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Suisse

Juin 2022, deuxième le plus chaud depuis le début des mesures

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En moyenne nationale, la température du mois de juin 2022 a dépassé de 2,7°C la norme 1991-2020. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La Suisse a connu le deuxième mois de juin le plus chaud depuis le début des mesures en 1864, indique mercredi MétéoSuisse. Sur plusieurs sites, les valeurs maximales journalières ont atteint de nouveaux records pour cette période.

En moyenne nationale, la température du mois de juin a dépassé de 2,7°C la norme 1991-2020. Les mois de juin 2019 et 2017, avec 2,6°C au-dessus de la norme, avaient été tout aussi chauds. Depuis le début des relevés en 1864, seul juin 2003 avait été nettement plus chaud avec 4,7°C au-dessus de la norme.

Depuis le début des mesures jusqu'à la fin du 20e siècle, le mois de juin a présenté une évolution moyenne assez stable. Au passage au 21e siècle, sa température a brusquement augmenté d'environ 2°C. D'autres mois ont montré un fort réchauffement dès la fin des années 1980.

Fortes pluies orageuses

A partir du 22 juin, de l’air chaud, humide et instable en provenance du sud-ouest a déterminé le temps en Suisse. Localement, de fortes pluies orageuses sont tombées en peu de temps au Nord des Alpes. En l'espace de 10 minutes, Lucerne a reçu 19,1 mm (22 juin) et Fahy 20,5 mm (26 juin). Sur les deux sites, il s'agit de la quantité la plus élevée en 10 minutes depuis le début des mesures automatiques en 1981.

Les précipitations mensuelles ont atteint ou dépassé 80% de la norme 1991-2020 dans de nombreuses régions. En Suisse occidentale, le déficit pluviométrique a régionalement été supérieur à 20%. Il a même été supérieur à 50% sur le Sud du Tessin.

Fonte des neiges précoce

La neige a elle disparu très tôt. Ainsi au Weissfluhjoch (champ de mesure de la neige à 2536 m d'altitude), dès le 6 juin, une hauteur de neige de 0 cm a été signalée. Il s'agit de la deuxième fonte de la neige la plus précoce depuis le début des mesures en 1937. En 1947, année record, la fonte de la neige avait eu lieu 3 jours plus tôt.

Le printemps de cette année a lui été le quatrième le plus doux depuis le début des mesures en 1864. Les tilleuls à grandes feuilles ont ainsi fleuri 10 jours plus tôt que la moyenne de la période 1991-2020, de même que les tilleuls à petites feuilles, une semaine plus tard. Les vignes ont fleuri avec 11 jours d'avance et les sureaux noirs 8 jours plus tôt que la moyenne de 1991-2020.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Brûler du bois est mauvais pour le climat, dit un météorologue

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Lorsque le bois est brûlé, le CO2 capturé par l'arbre est relâché dans l'atmosphère (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Un météorologue alémanique s'insurge contre la recommandation d'acheter du bois de chauffage pour l'hiver afin de faire face à la crise énergétique. Selon lui, les pellets de bois sont aussi nocifs pour le climat que le charbon, le gaz ou le pétrole.

Interrogé dans les journaux alémaniques du groupe de presse Tamedia, Jörg Kachelmann relève que les substances nocives émises s'accumulent dans l'air en hiver. "Le fait que l'on mente aux gens pour qu'ils croient à toutes ces bêtises de propriétaires forestiers, qui mettent notre avenir en péril, est très mortifiant", lance-t-il.

Le météorologue rappelle qu'il existe de nombreuses alternatives au bois, comme l'énergie solaire, les pompes à chaleur ou la géothermie. Mais le gouvernement n'a rien fait pour aller dans ce sens, ajoute-t-il. "La protection de la population a été oubliée à un moment donné avec le livret de la protection civile et les médias recopient les mensonges éhontés du lobby du bois, selon lequel, brûler des forêts est bon chez nous mais mauvais en Amazonie".

"Un tel appel est une révélation et une preuve de la manière catastrophique dont un pays a oublié de réfléchir, de se prémunir, de se libérer de ses dépendances", poursuit-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un nouveau millionnaire en Suisse au tirage de l'Euro Millions

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Personne n'a décroché le jackpot vendredi à l'Euro millions. Un ou une chanceuse en Suisse a tout de même gagné un peu plus d'un million de francs (archives). (© KEYSTONE/MONIKA FLUECKIGER)

Personne n'a trouvé la bonne combinaison à l'Euro Millions vendredi. Une personne en Suisse a tout de même trouvé cinq bons numéros et une étoile et empoché 1'035'368 francs.

Pour gagner, il fallait jouer les numéros 14, 17, 34, 35 et 42, ainsi que les étoiles 6 et 10. Lors du prochain tirage mardi, 63 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les bisses aident les arbres forestiers stressés

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L'eau qui pénètre naturellement des bisses valaisans dans le sol favorise la vitalité des arbres forestiers à une distance de plusieurs mètres en amont et en aval. (archives) (© KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)

Les canaux d'eau traditionnels dans le canton du Valais aident les arbres forestiers soumis au stress de la sécheresse. Un projet de recherche du Fonds national a confirmé l'effet positif de l'eau des bisses qui se diffuse dans le sol forestier.

La conservation des bisses revêt désormais une importance forestière en plus des motivations culturelles et historiques, écologiques, touristiques et paysagères, écrit vendredi la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du territoire (SL-FP). Les arbres et la strate herbacée soumis à un stress extrême dû à la sécheresse et à la chaleur peuvent en profiter.

