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Les prix de l'énergie incitent les propriétaires à économiser

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Le prix du mazout a augmenté de 26% en Suisse depuis le début de l'année et celui des granulés de bois de 48%. Celui du gaz varie en fonction des communes. (archives) (© KEYSTONE/EPA/GEORGI LICOVSKI)

Changement de système de chauffage ou d'appareils électroménagers, l'envolée des prix de l'énergie incite les propriétaires de biens immobiliers à opter pour des systèmes plus économes ou à réduire leur consommation d'électricité et de matières fossiles.

Un peu moins d'un quart (22,1%) des personnes interrogées pour le compte de Comparis.ch ont acheté un nouveau réfrigérateur ces six derniers mois ou prévoient d'échanger leur ancien modèle pour un équipement plus moderne et économe dans les six mois à venir. Quelque 19,2% des sondés veulent par ailleurs remplacer leur cuisinière et 18,8% leur four, a détaillé le portail de services comparatifs mardi dans un communiqué.

La consommation d'eau chaude et d'électricité inquiète aussi les propriétaires immobiliers, 54,4% des personnes ayant déclaré limiter "plutôt fortement" leur consommation électrique, en relevant notamment le thermostat du réfrigérateur. Et 44,8% disent économiser "plutôt fortement" sur l'eau chaude, selon le sondage réalisé en novembre par l'institut Innofact auprès de 1057 personnes.

Face à la flambée des coûts du pétrole, du gaz et de l'électricité, 43,6% des sondés - propriétaires de chaudières à mazout, au gaz et aux copeaux de bois - envisagent de passer à des systèmes de chauffage alternatifs (pompe à chaleur, chauffage à distance, énergie solaire).

La proportion est particulièrement importante pour les exploitants de système de chauffage fonctionnant au gaz (49,8%) et au mazout (43,7%) et moins importante pour les propriétaires de chauffages fonctionnant aux copeaux de bois (22,9%).

Nouvelle hausse en 2023

En Suisse, 24,4% des propriétaires se chauffent au mazout et 24,3% au gaz, contre 28,6% par le biais d'une pompe à chaleur, 7,4% aux copeaux de bois et 3,1% à l'énergie solaire.

Comparis rappelle que le prix du mazout a augmenté de 26% en Suisse depuis le début de l'année et celui des granulés de bois de 48%. Celui du gaz varie en fonction des communes.

Sur le marché néerlandais TTF, qui sert de référence à une grande partie des transactions de gaz en Europe, le prix est nettement retombé (-42,9% sur un an). Après avoir atteint 225 euros le mégawattheure (MWh) début mars suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et flambé à 339 euros par MWh fin août, il se négocie actuellement à 102 euros. C'est cependant nettement plus élevé que les 71 euros pratiqués mi-février.

Quant à l'électricité, la moitié des fournisseurs d'énergie en Suisse s'apprête à augmenter les prix pour les ménages de 30% ou plus l'année prochaine, a calculé l'Association des entreprises électriques suisses (AES). De fortes variations apparaissent selon les régions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Accord avec le Mercosur: quelle différence dans les assiettes?

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L'accord avec le Mercosur fera peu de différences dans les magasins, selon les experts (image d'illustration). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

L'accord de libre-échange avec le Mercosur suscite des interrogations chez les consommateurs: que trouveront les Suisses dans leurs assiettes? Les experts s'attendent à peu de différences dans les magasins. Dans les restaurants par contre, c'est une autre histoire.

Le traité permettra de réduire considérablement les taxes sur les exportations suisses vers le bloc sud-américain composé du Brésil, de l'Argentine, du Paraguay et de l'Uruguay (la Bolivie n'est pas comprise dans l'accord). Davantage de viande et de vins de ces pays seront en contrepartie importés.

Pas moins de 3000 tonnes de viande bovine et 1000 tonnes de volailles supplémentaires pourront passer la frontière suisse. Ces contingents sont plafonnés à moins de 2% de la consommation totale.

Une question vient à l'esprit de tous et toutes: est-ce que des steaks de boeufs argentins boostés aux hormones vont se retrouver sur les étals suisses?

Etiquetage "qui fonctionne"

Cette augmentation ne va pas révolutionner les produits qu'on trouve dans les magasins, selon Hansjürg Jäger, chargé de cours en politique et marchés agricoles à la Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires de Berne. La Suisse, qui n'est pas autosuffisante, importe déjà de ces pays.

L'étiquetage fonctionne en magasin. La loi oblige les commerçants à indiquer clairement lorsque la viande qu'ils vendent est produite selon des standards interdits en Suisse, comme l'utilisation d'hormones ou d'antibiotiques.

