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Suisse

Les entreprises font face à des perspectives mitigées pour 2024

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Les carnets de commandes du second oeuvre connaissent des taux de remplissage record. Cette branche du secteur de la construction est toutefois fortement impactée par la pénurie de main d'oeuvre (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT MERLET)

Les entreprises vaudoises résistent comme elles peuvent au ralentissement de la conjoncture mondiale. De fortes disparités marquent les branches des différents secteurs, notamment en fonction des marchés dont elles dépendent.

"Après le rebond extraordinaire de 2021, qui a suivi la récession due à la pandémie, la conjoncture a de nouveau ralenti en 2022 sur l'ensemble du globe en raison de la guerre en Ukraine et des tensions sur le marché de l'énergie. Une situation incertaine a marqué 2023 et devrait perdurer en 2024", a expliqué mardi Jean-Pascal Baechler, conseiller économique à la Banque cantonale vaudoise (BCV) aux médias lors de la présentation des derniers indicateurs conjoncturels publiés par la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI).

Dans ce contexte, la croissance dans le canton de Vaud s'inscrit en baisse de un point, à 1,4% pour cette année et devrait se maintenir à 1,3% en 2024. Une tendance similaire s'observe en Suisse. "Il faut comprendre que le dossier de l'inflation est soudain devenu prioritaire pour les banques centrales et a fait passer la croissance au second plan", a fait remarquer Claudio Bologna, chef de projet chez Statistique Vaud. La Suisse est toutefois parvenue à éviter une stagnation, voire une récession, comme en Allemagne, a-t-il relevé.

Baisse des exportations

Sans surprise, les exportations vaudoises ont reculé de 5,3% sur les 10 premiers mois de l'année. Leur niveau reste cependant supérieur à celui de 2019. Les différentes branches connaissent des fortunes diverses: en baisse pour la chimie et le matériel médical, en hausse pour l'horlogerie.

"Cela s'explique notamment par les marchés dont dépendent les branches", poursuit Claudio Bologna. "Les industries dépendantes de la zone euro sont impactées en raison de la cherté du franc. En revanche, l'horlogerie et la joaillerie, qui ont l'Asie comme principal marché ressentent moins ce paramètre."

Fortes disparités

Les secteurs connaissent également de fortes variations. Dans la construction, les carnets de commande du second oeuvre atteignent des valeurs record, avec 11 mois de réserves de travail. Ceux du gros oeuvres sont plus clairsemés avec des réserves de trois mois. "Les démarches administratives qui deviennent toujours plus longues et complexes ont tendance à décourager les investisseurs", analyse Nicolas Tripet de la Fédération vaudoise des entrepreneurs.

Le second oeuvre ressent fortement le manque de main d'oeuvre. Ainsi, l'enquête conjoncturelle de la CVCI révèle que 64% des répondants des travaux de finition, d'installation électrique et de plomberie jugent le manque de personnel comme un obstacle à la bonne marche des affaires.

Dans le secteur de l'industrie, de grandes disparités sont également observées. Ainsi, la durée assurée de production pour la branche machines et de l'équipement est de 14 mois, et les professionnels sont 98% à juger les affaires satisfaisantes ou bonnes. En revanche la branche industrie et travail des métaux souffre de la faiblesse de la demande. Quelque 53% des professionnels jugent les affaires mauvaises.

Restaurateurs mécontents

Du côté de l'hôtellerie-restauration, les hôteliers ont le sourire tandis que les restaurateurs tirent la langue. Bien que 51% des répondants hôteliers ont enregistré un chiffre d'affaires en baisse pour l'été 2023 par à 2022, ils ont de quoi se réjouir. L'été 2022 avait en effet constitué un record avec une augmentation de 6% du total des nuitées.

En revanche, malgré la météo favorable de l'été 2023, les restaurateurs vaudois sont 42% à mentionner un chiffre d'affaires en baisse et 40% à juger la situation des affaires mauvaises. Ils invoquent la demande insuffisante, la pénurie de personnel et la hausse des coûts, en particulier de l'énergie.

