Des centaines de personnes se sont massées dès vendredi devant les boutiques Swatch en Suisse dans l'espoir de pouvoir acquérir samedi matin l'une des nouvelles montres "Royal Pop". Une collection née d'une collaboration entre Swatch et Audemars Piguet.
Plus d'un millier de personnes se sont ainsi rassemblées à Genève, a constaté un photographe de Keystone-ATS sur place. Elles se répartissaient dans les rues avoisinantes. La police était présente pour gérer la situation à l'extérieur du magasin.
A Bienne (BE), plusieurs centaines de personnes ont également convergé vers le "drive-thru" situé près du siège de Swatch. Les premières sont arrivées 24 heures à l'avance, dès 10h00 vendredi. "Au début, nous étions une vingtaine. La plupart sont arrivées dans les six ou dix dernières heures", a raconté un des premiers arrivés.
"C'était long, c'était dur, il faisait froid. Mais ça vaut le coup une fois dans une vie", a de son côté expliqué une jeune femme. Arrivée vendredi à 22h00, elle s'est dite soulagée de rentrer chez elle.
De Zurich à Tokyo
A Zurich également, environ 400 personnes ont fait la queue devant le magasin Swatch en début de matinée, a indiqué un responsable de la boutique. Face à l'afflux de clients, celle-ci a ouvert ses portes plus tôt que prévu.
Le même enthousiasme s'est manifesté ailleurs dans le monde. Ainsi à Tokyo, quelque 200 passionnés ont fait la queue, certains depuis jeudi, pour obtenir l'une de ces montres, selon un photographe de l'agence EPA.
Echauffourées en France
L'opération de vente a provoqué une très forte affluence samedi devant des magasins Swatch en France, et même une échauffourée en région parisienne. Selon une source policière, quelque 300 personnes venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2 ont été dispersées par la police à l'aide de gaz lacrymogène samedi matin.
Un rideau métallique et deux portiques de sécurité ont été endommagés, et des policiers et agents de sécurité ont été pris à partie. La vente est annulée sans communication de date de report de l'opération, "le dispositif de sécurité ayant été sous-évalué par les organisateurs".
A Lille, "au moins quatre" personnes ont indiqué aux équipes municipales qu'elles allaient porter plainte, disant avoir "subi des coups de poing dans la file d'attente" samedi matin, a assuré à l'AFP Maroin Al Dandachi, adjoint au maire en charge du Vieux-Lille. La ville compte lancer une procédure contre Swatch pour "entrave à la circulation sur la voie publique".
Selon la préfecture du Nord, les 350 personnes réunies devant le magasin de Lille se sont dispersées dans le calme. A Lyon, 250 personnes ont été dispersées sans incident samedi en raison d'une trop grande affluence.
A Marseille, la police est intervenue devant la boutique Swatch à la mi-journée, samedi, pour demander aux clients faisant la queue pour l'achat d'une montre de se disperser. Même chose à Bordeaux où la police a dû intervenir pour disperser les clients encore présents dans la rue après la rupture des stocks de montres Royal Pop.
Montres aux couleurs vives
La collection réunit deux "icônes", la Royal Oak d'Audemars Piguet et la Pop de Swatch, célèbre pour ses couleurs et son design modulable dans les années 80, écrit l'horloger biennois sur son site. Elle se compose de huit montres de poche aux couleurs vives.
Elle a été mise en vente samedi dans une sélection de boutiques avec, comme lors des précédentes collaborations, une limite d’achat d’une montre par personne, par boutique et par jour. Le prix est fixé entre 350 et 375 francs selon le modèle, mais les montres s'affichent déjà pour plus de 4000 francs sur des sites de revente en ligne, selon la presse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats