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Garanties des autorités: le CS a déjà retiré plusieurs milliards

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Le Credit Suisse a déjà sollicité des liquidités dans les garanties octroyées par la Confédération et la Banque nationale suisse. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le week-end dernier, le Credit Suisse a déjà prélevé un important montant de plusieurs milliards de francs sur les garanties accordées par la Confédération et la Banque nationale, a déclaré samedi la ministre des finances Karin Keller-Sutter sur les ondes de la SRF.

La conseillère fédérale ne connaît pas les chiffres exacts concernant les sommes prélevées. La Banque nationale suisse (BNS) les connaît, a-t-elle ajouté. L'argent a été nécessaire parce que des clients ont continué à retirer de l'argent en Suisse et à l'étranger et parce que, de leur côté, d'autres banques ont exigé des garanties.

Concernant la séparation des activités suisses de Credit Suisse (CS), réclamée par son parti le PLR dans le cadre de la reprise par l'UBS, la ministre a mis en garde contre une démarche prématurée: la priorité pour l'heure est de stabiliser la situation. Elle n'exclut toutefois pas cette option à plus longue échéance, l'UBS ayant tout intérêt à devenir plus svelte, selon elle.

Pas d'argent liquide

Karine Keller-Sutter a également évoqué les 50 milliards de francs "oubliés", évoqués dans les journaux de CH-Media samedi. Ainsi, le risque total s'élèverait désormais à 259 milliards de francs et non plus à 209 milliards.

Dimanche dernier, le CS représentait le coeur de la conférence de presse. Mais il y a aussi la possibilité de donner des liquidités à l'UBS, a rappelé la St-Galloise. "Cela n'a probablement pas été pris en compte."

Elle a répété que l'Etat ne donnait pas d'argent liquide: il s'agit uniquement de garanties de liquidités, une sorte d'assurance en cas de pertes.

Les titres à risque pourraient rapporter

Si les positions à risque du Credit Suisse devaient entraîner des pertes supplémentaires, une nouvelle décision serait nécessaire. Il est prévu que l'UBS paie les cinq premiers milliards de francs, puis que l'Etat garantisse les neuf milliards suivants.

Si cela ne suffisait pas, ce que la ministre des finances n'espère pas, il faudrait discuter avec l'UBS non seulement de la perte, mais aussi d'une participation aux bénéfices. Car les titres pourraient à nouveau rapporter des bénéfices plus tard.

La conseillère fédérale a réaffirmé une fois de plus que la reprise du Credit Suisse par l'UBS était la meilleure solution possible. Il n'y avait pas d'alternatives crédibles, selon elle.

Et une reprise étatique ou une faillite désordonnée aurait entraîné des risques bien plus importants pour l'Etat. Cela aurait coûté la performance économique de la Suisse, à savoir environ 740 milliards de francs, a-t-elle estimé. "Il fallait éviter cela."

Une remise à plat nécessaire

Karine Keller-Sutter s'est prononcée en faveur d'une remise à plat totale. Selon elle, il faut réfléchir également sur le plan international à la manière de traiter les banques actives au niveau mondial dans de telles situations.

La semaine dernière, elle a déjà chargé le professeur Manuel Ammann, de l'Université de Saint-Gall, d'effectuer une analyse. Elle envisage en outre de déposer elle-même une proposition en ce sens lors de la prochaine session extraordinaire du Parlement. Elle s'est toutefois prononcée contre une commission d'enquête parlementaire (CEP).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Cuba: le réseau électrique rétabli, mais les délestages persistent

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Cuba a subi huit coupures générales d'électricité depuis la fin de 2024 (archives). (© KEYSTONE/AP/Ramon Espinosa)

L'ensemble du réseau électrique a été rétabli mercredi à Cuba après une troisième coupure générale en moins de six mois. Des délestages vont cependant persister en raison de la faible production électrique de l'île, soumise à un blocus pétrolier de Washington.

