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Suisse

La Suisse tancée à l'ONU sur la discrimination raciale

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Les experts indépendants de l'ONU contre la discrimination raciale souhaitent davantage d'efforts en Suisse notamment par la police (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Suisse est tancée par le Comité de l'ONU contre la discrimination raciale. Ces experts sont inquiets de l'augmentation des discours de haine contre des minorités ethniques, les juifs et les musulmans. Ils demandent aux autorités de garantir des investigations.

Dans un rapport publié vendredi à Genève, le comité se dit préoccupé par la poursuite du profilage racial par la police. Les 18 experts indépendants, qui ne s'expriment pas au nom de l'ONU, appellent la Suisse à un plan d'action sur cette question, en menant un dialogue avec les individus plus exposés à cette menace, et d'étendre le cadre législatif contre cette attitude.

Ils répètent notamment leur souhait d'un mécanisme indépendant hors de la police et du ministère public chargé de recevoir et de se prononcer sur des plaintes contre des policiers. Autre problème, ils souhaitent davantage de dispositifs pour empêcher la violence contre les personnes dans les centres fédéraux d'asile.

Notamment le lancement de mécanismes de plainte qui doivent permettre de sanctionner les responsables et de garantir une assistance aux victimes. Ou encore le contrôle de l'Etat sur le personnel de sécurité actif dans ces différents sites.

Demande pour la police

Plus largement, le comité appelle les autorités à davantage d'efforts pour empêcher et lutter contre les discours de haine. "Y compris sur Internet et les médias sociaux" et "de la part de personnalités publiques et de responsables politiques", aussi selon lui.

La discrimination raciale directe et indirecte doit elle être clarifiée dans la législation. Et les infractions à motivation raciste devraient être prises en considération de manière obligatoire par la police. De même, des données devraient être rassemblées sur ces violations ou encore le profil des victimes et des agresseurs pour améliorer les politiques.

En revanche, le comité salue plusieurs révisions législatives menées ces dernières années, notamment le lancement d'une institution nationale sur les droits humains. Pour autant, comme d'autres entités onusiennes avant lui, il estime que celle-ci devrait pouvoir recevoir et se pencher sur des plaintes individuelles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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ABB paye 315 millions au total pour corruption en Afrique du Sud

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Deux filiales du groupe ABB, en Suisse et en Afrique du Sud, ont plaidé coupable d'avoir enfreint la loi américaine sur les pratiques de corruption à l'étranger (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Le ministère américain de la justice a annoncé vendredi que le groupe d'ingénierie helvético-suédois ABB avait accepté de payer au total 315 millions de dollars aux Etats-Unis, à l'Afrique du Sud, à la Suisse et à l'Allemagne pour solder des poursuites de corruption.

Deux filiales du groupe, en Suisse et en Afrique du Sud, ont plaidé coupable d'avoir enfreint la loi américaine sur les pratiques de corruption à l'étranger (FCPA), d'après un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Pro Suisse veut la neutralité absolue sans bilatérales ni sanctions

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Christoph Blocher a accusé le Conseil fédéral de ne pas avoir renoncé au rattachement institutionnel à l'Union européenne (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Trente ans après le "non" à l'EEE, l'association Pro Suisse a adopté une résolution exigeant la "neutralité perpétuelle" du pays. Ce texte ne veut pas de reprise automatique du droit européen ou de sanctions économiques ni de nouveaux accords bilatéraux avec l'UE.

Réunis vendredi soir dans la salle de l'Albisgüetli, à Zurich, les membres de Pro Suisse ont approuvé la résolution "Assurer l'indépendance et la neutralité de la Suisse". Outre le refus de toute intégration européenne de la Suisse, le papier en huit points ne veut "pas de juges étrangers" ni que la neutralité "soit compromise par l'adoption de sanctions économiques, la participation à des livraisons d'armes et à des exercices préparatoires de l'OTAN à la guerre".

Nouveau combat pour l'indépendance

La résolution exige aussi "un retour à la neutralité perpétuelle, armée et globale à travers l'initiative sur la neutralité" ainsi qu'une protection "par une armée de défense robuste et par un approvisionnement fiable en biens de première nécessité". Elle rejette aussi les "diktats de l'OMS" contre les pandémies.

En vue de la récolte de signatures pour l'initiative lancée par Pro Suisse, la figure de proue de l'association, l'ancien conseiller fédéral UDC Christoph Blocher a appelé ses troupes à se battre comme en 1992.

