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Economie

Julius Bär éclaboussé par des révélations sur Signa

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La banque zurichoise publiera ses résultats détaillés jeudi. (KEYSTONE/Alessandro Della Bella) (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

La banque zurichoise Julius Bär était boudée par les investisseurs lundi à la Bourse suisse. Le gestionnaire de fortune pâtissait d'échos de presse concernant des pertes plus grandes qu'escompté liées à un emprunt accordé à Signa.

A 11h30, le titre Julius Bär perdait 2,1% à 46,75 francs dans un indice SMI en hausse de 0,1%.

Julius Bär pourrait prochainement annoncer un amortissement de "plusieurs centaines de millions de francs" lié à l'investisseur autrichien en difficultés René Benko, propriétaire de la holding Signa. Un montant nettement supérieur aux 70 millions précédemment annoncé, selon le journal Sonntagszeitung.

"La révision à la hausse des amortissements de plusieurs centaines de millions de francs affectera sans aucun doute considérablement les résultats annuels de Julius Bär", a expliqué à l'agence AWP le directeur exécutif de Banque Heritage, Onur von Burg. "Des questions critiques sur l'autorisation de tels montants en tant que prêts, malgré des garanties douteuses, seront adressées à sa gouvernance en matière de gestion des risques."

Fin novembre, l'établissement bancaire annonçait une valeur totale d'exposition de 606 millions, divisée en trois prêts accordés "à des entités différentes au sein d'un conglomérat européen." Cet amortissement pourrait entrainer des "ajustements" dans l'organisation et des réductions de rétributions de la direction, selon la presse dominicale.

"Après une année de performance décevante pour les actionnaires de Julius Baer, nettement inférieure à la performance globale du marché en 2023, tous les regards seront tournés vers l'annonce et la publication des résultats", souligne M. von Burg.

La banque zurichoise publiera ses résultats détaillés jeudi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Apple: un trimestre record mais des prévisions qui déçoivent

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Tim Cook a présenté jeudi, pour la dernière fois, les résultats d'Apple. (© KEYSTONE/EPA/LIPO CHING)

Pour ses derniers résultats sous la direction de Tim Cook, Apple a affiché jeudi un nouveau trimestre record, dopé par l'iPhone. Mais le géant de la tech a déçu Wall Street en annonçant des prévisions bridées par la pénurie de composants causée par l'essor de l'IA.

Malgré des coûts d'approvisionnement en très forte hausse, sa marge brute dépasse même les 50%, gonflée par des remboursements de droits de douane imposés l'an dernier par Donald Trump et finalement invalidés par la Cour suprême américaine en février.

Le titre du groupe, devenu en juillet la première capitalisation mondiale devant Nvidia, perdait toutefois environ 6,5% dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, après l'annonce d'une croissance attendue de 9 à 11% seulement pour le trimestre en cours.

Les contraintes d'approvisionnement vont "augmenter significativement" et toucher l'iPhone, le Mac et l'iPad, a prévenu le directeur financier Kevan Parekh, au moment même où le groupe lancera sa nouvelle génération de smartphones, attendue en septembre.

Cette sanction contraste avec la santé de l'entreprise, qui affiche des records pour un trimestre de printemps: chiffre d'affaires, bénéfice, flux de trésorerie. "Même en excluant l'effet des remboursements de droits de douane", a souligné M. Parekh.

Le bénéfice net du trimestre s'affiche à 29,79 milliards de dollars, plus de 2 milliards au-dessus des attentes, grâce notamment aux remboursements de droits de douane, que Tim Cook a promis de "réinvestir" aux Etats-Unis, où Apple s'est engagé l'an dernier à dépenser 600 milliards de dollars sur quatre ans.

Sans cet effet exceptionnel, la marge du groupe serait ressortie "au milieu de la fourchette" de ses prévisions, selon M. Parekh, signe qu'Apple résiste, pour l'instant, à l'envolée du coût des puces mémoire que Tim Cook a comparée à une "crue centennale".