Commerçants inquiets

Le secteur des services s'est globalement maintenu en 2023, mais a souffert du manque de main d'oeuvre, en particulier dans la branche des services informatiques. Cette dernière a connu un pic historique au premier trimestre 2023. "La digitalisation, la cybersécurité et l'avènement de l'intelligence artificielle constituent des tendances particulièrement porteuses", a fait remarquer Karine Bardetscher Chamoso de l'Ordre vaudois d'Experts Suisse.

Quant au secteur du commerce de détail, en constante mutation, il se trouve dans une situation "relativement mauvaise", a déclaré Patrick Zurn de la CVCI. Les inquiétudes portent actuellement sur "le franc fort et le tourisme d'achat qui en résulte". Les commerçants étaient 30% à juger la marche des affaires mauvaise en octobre, mais s'attendaient toutefois à une embellie avec les fêtes de fin d'année.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les marchés boursiers ignorent le réchauffement climatique

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En même temps que les records de température qui assèchent l'Europe, les Bourses ont battu leurs propres records à la hausse début août, ignorant encore les conséquences du réchauffement climatique. (archive) (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

La crise, quelle crise? En même temps que les records de température qui assèchent l'Europe, les Bourses ont battu leurs propres records à la hausse début août, ignorant encore les conséquences du réchauffement climatique.

Les indices boursiers ont atteint des sommets historiques à Paris, Francfort, Madrid et Milan entre le 3 et le 11 août, signe que les canicules, incendies et sécheresses ne sont pas des informations qui font bouger les marchés("market moving en anglais").

Les Bourses ont été portées par d'excellents résultats d'entreprises au deuxième trimestre, malgré le choc externe de la guerre au Moyen-Orient.

"La saison des résultats est tellement forte et la préoccupation numéro un, en termes d'inflation, étant essentiellement la situation en Iran, (le résultat est, NRLR) que le réchauffement climatique est plutôt de second ordre", selon l'analyste Florian Ielpo de la banque suisse Lombard Odier, joint par l'AFP.

Croissance, inflation, taux d'intérêt, prix du pétrole, bonne santé de la tech ou risque d'explosion d'une bulle de l'intelligence artificielle: du lundi au vendredi, analystes et investisseurs intègrent ("pricent" en anglais) toutes les informations disponibles.

Mais pas le réchauffement provoqué par les activités humaines.

"Même si les problèmes de l'Europe ne font qu'empirer avec les températures anormalement élevées de cet été, l'assèchement des fleuves et les nouvelles perturbations du transport sur le continent, les prévisions de bénéfices pour les entreprises du Stoxx 600 (l'indice boursier des 600 principales capitalisations européennes, NDLR) continuent de grimper!", s'étonnait mercredi l'analyste Ipek Ozkardeskaya dans sa note quotidienne aux clients de la banque Swissquote.

A l'inverse des marchés, l'économie est rattrapée par les catastrophes climatiques.

Les canicules à répétition vont coûter "10 à 15 milliards d'euros" en France, d'après la ministre de la Transition Ecologique Monique Barbut, même si la croissance reste positive (0,2% au deuxième trimestre).

En Allemagne, l'assèchement du Rhin touche des industries lourdes cotées en Bourse.

"Thyssenkrupp a ainsi confirmé que son site sidérurgique de Duisbourg subissait désormais des perturbations dans l'approvisionnement en matières premières", écrivait jeudi l'analyste John Plassard dans sa note de Cité Gestion.

"Enclins à la myopie"

Cela n'a pas empêché l'action de Thyssenkrupp de gagner 9,07% jeudi en réaction à de bons résultats et des perspectives encourageantes.

Joint par l'AFP, John Plassard parle d'un "déni total de l'investisseur" face au climat ou d'autres réalités comme les conséquences de la fermeture prolongée du détroit d'Ormuz.

