centre de télémédecine ou un pharmacien. Dans les deux variantes, les femmes enceintes et les mineurs seraient exemptés de la dissuasion financière.

Certains membres de la commission auraient souhaité explorer d'autres pistes pour décharger les urgences. Une proposition de motion, chargeant le Conseil fédéral de prendre des mesures en concertation avec les associations concernées et s’inspirant des modèles pratiqués à l’étranger, a toutefois été rejetée par 12 voix contre 12, avec la voix prépondérante de la présidente.

Une proposition de classement de l’initiative a également été rejetée par 13 voix contre 10 et avec 1 abstention.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Berne veut élargir les réserves obligatoires de médicaments

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La situation est jugée "problématique" sur le front des médicaments (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/WALTRAUD GRUBITZSCH)

Face à la pénurie de médicaments, Berne veut élargir l'obligation de déclaration et les réserves obligatoires de ces produits. Les antiépileptiques et les médicaments contre la maladie de Parkinson devraient notamment être intégrés dans les réserves obligatoires.

Les médicaments contre les troubles psychiques doivent aussi en faire partie, a déclaré vendredi Christoph Amstutz, chef du domaine Produits thérapeutiques à l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays (OFAE), à la radio alémanique SRF. Si ces médicaments venaient à manquer, cela pourrait avoir de graves conséquences pour les patients, selon lui.

Cela fait plusieurs années déjà que l'on travaille sur cette thématique, a précisé M. Amstutz. "Les listes de ce qui doit être intégré à l'obligation de déclaration ou aux réserves de médicaments sont prêtes" et seront déposées cette année.

Ce travail a eu lieu dans le cadre d'un processus régulier, ayant lieu tous les quatre ans, lors duquel les médicaments sont soumis à une réévaluation. En parallèle, l'OFAE, en collaboration avec l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), est en train d'élaborer un plan de sécurité d'approvisionnement.

Difficultés inédites

C'est la première fois que l'approvisionnement en certains médicaments atteint un niveau problématique, selon M. Amstutz. Dans le passé, en cas de difficultés, on avait pu avoir recours aux réserves obligatoires ou trouver des substances alternatives.

Maintenant en revanche, certains antibiotiques oraux ne sont plus disponibles. Cela ne veut pas dire que des personnes vont en mourir, a rassuré M. Amstutz. Dans ces cas, on a recours à des substances actives gardées en réserves en cas de résistances.

C'est en particulier parmi les médicaments pédiatriques qu'il y a des manques, a-t-il poursuivi. C'est une problématique saisonnière liée à la vague de grippe et autres infections touchant les enfants. Toutefois, c'est aussi une répercussion de la pandémie, pendant laquelle l'utilisation d'antibiotiques a explosé.

Crise globale

Les raisons des difficultés d'approvisionnement viennent d'une part de problèmes sur les routes d'approvisionnement en provenance d'Asie ainsi que du confinement en Chine. La guerre en Ukraine joue aussi un rôle. La crise est mondiale.

A court terme, la taskforce de la Confédération est nécessaire. Mais il faut aussi trouver des solutions sur le moyen et long terme, selon M. Amstutz. L'autorité de surveillance des médicaments Swissmedic et les fabricants doivent pouvoir trouver des solutions créatives ou accélérer les voies juridiques. Les solutions doivent être coordonnées avec les autorités d'autorisation européennes.

Avec la fin du confinement en Chine et le retour à la normale sur les chaines d'approvisionnement, on peut espérer recevoir davantage de principes actifs. Selon M. Amstutz, la situation devrait rester problématique pendant deux à trois ans, sans passer au stade critique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Elisabeth Baume-Schneider pourra jouer le rôle de médiatrice

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Pour la ministre jurassienne Elisabeth Baume-Schneider, la résolution de la Question jurassienne dans l'intérêt de toutes les parties est sa priorité (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La conseillère fédérale jurassienne Elisabeth Baume-Schneider pourra jouer le rôle de médiatrice dans le dossier de Moutier (BE) comme l'ont fait ses prédécesseurs à la tête du DFJP. Les gouvernements bernois et jurassien lui ont accordé leur confiance.

La Confédération assume en effet une fonction de médiation pour le cas où les négociations entre les cantons s'avéreraient difficiles sur la Question jurassienne. Cette tâche relève traditionnellement du chef du Département fédéral de justice et police (DFJP).

Elisabeth Baume-Schneider avait indiqué peu après son entrée en fonction en janvier être prête à assumer ce rôle de médiatrice dans l'intérêt des deux cantons. "L'un comme l'autre l'ont assurée de leur confiance pleine et entière par courrier", indique vendredi le DFJP.

Réussir le transfert de Moutier

Le Conseil-exécutif bernois a donné sa réponse le 18 janvier et le Gouvernement jurassien le 24 janvier. Pour la ministre Elisabeth Baume-Schneider, il importe que ces dernières étapes en vue de la résolution définitive de la question jurassienne soient une réussite pour les deux cantons et leur population, poursuit le DFJP.

La Bernoise Simonetta Sommaruga avait aussi traité ce dossier sensible quand elle était cheffe du DFJP et n'avait jamais eu à se récuser. L'ancienne conseillère fédérale avait alors demandé au canton du Jura s'il voyait un problème à ce qu'une Bernoise se charge du dossier de la Question jurassienne.

