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Immobilier de luxe: en temps d'incertitudes la Suisse est un refuge

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"Les annonces pour des chalets à plusieurs millions de francs ne restent que quelques jours en vitrine et tout particulièrement en montagne," raconte Frank Casanova, directeur Barnes à Genève et Zermatt. (KEYSTONE/Anthony Anex) (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L'immobilier de luxe joue plus que jamais son rôle de refuge financier. Avec une forte attractivité à l'étranger, un marché intérieur dynamique et des biens rares, les spécialistes prédisent une augmentation des prix provoquée par l'exacerbation du manque d'offres.

Genève est entrée dans le Top 5 mondial des villes les plus plébiscitées par les grandes fortunes aux côtés de Miami, Tokyo ou encore Paris. La cité de Calvin a "les faveurs des 'Ultra High-Net-Worth Individuals'", des personnes détenant au moins 30 millions de dollars d'actifs, explique Thibault de Saint Vincent, fondateur du groupe Barnes.

Pour les observateurs de la société de courtage et de luxe Gerofinance, tous les indicateurs conjoncturels (politique, sécurité, sanitaire, PIB) du canton ont fait preuve de stabilité "et donc d'attractivité."

En dépit du contexte géopolitique et de l'empreinte des restrictions sanitaires, la pierre suisse conserve son image de valeur refuge, qui plus est dans le luxe avec des clients en quête d'exclusivité et de réactivité du marché. "Les annonces pour des chalets à plusieurs millions de francs ne restent que quelques jours en vitrine et tout particulièrement en montagne," raconte Frank Casanova, directeur Barnes à Genève et Zermatt.

A géographie variable

Verbier, Crans-Montana ou Gstaad attirent ainsi les clientèles britannique, scandinave et belge. "Les familles suisses choisissent de plus en plus d'y installer leur résidence principale, attirées par les infrastructures haut de gamme ou encore les bonnes écoles internationales", observe le dirigeant de Barnes.

"Les prix de l'immobilier de luxe ont augmenté dans toutes les régions. Genève et Zurich ont vu les prix grimper de respectivement 10% et 12%," soit au-delà de la moyenne enregistrée dans les principales localités, précise la dernière publication d'UBS Chief Investment Office GWM. "Cependant, les destinations de montagne ont eu un développement incohérent avec des biens négociés à 31'000 francs par mètre carré en Haute-Engadine, tandis qu'au Tessin, les propriétés luxueuses changeaient de mains à partir de 19'000 par mètre carré."

Face à une demande accrue, l'offre se limite. "Le nombre de propriétés annoncées dans certains des meilleurs endroits s'est effondré entre un tiers et la moitié par rapport aux niveaux d'avant la pandémie," explique l'analyste immobilière d'UBS, Katharina Hofer. L'étude annuelle sur le segment de l'immobilier de luxe, UBS Luxury Property Focus 2022, a fait état d'une "spirale ascendante du marché en 2021 avec des prix environ 10% plus élevés qu'à l'exercice précédent."

Concernant la Russie, "les sanctions ne semblent pas avoir d'impact car la clientèle russe est quasi inexistante pour les transactions en dessous de 5 millions", explique Jérôme Félicité, président du conseil d'administration de Barnes Suisse, ajoutant que la plupart des clients russes du groupe sont vendeurs. "En termes d'investissement à l'international, les Russes continuent d'acheter à Dubaï, en Turquie et en Afrique du Sud."

Pour 2022, la demande de biens immobiliers devrait ralentir, selon les analystes, et ceci en parallèle du recul de la croissance économique suisse. Les deux études s'accordent à dire que cette ruée vers le luxe est due entre autres à l'augmentation considérable des actifs, elle-même due à une bonne année pour le secteur. Cependant, l'ombre de l'inflation et la volatilité du cours des matières premières pourraient venir jouer les trouble-fête.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Lausanne: multiples festivités en marge du Tour de France

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La Ville de Lausanne organise de nombreuses animations en marge de l'arrivée du Tour de France le 9 juillet. Elle a notamment installé un vélo géant au rond-point de la Maladière (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Lausanne organise un week-end de festivités en marge de l'arrivée des cyclistes du Tour de France le 9 juillet. De nombreuses animations inviteront à célébrer le vélo sous toutes ses formes. La Ville qui attend 60'000 visiteurs recommande d'anticiper ses déplacements.

