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Suisse

La fonte des glaciers se poursuit malgré une météo favorable

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Bien que la perte de glace soit moindre par rapport aux dernières années - il s'agit de la plus faible depuis 2013 -, aucun ralentissement de la fonte n'est en vue pour les 22 glaciers observés. (© Académie suisse des sciences naturelles)

Les bons hivers ne suffisent pas à ralentir la fonte des glaciers suisses. Cette année, leur volume a diminué de près de 1%, malgré un hiver enneigé et un été plutôt frais. Les changements climatiques sont en cause, selon l'Académie des sciences naturelles (SCNAT).

Après un déclin des glaciers suisses immense au cours des trente dernières années, les conditions étaient réunies en 2021 pour donner un peu de répit aux glaciers, souligne mardi le SCNAT dans un communiqué. Malheureusement, en période de changement climatique, même une "bonne" année ne suffit pas pour les glaciers.

Ceux-ci ont été relativement bien protégés durant la première moitié de l'année avec une profondeur de neige de près de sept mètres mesurée à cette période, soit la valeur la plus élevée depuis le début des observations en 1914. La fonte a toutefois été considérable dès le mois de septembre: environ 400 millions de tonnes de glace ont été perdues dans toute la Suisse au cours des 12 derniers mois, soit près de 1% du volume restant de glace.

Plus faible perte depuis 2013

Bien que la perte de glace soit moindre par rapport aux dernières années - il s'agit de la plus faible depuis 2013 -, aucun ralentissement de la fonte n'est en vue pour les 22 glaciers observés. Alors que d’importantes réserves de neige ont été mesurées sur les grands glaciers au-dessus d’environ 3200m en automne, les glaciers de faible altitude se sont dans certains cas à nouveau complètement asséchés et sont donc voués à un repli, précise le SCNAT.

La première partie de l'année se présentait pourtant bien. Le favorable semestre hivernal de novembre à avril 2020-2021 a permis d'enregistrer des hauteurs de neige supérieures à la moyenne en Suisse orientale et dans les Grisons durant cette période. Elles étaient moyennes dans le reste du pays, à l'exception des basses altitudes de Suisse romande. Les météos favorables d'avril et mai ont également retardé d'une à deux semaines la disparition du manteau neigeux en haute altitude.

L'été 2021, parmi les plus humides, en théorie favorable au maintien des glaciers, n'a toutefois pas suffi à maintenir la bonne évolution. La quantité de neige fraîche était trop faible en raison des températures toujours trop élevées à cette période: elles étaient 1,8 degrés au-dessus de la période standard de 1961-1990. A titre de comparaison, le glacier Weissfluhjoch a enregistré un total de 155 cm de neige fraîche pendant l'été aussi très humide de 1987 tandis qu'en 2021, seuls 20 cm ont été enregistrés sur ce site. Le SCNAT y voit une conséquence directe des changements climatiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les députés vaudois ne veulent pas toucher aux chats du canton

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Les députés vaudois ne veulent pas limiter la population de chats dans le canton (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Grand Conseil vaudois ne souhaite pas entraver les chats du canton. Sa majorité de droite a refusé mardi un postulat qui demandait de réfléchir à des mesures pour réduire l'impact du félin sur l'environnement.

Porté par Mathilde Marendaz (Ensemble à gauche - POP) et Sébastien Humbert (Vert'libéraux), ce postulat évoquait "la menace" du chat sur la biodiversité, notamment par ses attaques sur les oiseaux et les bactraciens.

Se référant à des études récentes, le texte soulignait ainsi que les 1,7 million de chats recensés en Suisse tueraient chaque année 30 millions d'oiseaux et un demi-million de reptiles et d'amphibiens.

Pour les postulants, les chats, et plus précisément leurs litières, posent aussi un problème environnemental. Des litières minérales qui constituent entre 5% et 10% des mâchefers (les résidus des déchets incinérés), ce qui représente entre 40'000 et 80'000 tonnes par année de déchets en Suisse.

Le postulat demandait au Conseil d'Etat d'étudier la faisabilité de diverses mesures, comme l'enregistrement obligatoire des chats ou des limitations en matière d'importation et d'élevage. Il préconisait aussi, entre autres, de promouvoir le recours aux litières végétales.

Pas sérieux

Adopté à l'unanimité (moins une abstention) en commission, le postulat s'est heurté mardi au bloc PLR-UDC. "Ce postulat, 'chat' va pas le faire", a ironisé Xavier de Haller, mettant en doute "le sérieux" et "l'application" des mesures évoquées dans le postulat.

