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Economie

La compensation du déboisement toujours plus difficile

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En Suisse, 185 hectares de forêts sont défrichés chaque année - l'équivalent de 260 terrains de football - pour construire des infrastructures, surtout sur le Plateau (image d'illustration). (© Keystone/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Il devient de plus en plus difficile en Suisse de trouver les surfaces de remplacement prescrites par la loi en cas de déboisement de zones forestières au profit d'infrastructures. Des conflits sont programmés à l'avenir avec l'éolien et le solaire, selon une étude.

En Suisse, environ 185 hectares de forêts sont défrichés chaque année - l'équivalent de 260 terrains de football - pour construire des routes, des antennes de téléphonie mobile, des captages d'eau potable, des gravières et autres infrastructures. En principe, le reboisement de nouvelles surfaces doit impérativement compenser la perte de surfaces forestières, a indiqué mercredi le Fonds national suisse (FNS) dans un communiqué.

Economiste agricole à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), David Troxler s'est penché sur plus de 6000 projets réalisés entre 2001 et 2017. "Actuellement, le système mis en place dans notre pays pour protéger les espaces boisés fonctionne plutôt bien dans l'ensemble", note le doctorant, cité dans le communiqué.

Ainsi, le défrichement n'est pas plus important dans les zones d'agriculture intensive ou de tourisme que dans d'autres régions. La non-existence de ce genre de situations typiques est selon lui la preuve que les mécanismes de contrôle fonctionnent.

Par ailleurs, les aires forestières sont en pleine expansion dans les Alpes, où des surfaces d'alpage toujours plus vastes sont laissées à l'état naturel.

A l'étroit sur le Plateau

C'est sur le Plateau que l'on observe la plus importante perte: entre 2001 et 2017, environ 0,5% des zones boisées y ont été touchées par un déboisement temporaire ou permanent. Très densément peuplée, cette région est celle qui génère le plus de conflits d'objectifs, avec la nécessité de libérer toujours plus d'espace pour construire des habitations et des infrastructures de transport. L'économie du bois y est par ailleurs florissante.

Il en résulte une difficulté croissante à trouver dans cette région les surfaces de remplacement prescrites par la loi. L'agriculture n'est ainsi pas disposée à renoncer au moindre mètre carré de terrain cultivable, déjà en pleine raréfaction, et l'on ne souhaite pas davantage déclasser les zones constructibles.

La conséquence est qu'il va falloir recourir de plus en plus souvent aux exceptions à la règle, déjà en usage, selon le chercheur. Ces exceptions prévoient par exemple de revaloriser les forêts actuelles sur le plan écologique au lieu de procéder à un reboisement.

Multiplication des conflits

Dans un avenir proche, David Troxler s'attend à une multiplication des conflits. Le développement d'infrastructures liées aux énergies renouvelables se fera aussi aux dépens d'espaces boisés, notamment dans les Alpes et sur le Plateau.

Il faudra trouver de la place pour les installations éoliennes et photovoltaïques proprement dites, mais aussi pour les lignes à haute tension, les voies d'accès aux différents chantiers et autres bassins de retenue liés à ces infrastructures.

Ce dilemme est d'ores et déjà perceptible dans la jurisprudence: depuis 2017, la conservation des forêts n'y a juridiquement parlant pas plus de poids que la construction d'infrastructures en lien avec les énergies renouvelables, souligne le FNS.

L'économiste agricole recommande par conséquent de planifier bien en amont la recherche de surfaces de compensation, par exemple en regroupant différentes régions en vue d'une gestion commune. Ces travaux réalisés sans le cadre du Programme national de recherche "Économie durable" (PNR 73) ont été publiés dans la revue Forest Policy and Economics.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Un nouveau bâtiment pour la formation des électriciens à Y-Parc

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Les électriciens de réseau construisent et entretiennent le réseau électrique (image prétexte). (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Le Centre intercantonal de la formation des électriciens de réseau (CIFER SA) a posé jeudi la première pierre de son nouveau centre de formation sur le site d'Y-Parc à Yverdon-les-Bains (VD). Le bâtiment regroupera l'ensemble des activités de formation et accueillera les apprentis de Suisse romande dans le cadre des cours interentreprises.