"Il y a quatre ans, Lausanne a déposé un dossier de candidature pour accueillir une arrivée du Tour de France. On y est", s'est réjouie Emilie Moeschler, municipale des sports et de la cohésion mercredi devant la presse à Lausanne.

Sept places accueilleront des animations gratuites qui débuteront le vendredi 8 juillet pour s’achever le dimanche 10. "Nous avons souhaité un programme festif qui rassemble toute la population, des enfants aux seniors, en mêlant culture, gastronomie du terroir et découvertes sportives", a relevé la municipale.

Bastringue à Ouchy

Si toutes les places disposeront d'écrans géants sur lesquels suivre le Tour, chacune proposera un programme différent. La place de la Navigation à Ouchy offrira notamment des concerts gratuits les trois soirs avec ABBA For Ever ou le chanteur humoriste MC Roger, a annoncé Patrice Schaub, directeur du comité d'organisation.

Le public pourra participer à des ateliers de réparation de vélos, tester des bicyclettes rigolotes et se défier sur le pumptrack de l’Année du vélo. Des cours de zumba géants seront proposés en matinée le samedi et le dimanche. Quelque 500 glaces gratuites seront distribuées, a-t-il détaillé.

Cyclisme au féminin

Au chapitre sportif, le vendredi soir verra arriver le peloton des cyclistes féminines qui auront parcouru tout ou partie de l’étape Dôle – Lausanne. Les quelque 100 femmes attendues sont réunies par l’association "Donnons des Elles au vélo" ainsi que par la Ville de Lausanne et son ambassadrice Marjorie de Goumoëns. Les inscriptions sont encore possibles, a souligné Mme Moeschler.

Au centre-ville, le marché est maintenu le samedi. Les rues s’animeront dès 10h00 au rythme des orchestres, artistes et spectacles de rue. A Saint-François, une septantaine de drôles de vélos permettront de tester l’équilibre des jeunes et des moins jeunes. A Beaulieu, un public familial pourra profiter gratuitement de plus de 5000 m2 d’activités extérieures et intérieures, dont des initiations et ateliers vélos pour les enfants.

Une grosse bataille

Entre le Stade Olympique de la Pontaise et la ligne d’arrivée, le public pourra assister aux derniers efforts des cyclistes et ressentir au plus près les frissons de la course et l’intensité d’une arrivée d’étape (samedi dès 17h15). "Ce sera une grosse bataille pour prendre le maillot jaune", a estimé M. Schaub.

Et de rappeler que certains amateurs vont s'installer sur place dès 06h00 le matin afin de ne rien manquer du spectacle. Composée de 600 personnes et 150 véhicules, la caravane du Tour passera, quant à elle, dès 15h45 environ.

Transports publics

La Ville s'attend à recevoir un public nombreux, provenant de toute la Suisse, mais aussi des pays voisins, de Belgique ou d'Angleterre. Emilie Moeschler l'a répété: de grosses perturbations de circulation sont prévues et les transports publics sont à privilégier.

Un parking de 100 places est notamment prévu à Mex chez Bobst. De là, des navettes permettent de rejoindre le LEB et d'arriver au centre-ville. Côté finances, la Ville a engagé 600'000 francs et le canton 500'000 francs.

La 8e étape du Tour de France 2022 se déroule le 9 juillet entre Dôle et Lausanne, sur une distance de 186,3 kilomètres. Le lendemain, les cyclistes accompliront le trajet Aigle (VD) - Châtel (F), soit 192,9 km.

http://letouralausannne.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les exportations horlogères devraient poursuivre leur croissance

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Les exportations horlogères suisses devraient poursuivre sur une voie positive cette année, en dépit des effets de la pandémie de coronavirus en Chine et de la guerre en Ukraine. (archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Affichant une évolution favorable depuis le début de l'année, les exportations horlogères devraient poursuivre sur cette voie, en dépit des effets de la pandémie de coronavirus en Chine et de la guerre en Ukraine, estime Jean-Daniel Pasche.