Fin juin, le groupe a relevé de 30 à 300 dollars les prix de ses Mac, iPad et accessoires, épargnant pour l'heure l'iPhone, sa première source de revenus.

"Optimiste"

Interrogé sur l'effet de ces hausses sur la demande, Tim Cook a jugé qu'il était "trop tôt pour en tirer une conclusion définitive", le temps que les circuits de distribution, qui disposent de stocks, et les consommateurs "s'ajustent".

Les ventes de Mac ont toutefois bondi de 29% sur un an, à 10,35 milliards de dollars, tandis que les services (App Store, Apple Music, iCloud), l'autre moteur de la croissance, ont ralenti (+12% contre +16% au trimestre précédent) et que l'iPad recule de 6%.

"Ces résultats et ces records confortent le positionnement d'Apple comme un acteur technologique dominant, avec une stratégie d'IA économe en investissements", a réagi Jacob Bourne, analyste du cabinet Emarketer.

Longtemps critiqué pour son retard dans l'IA générative, Apple a été ces derniers mois récompensé par Wall Street pour avoir résisté aux investissements massifs de ses rivaux dans les centres de données, dont les dépenses inquiètent certains. Jeudi, l'action Meta a chuté d'environ 9% après ses résultats.

Apple, lui, investit ailleurs: ses dépenses de recherche et développement bondissent de 32%, et le groupe met en avant l'adoption de ses machines pour l'IA en entreprise, citant notamment le Crédit Agricole, qui utilise des MacBook Pro pour automatiser des tâches réglementaires.

Le pari d'Apple est "que la distribution l'emporte sur le développement de modèles d'IA", grâce à sa "gigantesque base installée" d'appareils à travers le monde, estime Jacob Bourne. "Apple a créé le meilleur matériel au monde pour faire l'expérience de l'IA", s'est d'ailleurs félicité Tim Cook, en s'adressant une dernière fois aux investisseurs.

En quinze ans à la tête du groupe, M. Cook aura vu la valorisation boursière d'Apple multipliée par environ quatorze, de 350 milliards de dollars à son arrivée, en août 2011, à près de 5000 milliards aujourd'hui.

Tim Cook cédera les commandes le 1er septembre à John Ternus, ingénieur de formation, et deviendra lui-même président du conseil d'administration.

"Il n'y a pas de meilleure personne pour prendre la barre de l'entreprise", l'a adoubé Tim Cook, avant de conclure: "je n'ai sincèrement jamais été aussi optimiste."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Le Mexique à la lutte contre un échouement massif de sargasses

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Des membres de la marine mexicaine s'affairent à débarasser la côte de Puerto Morelos des sargasses. (© KEYSTONE/AP/Fernando Llano)

Les plages de la côte Caraïbe mexicaine font face à un échouement massif d'algues sargasses, que les autorités tentent de combattre avec force pour préserver le secteur touristique, crucial pour l'économie du pays.

Certains jours, plus de 9000 tonnes de cette algue brunâtre et malodorante s'échouent sur les côtes mexicaines, dont les célèbres stations balnéaires de Cancun et Playa del Carmen, a déclaré à la presse la ministre de l'Environnement, Alicia Bárcena, déplorant une "année vraiment difficile et atypique".

La quantité de sargasses échouées sur les plages mexicaines est quatre fois supérieure par rapport à l'an passé, et 27 fois plus élevée que la moyenne historique.

Le gouvernement a alloué une enveloppe de 115 millions de dollars pour la combattre et déployé une flotte de bateaux spécialisés - deux navires hauturiers et des véhicules amphibie -, a indiqué le ministre de la Mer, Raymundo Morales.

Plus de 500 personnes, équipées de tenues de protection, ont été déployées pour nettoyer les plages et leur récolte est vendue pour divers usages, notamment la production d'énergie.

Le tourisme est une industrie majeure au Mexique, l'État de Quintana Roo - où se trouvent Cancun et Playa del Carmen - ayant généré plus de 18 milliards de dollars de revenus en 2025.

