Rejoignez-nous

Suisse

OFS: le taux de chômage en Suisse s'est accru au 3e trimestre

Publié

,

le

Les chômeurs de longue durée étaient 8000 de plus au troisième trimestre 2024 qu'à la même période un an plus tôt. (archive) (© KEYSTONE/ANDREE-NOELLE POT)

Le taux de chômage en Suisse a connu une hausse au troisième trimestre, passant à 4,7%, informe jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Durant cette même période, le nombre d'actifs occupés dans le pays a lui augmenté de 0,7%.

A fin septembre, la Suisse comptait 242'000 personnes au chômage selon la définition du Bureau international du travail (BIT), soit 26'000 de plus qu'une année auparavant, détaille l'OFS dans un communiqué. Ces chômeurs représentaient 4,7% de la population active, soit une hausse de 0,4 point de pourcentage par rapport à la même période un an plus tôt.

Après correction des variations saisonnières, le taux de chômage a augmenté de 0,3 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent, passant à 4,5% de 4,2%. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, il est passé à 10,9% de 10,5% en glissement annuel.

Toujours entre les troisièmes semestres 2023 et 2024, le taux de chômage au sens du BIT a augmenté tant chez les hommes (de 3,9% à 4,5%) que chez les femmes (de 4,7% à 5,0%). L'évolution a été plus marquée chez les personnes de 25-49 ans (de 3,7% à 4,5%) que chez celles de 50-64 ans (de 3,2% à 3,3%).

Si une hausse a été enregistrée chez les personnes sans formation postobligatoire (de 8,1% à 9,9%) et chez celles avec un niveau de formation du degré tertiaire (3,4% à 3,9%), le taux de chômage est resté stable pour les personnes ayant un niveau de formation de degré secondaire II (3,8%).

Il est également resté stable chez les personnes de nationalité suisse (3,5%), alors qu'il a crû chez celles de nationalité étrangère (de 6,3% à 7,9%). En ce qui concerne les ressortissants de l'UE/AELEA, il s'est s'élevé à 5,6% et a atteint 13,3% chez les personnes venues de pays tiers.

Au sein de l'UE, le taux de chômage a diminué de 6,0% à 5,8% entre juin et septembre, montre en outre l'enquête de l'OFS. Il a également baissé dans la zone euro, reculant de 6,5% à 6,3%.

Davantage de chômeurs longue durée

En Suisse, les chômeurs de longue durée (un an ou plus) étaient au nombre de 80'000, soit 8000 de plus qu'au troisième trimestre 2023. Leur part dans l'ensemble des chômeurs a diminué de 33,2% à 33,0%. La durée médiane du chômage s'est, elle, accrue, passant de 162 à 213 jours.

Le nombre de travailleurs à temps partiel se montait à 1,832 million, soit une hausse de 14'000 individus. Parmi ces personnes, 244'000 étaient en sous-emploi, c'est-à-dire qu'elles souhaitaient travailler davantage et étaient disponibles à court terme pour le faire. Le taux de sous-emploi a été de 4,8%, demeurant stable.

Quant aux actifs occupés, la Suisse en comptait 5,343 millions au troisième trimestre, soit 0,7% de plus qu'un an plus tôt. Parmi ceux-ci, le nombre d'hommes a augmenté de 0,1% et celui des femmes de 1,3%. Le nombre d'actifs occupés en équivalents plein temps (EPT) a également connu une hausse de 0,8% sur un an (+0,2% chez les hommes; +1,8% chez les femmes). Après correction des variations saisonnières, le nombre d'actifs occupés a crû de 0,1% et le nombre d'EPT de 0,6% par rapport au deuxième trimestre de cette année.

Sur un an, le nombre d'actifs occupés a affiché une croissance tant chez les personnes de nationalité suisse (+0,4%, à 3,498 millions) que chez celles de nationalité étrangère (+1,3%, à 1,845 million). Parmi les actifs occupés étrangers, la progression a été de 4,7% chez les titulaires d'une autorisation de séjour (livret B ou L, en Suisse depuis 12 mois ou plus), de 4,4% chez les titulaires d'une autorisation de courte durée (livret L, depuis moins de 12 mois en Suisse) et de 2,7% chez les titulaires d'une autorisation frontalière (livret G). En revanche, le nombre d'actifs occupés titulaires d'une autorisation d'établissement (livret C) a diminué (-1,9%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse

Les députés vaudois ne veulent pas toucher aux chats du canton

Publié

le

Les députés vaudois ne veulent pas limiter la population de chats dans le canton (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Grand Conseil vaudois ne souhaite pas entraver les chats du canton. Sa majorité de droite a refusé mardi un postulat qui demandait de réfléchir à des mesures pour réduire l'impact du félin sur l'environnement.