"Nous nous retrouvons une fois de plus - comme il y a 30 ans - au début d'un combat pour l'indépendance, la liberté, la sécurité, la démocratie directe, le fédéralisme et la neutralité permanente", a-t-il déclaré, selon la version écrite de son discours.

Accusations d'abandon de la neutralité

Le tribun zurichois a accusé le Conseil fédéral de ne pas avoir renoncé au rattachement institutionnel à l'Union européenne après avoir pourtant refusé le projet d'accord-cadre avec Bruxelles en 2021. Et de citer une prise de position du gouvernement de juin 2022 en faveur d'un "partenariat basé sur les valeurs communes et la solidarité avec l'UE".

Selon Christoph Blocher, cette perspective signifie "la reprise de sanctions décrétées par l'UE contre des Etats en guerre, donc l'abandon de la neutralité suisse".

Trente ans d'"errance politique"

De manière générale, le milliardaire a, une nouvelle fois, enchaîné les attaques contre les autorités fédérales, accusées de ne pas avoir accepté la volonté populaire du 6 décembre 1992 et de ne pas avoir mis en oeuvre pleinement l'initiative de l'UDC sur l'immigration, approuvée par les citoyens en 2014.

Il a aussi critiqué les accords bilatéraux en vigueur depuis vingt ans, libre circulation des personnes et Schengen/Dublin (asile) en tête.

Il a aussi reproché au gouvernement de faire fi d'une motion approuvée par les Chambres en 2013, indiquant que la Suisse "ne s'engagera pas à reprendre automatiquement le droit européen, que ce soit dans le cadre des accords bilatéraux en vigueur ou de futurs accords".

Il s'en est aussi pris au Conseil fédéral du début des années 1990, Selon Christoph Blocher, le gouvernement avait approuvé l'adhésion à l'EEE pour "ne pas heurter l'UE", alors même que quatre conseillers fédéraux sur sept s'étaient montrés réticents quelques mois plus tôt.

Le Zurichois a aussi fait l'éloge de la campagne du "non" à l'EEE "face aux élites favorables à l'adhésion", lancée par l'UDC zurichoise dans la salle de l'Albisgüetli, justement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L'automne 2022, troisième plus chaud depuis le début des mesures

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Le mois d'octobre s'est montré "inhabituellement chaud, avec 4 degrés de plus que la norme 1991-2000" (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA Deutsche Presse-Agentur GmbH/HAUKE-CHRISTIAN DITTRICH)

Avec environ 1,8 degré de plus que la norme sur l'ensemble de la Suisse, l'automne 2022 est le troisième plus doux jamais enregistré depuis le début des mesures en 1864. L'année 2022 pourrait d'ailleurs s'avérer plus chaude que l'année record de 2018.

Les températures du mois d'octobre ont particulièrement contribué à la troisième place de l'automne 2022. Le dixième mois de l'année s'est montré "inhabituellement chaud, avec 4 degrés de plus que la norme 1991-2000", indique vendredi Meteonews. Novembre a dépassé la norme de 1,9 degré, tandis que septembre a été plus frais de 0,4 degré.

Seuls les automne 2006 et 2014 ont été plus doux que cette année. Le premier avec 0,7 degré supplémentaire, le second avec des valeurs légèrement plus douces que cet automne, précise Meteonews. Par définition, l'automne météorologique dure du 1er septembre au 30 novembre.

La cuvée 2022 a par ailleurs été marquée par des précipitations supérieures à la norme d'environ 7%. Celles-ci ont surtout concerné la Suisse romande, tandis que "le sud du Valais et le nord du Tessin ont été trop peu arrosés". Meteonews qualifie ces pluies excédentaires de " très bonne nouvelle", ayant "partiellement pu combler" le déficit hydrique chronique des nappes phréatiques.

Vers un nouveau record absolu

Si l'ensoleillement s'est montré dans la norme au nord des Alpes, Meteonews a constaté un "net excédent" au Tessin et dans le sud des Grisons en raison des mois d'octobre et de novembre plus ensoleillés que la moyenne.

Enfin, l'année 2022 a de grandes chances de se classer comme la plus chaude jamais enregistrée en Suisse. A ce stade, le mercure indique des valeurs d'environ 1,7 degré supérieures à la moyenne, alors que jusqu'à présent, l'année 2018 détient le record, avec un écart de quelque 1,1 degré. "Ce record risque fort d'être pulvérisé en 2022", prédit Meteonews.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Trafic lourd: le centre de contrôle de Giornico inauguré vendredi

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Le nouveau centre permettra une meilleure gestion du trafic lourd sur l'A2. (© KEYSTONE/TI-PRESS/GABRIELE PUTZU)

La Confédération a mis en service vendredi le nouveau centre de contrôle du trafic lourd (CCTL) de Giornico (TI). Il s'ajoute à celui de Ripshausen (UR) et constitue l'un des 13 centres de compétence prévus en Suisse pour gérer efficacement le trafic lourd transalpin.