Algues brunes qui s'échouent régulièrement sur les plages caribéennes depuis 2011, les sargasses durant leur décomposition dégagent une odeur nauséabonde et des gaz toxiques, pouvant provoquer des réactions de type allergique, des maux de tête, vertiges, vomissements, ou des difficultés respiratoires chez les plus fragiles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les trottinettes en libre-service bientôt bannies de Bruxelles

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Les Bruxellois devront se passer des trottinettes en libre service cinq mois plus vite que prévu. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les trottinettes en libre-service, qui devaient être interdites à Bruxelles en 2027, mais aussi les flottes de vélos, devront quitter dès le 1er septembre les rues de la capitale belge. Une décision de la justice administrative a pris de court les autorités locales.

Saisi par un concurrent qui avait été éconduit lors de la procédure d'attribution des contrats, le Conseil d'Etat belge a "annulé les décisions d'octroi des licences régionales permettant l'exploitation de services de micromobilité en flotte libre à Bruxelles", a expliqué le gouvernement régional, dans un communiqué publié jeudi.

Par conséquent, l'agence Bruxelles Mobilité "adresse dès à présent un courrier officiel aux opérateurs concernés afin de leur demander de retirer de l'espace public l'ensemble des véhicules couverts par les licences annulées", a précisé l'exécutif régional.

"L'objectif est que tous les véhicules concernés, qu'il s'agisse des trottinettes électriques ou des vélos en libre-service en flotte libre, aient disparu de l'espace public bruxellois au plus tard le 1er septembre 2026", a-t-il ajouté.

Le gouvernement régional va réunir les entreprises concernées pour faire le point sur les conséquences de cette décision judiciaire et les suites à y apporter.

Cinq mois d'avance

L'arrêt rendu par le Conseil d'Etat oblige les autorités à agir dans la précipitation, alors que l'interdiction des trottinettes en libre-service ne devait initialement prendre effet qu'à compter du 1er janvier 2027.

La région Bruxelles-Capitale avait pris cette décision en mettant en avant des raisons de sécurité, à l'image de décisions similaires ces dernières années à Paris, Madrid ou Prague. Cela devait correspondre à l'échéance fin 2026 des licences accordées aux opérateurs actuels, Bolt et Dott.

En outre, les flottes de vélos en libre-service proposées par Bolt, Dott et Voi, que Bruxelles n'avait aucunement l'intention d'interdire, se retrouvent également sur la sellette puisque leurs licences ont également été invalidées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ferrari soigne sa rentabilité avant l'arrivée du modèle électrique

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Les demandes de personnalisation des voitures, avec de coûteuses options choisies par ses riches clients, permettent à Ferrari d'améliorer légèrement sa prévision de résultats pour l'année en cours (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Ferrari a publié jeudi ses résultats au deuxième trimestre, marqués par une rentabilité en croissance, soutenue par des ventes de modèles plus chers et l'augmentation des personnalisations, avant l'arrivée de son modèle électrique Luce.

Le constructeur de Maranello a enregistré au deuxième trimestre un bénéfice net de 463 millions d'euros, soit environ 432 millions de francs, en hausse de 9% sur un an. Le chiffre d'affaires a atteint 1,94 milliard d'euros, 1,81 milliard de francs, en hausse de 8%, des chiffres supérieurs au consensus des analystes publié par FactSet.

Le nombre voitures livrées a légèrement baissé, à 3.366 véhicules au deuxième trimestre (-128 sur un an). Cela est dû au renouvellement de la gamme, selon Ferrari, avec plus de commandes de F80, 12Cilindri et de SUV Purosangue au détriment de modèles moins exclusifs comme la 296 GTS ou la Roma Spider.

Mais c'est surtout les demandes de personnalisation des voitures, avec de coûteuses options choisies par ses riches clients, qui permettent à Ferrari d'améliorer légèrement sa prévision de résultats pour l'année 2026, a indiqué le directeur général de Ferrari, Benedetto Vigna, dans un communiqué.