Porté par Mathilde Marendaz (Ensemble à gauche - POP) et Sébastien Humbert (Vert'libéraux), ce postulat évoquait "la menace" du chat sur la biodiversité, notamment par ses attaques sur les oiseaux et les bactraciens.

Se référant à des études récentes, le texte soulignait ainsi que les 1,7 million de chats recensés en Suisse tueraient chaque année 30 millions d'oiseaux et un demi-million de reptiles et d'amphibiens.

Pour les postulants, les chats, et plus précisément leurs litières, posent aussi un problème environnemental. Des litières minérales qui constituent entre 5% et 10% des mâchefers (les résidus des déchets incinérés), ce qui représente entre 40'000 et 80'000 tonnes par année de déchets en Suisse.

Le postulat demandait au Conseil d'Etat d'étudier la faisabilité de diverses mesures, comme l'enregistrement obligatoire des chats ou des limitations en matière d'importation et d'élevage. Il préconisait aussi, entre autres, de promouvoir le recours aux litières végétales.

Pas sérieux

Adopté à l'unanimité (moins une abstention) en commission, le postulat s'est heurté mardi au bloc PLR-UDC. "Ce postulat, 'chat' va pas le faire", a ironisé Xavier de Haller, mettant en doute "le sérieux" et "l'application" des mesures évoquées dans le postulat.

Comme le député PLR, plusieurs élus de droite ont particulièrement tiqué sur l'une des mesures listées dans le texte, à savoir l'instauration de couvre-feux nocturnes pour les chats.

Des députés de gauche ont relevé qu'il ne s'agissait que d'une "panoplie de mesures" et qu'il reviendrait au Conseil d'Etat de sélectionner les meilleures solutions, mais la majorité de droite n'a pas été convaincue. Evoquant même "une perte de temps", elle a demandé à abréger les débats et à passer au vote. Celui-ci s'est conclu par un refus du postulat par 63 voix, contre 57 "oui" et huit abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Incendie de Crans-Montana: Michael Lauber critique l'enquête

Publié

le

L'ancien procureur général de la Confédération Michael Lauber à Berne en 2019. Il a démissionné de ses fonctions à l'été 2020 (archive). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'ex-procureur général de la Confédération Michael Lauber critique la conduite de la procédure pénale liée au drame de Crans-Montana. Il déplore notamment l'absence d'autopsies sur les victimes et que la détention préventive des gérants du bar n'ait pas été demandée.

La justice valaisanne aurait dû placer en détention les gérants du bar, Jessica et Jacques Moretti, dès le début de l'enquête afin de préserver les preuves, a déclaré M. Lauber mardi lors de l'émission "Tagesgespräch" sur la radio alémanique SRF 1.

Sur les 41 victimes de l'incendie, seules deux ont fait l'objet d'une autopsie. M. Lauber critique également ce point: "L'incendie est la cause évidente, mais on ne sait pas vraiment de quoi chaque personne est morte. On ne peut le savoir qu'à travers une autopsie."

Et celle-ci ne peut être pratiquée qu’au début de la procédure, le plus rapidement possible, sinon les traces disparaissent. S’il avait été en charge de la procédure, toutes les victimes auraient été autopsiées sans réserve, a déclaré M. Lauber.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Les députés pour la souveraineté alimentaire dans la constitution

Publié

le

L'initiative mise sur les petites exploitations locales pour éviter de dépendre de produits agricoles venant de l'étranger (image prétexte). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Canton de Vaud pourrait inscrire le principe de souveraineté alimentaire dans sa constitution. Les députés ont accepté mardi la prise en considération d'une initiative parlementaire en ce sens, déposée par l'élu de la gauche radicale Vincent Keller.

Sensible à la cause de la paysannerie suisse en difficulté face à la concurrence internationale, inquiet des conséquences pour la population d'une dépendance à des produits agricoles venant de l'étranger et constatant la volonté croissante de la population de consommer local, de qualité et sans agrochimie, l'initiant estime que les petites exploitations agricoles locales constituent la solution.