Les défis de la transition énergétique, la digitalisation, le renforcement du réseau électrique et les exigences de sécurité font évoluer rapidement le métier d'électricien de réseau. La demande en professionnels qualifiés n'a jamais été aussi forte, explique jeudi CIFER et Y-Parc dans un communiqué de presse commun.

L'électricien de réseau est au bénéfice d'une formation spécifique. Il assure le transport de l'énergie électrique du site de production jusqu'à l'endroit où elle sera utilisée. Il construit et entretient les réseaux qui illuminent les villes, alimentent les transports (trains, trams) et connectent les foyers via la fibre optique.

Le futur centre doit renforcer durablement la formation d'un métier essentiel à la sécurité et à la modernisation des réseaux électriques en Suisse romande. Le bâtiment sera équipé de locaux modernes, sécurisés et parfaitement adaptés aux spécificités de la profession.

Le projet est porté par 31 actionnaires issus de la branche. Le centre sera érigé à Y-Parc qui est devenu en quelques années un des pôles technologiques les plus dynamiques de Suisse romande, selon le communiqué. La cérémonie de pose de la première pierre s'est déroulée en présence du conseiller d'Etat vaudois Frédéric Borloz.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Plusieurs avancées pour l'employabilité à Genève

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Julien Garda est le nouveau directeur de l'Office cantonal de l'emploi (OCE) à Genève. Il est en poste depuis trois mois. (© Keystone/GAETAN BALLY)

Plusieurs avancées ont été observées à Genève dans l'employabilité des personnes en recherche d'emploi. Le canton a dévoilé jeudi les premiers effets de son plan directeur, alors que le taux de chômage moyen a augmenté de 4,2 à 4,7% l'année dernière.

Au total, 50 millions de francs ont été injectés dans 156 mesures auxquelles peuvent recourir les demandeurs d'emploi. "Ce n'est pas rien. On investit beaucoup", affirmé à la presse la conseillère d'Etat Delphine Bachmann.

Parmi les indicateurs, le nombre de personnes qui ont pu entamer une reconversion professionnelle grâce à une allocation de formation a progressé en 2025. Au total, 61 de plus de 30 ans ont démarré un CFC, contre 47 l'année précédente.

Les emplois de solidarité, lancés en 2008 pour mieux réintégrer dans le marché du travail les personnes en fin de droit, ont été repensés. Avec un taux de retour au travail de moins de 25% en 15 ans, "on estime que les objectifs n'ont pas été entièrement atteints", ajoute la cheffe du Département de l'économie, de l'emploi et de l'énergie (DEE).

Parmi les innovations, le recours à l'intelligence artificielle (IA) offre des analyses personnalisées pour les demandeurs. L'objectif du canton est de rendre leur profil professionnel davantage compatible avec les besoins des entreprises. D'autant plus que certaines branches font face à une pénurie de main d'oeuvre.

Davantage de collaborateurs

L'Office cantonal de l'emploi (OCE) veut aussi être davantage à l'écoute des chômeurs. Des ateliers ont été menés avec 50 d'entre eux pour comprendre leurs attentes à l'égard de leur conseiller.

"Nous voulons mener une politique plus humaine", insiste le nouveau directeur général Julien Garda. "Nous avons entendu les critiques", insiste-t-il, ajoutant toutefois ne pas avoir observé d'"agressivité" à l'égard du personnel.

Une augmentation de 15% des effectifs a été décidée. Chaque conseiller doit prendre en charge environ 150 personnes. "C'est trop", ajoute M. Garda. Le nombre va être ramené près du chiffre optimal de 130. Autre chantier, la collaboration avec les entreprises est renforcée.