Le CCTL de Giornico se trouve sur le site de l'ancienne aciérie de Monteforno. Ce projet approuvé en 2013 a nécessité des investissements de 250 millions de francs et doit accroître la sécurité de tous les usagers de l'autoroute A2, indique l'Office fédéral des routes (Ofrou).

Le CCTL occupe une surface de quelque 170'000 m2 entre les localités de Giornico et de Bodio, un emplacement stratégique pour la réalisation des contrôles des poids lourds puisqu'il se trouve en aval de la rampe qui monte jusqu'au tunnel du Gothard.

Le complexe est relié à l'autoroute A2 par la nouvelle jonction de Giornico-Bodio. L'inauguration s'est faite en présence du directeur de l'Ofrou Jürg Röthlisberger et de représentants des autorités cantonales et communales.

Le site comprend trois bâtiments. A leur arrivée, tous les véhicules passent sous un grand portail et font l'objet d'un premier tri, à des cabines. Les opérateurs décident, sur la base des résultats du contrôle du poids et de la hauteur, si les véhicules peuvent reprendre l'autoroute directement ou s'ils doivent être soumis à un examen plus approfondi.

Un autre bâtiment accueille des véhicules qui doivent être arrêtés pour une période prolongée ou qui feront l'objet d'une saisie de cargaison ou d'une réquisition. Diverses stations de recharge électrique, en gaz naturel et en hydrogène ont aussi été mises en place.

Nouveaux emplois

Ce nouveau système de régulation du trafic permettra de gérer les flux de poids lourds en direction du nord, améliorant sensiblement la situation actuelle, relève l'Ofrou. La gestion du trafic en direction du sud sera également possible dans des cas exceptionnels (pannes, chutes de neige, fermetures douanières, notamment).

Le site, qui comprend aussi d'autres réalisations comme de nouveaux tracés soutiers, des ponts ou des passages souterrains, aura des retombées économiques positives. Il occupera 50 nouveaux assistants de police spécialement formés dans la sécurité routière et pourrait relancer la zone industrielle en lien avec la nouvelle jonction autoroutière de Giornico-Bodio, précise le communiqué. Toute la région pourra en profiter.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le marché automobile suisse poursuit son rattrapage en octobre

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Sur les dix premiers mois de 2022, 179'791 nouvelles voitures ont été immatriculées. N'en manquent désormais plus que 59'000 entre novembre et décembre pour soutenir la comparaison avec les 238'481 immatriculations de l'an dernier. (archives) (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Les immatriculations de nouveaux véhicules en Suisse et au Liechtenstein se sont maintenues sur la voie de la croissance en octobre, pour un second mois consécutif.

La nouvelle progression, de 14,1% sur un an à 17'185 mises en circulation, réduit le retard cumulé depuis le début de l'année à 7,9%, indique vendredi auto suisse dans son relevé mensuel.

L'évolution conforte la faîtière des importateurs helvétiques dans son espoir de pouvoir dépasser le niveau de 2021, nonobstant les difficultés d'approvisionnement et de livraison rencontrées sur la première partie de l'année. "Nous sommes évidemment encore loin d'avoir retrouvé un niveau normal, mais la tendance est clairement positive" explique Christoph Wolnik, à la tête d'auto-suisse, cité dans le rapport.

L'essence domine

Sur les dix premiers mois de l'exercice, 179'791 nouvelles voitures de tourisme ont reçu le feu vert pour sillonner les routes. N'en manquent désormais "plus que près de" 59'000 entre novembre et décembre pour soutenir la comparaison avec les 238'481 immatriculations de l'an dernier.

Les propulsions alternatives ont encore pris de l'envergure, représentant entre janvier et fin octobre 49,9% du total, contre 42,4% sur la même période douze mois plus tôt. Les hybrides non rechargeables constituent la moitié de ces motorisations non conventionnelles, le solde se composant d'électriques et d'hybrides "enfichables", ainsi que de modèles à gaz et à hydrogène.

Les voitures à essence demeurent néanmoins toujours la catégorie la plus importante, avec 38,5% des ventes, nonobstant la perte de cinq points de pourcentage de parts de marché. Les motorisations diesel ont aussi reculé de deux bons points à 12,1%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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