Pourtant, entre 1980 et 2017, le nombre d'exploitations agricoles a été divisé par deux en terres vaudoises, tandis que leur taille moyenne a doublé. "En 1980, notre canton comptait 7478 exploitations d'une taille moyenne de 14,7 hectares. En 2017, seules 3628 exploitations d'une taille moyenne de 29,9 hectares subsistent", peut-on lire dans le texte déposé.

"Réponse concrète"

Dans cette optique, le texte propose d'inscrire la souveraineté alimentaire dans la constitution, notamment afin de garantir l'accès de toute la population à des aliments de qualité, de soutenir une production indigène variée et durable, de mettre fin à la perte des terres agricoles et d'accroître le degré d'auto-suffisance.

Cette initiative constitue "une réponse concrète à la détresse du monde agricole" et "un soutien indispensable" aux mesures prises en la matière par le Conseil d'Etat, a plaidé Vincent Keller (EP). La modification de la constitution permettrait en effet de "renforcer la base légale pour que les moyens soient durablement mis à disposition", a-t-il déclaré.

"Schnapsidee"

Les Verts et les socialistes soutenaient le texte, y voyant "un soutien clair au monde agricole". Le PLR et l'UDC demandaient, eux, de le refuser.

Le libéral-radical Loïc Bardet a qualifié l'initiative de "Schnapsidee ", ou une idée folle. D'une part, la politique agricole se décide surtout à Berne, d'autre part, le texte finirait par imposer de nouvelles contraintes, a-t-il estimé.

Plusieurs députés agriculteurs ou paysans se sont prononcés contre le texte, l'estimant idéaliste et impossible à concrétiser ou craignant qu'il ne porte atteinte à leur liberté entrepreneuriale. D'autres y voyaient, en revanche, l'opportunité de favoriser des circuits plus courts entre le champ et l'assiette et d'oser affirmer le droit de chacun à une alimentation correcte.

Le Vert'libéral Jerome de Benedictis a attiré l'attention du plénum sur le fait qu'une exploitation agricole disparaît tous les dix jours dans le canton. "Ce chiffre devrait nous choquer et nous obliger à intervenir le plus rapidement possible". Il s'est donc dit en faveur du texte.

Adhésion du Conseil d'Etat

La conseillère d'Etat en charge de l'agriculture, Valérie Dittli, a pour sa part invité à ne pas confondre "sécurité alimentaire" et "souveraineté alimentaire", rappelant que la première consiste à "produire assez" et la seconde à "faire nos propres règles agricoles".

Elle a déclaré que, sur le fond, le Conseil d'Etat adhérait déjà au contenu de l'initiative au moyen de plusieurs politiques publiques, notamment en matière de restauration collective. Elle a invité les députés à se prononcer sur la forme qu'ils souhaitaient donner à cette adhésion, et précisé qu'en cas de prise en considération de l'initiative, le gouvernement pourrait proposer un contre-projet.

La commission recommandait le classement du texte par 4 voix contre 4, avec la voix prépondérante de la présidente. Au moment du vote, les députés n'ont toutefois pas suivi cet avis, acceptant la prise en considération de l'initiative par 70 voix pour, 66 contre et aucune abstention.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

La BNS ne battra pas monnaie

Publié

le

La tentative de la députée Manuela Weichelt (Vert-e-s/ZG) a échoué (image symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La BNS ne sera pas autorisée à frapper monnaie ni à émettre les pièces courantes. Le Conseil national a rejeté mardi par 132 voix contre 62 une motion de Manuela Weichelt (Vert-e-s/ZG) en ce sens.

Depuis sa fondation, la BNS a le droit exclusif d'émettre les billets de banque. Mais le droit de battre monnaie revient lui à la Confédération.

Cependant, critique la Zougoise, tous les processus importants liés à l’approvisionnement du pays en pièces de monnaie courantes relèvent de la BNS. Elle est responsable des programmes de frappe pour les pièces courantes, de la gestion des stocks ou encore de l'élimination des pièces qui ne satisfont plus aux exigences de qualité.

Seule la production lui échappe. Une situation que voudrait changer Mme Weichelt. En intégrant Swissmint, qui frappe la monnaie, à la BNS, des économies et une flexibilité dans la coordination de la gestion des stocks et de la production des pièces en résulteraient.