Contrairement aux précédentes coupures générales - huit depuis la fin de 2024 -, la faible disponibilité de combustible a compliqué le processus de rétablissement du réseau après sa déconnexion lundi à la mi-journée, qui a laissé sans courant 9,6 millions d'habitants.

Selon les autorités, une oscillation de la tension, conjuguée à une faible production électrique, avait provoqué la déconnexion du réseau. Cependant, le rétablissement du réseau n'apportera pas un soulagement immédiat à la population, car la faible génération électrique impose d'importants délestages, a précisé mercredi à la télévision d'Etat un haut responsable du ministère de l'énergie et des mines.

Vétusté et pénurie

Le réseau électrique cubain subit régulièrement des coupures générales ou partielles en raison de la vétusté des infrastructures et de la pénurie de carburant. Mais les coupures quotidiennes se sont encore aggravées depuis que Washington a imposé en janvier un blocus pétrolier qui empêche les livraisons de carburant pour alimenter des groupes électrogènes.

Ces derniers complètent la production de sept centrales thermiques vieillissantes, qui subissent des pannes fréquentes ou doivent être arrêtées pour maintenance.

Cette situation provoque des délestages incessants qui atteignent désormais plus de 30 heures d'affilée à La Havane, plusieurs jours en province, malgré un vaste programme de construction de parcs solaires lancé il y a deux ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Enorme commande de puces d'Apple à Broadcom

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La marque à la pomme prévoit la production pour ses appareils de plus de 15 milliards de processeurs conçus conjointement par le concepteur américain de semi-conducteurs Broadcom et Apple (archives). (© KEYSTONE/EPA/RITCHIE B. TONGO)

Apple a annoncé mercredi avoir passé commande à Broadcom pour plus de 30 milliards de dollars de puces électroniques. Fabriquées aux Etats-Unis, elles équiperont "un large éventail de produits" de la marque à la pomme.

Le groupe de Cupertino (Californie) prévoit la production pour ses appareils de plus de 15 milliards de processeurs conçus conjointement par le concepteur américain de semi-conducteurs Broadcom et Apple, a précisé ce dernier dans un communiqué. Les deux entreprises collaborent depuis la première génération de l'iPhone, en 2007. Outre les puces, Broadcom est un spécialiste des produits de connectivité, également utilisés par Apple.

Lundi, le groupe Broadcom avait indiqué, dans un document déposé auprès du régulateur américain des marchés (SEC), qu'il avait signé un nouvel engagement avec Apple, allant jusqu'en 2031, sans plus de précision. La technologie fournie à Apple par Broadcom est complémentaire des puces développées en interne par le créateur de l'iPhone depuis 2007.

Dans le cadre de l'accord annoncé mercredi, Broadcom va moderniser et agrandir son site de production de Fort Collins (Colorado), moyennant un investissement de 1,5 milliard de dollars. Peu après l'ouverture de Wall Street, le titre Broadcom était en hausse de 2,78%. L'entreprise de Palo Alto (Californie) affiche désormais la huitième capitalisation boursière mondiale, devant Saudi Aramco, Meta, Tesla ou Samsung.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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ABB et Roche élèveront ensemble des robots de laboratoire

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L'automatisation de tâches répétitives doit permettre d'accélérer le processus entre le diagnostic et la décision de traitement des patients (archives). (© KEYSTONE/EPA/HANNIBAL HANSCHKE)

ABB et Roche veulent développer des robots de laboratoires mus par intelligence artificielle. La collaboration réunit les compétences robotiques du géant zurichois de l'électrotechnique et le savoir-faire du géant pharma bâlois dans le diagnostic.

Le spécialiste de l'électrotechnique et de l'automation apportera ses compétences en matière de manipulation autonome et de robots fixes articulés, indique-t-il dans un communiqué mercredi.

La mastodonte pharmaceutique bâlois et poids lourd mondial du diagnostic de son côté emploiera son savoir-faire pour s'assurer que les futures solutions robotisées seront adaptées aux besoins des laboratoires.