C'est ce qu'a démontré une étude du Fonds national suisse (PNR 61 Waterchannels) menée il y a quelques années déjà sous la direction de la SL-FP.

Des exemples de cas au Grand Bisse de Lens, au Bisse de Varen et au Bisse de Planige ont montré que l'eau qui pénètre naturellement des canaux d'eau dans le sol favorise la vitalité des arbres forestiers à une distance de plusieurs mètres en amont et en aval des bisses. Cela se voit dans les cernes des arbres et la croissance des aiguilles.

Effet durable

Il a été surprenant de constater que même l'eau du bisse qui pénètre peu dans le sol, mais de manière continue pendant des années, a un effet durable sur la vitalité. En revanche, si cette irrigation passive s'arrête brusquement - à cause d'une mise sous terre ou d'une dérivation de l'eau - cela a un effet négatif sur la vitalité des arbres en peu de temps.

Cet été, cet effet de l'eau des bisses sur les arbres forestiers est évident, surtout là où les tronçons de canaux ouverts alternent avec des parties sèches. Même si cet effet est limité dans l'espace, il est judicieux de laisser à ciel ouvert les plus longs tronçons possibles des canaux parallèles à la pente et situés en forêt.

Les communes, le canton du Valais, la SL-FP, les fonds de loterie et d'autres institutions soutiennent depuis des années les bisses. Dans les années à venir, des réactivations supplémentaires de bisses désaffectés seront toutefois nécessaires, estime la SL-FP.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Sécheresse: Hécatombe de poissons en Suisse

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CREDIT: KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT
Grande mortalité piscicole en Suisse! 
Pour la Fédération suisse de pêche (FSP), l'on assiste actuellement à une mortalité piscicole d'une ampleur historique. Face à ce phénomène qui menace l'existence de certaines espèces, la FSP pointe du doigt la production d'énergie hydraulique.

Sur tout le Plateau et au pied du Jura, les pêcheurs et les cantons annoncent à une cadence élevée des cours d'eau asséchés et des poissons morts, constate la FSP. "C'est une véritable catastrophe, on ne peut malheureusement pas en dire autrement", souligne le président central de la FSP Roberto Zanetti.

La mortalité piscicole due à la canicule détruit brutalement et d'un seul coup les années d'entretien des tronçons de cours d'eau et les populations de poissons par les sociétés de pêche locales, relève la FSP dans un communiqué publié vendredi. Les truites et les ombres sont particulièrement touchées par ce phénomène.

Une température de l'eau de 20 degrés est déjà synonyme de stress pour ces espèces et à partir de 23 degrés la situation devient très critique. Au-delà de 25 degrés, leur vie est menacée. "Cela nous déchire le cœur de voir les poissons à la recherche d'oxygène ou gisant sans vie dans de rares flaques d'eau qui s'assèchent", explique David Bittner, administrateur de la FSP.

Pour la FSP, il est donc urgent d'agir. "Le monde politique est vraiment sollicité, aux niveaux national, cantonal et communal", déclare Roberto Zanetti. A court terme, les autorités cantonales doivent mettre en place une pratique restrictive pour les prélèvements d'eau et un traitement respectueux des habitats servant de refuge aux poissons qui ont besoin d'eau fraîche.

Energie hydraulique

Pour le bien-être des poissons, il est essentiel de disposer de suffisamment de débits résiduels. La FSP s'oppose donc à l'exploitation "de la moindre goutte d'eau de nos rivières pour la production d'énergie hydraulique". Le président de la FSP évoque la pression exercée par certains milieux en faveur d'un assouplissement des prescriptions relatives aux débits résiduels.

"Il ne doit et ne peut pas être question, surtout en cette période difficile, de prélever encore les dernières gouttes d'eau des rivières pour la production d'énergie hydraulique et de laisser encore moins d'eau aux poissons", déclare le président de la FSP. Pour la fédération, le bénéfice économique à court terme serait disproportionné par rapport aux dommages écologiques irréversibles.

 

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Economie

Le patron de l'usam pas opposé à des hausses de salaires

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Fabio Regazzi appelle l'Etat à compenser lui aussi l'inflation (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Le président de l'Union suisse des arts et métiers, Fabio Regazzi, ne se dit pas opposé à des augmentations de salaire réclamées par les syndicats pour compenser l'inflation. Mais la question "doit être abordée au cas par cas", ajoute-t-il.

"Il y a des secteurs qui ont les moyens d'appliquer une hausse et qui le feront sans doute sur la base du partenariat social. Par contre, d'autres branches en difficulté n'ont simplement pas les moyens d'y arriver", indique M. Regazzi dans un entretien diffusé vendredi par la Tribune de Genève et 24 Heures.

Dans cette deuxième catégorie, il cite les secteurs fortement impactés par la crise du Covid-19 ou "qui se trouvent dans une période d'incertitude en raison de la guerre en Ukraine".

Levier fiscal

Alors que l'Union syndicale suisse a réclamé au début août des "augmentations de salaire urgentes et nécessaires", M. Regazzi reconnaît que les entreprises ont un rôle important à jouer pour compenser l'inflation, qui atteint 3,4%. "Mais elles ne peuvent pas constamment jouer les pompiers et augmenter les salaires à l'infini".

L'Etat doit "aussi faire un effort" avec le "levier fiscal, qui peut être actionné", estime le conseiller national (Centre/TI). "D'autres pistes méritent aussi d'être explorée", poursuit-il.

Mais selon lui, les aides doivent avant tout cibler la classe moyenne. "C'est celle qui souffre le plus, car elle n'a ni le patrimoine des classes les plus aisées ni les aides des classes les plus faibles".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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