Pas de traçabilité dans les restaurants

Le plus grand danger se trouve ailleurs: le marché de la volaille en forte croissance et sa consommation en take-away. La Suisse est autosuffisante à 60% pour la volaille, contre 80% pour le boeuf, selon le dernier rapport agricole. Elle doit donc passablement importer pour se fournir en viande blanche.

Une enquête de la Fédération romande des consommateurs (FRC) montre que la traçabilité de la viande dans les restaurants laisse à désirer. Résultat: des consommateurs se retrouvent à manger de la volaille brésilienne dopée aux antibiotiques sans le savoir, se désole Laurianne Altwegg, responsable agriculture, énergie et environnement de la fédération.

Là où ça pose problème, c'est que le consommateur ne choisirait pas cette viande s'il était correctement informé. Les contingents prévus dans l'accord ne sont certes pas énormes, mais il s'agit là d'une occasion manquée d'améliorer une situation actuellement insatisfaisante, explique-t-elle.

Chute des prix pour la viande noble

Les prix risquent d'être plus bas pour ces produits. Les agriculteurs sont déjà montés au créneau pour protéger le secteur.

Dominique Barjolle se dit très inquiète pour la rémunération des producteurs de viande sur le segment bien particulier des morceaux nobles des races à viande de qualité supérieure. Il s'agit par exemple des éleveurs de charolaises.

"La provenance 'Mercosur' de ces morceaux pèse déjà pour plus de 40% des achats des consommateurs en Suisse", indique l'économiste et agronome responsable de recherche à l'Unil. "Trois mille tonnes libres de droits représentent un appel d'air pour cette viande et vont très probablement tirer les prix vers le bas de manière significative."

Danger sur le vin

Autre volet controversé de l'accord: l'importation du vin. Les viticulteurs suisses peinent déjà à joindre les deux bouts. Ils craignent une concurrence déloyale avec l'arrivée de vins sud-américains bien moins chers dans les rayons.

"Là ça peut faire mal", confirme Mme Barjolle. La préférence pour le vin suisse est encore là, mais la consommation recule. Et la population d'origine étrangère établie en Suisse, qui participe à la consommation globale, a probablement besoin d'un temps d'adaptation avant d'adopter un réflexe de consommation de vin helvétique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Mercosur: gauche et agriculteurs monteront au créneau

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Les agriculteurs suisses veulent des garanties pour le secteur de la viande notamment (image d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les débats s'annoncent animés sur l'accord avec le Mercosur au National pendant la session d'été. Le vote des agriculteurs sera décisif. Des alliances entre la gauche et les paysans pourraient se former sur ce dossier sensible. L'UDC est dans une position délicate.

L'accord avec le bloc sud-américain tombe à point nommé. Là-dessus, il y a consensus.

Le deal doit permettre des économies de 150 millions de francs par année en droits de douane. Une économie et une diversification des échanges particulièrement bienvenues dans le contexte d'incertitude avec les Etats-Unis.

Là où les voix s'élèvent, c'est sur les contingents sud-américains que la Suisse doit importer en contrepartie. Davantage de viande et de vin d'Argentine, du Brésil, d'Uruguay et du Paraguay se retrouveront sur sol helvétique. De quoi faire craindre aux agriculteurs pour leur activité et aux défenseurs de l'environnement pour le climat.

Les paysans rebattent les cartes

Le gouvernement a bien conscience que sans le puissant lobby agricole, le traité a peu de chances de convaincre au Parlement. Le Conseil fédéral a récemment annoncé une aide ponctuelle de 158 millions pour compenser les pertes engendrées.

Une proposition que l'Union suisse des paysans (USP) a très peu goûtée. La faîtière a changé à la dernière minute sa position sur l'accord en réaction à cette annonce, brandissant la menace du référendum.

L'USP pourrait soutenir l'accord seulement si une proposition de Martin Haab (UDC/ZH) passe la rampe. Le député, également membre de l'union, propose de débloquer un crédit d'engagement de 880 millions de francs pour les années 2028 à 2035 à titre de mesures d'accompagnement.

Des majorités à chercher au centre

Le conseiller national ne sait pas si sa proposition, qui avait été refusée de justesse en commission, va finalement passer au National. "Nous devons convaincre le PLR et le Centre. La gauche, qui est très motivée à déposer un référendum, pourrait voir un avantage à faire échouer cette minorité", analyse-t-il auprès de Keystone-ATS.

La commission avait préféré charger le Conseil fédéral de trouver une solution sans donner de chiffre précis, suivant une impulsion du Centre. Pas question de pratiquer "une politique de l'arrosoir" en débloquant des fonds à l'infini, avait expliqué Elisabeth Schneider-Schneiter (Centre/BL).

Le PLR, très en faveur de l'accord, s'est jusqu'à présent montré relativement ouvert à des compromis. Le groupe ne s'est pas encore positionné sur la proposition de M. Haab.