Comme le député PLR, plusieurs élus de droite ont particulièrement tiqué sur l'une des mesures listées dans le texte, à savoir l'instauration de couvre-feux nocturnes pour les chats.

Des députés de gauche ont relevé qu'il ne s'agissait que d'une "panoplie de mesures" et qu'il reviendrait au Conseil d'Etat de sélectionner les meilleures solutions, mais la majorité de droite n'a pas été convaincue. Evoquant même "une perte de temps", elle a demandé à abréger les débats et à passer au vote. Celui-ci s'est conclu par un refus du postulat par 63 voix, contre 57 "oui" et huit abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Incendie de Crans-Montana: Michael Lauber critique l'enquête

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L'ancien procureur général de la Confédération Michael Lauber à Berne en 2019. Il a démissionné de ses fonctions à l'été 2020 (archive). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'ex-procureur général de la Confédération Michael Lauber critique la conduite de la procédure pénale liée au drame de Crans-Montana. Il déplore notamment l'absence d'autopsies sur les victimes et que la détention préventive des gérants du bar n'ait pas été demandée.

La justice valaisanne aurait dû placer en détention les gérants du bar, Jessica et Jacques Moretti, dès le début de l'enquête afin de préserver les preuves, a déclaré M. Lauber mardi lors de l'émission "Tagesgespräch" sur la radio alémanique SRF 1.

Sur les 41 victimes de l'incendie, seules deux ont fait l'objet d'une autopsie. M. Lauber critique également ce point: "L'incendie est la cause évidente, mais on ne sait pas vraiment de quoi chaque personne est morte. On ne peut le savoir qu'à travers une autopsie."

Et celle-ci ne peut être pratiquée qu’au début de la procédure, le plus rapidement possible, sinon les traces disparaissent. S’il avait été en charge de la procédure, toutes les victimes auraient été autopsiées sans réserve, a déclaré M. Lauber.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les députés pour la souveraineté alimentaire dans la constitution

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L'initiative mise sur les petites exploitations locales pour éviter de dépendre de produits agricoles venant de l'étranger (image prétexte). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Canton de Vaud pourrait inscrire le principe de souveraineté alimentaire dans sa constitution. Les députés ont accepté mardi la prise en considération d'une initiative parlementaire en ce sens, déposée par l'élu de la gauche radicale Vincent Keller.

Sensible à la cause de la paysannerie suisse en difficulté face à la concurrence internationale, inquiet des conséquences pour la population d'une dépendance à des produits agricoles venant de l'étranger et constatant la volonté croissante de la population de consommer local, de qualité et sans agrochimie, l'initiant estime que les petites exploitations agricoles locales constituent la solution.

Pourtant, entre 1980 et 2017, le nombre d'exploitations agricoles a été divisé par deux en terres vaudoises, tandis que leur taille moyenne a doublé. "En 1980, notre canton comptait 7478 exploitations d'une taille moyenne de 14,7 hectares. En 2017, seules 3628 exploitations d'une taille moyenne de 29,9 hectares subsistent", peut-on lire dans le texte déposé.

"Réponse concrète"

Dans cette optique, le texte propose d'inscrire la souveraineté alimentaire dans la constitution, notamment afin de garantir l'accès de toute la population à des aliments de qualité, de soutenir une production indigène variée et durable, de mettre fin à la perte des terres agricoles et d'accroître le degré d'auto-suffisance.

Cette initiative constitue "une réponse concrète à la détresse du monde agricole" et "un soutien indispensable" aux mesures prises en la matière par le Conseil d'Etat, a plaidé Vincent Keller (EP). La modification de la constitution permettrait en effet de "renforcer la base légale pour que les moyens soient durablement mis à disposition", a-t-il déclaré.

"Schnapsidee"

Les Verts et les socialistes soutenaient le texte, y voyant "un soutien clair au monde agricole". Le PLR et l'UDC demandaient, eux, de le refuser.

Le libéral-radical Loïc Bardet a qualifié l'initiative de "Schnapsidee ", ou une idée folle. D'une part, la politique agricole se décide surtout à Berne, d'autre part, le texte finirait par imposer de nouvelles contraintes, a-t-il estimé.

Plusieurs députés agriculteurs ou paysans se sont prononcés contre le texte, l'estimant idéaliste et impossible à concrétiser ou craignant qu'il ne porte atteinte à leur liberté entrepreneuriale. D'autres y voyaient, en revanche, l'opportunité de favoriser des circuits plus courts entre le champ et l'assiette et d'oser affirmer le droit de chacun à une alimentation correcte.