La marge opérationnelle a légèrement progressé au deuxième trimestre à 39% (+7%).

Le groupe vise désormais un vise chiffre d'affaires de 7,6 milliards d'euros sur l'année (+100 millions d'euros que prévu) et un excédent brut d'exploitation de 2,97 milliards contre 2,93 prévus jusqu'ici.

"Nous disposons aujourd'hui de la gamme la plus complète de l'histoire de Ferrari et nous continuons d'observer une demande soutenue, avec un carnet de commandes qui couvre intégralement l'année 2027", a poursuivi Benedetto Vigna.

"Au cours d'un seul trimestre, nous avons présenté (l'électrique, ndlr) Ferrari Luce et la Ferrari 12Cilindri Manuale: deux voitures de sport très différentes qui incarnent pourtant le même ADN Ferrari et démontrent notre capacité à associer tradition et innovation de manière unique", a souligné Benedetto Vigna.

Le carnet de commandes de la marque italienne est plein jusqu'à fin 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

La croissance américaine marque un peu le pas au deuxième trimestre

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La consommation des ménages américains soutient la croissance (archives). (© KEYSTONE/EPA/SARAH YENESEL)

La croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis au deuxième trimestre a marqué le pas sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient, à 1,5% en rythme annualisé, contre 2,1% au trimestre précédent, selon les données officielles publiées jeudi.

Les Etats-Unis mettent en avant le rythme annualisé qui projette sur l'ensemble de l'année l'évolution observée pendant trois mois. Par rapport au premier trimestre, l'activité dans la première économie mondiale a progressé de 0,4%.

Les analystes avaient anticipé une croissance de 1,8% en rythme annualisé, selon le consensus publié par MarketWatch.

Dans le détail, la croissance reste largement tirée par les dépenses de consommation de ménages, qui compensent un ralentissement des investissements ainsi que l'augmentation des importations.

Les importations viennent se soustraire au PIB, même si elles sont justement le signe d'une économie qui investit et consomme.

Les dépenses gouvernementales sont également en recul, malgré la guerre entre les Etats-Unis et le Moyen-Orient, venant également peser sur la croissance américaine.

Au niveau fédéral, se sont d'ailleurs en particulier les dépenses qui ne sont pas liées à la défense qui sont les premières concernées.

Une consommation qui reste solide malgré des prix toujours élevés, même si la hausse a ralenti au mois de juin, selon l'indice PCE également publié jeudi, à 3,7% sur un an.

La guerre reste une menace pour l'économie

La forte baisse des prix de l'énergie, en particulier de l'essence, sous l'effet de la pause dans la guerre au Moyen-Orient et son impact positif sur les prix du pétrole, expliquent en grande partie ce ralentissement.

L'indice sous-jacent, c'est-à-dire excluant les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, est de son côté en hausse de seulement 0,1%, ce qui est plus faible qu'attendu par les analystes, qui prévoyaient 0,2%.

La consommation s'est d'ailleurs principalement concentrée sur les biens non durables, particulièrement les produits de santé, et les achats ou réparations de véhicules. Du côté des services, cela a concerné en particulier les loisirs.

Elle a aussi été possible grâce à la saison des remboursements de l'administration fiscale américaine, qui intervient au deuxième trimestre, et qui a été plus importante cette année que les précédentes, selon les données du département du Trésor.

Ces catégories sont également celles concernées par une hausse plus marquée des prix au mois de juin.

Mais le ralentissement des prix reste une bonne nouvelle pour la Fed, qui avait décidé la veille de ne pas faire bouger ses taux, toujours situer dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%, à l'issue de discussions intenses durant la réunion de son Comité de politique monétaire (FOMC).

Reste que la reprise du conflit au Moyen-Orient, où les Etats-Unis et l'Iran échangent de nouveaux des frappes, avec l'implication désormais d'autres partenaires de part et d'autres pourraient relancer la hausse des prix: le WTI est ainsi passé à près de 84 dollars jeudi, alors qu'il avait entamé le mois autour de 69 dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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