"Quel que soit le secteur, tech, pharmacie...les entreprises ne parlent pas aujourd'hui de la canicule", détaille-t-il.

"Les marchés financiers restent enclins à la myopie. Ils intègrent le plus souvent les risques dans un horizon de deux à trois ans. Les risques climatiques (...) ne se plient pas aux cycles de marché", ajoute en Allemagne le gestionnaire de fonds Metzler Asset Management.

L'impact du réchauffement sur les marchés "ne sera pas immédiat, sauf pour certaines entreprises directement touchées", décrypte pour l'AFP Ipek Ozkardeskaya.

"Mais à plus long terme (sur un horizon de 5 à 15 ans), les secteurs les plus vulnérables sont l'agriculture et l'alimentation (baisse des rendements des cultures et hausse des prix des intrants); l'assurance (augmentation des sinistres et des coûts de réassurance)", détaille-t-elle.

Elle cite également l'énergie, l'industrie, la chimie, les transports, le tourisme, l'immobilier.

"Le changement climatique pourrait simultanément affaiblir la productivité et la croissance tout en faisant monter durablement les coûts de l'alimentation, de l'énergie, de l'assurance, des infrastructures et, en fin de compte, l'inflation", ajoute-t-elle. "Les niveaux de dette souveraine augmenteraient également sous l'effet de besoins de dépenses accrus".

Interrogés sur le réchauffement, les professionnels de l'investissement répondent évidemment fonds vert et autres placements RSE (Responsabilité sociale et environnementale).

"Nous observons une utilisation croissante des fonds durables (Environnement, Social, Gouvernance - ESG) au cours des dernières années", souligne en Allemagne un porte-parole de BNP Paribas Personal Investors, Axel Hartmann.

Du côté du gestionnaire de fonds Metzler Asset Management, on voit sur les marchés "une demande claire pour des thèmes d'investissement liés à l'électrification, à la décarbonation et à l'indépendance vis-à-vis des énergies fossiles".

Mais "tous secteurs et régions confondus, nous n'observons pas encore de tendance structurelle à l'achat qui favoriserait les entreprises les plus avancées" en la matière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

27e édition des Rencontres Musicales de Champéry: un bilan positif

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Le vice-champion olympique de patinage artistique Stéphane Lambiel lors de la première représentation de L'Arbre de Lumière à Champéry (archive). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Les Rencontres Musicales de Champéry clôturent leur 27e édition "sous le signe du renouveau", selon les organisateurs. La programmation signée pour la première fois par la pianiste Beatrice Berrut, dont le spectacle "L'Arbre de Lumière" a trouvé son public.

"Cette première édition sous la direction de Beatrice Berrut affirme une vision résolument tournée vers l’avenir", écrit le festival dans un communiqué. Du 31 juillet au 14 août, l'événement a conjugué "grands chefs-d’½uvre, découvertes, jeunes talents et créations inédites, tout en affirmant l’ancrage suisse et valaisan des Rencontres Musicales de Champéry."

Le ténor Ian Bostridge et la pianiste Saskia Giorgini, la Sinfonia Valais-Wallis dirigée par Laurent Zufferey et le violoniste Sebastien Bohren ou encore le pianiste Jean-Baptiste Doulcet se sont produits ces deux dernières semaines. La programmation, qui a glissé de Beethoven à Schummann, de Mendelssohn à Mozart, de Schubert à Chopin ou encore de Bach à Chick Corea a permis de "faire découvrir la musique classique autrement", en multipliant les formats et les atmosphères.

Moment fort de l'événement: la création originale "L'Arbre de Lumière", imaginée avec Stéphane Lambiel. Le spectacle, pour lequel Beatrice Berrut a composé l'intégralité de la musique, a attiré plus de 1500 spectateurs lors de ses deux représentations le 6 et le 7 août.