La gauche veut des garanties

La gauche n'est pas opposée à des alliances avec les agriculteurs. "Mais il nous faut aussi quelque chose en retour", indique Laurence Fehlmann Rielle (PS/GE). Toutes les propositions de son parti ont été balayées en commission.

Le dernier espoir tient dans l'article forçant le Conseil fédéral à suivre le règlement européen sur la déforestation. La commission du National a accepté cette proposition des Vert-e-s de justesse.

La décision du PS sur un éventuel référendum se jouera sur cette clause, qui obligerait le pays à interdire tout produit issu de la déforestation, et "d'autres garanties", indique la Genevoise. Les Vert-e-s rejettent aussi l'accord, conclu "au détriment de la nature, de l'environnement et des droits humains".

Voix divergentes au sein de l'UDC

L'UDC se trouve dans une position délicate. Le parti soutient officiellement le traité, mais sa branche agricole pourrait en décider autrement.

Le chef du groupe parlementaire se veut rassurant. "Je suis convaincu que nous parviendrons à un compromis avec le secteur agricole et que, par la suite, le groupe parlementaire de l'UDC approuvera à l'unanimité l'accord de libre-échange", déclare Thomas Aeschi (UDC/ZG).

Des voix s'élèvent pourtant déjà contre l'accord. Didier Calame (UDC/NE), producteur de viande, s'y oppose clairement. Le traité prétérite l'une des seules branches qui fonctionnent en Suisse, à savoir la viande, dit-il.

Le Neuchâtelois a été le seul UDC à rejeter l'accord en commission. Reste à voir si cette tendance se maintient en plénum maintenant que l'USP a levé les boucliers.

Budgets serrés et poulets chlorés

La menace d'un référendum, qu'elle vienne de la gauche ou des paysans, est bien réelle. La population avait déjà été amenée à voter sur un autre accord de libre-échange sensible il y a cinq ans: celui avec l'Indonésie. Il avait été accepté sur le fil, avec 51,6% des voix.

La pression sur les porte-monnaie des Suisses pourrait faire pencher la balance du côté d'un oui, s'ils devaient voter. Mais la population tient aussi à ce qu'elle trouve dans son assiette. Le cas des poulets chlorés américains que le gouvernement envisagerait d'autoriser en Suisse pour faire aboutir un accord commercial avec les Etats-Unis avait marqué les esprits.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève: première pierre du futur parc relais P47

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Le futur P+R P47 vise notamment à éviter que les voitures n'entrent au centre-ville (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Fondation genevoise des parkings a officiellement posé vendredi la première pierre du futur parc relais P47 au Grand-Saconnex. Située à l'une des principales portes d'entrée du canton, l'infrastructure ouvrira en décembre 2028 et comprendra un parc de 665 places pour les voitures et de 50 pour les motos, ainsi qu'une vélostation de 120 places (extensible à 240). Une gare routière de huit voies pour les cars de grandes lignes, destinée à remplacer celle de la place Dorcière, sera également construite.

Le bâtiment de six niveaux mesurera 100 mètres de long, 35 mètres de large et 20 mètres de haut. L'investissement total de la Fondation des parkings s'élève à plus de 40 millions de francs pour le parking, auxquels s'ajoutent près de 3 millions pour la gare routière.

Implanté à proximité de l'aéroport de Genève, de l'autoroute et de la douane de Ferney, le futur P+R P47 est positionné "à l'un des noeuds de mobilité les plus fréquentés du canton", relève la Fondation des parkings dans un communiqué.

Le parc bénéficiera d'un accès direct au futur tram des Nations, dont la mise en service est prévue de manière coordonnée avec l'ouverture du parking.

Conçu pour retenir les voitures pendulaires avant qu'elles n'entrent dans le centre-ville, ce parking vise à "réduire les embouteillages sur l'un des axes les plus chargés de Genève et à contribuer à l'amélioration de la qualité de vie au centre de Genève", poursuit la Fondation des parkings. Elle ajoute, à titre d'illustration, que les 665 places de stationnement représentent une réduction potentielle de 3,5 kilomètres de bouchons aux heures de pointe.

"Ce P+R s'inscrit dans la stratégie du Canton de créer 2500 nouvelles places de parking relais d'ici 2028, dans l'objectif d'agir contre la congestion du trafic que subissent les Genevois et Genevoises à l'intérieur du canton", a relevé le conseiller d'Etat Pierre Maudet, cité dans le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Manifestation contre la fermeture de 14 offices postaux valaisans

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Le Conseiller national Emmanuel Amoos (PS) a appelé à lutter contre le démantèlement en cours des bureaux de poste, en Suisse, à l'occasion d'un rassemblement, vendredi à Sion. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Fin octobre 2024, la direction de La Poste Suisse annonçait vouloir réduire de 170 le nombre de bureaux de poste. Parmi ceux-ci, 14 se situent en Valais, dont six sont depuis devenus des agences postales. Un rassemblement de protestation s'est tenu vendredi à Sion.