Réticences dans le Jura bernois

Dans le Jura bernois, certains mettent en doute l'impartialité de la Jurassienne. Après les mouvements antiséparatistes Sanglier et Force démocratique, c'était jeudi au tour des sections du PLR et de l'UDC du Jura bernois de dénoncer le rôle de médiatrice d'Elisabeth Baume-Schneider.

Ces partis et mouvements, opposés au transfert de Moutier, citent le passé de militante de la conseillère fédérale. PLR et UDC estiment qu'Elisabeth Baume-Schneider peut difficilement être crédible en tant que médiatrice tenue à l'impartialité et au devoir de réserve dans une négociation entre les cantons de Berne et du Jura.

En tant que ministre jurassienne durant trois mandats, Elisabeth Baume-Schneider avait défendu comme ses collègues la création d'un canton formé du Jura et du Jura bernois. En 2012, alors présidente du Gouvernement jurassien, elle avait signé la déclaration d'intention visant à régler la question jurassienne.

Concordat intercantonal

Actuellement, les deux gouvernements négocient le concordat intercantonal, document qui règle les modalités du transfert de la cité prévôtoise. Le concordat devait être validé par les deux gouvernements en ce début d'année.

Ce feu vert sera suivi d'une procédure de consultation. Une fois celle-ci terminée, les deux exécutifs vont procéder à la signature du document qui sera soumis aux deux parlements et à la population. Les Chambres fédérales devront aussi se prononcer. La Ville de Moutier doit devenir jurassienne le 1er janvier 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Table couvre-toi a redistribué 6000 tonnes de denrées en 2022

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Table couvre-toi a sauvé 6000 tonnes d'aliments en 2022. (Archives) (© KEYSTONE/TI-PRESS/PABLO GIANINAZZI)

L'association Table couvre-toi a sauvé 6000 tonnes de denrées alimentaires de la destruction en 2022, un record. Environ 31'400 personnes vivant dans la précarité en ont bénéficié chaque semaine.

Ces 6000 tonnes de denrées représentent une hausse de 16% par rapport à 2021, indique Table couvre-toi vendredi dans un communiqué. Elles sont redistribuées soit directement ou par le biais d'autres organisations.

En Suisse romande, l'association dispose depuis 2021 d'un centre de transbordement à Penthalaz (VD). L'an dernier, il a permis la redistribution de 441 tonnes de fruits et légumes. En 2023, l'association prévoit d'augmenter le volume à 500 tonnes de denrées.

Table couvre-toi dit avoir encore du "pain sur la planche" dans son combat contre le gaspillage alimentaire. "Nous nous sommes fixés comme objectif que notre contribution augmente légèrement chaque année", dit son directeur Alex Stähli, cité dans le communiqué.

Un nouvel entrepôt logistique doit voir le jour en Argovie. L'association est aussi en contact avec la branche alimentaire afin de trouver encore davantage de denrées à sauver du gaspillage.

Basée à Winterthour (ZH), l'association Table couvre-toi, financée par des dons, est active depuis 1999. Les denrées alimentaires redistribuées proviennent des producteurs ou des grands distributeurs. Mal étiquetées, bientôt périmées ou légèrement endommagées, elles termineraient à la poubelle si elles n'étaient pas offertes à l'association.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Au Brésil, dauphins et humains coopèrent pour la pêche

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Les interactions entre humains et animaux sont rarement bénéfiques pour les deux, or ici c'est le cas, soulignent les auteurs de l'étude. (© Fabio Daura/Université de Zurich)

Après quinze ans d'observation, c'est désormais prouvé: sur la côte sud du Brésil, dauphins et humains coopèrent pour une meilleure pêche. Une étude internationale avec participation suisse a mis en évidence des comportements coordonnés.

Au large de la ville de Laguna, les dauphins poussent activement les bancs de poissons en direction de la côte et des pêcheurs, selon ces travaux publiés dans la revue PNAS.

"Nous savions que les pêcheurs observent le comportement des dauphins avant de décider quand ils jettent leurs filets", explique Mauricio Cantor, premier auteur de l'étude, cité dans un communiqué de la Oregon State University. On ignorait toutefois si les dauphins coordonnent activement leur comportement avec celui des pêcheurs.

Après quinze ans d'observations, notamment à l'aide de drones et de caméras sous-marines, les scientifiques sont en mesure d'affirmer que c'est bel et bien le cas. Ils ont également constaté que les dauphins profitent de ce fait d'une espérance de vie accrue de 13% par rapport à leurs congénères chassant seuls.

Quant aux pêcheurs, ils ramènent dans leurs filets quatre fois plus de poisson qu'ils ne le feraient sans l'aide des dauphins. Selon les auteurs, parmi lesquels figure Damien Farine, de l'Université de Zurich, il s'agit d'une particularité de la population de dauphins de Laguna, transmise de génération en génération.

Cette tradition séculaire est toutefois en danger. Ces dernières années, le nombre de poissons a fortement diminué dans la région et parmi la population côtière, il y a peu d'intéressés à poursuivre cette technique de pêche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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