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Suisse

L'organisation Swiss Medtech veut un changement du dispositif légal

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Selon l'organisation Swiss Medtech, l'approvisionnement de certains dispositifs médicaux (comme les tubes utilisés dans le cadre de l'assistance respiratoire ou les couches pour incontinence urinaire) n'est pas garanti à l'avenir (archives). (© Keystone/ALESSANDRO DELLA VALLE)

La perte d'un accès privilégié au marché européen pour l'industrie suisse de la technologie médicale met en danger les soins aux patients, alerte mardi Swiss Medtech. L'association demande la révision d'une ordonnance pour aider le secteur.

"Nous appelons à un changement urgent", déclare Daniel Delfosse, responsable des affaires réglementaires et de l'innovation pour Swiss Medtech, cité dans un communiqué de l'association suisse de technologie médicale diffusé mardi. Tous les fabricants étrangers ne sont pas prêts à répondre aux exigences prévues par les nouvelles dispositions légales prévues par l'ordonnance "uniquement pour le petit marché suisse", relève Swiss Medtech.

En plus de réviser son ordonnance sur les dispositifs médicaux d'ici la fin de l'année, le Conseil fédéral devrait négocier une période de transition, jusqu'à 2024, avec l'UE, en vue d'amortir les nouvelles exigences qui régissent le marché, demande l'association.

Marché modifié

L'industrie suisse des technologies médicales a perdu son accès privilégié au marché européen suite à l'échec des négociations entre la Suisse et l'UE sur un accord-cadre. Avec la nouvelle situation qui prévaut depuis mai, la Suisse a été déclassée au statut d'"Etat tiers", modifiant ainsi les conditions des échanges de marchandises.

"Notre secteur économique est soumis à une immense pression depuis des mois", constate Beat Vonlanthen, président de Swiss Medtech, mardi à l'occasion d'une conférence réunissant près de 500 experts du secteur.

Si l'industrie a déniché des accords concluants concernant les exportations, il n'en va pas de même pour les importations. Swiss Medtech juge en effet la situation "alarmante", et l'entrée en vigueur de l'ordonnance nationale sur les dispositifs médicaux en mai dernier y joue un rôle prédominant.

Des entreprises étrangères doivent maintenant étiqueter leurs produits avec le nom du mandateur suisse et de l'importateur. Le Conseil fédéral a ainsi "fixé des obstacles élevées à l'importation pour les fabricants étrangers", déplore l'association.

Outre les retombées négatives sur l'industrie, cela met en danger les soins de santé de la population suisse, estime Swiss Medtech, chiffres à l'appui. Un dispositif médical sur huit actuellement utilisé en Suisse ne sera plus disponible à l'avenir (donc environ 36'000 produits), selon des sondages menés au sein de la branche.

Approvisionnement non garanti

"Un problème d'approvisionnement se prépare", d'après Beat Vonlanthen. Selon Daniel Delfosse, ces lacunes seront largement perceptibles dès le deuxième semestre de 2022.

En guise d'exemple, Swiss Medtech analyse la délicate situation des couches pour incontinence urinaire. Les quelque 500 000 personnes souffrant de fuites urinaires en Suisse ont besoin en moyenne de 2,5 produits par jour. Il en résulte une demande de 8,75 millions de couches par semaine, et 116'000 étiquettes par jour. En calculant le temps de travail nécessaire à leur réalisation, 36 employés supplémentaires devraient être engagés pour le seul étiquetage.

Autre exemple: des gaz - tels que l'oxygène ou le protoxyde d'azote - utilisés pour l'assistance respiratoire ou comme anesthésiques ne peuvent être utilisés qu'avec des accessoires appropriés: raccords, vannes ou tuyaux notamment. Ceux-ci sont issus d'entreprises étrangères, et l'approvisionnement dépend donc de leur volonté de poursuivre les échanges commerciaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Zurich Lions prend sa revanche sur Fribourg-Gottéron

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Le Fribourgeois David Desharnais ne rechigne pas à entrer en contact avec le portier des Zurich Lions, son ancien coéquipier Ludovic Waeber. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Fribourg-Gottéron est toujours leader de National League, malgré une défaite 3-4 aux tirs au but face aux Zurich Lions. A Lugano, Genève-Servette s'est incliné sèchement 3-0.

En vingt-quatre heures, Fribourgeois et Zurichois ont livré deux "gros" matches. Même si la partie retour au Hallenstadion a été un peu moins dense que la première lundi soir, les deux équipes se sont engagées totalement. Pour la deuxième fois en deux jours, les deux équipes ont fini par se départager aux tirs au but. Si la série de penalties avait été grandiose lundi, cette fois-ci seul le Canadien Justin Azevedo fut dans la capacité à tromper le gardien adverse.