L’ex-régie fédérale dit vouloir fermer ces bureaux de poste à cause des réductions conséquentes des volumes des transactions aux guichets. Le syndicat syndicom a appelé vendredi à un rassemblement devant l'office postal de Sion 2 Nord. Une cinquantaine de personnes se sont mobilisées.

Selon La Poste, des contrats ont été conclus, ces derniers mois, avec des structures locales (commerces, banque) situées à Mörel, St-Léonard, St-Nicolas, Orsières et à Sion (Sion 2 Nord). L'agence postale de Simplon-Village est déjà en fonction depuis août 2025.

Par contre, aucun accord n'a été trouvé pour les offices de poste de Chippis, Evolène, Grimisuat, Lens, Munster, Nendaz, Troistorrents et Vouvry. Des discussions sont encore en cours.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'UE va débloquer 16 milliards d'euros pour la Hongrie

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Peter Magyar a été reçu à bras ouverts par les chefs des institutions européennes. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER MATTHYS)

Plus de 16 milliards d’euros vont être débloqués en faveur de Budapest, a annoncé vendredi la présidente de la Commission européenne. Ces fonds, gelés sous Viktor Orban, seront versés sous condition de réformes engagées par le nouveau dirigeant hongrois, Peter Magyar.

"Le travail dur, ça paie", a salué Ursula von der Leyen lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Elle a insisté sur "la détermination" de Peter Magyar, présent à ses côtés, et loué les réformes déjà engagées par son gouvernement pour le bénéfice "de la Hongrie (...) et de l'Union européenne".

La victoire de Peter Magyar aux élections hongroises mi-avril a provoqué un immense soulagement à Bruxelles, contrainte de composer durant 16 ans avec Viktor Orban, un Premier ministre proche de Vladimir Poutine et de Donald Trump, qui a bloqué une série de dossiers, dont celui de l'Ukraine.

A peine élu, le quadragénaire a été reçu à bras ouverts par les chefs des institutions européennes se réjouissant d'un "nouvel élan" en Europe.

"Cela ne fait que quelques semaines mais nous sentons déjà un fort vent de changement qui souffle à travers la Hongrie", a salué Ursula von der Leyen.

"Les négociations les plus importantes"

Un dossier crucial restait toutefois à clarifier entre Budapest et Bruxelles.

A savoir les milliards d'euros de fonds destinés à la Hongrie et gelés par l'UE. Cet argent a été bloqué dans le cadre de différentes procédures intentées contre les politiques de Viktor Orban, concernant notamment les droits des personnes LGBT+ et des demandeurs d'asile, ainsi que des situations de conflits d'intérêts.

Son successeur Peter Magyar avait fait de la récupération de ces fonds une priorité absolue et avait qualifié ces "négociations des plus importantes des dernières années".

Le déblocage de cet argent constitue "une journée historique pour la Hongrie", a-t-il salué vendredi à Bruxelles. "Si à chaque fois que je viens ici on me donne autant d'argent, je risque de venir plus souvent", a-t-il lancé dans les rires.

La présidente de la Commission européenne a précisé que le déblocage de cet argent dépendait de l'adoption de réformes du gouvernement de Peter Magyar.

"Nous nous sommes mis d'accord sur un cadre solide visant à garantir que la Hongrie s'attaque aux problèmes liés à la corruption et à l'Etat de droit", a indiqué Ursula von der Leyen.

Quand la Hongrie touchera-t-elle cet argent? Tout dépend de quand elle présente ses réformes, a expliqué un haut responsable de la Commission.

L'idée est que Budapest présente une feuille de route détaillée au cours des prochains jours, qu'elle adopte certaines ces réformes d'ici le 31 août et que la Commission les valide et dégèle des fonds d'ici la fin de l'année.

D'autres tranches seront débloquées l'an prochain.

Seize milliards d'euros, "c'est quand même une grosse somme, mais comme a dit Peter (Magyar), le peuple hongrois mérite cet argent", a souligné Mme von der Leyen.

Dans un scénario similaire, l'UE avait débloqué des milliards d'euros destinés à la Pologne dès les premiers gages donnés par le gouvernement du Premier ministre proeuropéen Donald Tusk, en 2024.

Peter Magyar, dont le parti dispose d'une large majorité au Parlement hongrois, a déjà amorcé de premières réformes.

Son camp a voté mercredi pour l'abandon du projet de l'ancien Premier ministre Viktor Orban de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). Il prévoit également d'adhérer prochainement au Parquet européen.

L'objectif: "Nous voulons nous assurer qu'aucune oligarchie ne puisse continuer d'exister en Hongrie", a-t-il martelé depuis Bruxelles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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