Avec un taux de remplissage supérieur à 90%, l'oeuvre "s’impose comme le grand succès populaire de cette édition et démontre la capacité des Rencontres Musicales de Champéry à porter des créations originales d’envergure, réunissant des artistes issus de disciplines différentes autour d’une même vision."

Les organisateurs donnent rendez-vous l'année prochaine du 31 juillet au 14 août 2027 pour la 28e édition.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Trois projets soutenus pour l'accès à la culture en Valais

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Le Service de la culture et le Service de l’action sociale, chapeautés par le Département de la culture dirigé par Mathias Reynard ont lancé le dispositif "Culture et cohésion sociale" en novembre 2025 (illustration). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Trois projets favorisant l'accès à la culture seront soutenus par le Canton du Valais. Ils ont été choisis parmi les dix reçus dans le cadre d'un premier appel à projets lancé par le Service de la culture et le Service de l'action sociale.

Ceux-ci s'inscrivent dans le dispositif "Culture et cohésion sociale" lancé en 2025, qui encourage les collaborations entre les milieux culturels, sociaux et sanitaires afin de favoriser l'accès à la culture pour toutes et tous. "Les trois projets retenus reflètent la diversité des propositions", souligne un communiqué vendredi.

Le premier, intitulé "Ensemble, dépasser les freins symboliques", sera mené par la structure La Gare, arts et jeunesse à Monthey. Il proposera sorties au théâtre, ateliers, rencontres avec les équipes artistiques et repas interculturels aux femmes migrantes et à leur famille.

Quels sont les trois projets retenus?

Avec "Plongeon dans les marges!", l'association Bain de livres basée à Vernayaz collaborera avec les structures d'accueil relevant du domaine de l'asile. "A partir d'une offre de lecture multilingue déjà bien implantée, le projet enrichira les rencontres par des activités de médiation telles que la mise en musique, la théâtralisation, la réalisation de podcasts ou de courtes vidéos."

A Sion, Le Spot, qui s'associe à la fondation MaRaVal (Maladies Rares Valais) et à la Ligue valaisanne contre le rhumatisme fera vivre le projet de pratique théâtrale "Faire corps", destiné aux personnes vivant avec une maladie rare et à leurs proches.

"Cette première sélection confirme la pertinence du dispositif pour faire émerger des collaborations inédites entre les secteurs culturels, sociaux et sanitaires", se réjouit l'Etat du Valais.

La mise en oeuvre du dispositif se poursuit donc, avec un premier volet qui soutient des initiatives innovantes et un deuxième, qui encourage la transformation des structures culturelles valaisannes vers davantage d'inclusion et de représentativité. Un nouveau délai de dépôt des candidatures a été fixé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les nouvelles mises en circulation décélèrent en juillet

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Le nombre de nouveaux véhicules à moteurs autorisés sur les routes suisses s'est enrobé de 2% en juillet en glissement annuel. Ici, l'échangeur autoroutier d'Ecublens-Crissier sur l'autoroute A1. (archive) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le net rebond des mises en circulation observé en juin sur un an a fait long feu en juillet. Le nombre de nouveaux véhicules à moteurs autorisés sur les routes suisses s'est néanmoins enrobé de 2% en glissement annuel, pour s'établir à 29'030.

La progression de 3% pour les voitures de tourisme - qui représentent avec 18'792 autos près des deux tiers du total - s'inscrit pile dans la tendance observée sur les sept premiers mois de l'année, selon les données publiées vendredi par l'Office fédéral de la statistique.

La tendance à l'électrification ne s'est pas démentie, le nombre de voitures purement électrique s'envolant de 29% à 4823. Les hybrides rechargeables ont connu une progression de 14% à 2599 unités.

Les motorisations thermiques en revanche ont poursuivi leur déclin, de 6% pour l'essence et de 12% pour le diesel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Début de la cure de jouvence de la Grotte aux Fées à St-Maurice

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Le bâtiment d'accueil de la Grotte aux Fées à St-Maurice doit être entièrement rénové, tout comme les infrastructures intérieures. (© Keystone/NOEMI CINELLI)

Ouverte au public depuis 1864, la Grotte aux Fées à St-Maurice (VS) est une attraction touristique très appréciée de la région. Fermée depuis novembre dernier, elle doit subir d'importantes rénovations qui débuteront finalement la semaine du 17 août, pour une réouverture envisagée au printemps prochain.