Pas de synergies

Le Conseil fédéral rappelle quant à lui qu'une intégration de Swissmint à la BNS a déjà été discutée. Mais, souligne la ministre des finances Karin Keller-Sutter, la production de pièces de monnaie et la gestion d’une entreprise dédiée à cette activité ne fait pas partie du c½ur de mission de la BNS. Il n’y a donc pas de fort potentiel de synergies entre les tâches de Swissmint et celles de la BNS.

Déléguer à la banque nationale le monopole de la monnaie ne permettrait pas d’en rendre la production plus rentable, ni de résoudre le problème d’une demande qui fluctue puisqu’il ne s’agirait que d’un transfert de ce problème vers la BNS. Et elle ne produit pas elle-même les billets de banque, mais des entreprises privées, précise la St-Galloise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Le tourisme d'achat en Suisse doit être facilité

Publié

le

Le remboursement de la TVA doit pouvoir se faire aussi sur des produits moins chers, comme des souvenirs (Image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le tourisme d'achat en Suisse doit être facilité. Le National a accepté mardi, par 128 voix contre 65, une motion réduisant le minimum d'achat de 300 à 150 francs pour le remboursement de la TVA.

L'auteur du texte, Leo Müller (Centre/LU), entend ainsi renforcer la compétitivité de la Suisse par rapport aux autres pays européens qui ont nettement réduit les obstacles aux achats hors taxes.

Ces conditions plus clémentes attireront une clientèle internationale pour les horlogers et les bijoutiers mais aussi pour les entreprises qui produisent des objets moins chers.

Les pertes fiscales sont estimées à deux millions de francs, mais la création de valeur supplémentaire devrait certainement être bien plus élevée, selon M. Müller.

Doute à gauche

Le Conseil fédéral soutenait le texte. Il s'agit d'harmoniser le montant que les Suisses peuvent dépenser à l'étranger et que les étrangers peuvent dépenser en Suisse.

David Roth (PS/LU) doute que la mesure ne profite aux petites structures touristiques et au PME. Les touristes qui viennent en Suisse achètent plutôt des marques connues à l'international. Seuls certains segments et un petit nombre de lieux en bénéficieront, a-t-il souligné.

Le dossier passe au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

SuisseIl y a 1 minute

Les députés vaudois ne veulent pas toucher aux chats du canton

Le Grand Conseil vaudois ne souhaite pas entraver les chats du canton. Sa majorité de droite a refusé mardi un...

SuisseIl y a 2 heures

Incendie de Crans-Montana: Michael Lauber critique l'enquête

L'ex-procureur général de la Confédération Michael Lauber critique la conduite de la procédure pénale liée...

CultureIl y a 2 heures

Allemagne: visiter la cathédrale de Cologne coûtera 12 euros

Entrer dans la célèbre cathédrale de Cologne hors offices religieux coûtera 12 euros à un...

EconomieIl y a 2 heures

Les députés pour la souveraineté alimentaire dans la constitution

Le Canton de Vaud pourrait inscrire le principe de souveraineté alimentaire dans sa constitution. Les...

InternationalIl y a 2 heures

Domenico Tedesco nouvel entraîneur de Bologne

Bologne sera désormais entraîné par Domenico Tedesco, a annoncé mardi le club de l'international suisse...

EconomieIl y a 3 heures

La BNS ne battra pas monnaie

La BNS ne sera pas autorisée à frapper monnaie ni à émettre les pièces courantes....

EconomieIl y a 3 heures

Le tourisme d'achat en Suisse doit être facilité

Le tourisme d'achat en Suisse doit être facilité. Le National a accepté mardi, par 128...

SportIl y a 4 heures

Voyage retardé pour Embolo

Breel Embolo n'a pas pu partir aux États-Unis comme prévu mardi en début d'après-midi, a...

ActualitéIl y a 4 heures

Deux pilotes de Mouettes en devenir à Genève

Emblématiques habitantes du lac, les Mouettes genevoises se cherchent de nouveaux pilotes. Après un manque...

CultureIl y a 4 heures

Une journée festive autour de Raymond Burki samedi à Epalinges

A l'occasion des dix ans de la disparition du dessinateur de presse Raymond Burki et...