"En automatisant des tâches répétitives, nous permettons à nos laborantins de se concentrer sur les analyses complexes, accélérant ainsi le processus entre le diagnostic et la décision de traitement des patients," indique Marc Boehm, représentant la division Diagnostics de Roche, cité dans le communiqué.

Gestion des lames histologiques et intralogistiques constituent les deux premières applications visées pour les futurs robots.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

La reprise des hostilités au Moyen-Orient fragilise les Bourses

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La Bourse suisse n'échappait pas à un accès de fébrilité observé sur les principales places financières européennes mercredi. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

La Bourse suisse connaissait un sérieux accès de faiblesse mercredi en fin de matinée. Dans un contexte peu animé, les tensions au Moyen-Orient retiennent toute l'attention des investisseurs.

Les Etats-Unis ont lancé mardi une série de frappes contre l'Iran et rétabli leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien, affirmant répondre ainsi aux tirs sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord.

Depuis Ankara, Donald Trump a déclaré le cessez-le-feu "terminé".

Les cours du pétrole ont bondi en milieu de matinée après les déclarations du président américain. A 11h15, le baril de Brent de la mer du Nord s'envolait de 6,1% à 78,69 dollars et celui de West Texas Intermediate (WTI) de 6,3% à 74,90 dollars. Côté gaz, le TTF néerlandais s'appréciait de 4,8% à 49,08 euros par mégawattheure.

Un seul survivant

Vers 11h15, le SMI reculait de 1,66% à 14'122,09 points, le SLI de 1,72% à 2261,11 points et le SPI de 1,60% à 19'879,86 points. Sur les trente valeurs vedettes, une seule se maintenait à flot, Kühne+Nagel. Le spécialiste schwytzois des transports et de la logistique a inauguré avec le groupe Mondadori un centre de distribution de 40'000 mètres carrés en Italie.

La pire chute revenait à Sika (-4,8%), sans indication particulière.

Pour les poids lourds, Nestlé perdait 0,7%, Novartis 1,0%, UBS 1,5% et le bon Roche 1,7%.

Les places européennes reculaient également. Paris cédait 2,17%, Londres 1,49%, Francfort 2,40% et Milan 1,77%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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L'été à Lausanne, des adultes profitent d'apprendre à faire du vélo

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La Ville de Lausanne vise une part modale du vélo de 15% à l'horizon 2030 (image prétexte). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Elles s'appellent Yulia, Alice et Sima. Elles ont la trentaine et un point commun: elles viennent d'apprendre à faire du vélo. Keystone-ATS les a rencontrées alors qu'elles étaient en train d'acquérir les bases lors d'un cours proposé par Pro Vélo, en partenariat avec la Ville de Lausanne.

"Si vous voulez qu'on enlève les pédales au début, il n'y a pas de souci", lance Noémie, monitrice pour Pro Vélo Région Lausanne aux trois participantes à avoir bravé la canicule d'une récente fin de journée. Réunies dans un des coins ombragés du préau du collège lausannois de Montriond, où se déroule le cours, toutes trois secouent la tête et indiquent leurs objectifs du jour aux cinq monitrices et moniteurs présents.

"J'ai réussi à pédaler la dernière fois, alors que je ne pensais pas que j'y arriverais. Aujourd'hui, mon objectif est de prendre plus confiance et de perdre ma peur du vélo", dit Alice, tout sourire. Yulia, elle, entend "renforcer [ses] acquis et avoir moins peur à la descente".

Quant à Sima, dont c'est le quatrième cours, elle compte, elle aussi, se lancer directement. "Il faut d'abord régler ton casque comme il faut", lui fait remarquer Noémie en riant avant de se lancer dans une démonstration.

Cyclistes en quatre heures

Dûment équipées d'un casque et d'un vélo mis à disposition par l'association, les participantes se mettent en piste. Sima s'élance dans le préau en légère pente, tangue un peu, freine avec les pieds, mais arrive en bas sans heurt. Alice peine à démarrer. "Quand tu montes sur un vélo ou que tu en descends, fais comme si c'était un cheval", lui rappelle Noémie. Yulia, elle, s'entraîne à suivre des lignes au sol.