"On dit de la fontaine des fées que celui qui plonge sa main gauche dans cette eau verra ses rêves les plus chers se réaliser." Dans ce lieu souvent décrit comme un "joyau géologique empreint de magie", les légendes sont nombreuses. Découverte par un chanoine il y a plus d'un siècle et demi, la grotte est nichée dans la falaise qui surplombe la localité agaunoise et son célèbre Château.

Les travaux qui doivent y être entrepris devraient permettre de conserver l'atmosphère du site. Tout doit d'ailleurs y être rénové: le chemin d'accès, le bâtiment d'accueil, ainsi que les passerelles et passages logés dans la cavité.

"Le dossier est complexe", constate le président de la commune Xavier Lavanchy auprès de Keystone-ATS. Le canton, jusqu'ici propriétaire des lieux, se charge des travaux extérieurs, alors que la commune s'occupe de ceux intérieurs. Pour un investissement total d'environ 1,7 million de francs, dont 550'000 sont engagés par l'Etat du Valais.

Lancement des travaux préparatoires

Les infrastructures nécessitent "une intervention maintenant", également pour une question sécuritaire, relève l'élu du Centre. La tonnelle d'entrée montrait des signes de fatigue depuis un certain temps. Et la passerelle qui surplombe le lac artificiel - logé au fond de la grotte et alimenté par une cascade - devra elle aussi être refaite. Le système de régulation du lac sera également revu, pour pallier le risque d'inondation.

"Il ne s’agit pas d’une situation d’urgence au sens strict, mais de travaux d’entretien qui doivent être réalisés afin de prévenir une dégradation supplémentaire des bâtiments, dont l’état est déjà bien altéré, complète Kirianne Bazzu, adjointe au chef du Service de l'immobilier et du patrimoine valaisan, qui chapeaute les travaux. Ces interventions sont nécessaires pour préserver les structures et éviter que les problèmes existants ne s’aggravent."

"Il n'y a pas eu de rénovation depuis très longtemps", poursuit le président de St-Maurice. Les travaux préparatoires débuteront la semaine prochaine, malgré un léger retard par rapport au calendrier initial lié à "des contraintes techniques qui ont nécessité quelques ajustements et vérifications préalables", indique le Canton. L'alimentation électrique a, elle, déjà été refaite.

Un atout touristique

Ces dernières années, le site accueillait près de 20'000 visiteurs annuels. "Pour la commune, la Grotte aux Fées est importante", note Xavier Lavanchy. Tout comme le Château qui, lors des expositions à succès a accueilli jusqu'à 38'000 visiteurs. "Le binôme fonctionne bien", constate-t-il.

Jusqu'à sa fermeture le 16 novembre dernier, la Grotte aux Fées, alors aux mains du Canton, était exploitée par la même famille depuis 1995. L'exploitation a désormais été cédée par l'Etat du Valais à la commune de Saint-Maurice, qui devra se prononcer sur l'avenir du site après la rénovation.

"Pour l'instant, c'est en discussion, le bail n'a pas été signé, explique le président. Ce qui a été imaginé jusqu'à maintenant, c'est un repreneur. Normalement, la famille devrait travailler pour lui, mais cela devrait se décider ces prochaines semaines."

La réouverture, elle, est envisagée pour le printemps prochain. Si celle-ci se fait généralement au mois de mars, elle pourrait n'intervenir qu'un peu plus tard dans la saison selon l'avancée des travaux, fait remarquer Xavier Lavanchy. Ce chantier et celui du Château de St-Maurice, qui doit lui aussi être rénové l'année prochaine, ne devraient pas se croiser.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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