La situation de l'emploi continue de se détériorer dans le canton. La restauration et le nettoyage et le commerce de détail restent les plus affectés.

Amélioration avec l'outil du SECO

L'augmentation la plus significative du chômage en 2025 a toutefois été observée dans l'horlogerie, l'hôtellerie et les banques. Environ 200 employés de la Genève internationale seulement se sont annoncés à l'OCE.

Un demandeur sur deux retrouve une activité dans les six mois. Et près de la moitié des personnes sorties des statistiques de l'OCE l'année dernière ont dit avoir retrouvé un emploi. Ces chiffres montrent que le chômage n'est pas une "fatalité", estime Mme Bachmann.

La situation s'améliore avec l'outil informatique du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). "On espère qu'on aura d'ici juin quelque chose qui fonctionne de manière opérationnelle", précise la conseillère d'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Volkswagen: chute de 28% du bénéfice net au 1er trimestre

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Pour remonter la pente et notamment améliorer sa rentabilité le groupe Volkswagen mise sur une réduction drastique de ses coûts (archives). (© KEYSTONE/DPA/MORITZ FRANKENBERG)

Le géant automobile Volkswagen, fleuron en crise de l'industrie allemande, a vu son bénéfice net fondre au premier trimestre 2026 de 28,4%. Le géant de Wolfsburg veut donc accélérer son programme d'économies, a-t-il annoncé jeudi.

Selon un communiqué, le résultat après impôts du groupe aux dix marques s'est élevé à 1,56 milliard d'euros (1,44 milliard de francs) de janvier à mars, une diminution plus importante qu'attendue par les analystes de la plateforme Factset, qui tablaient sur 1,76 milliard.

Dans une interview interne publiée par Volkswagen, le directeur financier du groupe, Arno Antlitz, a indiqué que les droits de douane américains introduits il y a environ un an "représent(aient) une charge supplémentaire d'environ 4 milliards d'euros par an".

Ces coûts massifs ont directement contribué à la diminution du bénéfice opérationnel au premier trimestre de 14,3%, à 2,5 milliards d'euros.

Le groupe a par ailleurs subi une baisse globale de ses livraisons dans le monde de 4%, à 2,05 millions de véhicules.

Il a rencontré des difficultés notamment en Chine (-14,8%) face à la rude compétition imposée par les constructeurs locaux, ainsi qu'aux Etats-Unis (-20,5%).

Pour remonter la pente et notamment améliorer sa rentabilité qui s'est encore dégradée au premier trimestre, à 3,3% contre 3,7% un an plus tôt, le groupe Volkswagen mise sur une réduction drastique de ses coûts.

Capacité des usines ajustées

Selon le communiqué de résultats, l'entreprise a déjà réduit ses "frais généraux de près d'un milliard d'euros" au premier trimestre.

Et comme annoncé en mars, elle veut supprimer 50'000 emplois en Allemagne d'ici 2030.

M. Antlitz a laissé jeudi entrevoir des économies encore plus importantes, arguant que "dans cet environnement, les réductions de coûts planifiées à ce jour son insuffisantes".

Volkswagen veut notamment ajuster la capacité de ses usines "face à la concurrence chinoise qui pénétre en Europe, y implantant de nouvelles usines performantes en Europe de l'Est et du Sud".

Son patron, Oliver Blume, a indiqué fin avril dans la presse prévoir de réduire la capacité de production mondiale du groupe jusqu'à un million de véhicules.

Malgré ces difficultés, Volkswagen a confirmé ses objectifs pour l'exercice 2026, sa marge opérationnelle devant remonter entre 4 et 5,5%.