Ce deuxième point acquis par les Lions n'est pas usurpé. Ils avaient nettement dominé la deuxième période, mais n'étaient parvenus qu'à tromper à une seule reprise le portier Reto Berra. Fribourg a enregistré avec satisfaction le retour d'Andreï Bykov, qui n'avait plus joué depuis le 19 octobre. Il s'est fait l'auteur d'un but et d'un assist, mais a manqué son tir au but.

Genève-Servette sans power-play

Incapable de profiter de ses supériorités numériques, Genève-Servette a dû trouver long le chemin retour. Faute d'avoir su poser un power-play digne de ce nom, les Genevois ont laissé passer une bonne chance de marquer des points pour la quatrième fois de suite. Dans un match longtemps fermé, c'est le Canadien Daniel Carr qui a débloqué la situation. Alors que Josh Jooris avait manqué une occasion en or en début de troisième période, Carr ne manquait pas sa chance sur un contre initié par Luca Fazzini. L'attaquant luganais éliminait Arnaud Jacquemet avec classe avant de ne laisser aucune chance à Gauthier Descloux (48e). Quatre minutes tard, Carr transperçait le portier genevois d'une reprise directe sur l'un des rares 5 contre 4 luganais de la soirée. Le réalisme avait parlé.

Battus samedi par Zoug après avoir mené 4-0, Ambri-Piotta a pris sa revanche cette fois-ci (4-2). Les Léventins ont mené 2-0 grâce à des réussites de Grassi et Incir en première période. Mais les champions en titre sont revenus à 2-2 en deuxième période par Hansson et Kovar. Les joueurs de Luca Cereda n'ont pas perdu leurs nerfs pour finalement passer l'épaule grâce à Hietanen et D'Agostini.

Les Langnau Tigers se sont baladés sur les hauteurs de Davos (6-1). Un triplé de l'inévitable Jesper Olofsson a placé les Emmentalois sur la voie du succès. Pour les Grisons, il s'agit de la troisième défaite au cours des quatre derniers matches.

Classement: 1. Fribourg-Gottéron 27/56 (87-66). 2. Zoug 27/54 (90-65). 3. Rapperswil-Jona Lakers 28/54 (89-69). 4. Davos 26/52 (85-62). 5. Bienne 28/52 (85-68). 6. Zurich Lions 25/42 (76-68). 7. Berne 26/37 (77-72). 8. Lausanne 26/36 (70-73). 9. Lugano 28/36 (77-86). 10. Ambri-Piotta 28/35 (69-76). 11. Genève-Servette 27/29 (66-90). 12. Langnau Tigers 28/27 (87-97). 13. Ajoie 28/18 (52-118).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Personne ne devine la bonne combinaison de l'Euro Millions

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Lors du prochain tirage vendredi, 140 millions de francs seront en jeu. (© KEYSTONE/THOMAS DELLEY)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Euro Millions mardi soir. Pour gagner, il fallait jouer les numéros 19, 20, 26, 33 et 43, ainsi que les étoiles 1 et 4.

Lors du prochain tirage vendredi, 140 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

L'OFSP confirme deux cas dus au variant Omicron en Suisse

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L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a confirmé mardi sur Twitter deux cas d'infection au variant Omicron en Suisse (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi soir sur Twitter deux premiers cas de coronavirus en Suisse dus au variant Omicron. Les deux personnes, liées entre elles, ont été placées en isolement.

Le département de la santé de Bâle-Ville a indiqué mardi soir qu'un cas positif avait été confirmé sur le territoire cantonal. Il s'agit de l'un des deux cas annoncés par l'OFSP.

Ce dernier avait annoncé dimanche un premier cas probable du variant Omicron en Suisse chez une personne revenue d'Afrique du Sud il y a environ une semaine. Sa directrice Anne Lévy avait souligné lundi que la personne concernée se trouve en isolement et ses contacts en quarantaine, même ceux qui étaient vaccinés ou guéris.

Classé vendredi dernier comme "préoccupant" par les experts de l'OMS, Omicron se répand vite en Europe. Des cas ont été confirmés en Belgique dès jeudi dernier, puis les annonces se sont enchaînées dans différents pays. Le variant avait initialement été détecté en Afrique du Sud.

A cause d'Omicron, les voyageurs en provenance de 23 pays doivent présenter un test PCR négatif à l'embarquement dans un avion et à l'entrée en Suisse, puis se placer dix jours en quarantaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

La Suisse compte 8422 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

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De nombreux élèves ont dû remettre le masque à l'école obligatoire. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Suisse compte mardi 8422 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 22 décès supplémentaires et 138 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 52'625 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 16%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 88'371, soit 1014,67 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,27. Les patients Covid-19 occupent 26,5% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 79,2%.