Le Vert'libéral Jerome de Benedictis a attiré l'attention du plénum sur le fait qu'une exploitation agricole disparaît tous les dix jours dans le canton. "Ce chiffre devrait nous choquer et nous obliger à intervenir le plus rapidement possible". Il s'est donc dit en faveur du texte.

Adhésion du Conseil d'Etat

La conseillère d'Etat en charge de l'agriculture, Valérie Dittli, a pour sa part invité à ne pas confondre "sécurité alimentaire" et "souveraineté alimentaire", rappelant que la première consiste à "produire assez" et la seconde à "faire nos propres règles agricoles".

Elle a déclaré que, sur le fond, le Conseil d'Etat adhérait déjà au contenu de l'initiative au moyen de plusieurs politiques publiques, notamment en matière de restauration collective. Elle a invité les députés à se prononcer sur la forme qu'ils souhaitaient donner à cette adhésion, et précisé qu'en cas de prise en considération de l'initiative, le gouvernement pourrait proposer un contre-projet.

La commission recommandait le classement du texte par 4 voix contre 4, avec la voix prépondérante de la présidente. Au moment du vote, les députés n'ont toutefois pas suivi cet avis, acceptant la prise en considération de l'initiative par 70 voix pour, 66 contre et aucune abstention.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La BNS ne battra pas monnaie

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La tentative de la députée Manuela Weichelt (Vert-e-s/ZG) a échoué (image symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La BNS ne sera pas autorisée à frapper monnaie ni à émettre les pièces courantes. Le Conseil national a rejeté mardi par 132 voix contre 62 une motion de Manuela Weichelt (Vert-e-s/ZG) en ce sens.

Depuis sa fondation, la BNS a le droit exclusif d'émettre les billets de banque. Mais le droit de battre monnaie revient lui à la Confédération.

Cependant, critique la Zougoise, tous les processus importants liés à l’approvisionnement du pays en pièces de monnaie courantes relèvent de la BNS. Elle est responsable des programmes de frappe pour les pièces courantes, de la gestion des stocks ou encore de l'élimination des pièces qui ne satisfont plus aux exigences de qualité.

Seule la production lui échappe. Une situation que voudrait changer Mme Weichelt. En intégrant Swissmint, qui frappe la monnaie, à la BNS, des économies et une flexibilité dans la coordination de la gestion des stocks et de la production des pièces en résulteraient.

Pas de synergies

Le Conseil fédéral rappelle quant à lui qu'une intégration de Swissmint à la BNS a déjà été discutée. Mais, souligne la ministre des finances Karin Keller-Sutter, la production de pièces de monnaie et la gestion d’une entreprise dédiée à cette activité ne fait pas partie du c½ur de mission de la BNS. Il n’y a donc pas de fort potentiel de synergies entre les tâches de Swissmint et celles de la BNS.

Déléguer à la banque nationale le monopole de la monnaie ne permettrait pas d’en rendre la production plus rentable, ni de résoudre le problème d’une demande qui fluctue puisqu’il ne s’agirait que d’un transfert de ce problème vers la BNS. Et elle ne produit pas elle-même les billets de banque, mais des entreprises privées, précise la St-Galloise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le tourisme d'achat en Suisse doit être facilité

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Le remboursement de la TVA doit pouvoir se faire aussi sur des produits moins chers, comme des souvenirs (Image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le tourisme d'achat en Suisse doit être facilité. Le National a accepté mardi, par 128 voix contre 65, une motion réduisant le minimum d'achat de 300 à 150 francs pour le remboursement de la TVA.

L'auteur du texte, Leo Müller (Centre/LU), entend ainsi renforcer la compétitivité de la Suisse par rapport aux autres pays européens qui ont nettement réduit les obstacles aux achats hors taxes.

Ces conditions plus clémentes attireront une clientèle internationale pour les horlogers et les bijoutiers mais aussi pour les entreprises qui produisent des objets moins chers.

Les pertes fiscales sont estimées à deux millions de francs, mais la création de valeur supplémentaire devrait certainement être bien plus élevée, selon M. Müller.

Doute à gauche

Le Conseil fédéral soutenait le texte. Il s'agit d'harmoniser le montant que les Suisses peuvent dépenser à l'étranger et que les étrangers peuvent dépenser en Suisse.

David Roth (PS/LU) doute que la mesure ne profite aux petites structures touristiques et au PME. Les touristes qui viennent en Suisse achètent plutôt des marques connues à l'international. Seuls certains segments et un petit nombre de lieux en bénéficieront, a-t-il souligné.

Le dossier passe au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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