Prudemment optimiste au vu de ces incertitudes, le président de la Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH) renonce cependant à donner un ordre de grandeur.

Les fabricants de montres suisses souffrent également des difficultés d'approvisionnement qui touchent l'industrie et ressentent le renchérissement croissant lié à la guerre en Ukraine, relève M. Pasche dans une interview accordée mercredi à l'agence AWP en marge de l'assemblée générale de la faîtière à Soleure. Aux retards de livraisons, s'ajoutent des prix en hausse pour certains matériaux.

Espoir pour les touristes

Le renchérissement de près de 3% en Suisse ne pèse pas forcément très lourd dans la balance. "Mais l'inflation élevée, par exemple aux Etats-Unis ou en Europe, pourrait avoir une influence sur nos affaires", explique le président de la faîtière. Alors que les frontières sont à nouveau ouvertes, la branche compte notamment sur les touristes européens et américains. Un afflux de visiteurs qui devrait contribuer à la croissance des ventes.

Mais les visiteurs venus d'Asie, tout particulièrement de Chine vont malheureusement continuer de manquer à l'appel, à tout le moins aussi longtemps que se prolongeront les mesures de lutte contre la pandémie de Covid-19 dans l'Empire du Milieu, poursuit M. Pasche. La situation semble cependant s'être quelque peu améliorée et le secteur horloger veut croire à un relâchement de Pékin, le tourisme ayant une importance particulière, a-t-il noté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Le bitcoin glisse à nouveau sous la barre des 20'000 dollars

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Selon les analystes, le bitcoin pourrait chuter vers les 10'000 dollars en raison d'une combinaison de risques multiples. (archives) (© KEYSTONE/EPA/FACUNDO ARRIZABALAGA)

Après avoir défendu le seuil des 20'000 dollars pendant près d'une semaine, le bitcoin est retombé sous ce niveau symbolique mercredi matin, victime d'une nouvelle vague d'aversion au risque, alors que les nuages s'amoncellent pour l'économie mondiale.

Vers 09h00, la plus célèbre des cryptodevises a glissé tout près des 19'900 dollars sur la plateforme de négoce luxembourgeoise Bitstamp, avant de se reprendre quelque peu. A 10h30, elle s'échangeait à 20'041,85 dollars, ce qui correspond à une baisse d'environ 1,0% en l'espace d'une semaine.

"Les données économiques peu encourageantes, le resserrement des conditions financières, la forte volatilité et le faible appétit pour le risque continuent de peser sur le bitcoin", a indiqué à AWP Ipek Ozkardeskaya. L'analyste de Swissquote se montre d'autant plus inquiète que malgré le niveau actuel, même les acheteurs à découvert ne semblent pas disposés à se repositionner dans l'attente d'un rebond.

"C'est un problème pour un actif dont les mouvements de prix s'expliquent principalement par l'appétit, et la peur de rater une opportunité qui ne se présente qu'une fois par siècle", poursuit l'experte, soulignant que comme le seuil des 20'000 dollars a déjà été franchi, le prochain support important se situe toujours à 17'000 dollars.

Spirale baissière

La récente série de revers risque de passer à la vitesse supérieure, prévient de son côté Timo Emden. Selon le spécialiste du marché crypto, le bitcoin et ses succédanés semblent pris dans un tourbillon baissier dont ils ne parviennent pas à s'extraire.

Les inquiétudes liées à l'inflation et aux taux d'intérêt, ainsi qu'à la récession mondiale qui devrait en découler, restent le thème dominant sur les marchés. A la crainte d'une nouvelle hausse rapide des taux de la part de la Fed, s'ajoutent les incertitudes croissantes en matière de politique monétaire de ce côté-ci de l'Atlantique.