Au total 11'908'845 doses de vaccin ont été administrées et 65,67% des personnes ont déjà reçu deux doses. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans (âge minimum pour la vaccination en Suisse), la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 74,73%. La Suisse a reçu jusqu'à présent 13'603'575 doses de vaccins. Des certificats ont déjà été émis pour 7'941'893 personnes vaccinées.

Depuis le début de la pandémie, 1'014'645 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 12'851'572 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 11'149 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 35'584.

Le pays dénombre par ailleurs 43'376 personnes en isolement et 29'291 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Toujours aussi difficile de concilier travail et famille

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Concilier travail et famille en Suisse reste toujours très difficile. (© KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/IS)

Le Baromètre de l’égalité 2021 de la Conférence suisse des déléguées à l’égalité (CSDE) montre à quel point les souhaits en termes de conciliation de l’activité rémunérée et du travail familial et domestique sont éloignés de la réalité. Manifestement, le bât blesse.

"L'égalité de fait n'est pas un 'nice to have'", écrit la CSDE mardi dans un communiqué. Le respect du mandat constitutionnel de l'égalité reste de la responsabilité de tous - de la politique, de l'économie et de la société.

A la suite du premier Baromètre de l’égalité de 2018, la CSDE présentait mardi un deuxième Baromètre. Celui-ci est consacré à l’activité lucrative et le travail de soutien non rémunéré.

Les personnes actives interrogées évaluent la réalisation de l’égalité de manière nettement plus critique qu’il y a trois ans. La détérioration la plus sévère concerne la perception de l’égalité dans la famille: comparé à 2018, seule environ la moitié des personnes consultées considère encore que cet objectif est (partiellement) atteint.

Les femmes se montrent, à cet égard, nettement plus sceptiques que les hommes. La Région lémanique et le Tessin sont les plus critiques quant au niveau de l’égalité, tandis que la Suisse centrale et Zurich sont les plus positives.

Un tiers des personnes interrogées estime que l’égalité entre les sexes dans les fonctions dirigeantes n’est "absolument pas atteinte". Cette valeur a augmenté de 12% depuis 2018.

Toujours le même constat

La grande majorité des personnes consultées (82%) estime que les femmes consacrent davantage de temps au travail de soutien (care) que les hommes. Près de 70% des hommes et 35% des femmes évaluent que la prise en charge des enfants est un travail partagé. Dans les ménages de couple de même sexe, les partenaires considèrent que le travail de care est beaucoup plus égalitairement réparti entre les deux.

Ces dernières années, les attitudes égalitaires ont gagné du terrain et les attitudes traditionnelles sont moins courantes. Les attitudes adoptées à l’égard des rôles habituellement dévolus aux hommes et aux femmes divergent selon les grandes régions. Selon les données recueillies, la Suisse centrale et la Suisse orientale sont plus traditionnelles, la Région lémanique et l’Espace-Mitteland plus progressistes.

La conciliation de la vie privée et de la vie professionnelle est vécue plus difficilement par les femmes exerçant une activité lucrative (39 %) que par les hommes (30%). Dans l’ensemble, ce sont les hommes qui élèvent seuls leurs enfants (62%) ainsi que les femmes vivant dans un ménage avec des enfants et des proches nécessitant des soins (55%), suivis des femmes à la tête d’un ménage monoparental (47%) qui considèrent que la conciliation entre vie professionnelle et vie privée est la plus difficile.

Près de 59% des femmes et 70% des hommes qui exercent une activité professionnelle et qui ont des enfants travaillent au taux d’occupation souhaité. Il y a significativement plus de personnes (29% de femmes et 26% d’hommes) qui préfèreraient réduire leur taux d’occupation plutôt que l’augmenter. Cependant, les femmes (12%) sont trois fois plus nombreuses que les hommes (4%) à souhaiter travailler davantage

La pandémie a alourdi les charges de travail préexistantes. Indépendamment du type de ménage, les femmes sont plus fortement mises à l’épreuve.

Temps partiel et congé parental

Le Baromètre de l’égalité montre qu’en Suisse, une grande partie des personnes souhaite une répartition plus égalitaire entre activité professionnelle et travail de soutien non rémunéré, avancent les auteurs et les auteures de l'études. En termes de mesures politiques, le congé parental rémunéré et le droit au temps partiel sont plébiscités par une majorité.

Sur le plan politique, d'autres mesures sont proposées comme la suppression des obstacles, en matières fiscale et d’assurances sociales, qui pénalisent les couples répartissant égalitairement l’activité professionnelle et le travail de care non rémunéré. Ces résultats laissent clairement entrevoir les pistes possibles d’une action politique et pratique, résument les chercheurs.

L’enquête représentative en ligne, mandatée par la CSDE, a été réalisée en avril 2021 par la Haute Ecole Spécialisée de Lucerne avec gfs-bern. 2445 personnes de 18 à 65 ans provenant de la Suisse entière ont été consultées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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