Les prévisions se basent cependant sur l'hypothèse que les droits de douane restent inchangés, et ne prennent pas en compte l'impact de "l'escalade au Moyen-Orient".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Un Marché-Concours aux couleurs bernoises se prépare

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L'an dernier, le Marché-Concours avait accueilli entre 45'000 et 50'000 visiteurs (image d'archives). (© KEYSTONE/TIL BUERGY)

Les organisateurs du Marché-Concours ont présenté jeudi devant la presse la 121e édition de leur manifestation, qui aura lieu du 7 au 9 août à Saignelégier (JU). Pour la première fois de l'histoire, le canton de Berne sera hôte d'honneur.

Pour des raisons politiques, liées à la Question jurassienne, le canton de Berne n'avait jamais eu ce privilège. Il est le seul canton à ne pas encore avoir été invité d'honneur lors du Marché-Concours national de chevaux.

Certes, les éleveurs bernois sont nombreux à chaque édition lors de la manifestation. Mais pour offrir à leur canton le statut d'invité d'honneur, tant les organisateurs que les autorités bernoises ont souhaité attendre que la Question jurassienne soit réglée sur le plan institutionnel. C'est chose faite avec le transfert de Moutier dans le Jura, effectif depuis le 1er janvier dernier.

L'an dernier, le canton de Genève était l'invité d'honneur. La manifestation avait attiré entre 45'000 et 50'000 personnes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

St-Paul Médias (La Liberté) restructure et supprime 18 postes

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St-Paul Médias doit prendre des mesures "nécessaires pour garantir la viabilité de ses trois titres", le Messager ayant déjà disparu à fin 2025 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le groupe de presse fribourgeois St-Paul Médias (SPM) se restructure et supprime 18 postes en équivalents plein temps (EPT). Ses trois titres, La Liberté, La Gruyère et La Broye Hebdo, ne formeront désormais plus qu'une rédaction commune sur trois sites.

La rédaction unique sera répartie entre Fribourg, Bulle et Payerne (VD). "St-Paul Médias SA (SPM) doit prendre des mesures douloureuses, mais nécessaires pour garantir la viabilité de ses trois titres", a indiqué jeudi Martial Pasquier, président du conseil d’administration de l'éditeur, sur le site de La Liberté.

Le personnel de SPM a été informé en matinée de la restructuration, qualifiée d'"inédite dans l'histoire des journaux du groupe". Les décisions, présentées par Martial Pasquier et la direction, doivent prendre effet au début de l'an prochain. Elles concernent tant le personnel que l’offre et l’organisation des équipes.

Personnel inquiet

La restructuration répond à l'érosion des revenus traditionnels (abonnements et publicité). Elle devrait conduire à la suppression de 18 EPT, soit 13 dans les rédactions et 5 au marketing. Elle impliquera par ailleurs une adaptation de l'offre éditoriale aux nouveaux horaires avancés d’impression, celle-ci s'opérant à Berne.

Les sociétés des rédactions de La Liberté, La Gruyère et La Broye Hebdo demandent que le "dialogue social qui s’amorcera entre les représentants des rédactions, du département marketing et la direction soit à la hauteur du coût humain de ces annonces". En particulier pour limiter les licenciements, précise leur communiqué.

Lente dégradation

Ces annonces "douloureuses s’inscrivent dans un processus de restructuration qui met les équipes à l’épreuve depuis plus d’une année, relèvent encore les sociétés des rédactions. Au printemps 2025, des mesures d’économies les avaient lourdement impactées, est-il rappelé.

Au-delà, la stratégie du groupe laisse les sociétés des rédactions "perplexes, puisqu’elle donne l’impression que nous produirons davantage de contenus... avec moins de personnel". Surtout que les journalistes sont "déjà mis sous pression par une baisse constante des effectifs depuis plusieurs années".

Au-delà, le portefeuille des titres de SPM a perdu l'une de ces entités il y a quelques mois à peine. L’hebdomadaire veveysan Le Messager, fondé en 1916 et basé à Châtel-St-Denis, a en effet paru pour la dernière fois le 19 décembre 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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