Les néophytes répètent assidûment des boucles dans la cour, sous les conseils et les encouragements de l'équipe de moniteurs. Si un manque d'assurance est visible, le résultat est convaincant. Difficile d'imaginer qu'une semaine plus tôt, elles ont débuté en draisienne, à savoir sur des vélos sans pédales.

Freinages d'urgence

"Dès que la draisienne est assimilée et que les participants ont compris l'équilibre, les virages et le freinage, on peut remettre les pédales", explique Chris-Alexandre Gionchetta, chef de projet formation chez Pro Vélo Région Lausanne. Le cours débutants, destiné à des personnes qui ne savent pas faire du vélo, comprend deux sessions de deux heures. "Généralement ces quatre heures suffisent pour apprendre", assure-t-il.

Effectivement, malgré des trajectoires un peu aléatoires, quelques freinages d'urgence et une collision évitée de justesse entre Alice et Sima, aucune chute grave n'est à déplorer. Yulia a de son côté développé une technique très personnelle consistant à sauter de son vélo pour éviter la chute. "Comment tomber avec grâce", s'amuse-t-elle après un tel épisode. Un gros bleu sur son mollet témoigne toutefois de ses débuts la semaine précédente.

Emancipation et intégration par le vélo

Si la canicule a décimé les effectifs, le cours compte généralement une dizaine de participants et une quinzaine de personnes sur liste d'attente. Un moniteur est prévu pour deux participants. "C'est le cours le plus prisé et c'est là que les participants sont les plus motivés", observe Chris-Alexandre Gionchetta.

"Il s'agit souvent de femmes issues de la migration. Elles suivent le cours avec une volonté d'émancipation et d'intégration par le vélo", poursuit-il. "Parfois elles n'ont pas appris quand elles étaient petites, ou alors elles n'avaient pas le droit d'apprendre parce qu'elles étaient des filles", ajoute Noémie.

Après 45 minutes, tout le monde s'arrête pour boire un sirop. "Quand j'étais petite, j'ai essayé d'apprendre à faire du vélo, mais j'ai toujours eu peur de la vitesse", raconte Alice. "Au Brésil, d'où je viens, on se déplace beaucoup en voiture, mais ici, j'aimerais faire certains trajets à vélo", dit cette doctorante en droit.

Suissesse d'origine russe, Yulia n'a pas non plus appris quand elle était petite. "Ne pas savoir faire du vélo, c'est un handicap social, tu ne peux pas aller faire un tour avec tes potes, ni te déplacer en ville", constate la chercheuse en sciences sociales. Pareil pour Sima, réfugiée afghane. "Je devais aider mes parents à la maison, et en plus, ce n'était pas possible économiquement".

Encadrement apprécié

Tant Alice que Yulia disent apprécier la structure offerte par le cours. "Il y a beaucoup d'espace pour s'entraîner et aucune pression mise par la famille ou des amis, c'est très relax", souligne la première. "Il y a une méthode d'apprentissage, ce n'est pas un pote quelconque qui y va au feeling. Ce cadre m'a mise en confiance", relève la seconde.

Les trois femmes se remettent en selle. Sima travaille sur le contrôle de sa vitesse. Alice s'exerce à slalomer entre des petits cônes. Après en avoir écrasé quelques-uns, elle réussit le parcours sans rien toucher. Yulia s'entraine à lâcher une main, puis à regarder brièvement derrière elle le nombre de doigts que lui montre un moniteur.

La session prend fin. C'est l'heure d'aller ranger les vélos à l'autre bout du préau. Yulia commence à pousser sa bicyclette dans cette direction. "Ah mais je vais rouler", s'écrie-t-elle. "Exactement!", répondent les moniteurs dans l'enthousiasme général.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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