Les deux experts sont sur le qui-vive. Pour Timo Emden, si le seuil psychologique des 20'000 dollars était franchi durablement à la baisse, cela risquerait de provoquer un nouveau malaise sur les marchés. Ipek Ozkardeskaya va plus loin, estimant que la combinaison de risques multiples "renforcent les arguments en faveur d'une nouvelle chute vers le niveau des 10'000 dollars".

Principal rival du bitcoin, l'ether perdait près de 8,0% sur les dernières 24 heures, à 1125,81 dollars, mais sur l'ensemble de la semaine, son évolution reste positive (+4,3%).

En terme de capitalisation de marché, les quelque 20'000 monnaies virtuelles en circulation recensées par le portail spécialisé Coingecko totalisaient près de 940 milliards de dollars. Leur valeur avait culminé l'automne dernier à près de 3000 milliards de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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L'optimisme de la branche des TIC plombé par l'Ukraine et la Chine

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La crise en Ukraine et la situation confuse dans les ports de commerce en Chine entraînent des retards de livraison de marchandises et de composants importants (archives). (© KEYSTONE/AP/Yun Tae-hyun)

L'optimisme des entreprises actives dans le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) dopé par la levée des mesures anti-Covid en début d'année, s'est affaibli à cause de la guerre en Ukraine et des problèmes d'approvisionnement en Chine.

Le baromètre de la branche publié mercredi par la faîtière Swico s'inscrit à 114,5 points pour le troisième trimestre, toujours au-dessus du seuil de croissance, mais en recul de 9,8 points par rapport à la période précédente.

La crise en Ukraine et la situation confuse dans les ports de commerce en Chine entraînent des retards de livraison de marchandises et de composants importants, indique l'association. "Il fallait s'attendre à ce que les crises géopolitiques actuelles aient tôt ou tard des répercussions sur notre secteur", relève la patronne de Swico, Judith Bellaiche, citée dans un communiqué.

A l'exception de Imaging/Printing/Finishing, en hausse de 19,2 points à 107,7, tous les segments s'affichent en repli. Bien qu'essuyant le recul le plus marqué (-12,8 points) Consulting continue de surperformer la moyenne de la branche, à 114,7 points, juste derrière Software (-4,2 points à 116,2).

La direction de Swico s'attend à voir persister les incertitudes autour des capacités de livraison, mais "le véritable frein à la croissance est la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée", prévient Mme Bellaiche, selon qui le développement d'un vivier local de spécialistes est la condition sine qua non pour faire progresser la numérisation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Transformation du lait: "l'inversion des priorités" critiquée

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Il est plus intéressant pour les transformateurs de fabriquer du fromage pour l’exportation que du beurre pour le marché indigène, car il existe une prime accordée pour la transformation fromagère. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le syndicat paysan Uniterre critique vivement l'augmentation constante des importations de beurre. Selon lui, il est inacceptable que la production de ce produit ne progresse pas en Suisse et que l'on exporte à tout prix du fromage à l'étranger.

Les importations de beurre sont surtout nécessaires parce qu'une grande partie du lait suisse est transformée en fromage, a écrit l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) lors de la dernière augmentation des contingents à la mi-juin.

Selon Uniterre, il est plus intéressant pour les transformateurs de fabriquer du fromage pour l’exportation que du beurre pour le marché indigène, car il existe une prime accordée pour la transformation fromagère.

Fond créé, sans succès

C'est pourquoi l'Interprofession du lait (IP Lait) a créé l'année dernière un fond pour soutenir l'exportation de concentrés de protéines de lait (CPL). Le CPL est un sous-produit de la fabrication du beurre et sa valorisation pose problème, selon Uniterre.

Mais malgré ce fonds, la production de beurre n'a pas augmenté en 2021, contrairement aux exportations de fromage "sans valeur ajoutée". La question de la logique se pose donc : "Quand va-t-on enfin soutenir la production nationale par une planification adéquate au lieu d'exporter à tout prix ?", demande Uniterre.

Cette année, l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays (OFAE) a jusqu'ici autorisé l'importation d'environ 4100 tonnes de beurre. En moyenne, la demande en Suisse s'élève à plus de 40'000 tonnes de beurre par an. La part des importations atteint donc cette année environ 10%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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